Rejoignez-nous

Suisse

Retour des intempéries en Suisse romande lundi en fin de journée

Publié

,

le

Des tuiles sont tombées lors du violent orage de grêle lundi à Bulle. (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Une semaine après un épisode météorologique dévastateur, la Suisse a à nouveau été frappée par de violents orages lundi soir. Ils étaient accompagnés de vents violents et de grêle. La Suisse romande a été particulièrement touchée. Plusieurs personnes ont été blessées.

Les orages sont arrivés de l'ouest lundi en fin d'après-midi, selon les services météorologiques. Des rafales de plus de 100 km/h ont été enregistrées au pied du Jura, notamment à Cressier (NE), le village qui a été dévasté en partie mardi dernier par une coulée de boue.

Outre des vents violents, les orages ont également amené de la grêle. Par endroits, les grêlons avaient la taille d'une balle de golf, comme à La Chaux-de-Fonds ou à Epsach (BE), a indiqué SRF Meteo. A Nottwill (LU), ils pouvaient mesurer jusqu'à sept centimètres.

Elèves surpris par la grêle

En Suisse romande, le canton de Fribourg a été fortement impacté. La police et les pompiers sont intervenus à environ 300 reprises, principalement dans les districts de la Gruyère et du Lac, a communiqué la police cantonale. Les principales interventions étaient dues à des inondations, des arbres sur la chaussée et des personnes en difficultés.

Les dégâts les plus importants se sont concentrés sur les vitres en façades, les toitures, les lucarnes et les stores. Un nombre considérable de véhicules a été touché. Le débordement d'un ruisseau combiné aux fortes précipitations a provoqué une importante inondation de la route principale à La Roche.

A Bulle (FR), des milliers de tuiles ont été brisées et risquent de tomber des toits des bâtiments et de mettre en danger la population, a twitté la police en fin de soirée. Les services de sauvetage sont également intervenus pour une classe de seize enfants avec deux accompagnants surpris par la grêle dans la capitale de la Gruyère. Six enfants et une accompagnante ont été conduits dans un hôpital pour contrôle.

Dans le canton de Neuchâtel, le trafic a été perturbé au Val-de-Travers, où les routes ont été couvertes de branches et de grêlons. Des inondations étant redoutées à Cressier en cas d'orage, les autorités communales avaient demandé à la population de ne pas sortir dans les rues en cas de pluie.

Quantités d'eau abondantes

Les foyers orageux ont poursuivi leur chemin en soirée, traversant les cantons de Berne, Soleure, la Suisse centrale et Zurich, pour finalement atteindre la Suisse orientale. Au moins cinq personnes ont été blessées en Suisse alémanique.

A Cham (ZG), une cycliste de 29 ans a été blessée à la tête par des grêlons. Elle a été transportée à l'hôpital. A Baar (ZG), une automobiliste a été légèrement blessée par des éclats de verre, lorsque la grêle a endommagé son pare-brise.

Dans le canton voisin de Lucerne, à Wolhusen, une personne a été blessée par des éléments de construction qui s'étaient envolés et deux autres par des grêlons, a indiqué la police lucernoise.

Par endroits, les quantités d'eau tombée étaient très abondantes. Ainsi, 45,6 millimètres de pluie ont été mesurés à Lohn (SH) et 36,8 mm à Opfikon (ZH), selon SRF Meteo.

Des images diffusées sur des portails d'informations montraient des dommages considérables aux arbres et aux plantes causés par la grêle, notamment dans le Seeland bernois. Les assureurs estimaient vendredi à 260 millions de francs au mois les dégâts provoqués par le précédent phénomène météorologique.

Trafic perturbé

Le trafic ferroviaire a été perturbé par les intempéries, notamment entre Berne et Neuchâtel à Chiètres (FR), entre Yverdon-les-Bains (VD) et Neuchâtel ou entre Payerne (VD) et Morat (FR). Les voyageurs devaient s'attendre à des suppressions de trains et à des retards, a averti en début de soirée le service d'information des CFF. Le trafic a été rétabli vers 21h00 entre Berne et Chiètres.

Selon les informations routières, l'autoroute A6 entre Münchenbuchsee (BE) et Schüpfen (BE) a été impactée pendant plusieurs heures par les orages. Des bouchons s'y sont formés en raison de la chaussée inondée. Les intempéries ont également des conséquences sur les services de navigation, qui seront restreints jusqu'au 2 juillet entre Soleure et Bienne (BE), ont précisé les CFF.

La situation météorologique s'était quelque peu calmée mardi matin. Mais, après un court répit, de nouveaux orages devraient éclater en cours de journée, avec de fortes précipitations et de la grêle, a écrit SRF Meteo sur Twitter.

Des inondations ont été annoncées dans le canton de Fribourg, comme ici.
« de 6 »
Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sport

L'incendie de Crans-Montana jette une ombre sur la saison de ski

Publié

le

Au cours de la saison d'hiver 2025/26, les remontées mécaniques suisses ont enregistré, jusqu'à fin mars, une fréquentation en baisse par rapport à l'année précédente. D'importantes disparités existent entre les stations de ski (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La tragédie de Crans-Montana a marqué le tourisme hivernal suisse cette saison. Le secteur estime que ces événements ont eu un impact sur l'image et l'ambiance des stations, du moins à court terme, notamment dans le domaine de l'après-ski et de la vie nocturne.

Parallèlement, les stations de ski ont dû faire face à des conditions difficiles. Un début d'hiver doux et un mois de mars morose ont encore pesé sur la saison. Au total, le nombre de visiteurs et visiteuses jusqu'à fin mars est inférieur à celui de l'année dernière.

Les stations de basse altitude et les domaines accueillant un nombre important de visiteurs à la journée sont particulièrement touchés. Les destinations de haute altitude et les stations internationales semblent en revanche plus stables, mais la situation n'est pas homogène. Le secteur tirera un bilan en mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Le climat de consommation plonge en mars

Publié

le

Les ménages font preuve d'un regain de prudence dans un contexte mondial incertain (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les consommateurs helvétiques, déjà peu enclins à la dépense, ont fait montre d'un net regain de prudence au mois de mars.

L'indice du climat de consommation concocté par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a plongé à -42,9 points, contre -34,8 points un mois plus tôt.

Si l'appréciation de la situation financière passée est marginalement remonté de 0,2 point à -41,3 points, les trois autres variables observées ont toutes subi des corrections, indique une compilation de graphiques publiée vendredi.

Les perspectives conjoncturelles générales ont ainsi chu de plus de vingt points à -67,9 points. La situation financière à venir et la propension à procéder à de grandes acquisitions ont reculé dans une moindre mesure, de respectivement 4,7 et 3,6 points, à -32,4 et -29,8 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Départ de Steiert: le programme d'assainissement n'a joué aucun rôle

Publié

le

Même s'il quitte le Conseil d'Etat, Jean-François Steiert entend continuer à s'engager. (© )

Le conseiller d'Etat fribourgeois Jean-François Steiert, qui ne briguera pas de nouveau mandat, a expliqué que le programme d'assainissement (LAFE), combattu par son parti, n'avait pas joué de rôle dans sa décision. Il n'exclut pas d'être candidat aux Etats en 2027.

Agé de 65 ans, Jean-François Steiert a expliqué que les résultats du parti socialiste lors des dernières élections communales l'avaient convaincu "qu'il pouvait partir serein" car la relève est présente. "Les jeunes en politique ont besoin de beaucoup d'idéalisme mais aussi d'ambition. Il faut savoir leur faire de la place et ne pas rester trop longtemps", a-t-il ajouté.

A la fin de son mandat, le chef de la direction du développement durable, des infrastructures, de la mobilité et de l'environnement aura siégé dix ans au Conseil d'Etat. Par le passé, il avait siégé déjà dix ans au Conseil national.

Interrogé sur un intérêt à une candidature au Conseil des Etats en 2027, le socialiste a répondu: "Je ne pars pas à la retraite. C'est un scénario éventuel à discuter avec mon parti pour reconquérir le siège de gauche".

Candidats désignés le 30 mai

La loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE), combattue par la gauche et sur laquelle la population se prononcera le 26 avril, n'a pas eu d'influence sur le choix de Jean-François Steiert de quitter le Conseil d'Etat. Ce dernier est convaincu que ce programme permettra de générer les recettes nécessaires pour mener à bien les projets d'envergure.

Le PS fribourgeois désignera ses candidats pour le Conseil d'Etat lors du Congrès du 30 mai. Les élections pour renouveler le gouvernement et le parlement fribourgeois se tiendront le 8 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

Publié

le

Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

La broyeuse à sarment utilisée pour arracher les ceps. (© LFM)

Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Un événement vous montre que tout ne mérite pas votre attention, et que vous gagnez à choisir ce qui vous nourrit mentalement.

Les Sujets à la Une