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Genève

Le PS genevois choisit Thierry Apothéloz et Carole-Anne Kast

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La gauche genevoise partira unie dès le premier tour pour l'élection au Conseil d'Etat en 2023 avec de gauche à droite Carole-Anne Kast (PS), Antonio Hodgers (Les Verts), Fabienne Fischer (Les Verts) et Thierry Apothéloz (PS). Objectif: conserver la majorité à l'exécutif. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Réuni samedi en congrès à Plainpalais, le PS genevois a désigné le sortant Thierry Apothéloz et l'élue expérimentée Carole-Anne Kast pour la course au Conseil d'Etat en 2023. Le parti, qui avait décidé de partir avec deux candidats, a évincé Caroline Marti.

Le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz a obtenu 236 voix sur 302 et la conseillère administrative d'Onex Carole-Anne Kast 166. La députée Caroline Marti arrive pas loin derrière, avec 151 voix.

"Je suis un fils d'ouvrier et je n'oublie rien de ce que je dois au socialisme", a relevé le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, 51 ans. Défendant un "bilan solide" avec une hausse significative des prestations sociales, il a rappelé qu'il est resté un homme de terrain proche de la population. Son discours a été très applaudi.

Déception

Carole-Anne Kast, 47 ans, a mis en avant sa longue expérience. Elle a notamment passé 14 ans à l'exécutif d'Onex. Cette spécialiste des questions du logement, vice-présidente de l'ASLOCA, veut lutter contre les discriminations et pour la justice sociale. Elle est prête "à prendre le risque de déplaire, mais jamais de décevoir". Cette forte personnalité qui se dit combative accède pour la première fois à la candidature après deux échecs.

La perdante du jour, Caroline Marti, 32 ans, s'est déclarée déçue de son score, même si elle n'est qu'à quinze voix de Carole-Anne Kast. Elle n'avait déjà pas été retenue comme candidate pour l'élection au conseil administratif de la Ville de Genève. La députée, qui est aussi cheffe de groupe, avait plaidé devant le congrès pour une justice fiscale redistributive. "Je ne suis pas naïve, je connais la réalité politique", avait-elle relevé.

Liste commune

"L'objectif est de conserver la majorité au Conseil d'Etat et de se renforcer au Grand Conseil afin que la gauche atteigne la majorité", a déclaré Thomas Wenger, président du PS genevois. Le choix de partir avec deux candidats avait été approuvé par le congrès à la quasi-unanimité. "On ne veut pas que le peuple arbitre le surnuméraire", ont relevé les candidats.

La gauche partira unie dès le premier tour, les socialistes et les Verts ayant décidé de se présenter sur une liste commune en laissant la porte ouverte à Ensemble à Gauche. Les écologistes étaient également réunis en congrès samedi du côté du Grand-Saconnex pour désigner leurs candidats. Sans suspense, car ils étaient les seuls candidats, les deux conseillers d'Etat sortant, Antonio Hodgers, 46 ans, et Fabienne Fischer, 60 ans, ont été désignés.

En revanche, la surprise est venue des scores. Elue en cours de législature au Conseil d'Etat, Fabienne Fischer termine pourtant devant Antonio Hodgers. Elle a obtenu 121 voix sur 128 contre 100 pour Antonio Hodgers. Ce dernier brigue ainsi un troisième mandat.

A noter encore que les socialistes ont également désigné samedi leurs 68 candidats pour le Grand Conseil. Les deux candidats au Conseil d'Etat seront en tête de liste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

La Fête de la musique fait un retour réussi à Genève

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Une trentaine de scènes ont fait vibrer les Genevois ce week-end à l'occasion de la Fête de la Musique qui faisait son grand retour. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois étaient de sortie ce week-end pour célébrer le retour de la Fête de la musique dans un format normal. La foule qui s'est déplacée en masse a pu assister à plus de 500 propositions artistiques sur 30 scènes reflétant un large panorama culturel.

Après une édition annulée en 2020 et réduite en 2021 à cause de la pandémie, cette 31e édition était très attendue. La Ville de Genève qui organise cette manifestation tire dimanche "un bilan positif". Cette édition a tenu son engagement en replaçant la fête au coeur de son offre artistique et a fait souffler un vent de liberté pendant trois jours, ajoute dimanche la Ville.

Les organisateurs relèvent "trois grands moments XXL". Ils évoquent le concert des chorales des écoles primaires de Saint-Jean et du Seujet. Au total, 300 enfants et un ensemble d’instruments à vent du Conservatoire populaire ont pris place sur les marches du Grand Théâtre pour un tour de chant.

Quasi simultanément s’est jouée une flash mob en grand format, sur les marches de la Cathédrale. Plus de 200 élèves d’instruments à cordes ont joué pour célébrer les 90 ans du Conservatoire populaire de musique. Samedi soir, le Festival Electron a transformé la Place de Neuve en dancefloor à ciel ouvert, aux sons électroniques des DJ perchés sur le balcon du Grand Théâtre.

Auparavant, les groupes et les artistes émergents ont profité de la soirée Tremplin du Vernier sur Rock pour faire vibrer la Place de Neuve. Une trentaine d'écoles de danse et de compagnie ont proposé dimanche des performances allant du hip-hop au jazz en passant par le contemporain et les claquettes. La Fête se termine dimanche soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux nouvelles oeuvres lumineuses sur les toits de Plainpalais

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L'oeuvre de Ann Veronica Janssens "L'ODRRE N'A PAS D'IPMROTNCAE" fait partie du projet artistique Neon Parallax qui se trouve sur les toits des immeubles le long de la plaine de Plainpalais (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Deux nouvelles installations lumineuses accrochées sur les toits d'immeubles le long de la plaine de Plainpalais à Genève seront visibles à partir de lundi. Ces oeuvres font partie du projet d'art public Neon Parallax démarré en 2006.

Les Fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève à l'origine de cette initiative ont choisi une oeuvre de l'artiste allemand Olaf Nicolai "ALDEZBF? IMAGINATION SUBLIME". Il a mis en lumière un message aux caractères énigmatiques qui proviendrait de la planète Mars.

L'autre oeuvre, qui suscitera également la curiosité des passants, a été réalisée par l'artiste française Nathalie Du Pasquier. Cette composition abstraite et colorée est produite par plusieurs caissons lumineux apportant un nouveau paramètre esthétique à l'ensemble des enseignes lumineuses déjà en place sur le pourtour de la plaine.

Le projet Neon Parallax a été pensé comme un contrepoint artistique aux enseignes publicitaires installées sur les quais bordant la rade. Sept oeuvres lumineuses sont déjà accrochées sur les toits des immeubles autour de la plaine de Plainpalais, dont celle réalisée par Ann Veronica Janssens aux lettres bien connues des Genevois "L’ODRRE N'A PAS D'IPMROTNCAE".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Meyrin a reçu le Prix Wakker en présence de Simonetta Sommaruga

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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga était à Meyrin pour la cérémonie de remise du prix Wakker au maire de la commune Laurent Trembley. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La commune de Meyrin (GE) a reçu samedi le Prix Wakker 2022 lors d'une cérémonie officielle en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Cette prestigieuse distinction qui valorise la culture du bâti est décernée depuis 50 ans par Patrimoine suisse.

Le prix a été remis au maire de Meyrin Laurent Trembley dans le cadre verdoyant de la Campagne Charnaux. La population était invitée à déambuler à travers la commune en passant par le centre historique, le Jardin botanique alpin, la Cité satellite, le lac des Vernes ou encore le quartier des Vergers.

"Meyrin est une digne lauréate pour le 50e anniversaire du Prix Wakker", relève Patrimoine suisse. Cette commune de l'agglomération genevoise a été récompensée pour avoir réussi à concilier les aspirations des êtres humains avec les exigences de la nature et à créer une culture du bâti de qualité. Dans un tweet, Mme Sommaruga a qualifié Meyrin de "ville la plus stylée du moment".

Le Prix Wakker a été décerné pour la première fois en 1972 à Stein am Rhein, à la suite d'un legs de l'homme d'affaires genevois Henri-Louis Wakker. En Suisse romande, Saint-Prex (1973), Dardagny (1978), Porrentruy (1988), Montreux (1990), La Chaux-de-Fonds (1994), la Ville de Genève (2000), Bienne (2004), Delémont (2006), Yverdon (2009), l'Ouest Lausannois (2011), Sion (2013) et Prangins (2021) ont été récompensés.

Ce prix est attribué à des communes qui peuvent se prévaloir d'un développement urbanistique de qualité. L'attention est surtout portée aux espaces publics, à la rigueur architecturale des nouvelles constructions et au respect du bâti historique. L'aménagement du territoire doit aussi se faire en respect du développement durable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le bureau de médiation administrative sous le feu des critiques

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Le Grand Conseil genevois a critiqué le fonctionnement du Bureau de médiation administrative (BMA) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le bureau de médiation administrative (BMA) est sous le feu des critiques. Le Grand Conseil émet des doutes sur le bon fonctionnement de cette entité indépendante au sein de l'Etat qui vise à gérer de façon simple et extrajudiciaire les conflits entre l'administration et les administrés.

Un rapport de la commission de gestion chargé d'étudier le rapport l'activité du BMA a été discuté vendredi au Grand Conseil. Ses conclusions sont sévères. Les commissaires émettent "des doutes sur le fait que l'intention du législateur soit reflétée dans l'activité du BMA et que les compétences du médiateur soient à la hauteur des enjeux".

Le Grand Conseil a refusé par 58 voix contre 22 de prendre acte du rapport d'activité en plénière, manifestant ainsi ses doutes. Le BMA a été sollicité 340 fois en 2020, ce qui est relativement peu, estime le député PLR Alexis Barbey. De plus, le BMA ne fait pas vraiment de la médiation, mais plutôt de la facilitation, a relevé le député.

Bertrand Buchs (Le Centre), a évoqué le conflit ouvert qui existe entre le médiateur et sa suppléante. "Il faut tout reprendre depuis le début", a ajouté le député. "C'est devenu un bureau d'aide sociale", a déploré le député PLR Edouard Cuendet.

Nicole Valiquer Grecuccio (PS) estime qu'il faut absolument recentrer l'activité du BMA sur la médiation. La classe salariale (31) du médiateur administratif cantonal a aussi été considérée comme trop élevée.

Certification

Un projet de loi devrait être déposé pour modifier le fonctionnement du BMA. Selon ce projet, le médiateur devrait notamment disposer d'une formation certifiée en médiation généraliste, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Les prestations du BMA sont gratuites. Cette entité couvre l'ensemble des administrations cantonales et communales genevoises, ainsi que les établissements publics autonomes et tous les autres organismes chargés de missions de droit public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Anne Emery-Torracinta en appelle à la responsabilité des députés

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Des maltraitances envers de jeunes autistes ont été dénoncées au foyer de Mancy à Collonge-Bellerive (GE). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, Anne Emery-Torracinta ne décolère pas depuis le refus mercredi de la Commission des finances d'octroyer 55 postes supplémentaires pour l'Office médico-pédagogique (OMP). La cheffe du Département de l'instruction publique en a appelé au sens des responsabilités des députés lors d'un débat au Grand Conseil.

Le parlement traitait vendredi lors de sa séance des extraits d'une pétition qui relayait les inquiétudes du personnel de l'OMP. Ce texte muni de 1377 signatures évoquait la "dégradation des prestations", des "réformes menées sans concertation", "des méthodes RH douteuses" et de "la maltraitance institutionnelle".

Le personnel de l'OMP demandait notamment plus de transparence, un état des lieux et des moyens supplémentaires pour faire face à une hausse des besoins. La pétition a été déposée en septembre dernier, soit avant que n'éclate le scandale du foyer de Mancy. Le personnel, soutenu par les syndicats, avait déjà tiré la sonnette d'alarme.

Ces moyens supplémentaires ont précisément été demandés par la cheffe du DIP mercredi devant la commission des finances du Grand Conseil. Mais la majorité de droite a refusé d'octroyer le crédit de 2,2 millions de francs qui visait à ouvrir 55 postes. A droite, ce refus a notamment été justifié par le fait que les postes prévus étaient destinés à renforcer la hiérarchie plutôt que le terrain.

C'est faux, a relevé vendredi Mme Emery-Torracinta. Trente postes sur 55 étaient directement prévus pour le terrain. Les autres servaient à la "gouvernance de proximité" au sein de l'OMP, à engager des "référents métiers" pour former le personnel ainsi qu'à renforcer les ressources humaines qui n'arrivent plus à engager, faute de temps.

Sécurité

"J'en appelle à votre sens des responsabilités", a lancé la conseillère d'Etat à l'adresse des députés. "Nous avons besoin de ces postes. Sinon il faudra prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des enfants et des jeunes", a-t-elle ajouté. Elle pourrait revenir dès la semaine prochaine devant la commission des finances pour solliciter un nouveau crédit. En attendant, la pétition a été renvoyée à l'unanimité au Conseil d'Etat.

Lundi, Mme Emery-Torracinta avait présenté un plan de mesures pour l'OMP. La magistrate de tutelle a reconnu que l'office, sous les feux des projecteurs après la révélation de cas de maltraitance au foyer pour jeunes autistes de Mancy, connaît des difficultés depuis sa création en 2010.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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