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Munitions immergées dans le Léman: premiers résultats rassurants

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En 2019, l'organisation environnementale Odysseus 3.1 avait découvert plusieurs caisses éventrées de munitions entre 45 et 55 mètres de fond dans le Léman au large de Genève (archives). (© KEYSTONE/Odysseus 3.1)

Les munitions immergées dans le Léman ne sont a priori ni dangereuses, ni polluantes, selon les autorités genevoises qui se basent sur les résultats d'une première phase d'investigation dans le Petit Lac. Mais d'autres analyses en micropolluants organiques sont en cours.

Les munitions remontées présentent un risque d'explosion spontanée extrêmement faible, indique jeudi le Département du territoire (DT). Le scénario d'une réaction en chaîne est également très peu probable. Les munitions immergées dans le secteur analysé sont ainsi sans danger, tant qu'elles restent à une profondeur constante et qu'elles ne subissent pas de choc, ajoute-t-il.

S'agissant d'une éventuelle pollution, qui inquiétait notamment le Grand Conseil, les premiers résultats montrent que la teneur en métaux de l'eau se révèle en-dessous des normes fédérales. Selon le DT, ces analyses confirment des analyses menées en 2021 sur le réseau de distribution d'eau potable qui montrait qu'aucune pollution ne pouvait être liée à ces munitions.

Ce matériel militaire avait été immergé par l'entreprise Hispano-Suiza entre 1940 et 1980. A Genève, la société aurait enfoui de 150 à 1000 tonnes de munitions. En 2019, l'organisation environnementale Odysseus 3.1 avait découvert plusieurs caisses éventrées entre 45 et 55 mètres de fond. Cette organisation mettait en garde contre des dégâts environnementaux considérables.

Un cadastre

Une motion adoptée en juillet 2021 par les députés demandait au Conseil d'Etat de cartographier les emplacements et d'analyser ces munitions. Des travaux d'investigation ont été menés entre décembre 2021 et avril 2022 sur une zone de 1,5 km2. Un sonar a mis au jour 682 points ou signaux magnétiques, dont des munitions mais aussi des parasols et des nasses à poissons.

Un robot caméra sous-marin a ensuite été envoyé sur 14 zones susceptibles de fournir des échantillons de qualité. Enfin, des plongeurs ont fouillé deux secteurs spécifiques. Ces professionnels ont remonté des munitions de différents calibres, dont certaines pourraient être datées de 1962, selon le DT.

Les recherches et les analyses se poursuivront à l'automne. Il s'agit notamment de réaliser un cadastre des munitions et au final de concevoir un projet d'assainissement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Incendie au Fief-de-Chapitre à Lancy: un suspect arrêté

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Les pompiers sont intervenus mardi dans un immeuble de Lancy pour un incendie qui a ravagé deux cabines d'ascenseur (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un homme âgé de 42 ans a été arrêté suite à l'incendie qui s'est déclaré mardi matin dans un immeuble situé au chemin du Fief-de-Chapitre à Lancy, annonce jeudi le Ministère public genevois. Une femme de 48 ans, qui avait été retrouvée inanimée dans un ascenseur, est toujours hospitalisée avec un pronostic vital fortement engagé.

L'individu a été interpellé peu après les faits, selon un communiqué du Ministère public. Entendu mercredi, il a admis être à l'origine de l'incendie. Le quadragénaire, qui est présumé innocent, est prévenu de tentative de meurtre et d'incendie intentionnel. Il a été mis en détention provisoire.

A l'arrivée des pompiers sur place mardi matin, l’incendie était en plein développement. Des dommages importants ont été constatés dans les couloirs de l’immeuble et les deux cabines d'ascenseur ont été complètement détruites. La femme, qui a été grièvement blessée, était prise au piège dans une des cabines en flammes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plusieurs avancées pour l'employabilité à Genève

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Julien Garda est le nouveau directeur de l'Office cantonal de l'emploi (OCE) à Genève. Il est en poste depuis trois mois. (© Keystone/GAETAN BALLY)

Plusieurs avancées ont été observées à Genève dans l'employabilité des personnes en recherche d'emploi. Le canton a dévoilé jeudi les premiers effets de son plan directeur, alors que le taux de chômage moyen a augmenté de 4,2 à 4,7% l'année dernière.

Au total, 50 millions de francs ont été injectés dans 156 mesures auxquelles peuvent recourir les demandeurs d'emploi. "Ce n'est pas rien. On investit beaucoup", affirmé à la presse la conseillère d'Etat Delphine Bachmann.

Parmi les indicateurs, le nombre de personnes qui ont pu entamer une reconversion professionnelle grâce à une allocation de formation a progressé en 2025. Au total, 61 de plus de 30 ans ont démarré un CFC, contre 47 l'année précédente.

Les emplois de solidarité, lancés en 2008 pour mieux réintégrer dans le marché du travail les personnes en fin de droit, ont été repensés. Avec un taux de retour au travail de moins de 25% en 15 ans, "on estime que les objectifs n'ont pas été entièrement atteints", ajoute la cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE).

Parmi les innovations, le recours à l'intelligence artificielle (IA) offre des analyses personnalisées pour les demandeurs. L'objectif du canton est de rendre leur profil professionnel davantage compatible avec les besoins des entreprises. D'autant plus que certaines branches font face à une pénurie de main d'oeuvre.

Davantage de collaborateurs

L'Office cantonal de l'emploi (OCE) veut aussi être davantage à l'écoute des chômeurs. Des ateliers ont été menés avec 50 d'entre eux pour comprendre leurs attentes à l'égard de leur conseiller.

"Nous voulons mener une politique plus humaine", insiste le nouveau directeur général Julien Garda. "Nous avons entendu les critiques", insiste-t-il, ajoutant toutefois ne pas avoir observé d'"agressivité" à l'égard du personnel.

Une augmentation de 15% des effectifs a été décidée. Chaque conseiller doit prendre en charge environ 150 personnes. "C'est trop", ajoute M. Garda. Le nombre va être ramené près du chiffre optimal de 130. Autre chantier, la collaboration avec les entreprises est renforcée.

La situation de l'emploi continue de se détériorer dans le canton. La restauration et le nettoyage et le commerce de détail restent les plus affectés.

Amélioration avec l'outil du SECO

L'augmentation la plus significative du chômage en 2025 a toutefois été observée dans l'horlogerie, l'hôtellerie et les banques. Environ 200 employés de la Genève internationale seulement se sont annoncés à l'OCE.

Un demandeur sur deux retrouve une activité dans les six mois. Et près de la moitié des personnes sorties des statistiques de l'OCE l'année dernière ont dit avoir retrouvé un emploi. Ces chiffres montrent que le chômage n'est pas une "fatalité", estime Mme Bachmann.

La situation s'améliore avec l'outil informatique du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). "On espère qu'on aura d'ici juin quelque chose qui fonctionne de manière opérationnelle", précise la conseillère d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une campagne pour réduire la fumée passive sur les terrasses

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Une campagne est lancée à Genève pour réduire la fumée passive sur les terrasses des bistrots (image d'illustration). (© KEYSTONE/YANNICK BAILLY)

Une campagne de sensibilisation a été lancée jeudi à Genève afin de limiter la fumée passive sur les terrasses des bistrots. Les professionnels du secteur vont diffuser des messages de prévention et de respect à leur clientèle.

"En terrasse, avant de fumer, demandez à vos voisins, cela peut tout changer". Tel est le slogan choisi par le Département de la santé et des mobilités (DSM), la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève (SCRHG) et le Groupement professionnel des restaurateurs et hôteliers (GPRH) qui participent à cette démarche.

Tous ont signé une charte affirmant leur volonté de promouvoir des terrasses "plus agréables, inclusives et respectueuses de chacun". La campagne se déclinera avec des affiches et des flyers disposés sur les tables des établissements.

"Nous avons voulu faire confiance aux milieux concernés pour ne pas mettre sous pression un secteur déjà fragilisé", a indiqué jeudi devant la presse Pierre Maudet, chef du DSM. "C'est un pari du vivre ensemble, mais pas niais, ni béat", a-t-il ajouté en précisant qu'une évaluation sera faite à l'issue de cette campagne d'une année.

Cette démarche fait suite à une motion du Grand Conseil acceptée en octobre dernier. Issu du Centre, ce texte demandait notamment d'interdire les cigarettes sur les terrasses des restaurants à l'heure des repas pour des raisons de santé publique. La réponse du Conseil d'Etat, soit une démarche non coercitive, sera soumise aux députés lors d'une prochaine session du Grand Conseil.

Ne pas opposer

En attendant la suite du débat parlementaire, qui pourrait déboucher sur un durcissement du cadre légal, Laurent Terlinchamp, président de la SCRHG se réjouit de la voie pragmatique suivie par le DSM. "On laisse une chance à quelque chose de faisable, entre personnes de bonne volonté, sans passer par des interdictions", a-t-il indiqué.

Anthony Castrilli, président du GRPH ajoute qu'il ne faut "pas opposer fumeurs et non-fumeurs. "C'est une bonne opportunité de lancer un message: faisons attention l'un à l'autre". Mais il n'est pas question de noyer le message, selon M.Terlinchamp.

Et le médecin cantonal Alessandro Cassini était présent jeudi pour le marteler: la fumée est nocive pour la santé. Et de rappeler que 9500 décès sont recensés chaque année en Suisse en lien avec la fumée. En matière de santé publique, l'objectif est donc d'inciter à modifier les comportements et arrêter de fumer. La campagne rappelle aussi les aides en place pour décrocher.

Mais la convivialité et la protection de la santé ne sont pas forcément opposées, selon le médecin cantonal. Selon lui, cette campagne de sensibilisation permet de "garder le bon sens".

Une tendance

En Suisse aucun canton n'a interdit la fumée sur les terrasses. Mais il existe une tendance générale qui va dans ce sens. Milan, Barcelone, Singapour et le Canada ont ainsi déjà prohibé la fumée dans les espaces publics.

Suite à un vote populaire, Genève a interdit la cigarette dans les restaurants en 2009. Cette interdiction a été étendue en 2023 aux aires de jeux et aux arrêts de bus, notamment. Mais cette dernière mesure peine à être appliquée sur le terrain. Pierre Maudet s'est ainsi montré sceptique sur la mise en oeuvre d'une interdiction de fumer sur les terrasses.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Secondaire II: Genève simplifie sa formation préqualifiante

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La conseillère d'Etat genevoise Anne Hiltpold promet un système de formation préqualifiante plus lisible pour les jeunes Genevois (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le canton de Genève a dévoilé une nouvelle formation préqualifiante pour le secondaire II dès 2026-2027. L'objectif est de garantir un accompagnement adapté à chaque élève et diminuer le décrochage scolaire.

Le nouveau règlement remplace celui du centre de formation professionnelle, après deux ans de préparation. Selon le Conseil d'Etat, quelque 1500 jeunes de 15 à 18 ans sont concernés. Ceux terminant le cycle d'orientation sans pouvoir accéder directement à une formation certifiante et aussi ceux engagés dans une filière, en situation de fragilité ou de décrochage.

Le nouveau règlement validé mercredi par le Conseil d'Etat entre dans le cadre de l'obligation constitutionnelle de formation jusqu'à 18 ans, en vigueur depuis 2018. Celle-ci a permis de diminuer le décrochage scolaire à Genève de 4,7 à 0,2%.

Mais à Genève, le taux de certification à 25 ans est le plus bas de Suisse, à moins de 85%. "On aimerait faire monter ce taux de 95%" comme le prévoit l'objectif de la Confédération et des cantons, a précisé à la presse la conseillère d'Etat Anne Hiltpold. Il faudra un peu de temps avant d'évaluer les améliorations, dit-elle.

Selon elle, "des faiblesses ont été identifiées" dans le système qui prévalait jusqu'à présent. Elles allaient du manque de lisibilité pour les jeunes et les parents, à une organisation trop cloisonnée en passant par un suivi inéquitable.

Fermeture à Lullin

L'approche sera plus modulable et durera deux ans. Un tronc commun de deux jours par semaine est accompagné par des options au semestre, en considérant les projets de l'élève et non son niveau. L'élève pourra choisir entre stages, découverte de métiers et préparation à l'école de culture générale (ECG), à l'école de commerce ou à l'apprentissage dans les centres de formation professionnelle.

Dès octobre dernier, des centaines d'entretiens ont été menés auprès des jeunes pour anticiper le dispositif. Un nouveau service de la formation préqualifiante sera établi dès la rentrée 2026.

Autre innovation dévoilée, des classes préparatoires seront rattachées directement aux centres de formation professionnelle. Et conséquence, l'établissement Lullin fermera ses portes. Des parcours intermédiaires dans d'autres sites poursuivront cet accompagnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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