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Près de 3900 personnes contaminées en Suisse

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Au total, 3428 cas ont été confirmés et 450 sont toujours en cours d'analyse en Suisse. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
L'épidémie de coronavirus ne fléchit pas encore en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé jeudi un total de 3888 cas positifs. La situation est particulièrement difficile au Tessin.

Quelque 3438 cas ont été confirmés et 450 cas sont encore en cours d’analyse après un premier résultat positif au niveau national. Mercredi, l'OFSP avait fait état de 3028 cas positifs, dont 2772 confirmés. A l'heure actuelle, 33 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie, selon les chiffres de l'OFSP.

D'après un décompte établi par l'agence Keystone-ATS, le coronavirus a fait au moins 39 victimes en Suisse depuis le 5 mars. Il s'agit principalement de personnes âgées ou souffrant déjà d'autres maladies. La contamination concerne autant les femmes que les hommes, mais ces derniers sont plus souvent malades à partir de 60 ans. De 0 à 100 ans, aucun âge n'y échappe.

Situation "dramatique"

Tous les cantons suisses et le Liechtenstein sont désormais concernés. Le Tessin est toutefois le plus touché avec 178,6 cas pour 100'000 habitants. "La situation y est dramatique", a confirmé Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l'OFSP lors d'un point presse à Berne.

"Le Tessin va rapidement manquer de lits en soins intensifs", a-t-il poursuivi. Mais ce n'est pas encore le cas. Pour éviter une telle situation, les opérations lourdes planifiables sont reportées le plus possible vers les autres cantons, notamment Zurich.

De plus, des places supplémentaires en soins intensifs vont être créées, a ajouté Daniel Koch. Du matériel, dont des respirateurs artificiels, sont en train d'être livrés. "Le Tessin n'est pas livré à lui-même."

Transferts délicats

Interrogé sur la possibilité de transférer des patients d'un canton à l'autre selon les places en soins intensifs disponibles, le responsable de l'OFSP a expliqué que c'était délicat. Il n'existe pas de système national de transfert de patients. M. Koch n'avait lui-même pas le nombre exact de lits disponibles dans les cantons. Sur les 800 places en soins intensifs, 160 seraient encore libres.

Les personnes qui ont besoin d'un respirateur artificiel sont par ailleurs les plus fragiles et les plus difficiles à transporter, a-t-il encore précisé. Et le risque de mourir est très élevé.

Le conseiller fédéral Alain Berset a rencontré à Bellinzone le Conseil d'Etat tessinois in corpore. Il l'a assuré de son soutien dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus et a loué son rôle de pionnier.

L'OFSP a d'ailleurs réitéré son appel à l'ensemble de la population: "Restez à la maison pour sauver des vies." La vidéo a été partagée par 300 personnes en 40 minutes.

Tests à leur limite

Les ressources en matière de tests arrivent également à leur limite au niveau national. La Suisse essaie de se procurer du matériel primaire ou des kits complets auprès de plusieurs producteurs, a rapporté M. Koch.

Mais tout le monde cherche à avoir ces tests et les capacités actuelles ne sont pas suffisantes pour répondre à la demande, a-t-il poursuivi. Les tests seront désormais utilisés là où ils sont vraiment nécessaires pour éviter le gaspillage.

Comportement des gens crucial

Le responsable de l'OFSP a encore rappelé que les enfants sont rarement vecteurs du virus. Ils peuvent toutefois le transmettre à leurs grands-parents. C'est pourquoi il faut absolument que les plus de 65 ans, de même que les personnes particulièrement vulnérables, réalisent la situation et respectent les recommandations.

"Ce ne sont pas les mesures qui feront la différence, mais le comportement des gens", a insisté M. Koch. Si les gens ne comprennent pas et n'appliquent pas les mesures, il sera très difficile de restreindre l'épidémie.

A ses yeux, il est encore trop tôt pour évaluer si les dernières mesures prises par le Conseil fédéral ont un effet. "Il faut encore attendre cinq jours." Il estime par ailleurs qu'un confinement n'est pas le but. Mais seul le gouvernement peut le décider.

Cinq personnes

Dans une vidéo, l'OFSP a encore appelé les citoyens à éviter les réunions de plus de cinq personnes. Cette règle vaut aussi pour les rencontres entre amis et pour les parents qui s'organisent pour la garde de leurs enfants.

Uri a même été plus loin. Depuis 18h00, les personnes de plus de 65 ans n'ont plus le droit de quitter leur domicile jusqu'à nouvel avis. Elles ne sont autorisées à sortir qu'à de rares exceptions comme un rendez-vous chez leur médecin.

L'état-major de crise cantonal a expliqué avoir pris cette décision parce que les seniors ne respectaient pas les règles en vigueur.

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L'armée suisse fait face à une pénurie de soldats, selon son chef

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(KEYSTONE/Anthony Anex)
Le chef de l'armée suisse, Thomas Süssli, met en garde samedi dans le Blick contre problème de ressource en hommes de la troupe. "D'ici à la fin de la décennie, il manquera environ un quart de soldats".

"Nous perdons chaque année quelques milliers de jeunes, qui devraient en fait être en service", déclare-t-il dans l'entretien. Selon lui, il faut une discussion sur les capacités de l'armée. "Si la Suisse veut la même armée qu'aujourd'hui, les forces armées auront besoin de plus de personnel" dans le futur.

Beaucoup de jeunes décident avant l'école de recrue (ER) de faire le service civil, explique le commandant de corps de 53 ans. "D'autres veulent aller à l'ER, mais ne sont pas autorisés à le faire pour des raisons médicales. Ensuite, des jeunes sortant de l'ER passent au service civil, souvent parce que cela est compatible avec leur profession".

Pour lui, l'armée doit s'orienter vers les nouvelles menaces. "Je veux une armée moderne, surtout en matière de culture et de numérisation".

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Suisse

Frontières avec tous les pays de l'UE rouvertes le 15 juin

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Archives. KEYSTONE/Martial Trezzini
Bronzer sur une plage italienne, randonner à travers les forêts roumaines ou encore flâner dans les rues de Stockholm sera bientôt à nouveau possible. La Suisse rouvrira le 15 juin ses frontières avec tous les pays de l'Union européenne, l'AELE et le Royaume-Uni.

Berne avait déjà annoncé la réouverture des frontières avec l'Autriche, l'Allemagne et la France pour cette date en concertation avec les autorités de ces pays. Ce sera désormais le cas avec tous les pays de l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. Le Département fédéral de justice et police doit adapter l'ordonnance sur le Covid-19.

La décision a été prise après une vidéoconférence informelle des ministres de l’intérieur des États Schengen, a indiqué vendredi le Conseil fédéral. La Suisse y était représentée par le secrétaire d’État aux migrations Mario Gattiker.

Lors de cette réunion, de nombreux ministres ont exprimé le souhait d’un retour à la normalité et d’une suppression des contrôles aux frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin. La Belgique en fait partie. A l'inverse, l'Espagne n'envisage pas d'assouplissements avant la fin du mois. Une réouverture graduelle pour les Etats tiers n'est pas non plus prévue avant début juillet.

Mesures sanitaires étudiées

L'Office fédéral de la santé publique analyse actuellement si des mesures sanitaires seront nécessaires aux frontières terrestres et dans les aéroports helvétiques. Lors de cet examen, il tiendra compte des mesures prises par les autres Etats.

Chaque pays décidant lui-même des conditions d'entrée, les Suisses devront se renseigner avant leur voyage. Des quarantaines à l'arrivée ou des mesures, comme le port du masque, pourraient être exigées.

Le Secrétariat d'état aux migrations a indiqué à Keystone-ATS que seuls les ressortissants ou les personnes ayant un titre de séjour dans un pays de l'UE, l'AELE ou au Royaume-Uni seront autorisés à entrer en Suisse. Un touriste américain ou chinois se verra refoulé.

Couples réunis

Les restrictions d’entrée ont déjà été assouplies le 16 mai entre l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Les couples transfrontaliers peuvent de nouveau traverser la frontière. Visiter sa famille, assister à un mariage ou des funérailles, profiter de sa résidence secondaire ou de sa parcelle de terre est également possible.

Il est par contre toujours interdit de venir en Suisse ou d'aller dans les pays voisins pour faire du tourisme et des achats ou prendre de l'essence. Les contrôles aux frontières restent en vigueur. Ils sont basés sur une analyse des risques. Et les douaniers peuvent continuer à refuser l'entrée en Suisse.

Jusqu’au 15 juin, l’entrée en Suisse en provenance des autres États membres de l’UE et l'AELE n’est possible qu’exceptionnellement.

Augmentation du trafic vers l'Italie

L'Italie a quant à elle décidé unilatéralement de lever les restrictions d'entrée pour les Européens au 3 juin. Une réouverture considérée prématurée par la Suisse.

Dès jeudi, le trafic vers ou en provenance de la péninsule a toutefois augmenté d'environ 20%. L'Administration fédérale des douanes a expliqué cette hausse par plusieurs raisons. Les Suisses possédant une maison en Italie ou les Italiens vivant en Suisse ont été nombreux à profiter de cet assouplissement.

Quelques voyages touristiques ont également été enregistrés. Malgré tout, le volume de trafic est toujours nettement plus faible qu'avant la crise du coronavirus.

Campagne de Suisse Tourisme

L'annonce de vendredi intervient alors que Suisse Tourisme a lancé une vaste campagne promotionnelle à l'échelle internationale. Les touristes suisses seront les premiers visés par cette campagne, suivis par les Allemands et les Français.

Selon l'organisation faîtière, le manque à gagner pour le tourisme helvétique atteint 8,7 milliards de francs pour la période allant de mars à juin. Le KOF estime lui que les nuitées hôtelières devraient pourraient chuter de moitié dans les villes cet été et de 20% à 30% dans les zones de montagne.

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Coronavirus - 23 cas supplémentaires, pas de nouveau décès

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Archives (KEYSTONE/POOL REUTERS/Denis Balibouse)
La Suisse a enregistré 23 cas supplémentaires de coronavirus en un jour, contre 20 la veille, a annoncé vendredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). En revanche, aucun nouveau décès n'est à déplorer.

La Suisse et le Liechtenstein comptent désormais 30'936 cas confirmés en laboratoire. Au total, 415'195 tests ont été effectués, dont 9% étaient positifs. Plusieurs tests positifs ou négatifs sont possibles chez la même personne, rappelle l'OFSP. L'incidence se monte à 360 cas pour 100'000 habitants. L'âge médian des cas confirmés est de 52 ans.

Au total, 1660 personnes sont décédées en Suisse en lien avec un Covid-19 confirmé en laboratoire, un chiffre inchangé depuis mercredi. L'incidence se monte à 19 décès pour 100'000 habitants.

Sur les 1575 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d'au moins une maladie préexistante. Les trois plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension (63%), les maladies cardiovasculaires (57%) et le diabète (26%).

Parmi les personnes décédées, 58% étaient des hommes. Selon l'âge, le nombre de personnes décédées par 100'000 habitants est deux à trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. L'âge des personnes décédées allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 84 ans.

A ce jour, 3979 hospitalisations en lien avec un Covid-19 confirmé en laboratoire ont été déclarées. Par rapport à la taille de leur population, les cantons de Genève, Tessin, Vaud, Bâle-Ville et du Valais restent les plus touchés.

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La Suisse doit augmenter sa production d'électricité en hiver

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(KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)
La Suisse continue de bénéficier d'un approvisionnement en électricité de haute qualité. Pour maintenir ce niveau, elle doit augmenter sa production indigène en hiver. C'est la recommandation de la commission fédérale de l'électricité (ElCom) au Conseil fédéral.

La commission part en effet de l'hypothèse d'une baisse à terme des capacités exportatrices des pays voisins et d'une hausse de la consommation électrique en Suisse liée aux objectifs climatiques. Le pays devra en outre compter avec l'arrêt des centrales nucléaires suisses. Pour garantir la sécurité de l'approvisionnement, il faut plus que des incitations, mais un objectif contraignant dans la loi.

La commission demande d'augmenter les capacités de la production hivernale indigène dans une fourchette de 5 à 10 TWh d'ici 2035, a-t-elle indiqué jeudi à l'occasion de la publication de son rapport annuel. Elle ne précise pas quelle technologie de production doit être utilisée pour atteindre cet objectif, laissant la solution au politique.

Si l’objectif de développement ne peut pas être atteint, le Conseil fédéral devrait procéder à des appels d’offres pour développer les capacités de production en Suisse sous forme de réserves, ajoute l'Elcom.

Ces dix dernières années, les importations nettes ont atteint en moyenne environ 4 térawattheures (TWh) d’électricité par semestre d'hiver. L'Elcom plaide pour qu’on ne laisse pas les importations nettes dépasser 10 TWh.

Tarifs stables

Pour les petits clients, le prix de l'électricité a légèrement augmenté en 2020. Un ménage standard paiera en moyenne 21 centimes par kilowattheure (ct./kWh), soit environ 3% de plus qu’en 2019. Sur une année, cela correspond à une facture d’électricité de 945 francs pour une consommation de 4500 kWh. Toutefois, il existe de grosses disparités tarifaires aux niveaux cantonal et communal.

Le prix de l’électricité comprend différents éléments: les tarifs du réseau ont augmenté de 0,1 ct./kWh tandis que les tarifs de l’énergie ont progressé de 0,5 ct./kWh. Les taxes d’encouragement des énergies renouvelables et les redevances aux collectivités publiques sont restées constantes, au maximum légal de 2,3 ct./kWh.

En 2019, l'approvisionnement électrique s'est révélé plus stable grâce à de bonnes conditions météorologiques. La durée annuelle moyenne des pannes cumulées a été de 19 minutes, soit 4 minutes de moins qu'en 2018. Durant la crise du Covid-19, la sécurité de l'approvisionnement n'a jamais été compromise, assure l'Elcom.

Mühleberg

Le rapport revient sur le démantèlement de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) commencé fin décembre. L'arrêt de la production est tombé alors que la situation était tendue. Des centrales nucléaires dans le sud de la France ont été indisponibles à la mi-novembre de façon inattendue.

La Suisse a donc dû recourir temporairement à la production de centrales à accumulation en Suisse romande, ce qui a été facilité par le niveau élevé d’énergie de stockage disponible. Elle n'a pas pu utiliser la nouvelle solution de "redispatching trilatéral".

Cet instrument, disponible depuis décembre dernier, a été élaboré par la Suisse, la France et l'Allemagne pour faire face à des surcharges dues à des flux non planifiés. Swissgrid peut demander simultanément à nos voisins d’augmenter ou de réduire leur production afin d’éliminer les congestions sur le réseau suisse.

Reste que le problème des flux d’électricité non planifiés persiste. L'Elcom poursuit ses discussions avec les régulateurs étrangers et les opérateurs impliqués afin de parvenir à une prise en compte mutuelle équilibrée dans les calculs de capacité, de sorte que de tels flux non planifiés n’entraînent de congestions que dans des situations exceptionnelles.

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Les Chambres devraient s'accorder sur les loyers commerciaux

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Photo prétexte (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Le Parlement suisse devrait s'entendre sur un coup de pouce aux commerçants qui n'arrivent pas à s'acquitter de leur loyer commercial à cause du Covid-19. Le Conseil national a adopté jeudi par 98 voix contre 84 et 12 abstentions une motion en ce sens.

Les exploitants d’établissements fermés par le Conseil fédéral en raison de la crise ne devraient à leur bailleur que 40% du loyer pour la période pendant laquelle ils doivent rester fermés si leur loyer ne dépasse pas les 20'000 francs par mois, a précisé Regula Rytz (Verts/BE) au nom de la commission.

Les entreprises ayant dû réduire leurs activités devraient pouvoir bénéficier de l'allègement, mais de manière limitée. Les parties (locataire et bailleur) devraient pouvoir opter pour une clause d’exemption en cas de loyer entre 15'000 et 20'000 francs.

C'est une solution subsidiaire pour les cas où aucun accord n'a pu être trouvé entre les parties. Le texte charge enfin le Conseil fédéral de créer parallèlement un fonds pour les cas de rigueur en faveur des bailleurs.

Mesures précipitées

Le PLR et l'UDC se sont opposés à la motion, estimant qu'il serait plus efficace de laisser les acteurs sur le terrain trouver des solutions. "Il n'y a pas de base constitutionnelle pertinente pour s'ingère dans les loyers commerciaux", a plaidé en vain Olivier Feller (PLR/VD), considérant également qu'un texte de loi n'interviendrait au mieux pas avant l'été 2021, profitant à des commerces qui n'en ont plus besoin.

Le Conseil fédéral s'est toujours opposé à une intervention fédérale sur le sujet. Il préférerait laisser locataires et bailleurs s'entendre entre eux.

La situation a par ailleurs évolué et devrait se détendre, il serait ainsi exagéré de prendre des mesures précipitées, selon le ministre de l'économie Guy Parmelin. De nombreux cantons ont déjà mis en place des solutions pragmatiques, a précisé M. Parmelin, qui s'est dit sceptique sur le bien-fondé d'une solution fédérale.

Motion avant la fin de la session

Les deux Chambres n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités lors de la session extraordinaire. Elles ont toutefois décidé de faire avancer le dossier afin de pouvoir saisir le gouvernement par une motion avant la fin de la session d'été. Cette nouvelle motion, si elle n'est pas parfaite, est une solution de compromis, fruit de nombreuses pesées d'intérêt a souligné Fabio Regazzi (PDC/TI).

Elle passe désormais aux Etats où la commission de l'économie du Conseil a déposé un texte identique. Les sénateurs y voient cependant des imperfections. La limite est notamment plus élevée que celle voulue par les sénateurs. Et la répartition remplacerait une contribution en francs.

Dans une première motion, le National demandait que les exploitants ne payent à leur bailleur que 30% du loyer pour la période de fermeture résultant des mesures de lutte contre le Covid-19. Les députés ont finalement enterré cette motion jeudi après avoir accepté la version à 40%.

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