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Économie

Les industries exportatrices suisses ont toujours le vent en poupe

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Transbordement de containers depuis des trains de marchandises sur des bateaux dans le port de Bâle. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'économie suisse devrait pouvoir encore compter sur la bonne santé de ses exportations pour contrer les effets néfastes de la pandémie de Covid-19, selon le cabinet de conseil Euler Hermes.

Malgré un ralentissement, les industries suisses tournées vers l'étranger conservent un potentiel de croissance. Le baromètre des exportations d'Euler Hermes s'est fixé à 0,95 point au troisième trimestre, en net recul par rapport au 1,85 point du deuxième partiel, indique mardi le groupe français dont le siège suisse est situé à Wallisellen, dans le canton de Zurich.

La baisse est vertigineuse par rapport aux premiers mois de l'année: en avril, l'"Export forecast" avait atteint une valeur record de 3,13 points. Dans un communiqué, Euler Hermes relativise cette situation. A 0,95 point, l'indicateur demeure au-dessus du seuil de croissance situé à 0 point. À ce niveau, il indique une croissance supérieure à 10% en moyenne pour les industries exportatrices suisses pour les six prochains mois.

Selon les spécialistes du groupe de conseil, ce ralentissement intervient après la surchauffe statistique du printemps, au moment où les exportations reprenaient des couleurs, en harmonie avec la levée partielle des restrictions liées à la crise.

Faible taux de vaccination pénalisant

Pour le secteur industriel, les soucis d'approvisionnement, la hausse des prix des matières premières et une demande souffreteuse en Chine devraient encore freiner les exportations jusqu'à mi-2022. Du côté des services, le faible taux de vaccination des Suisses en comparaison européenne fait peser des risques économiques, estime Euler Hermes.

Par rapport aux autres pays européens, l'économie helvétique garde une tête d'avance en termes de croissance. "La force du franc, l'inflation et l'allongement des délais de livraison donnent du fil à retordre aux exportateurs suisses", relativise cependant Stefan Ruf, directeur général de Euler Hermes Suisse, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Croissance helvétique revue à la baisse au premier trimestre

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La consommation des ménages a stagné sur les trois premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le produit intérieur brut (PIB) suisse, apuré des événements sportifs, a progressé de 0,4% au premier trimestre par rapport au partiel précédent, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans une seconde estimation.

La première évaluation des économistes fédéraux le 18 mai faisait état d'une croissance de 0,5%.

L'économie helvétique n'en a pas moins connu une nette accélération sur la période, après s'être enrobée de 0,2% entre septembre et fin décembre.

Impact des événements sportifs compris, la croissance a atteint 0,7%.

La progression a été mue principalement par le secteur secondaire, qui après plusieurs trimestres d'indolence a accéléré de 1,3%. L'industrie manufacturière notamment a accéléré de 1,5%, faisant fi d'une contraction de 3,4% dans l'important segment chimico-pharmaceutique, quand la construction a glané 0,3%.

Les services de leur côté se sont enrobés 0,2%, tiraillés entre un commerce en baisse de 0,8% et des transports en hausse de 1,9%. Les services financiers (+1,3%) ont pour leur part profité de produits d'intérêts et de commissions en augmentation.

La consommation intérieure a grappillé 0,2%, soutenue par une demande étatique en hausse de 0,9%, alors que la consommation des ménages a stagné. L'anémie de la demande intérieure se reflète sur les importations, en baisse de 2,4%. Les investissements en biens d'équipements comme dans la construction se sont étiolés de 0,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Augmentation du nombre d'accidents dans le secteur aérien en 2025

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Selon les statistiques des accidents de l'aviation civile suisse pour 2025, les aérodromes sont devenus plus complexes et l'espace y est plus restreint (Photo d'archive). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le nombre d'accidents signalés dans l'aviation civile suisse a augmenté d'environ 20% en 2025. Dans le domaine de l'aviation de plaisance, quatre accidents ont fait au total six victimes, a annoncé lundi l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).

Une autre personne a perdu la vie dans un accident d'hélicoptère survenu dans lors d'activités agricoles. Dans l'aviation commerciale, selon les statistiques des incidents de 2025 de l'OFAC, aucun accident mortel n'a été enregistré l'année dernière.

Au total, la Confédération a traité 14'972 déclarations l'année dernière. L'OFAC a attribué cette forte augmentation à une meilleure culture du compte rendu, à une augmentation du trafic et à des perturbations généralisées des signaux GPS.

Parmi les incidents signalés figuraient notamment davantage de quasi-collisions en vol, des violations de l'espace aérien et des conflits avec des drones. Des accidents peuvent également se produire au sol, en raison par exemple de la configuration étroite et complexe des aérodromes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le moral des industriels suisses s'améliore encore en mai

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Les entrepreneurs helvétiques ont fait fi en mai du renchérissement des plastiques,entre autres dérivés du pétrole. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le moral des industriels suisses s'est encore amélioré en mai. Comme le mois précédent, ils ont fait abstraction de la situation toujours tendue au Moyen-Orient et sur le marché pétrolier.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) établi par le cabinet procure.ch et publié lundi par UBS a poursuivi sa progression en mai, gagnant 2,8 points pour atteindre 57,3 points. Il s'agit de son niveau le plus élevé depuis plus de trois ans, qui dépasse les prévisions des économistes interrogés par l'agence AWP. Ces derniers prévoyaient un PMI, corrigé des variations saisonnières, entre 51,0 et 55,5 points.

Les composantes production et carnet de commandes ont continué d'augmenter en mai, pour s'établir respectivement à 57,3 et 59,4 points. Pour la composante production, il s'agit du niveau le plus élevé depuis juillet 2022 et pour le carnet de commandes, depuis avril 2022.

La composante emploi s'est également améliorée en mai, indiquant, avec 49,9 points, une situation de l'emploi stable dans l'industrie. Les prix d'achat ainsi que les délais de livraison devraient avoir encore augmenter en mai. Les composantes correspondantes se sont maintenues autour de 83 et 65 points respectivement.

Les entreprises industrielles interrogées ont notamment signalé une hausse des prix pour les produits à base de pétrole comme les plastiques, conséquence de la situation géopolitique actuelle au Moyen-Orient. Mais selon l'enquête, les composants électroniques et les métaux industriels sont également plus chers à l'achat et parfois disponibles uniquement avec retard.

Emploi négatif dans les services

Le PMI du secteur des services a pour sa part rebondi en mai, après un léger recul en avril, progressant de 1,2 point pour atteindre 56,0 points. Cette hausse a été portée par l'amélioration de l'activité commerciale. La composante correspondante s'établit désormais à 63,5 points, soit son plus haut niveau depuis 52 mois.

Les composantes nouvelles commandes et carnet de commandes se sont également améliorées en mai, progressant légèrement à 55,4 et 55,6 points respectivement.

Les prix d'achat et de vente devraient avoir nettement augmenté en mai. La composante des prix d'achat s'est établie à près de 75 points, tandis que celle des prix de vente a atteint environ 66 points. Seule la composante emploi a subi un revers, reculant de 1,4 point à 48,2 points, mais restant toutefois juste en dessous du seuil de croissance de 50 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'ex-président de la Fed Powell défend l'indépendance de la banque

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Jerome Powel, au centre de l'image, a reçu le "prix du courage" pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Charles Krupa)

L'ex-président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, a défendu dimanche l'indépendance et la crédibilité de l'institution, cible des pressions du président américain Donald Trump pour baisser les taux d'intérêt. Il a reçu le "prix du courage".

"Si un gouvernement trouve un moyen de révoquer des responsables de la Fed pour des désaccords de politique [monétaire], alors les futurs gouvernements le feront aussi", a-t-il averti, dans une allusion à peine voilée aux tensions avec l'exécutif de M. Trump.

"Le public perdrait foi dans le fait que la banque centrale prend ses décisions en fonction du seul intérêt de tous les Américains", a ajouté Jerome Powell, qui vient de céder les rênes de l'institution à Kevin Warsh, plus proche de la Maison-Blanche.

L'ancien président de la Fed s'exprimait dimanche pour la première fois en public depuis cette passation de pouvoirs, à l'occasion de la réception d'un "prix du courage" en politique, obtenu pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump.

"Test de résistance"

Ce prix lui a été remis à Boston (nord-est des Etats-Unis) par la fondation qui gère la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy, du nom de l'ex-chef de l'Etat démocrate assassiné en 1963, auteur d'un livre appelé "Le Courage dans la politique".

L'organisation crédite M. Powell d'avoir "défendu l'indépendance de la Réserve fédérale, qui est essentielle à la stabilité de l'économie mondiale, malgré des années d'attaques personnelles et de menaces émanant des plus hautes sphères du gouvernement".

Dans son allocution, Jerome Powell a défendu la neutralité et l'indépendance de l'institution: "Nous ne tenons pas compte du sort d'un quelconque parti politique ou d'un quelconque responsable politique dans la prise de ces décisions", a déclaré celui qui est redevenu simple gouverneur de la banque centrale. "Comme beaucoup d'autres institutions, la Fed traverse un test de résistance" dans la période actuelle, a-t-il ajouté.

Jerome Powell a été très vite pris en grippe par Donald Trump, qui l'avait pourtant nommé à la tête de la Fed en 2018. Le républicain, qui veut des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a multiplié les injures et les mises en cause depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

Il a tenté d'accélérer le départ de M. Powell et de révoquer une de ses collègues, Lisa Cook, seule femme noire à être devenue gouverneure de la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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