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Suisse Romande

La loi sur le climat sous toit en Valais - référendum annoncé

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La loi sur le climat a été acceptée jeudi en deuxième lecture au Grand Conseil valaisan après plusieurs heures de débats. (Archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a accepté jeudi en deuxième lecture la loi sur le climat. Le Centre du Haut-Valais a campé sur sa position et rejeté le texte, à l'instar de l'UDC dont la section germanophone a annoncé lancer un référendum.

Les députés ont examiné un peu plus de quatre-vingts amendements. Ces propositions, en grande majorité portées par l'UDC, ont pratiquement toutes été refusées par le plénum. Au final, le texte de loi a été entériné par 93 voix contre 30.

La gauche et la majorité du camp bourgeois ont dit leur satisfaction, soulignant les "objectifs ambitieux" de la nouvelle loi qui privilégie "les incitations" aux "obligations et interdictions". Le PLR, plus sceptique lors de la première lecture en mai 2023, a salué un texte en faveur de "l'urgence climatique", mais exempt de "mesures disproportionnées" rédhibitoires.

Comme lors de la première lecture en mai 2023, le Centre haut-valaisan et l'UDC ont refusé un texte jugé "trop étatique, pas assez libéral" et empreint d'objectifs "irréalistes". "Nous n'avons pas réussi à freiner cette folie verte, nous la stopperons dans les urnes", a déclaré Christian Gasser (UDC) en annonçant le lancement d'un référendum.

Un plan climat cantonal

La nouvelle loi-cadre permettra d'élaborer un plan climat cantonal. Celui-ci définira les principes, les stratégies, les mesures, le calendrier ainsi que les moyens financiers permettant d'atteindre les buts climatiques.

Le projet de ce plan comporte quelque 80 mesures phares. Ces dernières se déploieront dans sept domaines dont l'aménagement du territoire et mobilité, la gestion de l'eau, les bâtiments et constructions ainsi que l'industrie, énergie et tourisme.

Il y a une année, lors de la présentation du projet de loi devant la presse, Le grand argentier valaisan Roberto Schmidt avait relevé que toute une série de mesures prévues liées au climat ne disposaient pas de base légale. Cela n'est désormais plus le cas.

Zéro émission en 2040

Plus concrètement, la loi prévoit notamment que le canton atteigne le zéro émission de CO2 en 2040. Un objectif plus ambitieux que celui de la Confédération qui vise la neutralité carbone d'ici à 2050.

"Ce n'est pas sérieux que de prétendre que le Valais y arrivera, c'est une hérésie", a lancé l'UDC Grégory Logean. Le délai n'a pas agité les autres partis, ce d'autant plus que, comme l'a souligné Roberto Schmidt, le but est d'être ambitieux, de se donner les moyens d'aboutir sans toutefois d'obligation de résultats.

Un fonds climat

Pour financer les projets de grande envergure, le Grand Conseil a validé la création d'une réserve climatique avec une dotation initiale de 100 millions de francs prélevés sur la fortune de l'Etat. C'est 50 millions de francs de moins que le montant prévu dans l'avant-projet du gouvernement.

La somme a fait débat jeudi: l'UDC du Haut-Valais a proposé une "réduction massive" de la dotation l'établissant à 50 millions de francs, alors que la gauche a plaidé pour un montant de 150 millions qu'elle aurait bien porté à 200 millions si elle avait pu faire abstraction du "contexte budgétaire".

C'est finalement Le Centre et le PLR qui auront joué les arbitres: Leur proposition à 100 millions de francs, conforme à celle de la commission de deuxième lecture, a remporté la mise.

"Un signal clair"

Juste avant le vote, Roberto Schmidt a rappelé combien le canton est "particulièrement touché par le changement climatique", illustré ces derniers jours par d'intenses pluies qui ont provoqué des dégâts notamment à Champéry. En entérinant la loi sur le climat, le Parlement "a donné un signal clair montrant à toutes et tous que les politiques sont conscients" de la situation, a-t-il déclaré.

"Prendre des mesures pour nous adapter n'est plus une option", a poursuivi le chef du département des finances et de l’énergie. Les coûts de l'inaction "sont dix fois plus élevés. Il faut agir aujourd'hui et pas demain".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Plus de vacances et de l'IA pour les apprentis maçons vaudois

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©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les chefs d’entreprise vaudois veulent rendre la maçonnerie plus attractive. Une nécessité pour assurer la relève. La formation des apprentis va donc connaître quelques modifications.

Il s'agit d'un projet pilote qui induira un changement de paradigme dans la formation. Aucune modification ne sera faite à l’ordonnance de formation professionnelle initiale de maçon, ni à l’organisation des cours interentreprises. Le but étant de s'adapter aux besoins de la génération Z, c'est-à-dire, les jeunes entre 15 et 25 ans. Et c'est impératif au vu de la situation actuelle dans le Canton de Vaud. Jean-Luc Jaquier, Président du groupe vaudois d’entreprises de maçonnerie et de génie civil.

Revaloriser la profession doit permettre aux jeunes d'avoir du travail dans les 15 à 20 prochaines années. "5'000 logements devront être construits chaque année, et là on arrive à peine à 3'500", décrit Jean-Luc Jaquier. S'ajoute à cela la transition énergétique, la rénovation et l'assainissement énergétique des bâtiments. Et pour augmenter le nombre d'apprentis, il faut aussi élargir le bassin de personnes visées par la formation.

3 axes d'adaptation

Dès le mois d’août, la formation se verra donc adaptée sur trois points. Tout d'abord, la flexibilité. Et cela va passer par plus de semaines de vacances. Les explications de Jean-Luc Jaquier.

Cela permettra de dégager du temps pour l'auto-apprentissage. C'est là qu'entre en jeu le deuxième point, la technologie.

Enfin, la polyvalence étant un grand avantage dans le monde du travail, les apprentis auront l'occasion de suivre des formations qui vont au-delà de leur métier de base.

Tout cela a été mis en place suite à des discussions avec des jeunes.

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Économie

Projet pilote: dix semaines de vacances pour les apprentis maçons

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L'apprentissage de maçons change de paradigme dans le canton de Vaud avec dix semaines de vacances et le recours à l'intelligence artificielle pour attirer de nouveaux talents (photo prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Inquiet de l'érosion du nombre d’apprentis maçon depuis dix ans, le Groupe vaudois des entreprises de maçonnerie et de génie civil lance un projet pilote. Pour répondre aux aspirations de la génération Z, il propose dix semaines de vacances et le recours à l'intelligence artificielle dès la rentrée 2024.

Ces dix dernières années, les maçons vaudois ont vu chuter de 40% le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage. De plus, près de la moitié des apprentis ne termine pas leur première année de formation. Dans ce contexte, le nombre de CFC délivrés aux nouveaux employés qualifiés est très nettement insuffisant pour assurer la relève professionnelle, souligne mercredi dans un communiqué le groupe vaudois des entreprises de maçonnerie et génie civil.

Favoriser la transition

Pour réduire le saut entre école et monde professionnel et enfin séduire davantage la génération Z", les maçons vaudois proposent une "révolution, un véritable changement de paradigme", selon les termes du président du groupe Jean-Luc Jaquier: offrir dix semaines de vacances en première année de formation".

Il s’agit, sans toucher à l’ordonnance de formation professionnelle, de se rapprocher de modèles scolaires tel que le gymnase, perçus comme très attractifs par les jeunes. Ce temps libre supplémentaire est aussi important pour les apprentis qui effectuent une maturité professionnelle.

Le nombre de semaines de congé devient dégressif au fil de la formation. Il passe à huit en deuxième année et à six en troisième, a précisé à Keystone-ATS Jean-François Savary, directeur de l'Ecole de la construction qui collabore au projet.

Apprentissage ludique

Autre grand changement, la branche propose d'utiliser l'intelligence artificielle (IA) en complément des cours professionnels. Elle permettra aux apprentis de faire de l'autoformation sur leur smartphone et de consolider leurs bases théoriques.

Sous forme de questions ludiques et didactiques, cette acquisition des compétences leur est imposée pendant une partie de ces vacances supplémentaires. Mais les jeunes pourront s’organiser librement.

En fonction des interactions avec l’utilisateur (de 5 à 15 minutes par jour), les réseaux de neurones de l’IA sont capables de construire un modèle de l’esprit de chaque apprenti, notamment ses niveaux de connaissance, ses besoins et ses capacités cognitives. Un suivi individuel agissant en véritable mentorat, souligne le communiqué.

Enfin, un cours de pratique complémentaire qui va au-delà de l’ordonnance fédérale, répond aux attentes des entreprises (travail en hauteur, permis de nacelle, pose de canalisations, etc.).

Accueil positif

Ce printemps, les chefs d’entreprise et artisans de ce projet ont été à la rencontre des entreprises formatrices de tout le canton pour leur présenter ce changement de paradigme. L’accueil a été dans l’ensemble positif.

Le principe de réalité s’est imposé aux entrepreneurs: une nouvelle formule est nécessaire pour assurer la relève, transmettre la passion du métier et être en mesure de relever les défis qui attendent les entrepreneurs (rénovation énergétique des bâtiments et réalisation des 5000 logements par an attendus pour répondre au dynamisme du canton et sa démographie).

Ce programme est destiné à la volée 2024-2027. Actuellement, une centaine d'apprentis maçons sont en cours de formation sur trois ans. Avec ces mesures, la branche espère en attirer au moins le double, a indiqué M.Savary.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Pas de sanctions contre l'élu lausannois Mountazar Jaffar

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Le Parti socialiste vaudois a renoncé à sanctionner le conseiller communal lausannois Mountazar Jaffar pour ses "likes" controversés sur les réseaux sociaux (photo prétexte). (© KEYSTONE/DPA/MONIKA SKOLIMOWSKA)

Le comité directeur du Parti socialiste vaudois (PSV) a entendu mardi soir le conseiller communal lausannois Mountazar Jaffar à la suite de ses "likes" controversés" dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Les instances dirigeantes ont décidé que la procédure disciplinaire ouverte contre l'élu faisait office d'avertissement.

Lors du comité directeur, Mountazar Jaffar a pu donner sa version des faits et répondre à différentes questions, a déclaré le président du PSV Romain Pilloud mercredi à Keystone-ATS. "Nous retenons des regrets et des excuses et que ces 'likes' ne reflètent pas sa pensée".

M. Jaffar a déclaré "n'être ni antisémite ni favorable à la destruction d'Israël. Comme le PS, il dénonce les régimes dictatoriaux ou ne respectant pas les droits humains", a rapporté M. Pilloud. "Il s'est engagé à faire plus attention" sur les réseaux sociaux.

Au final, le comité du PSV a considéré le comportement de l'élu lausannois "comme inacceptable, mais pas intentionnel". Ainsi, la procédure disciplinaire "déjà lourde" fait office d'avertissement. L'affaire n'ira pas plus loin. Le parti renonce à blâmer, suspendre ou exclure M. Jaffar.

"Ce n'est pas un blanc-seing. Aucun dérapage ne peut être toléré ni maintenant ni plus tard", a encore ajouté Romain Pilloud. La procédure disciplinaire avait été ouverte mi-mai, à la suite des "likes" du conseiller communal à des contenus hostiles à Israël sur le réseau social X.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Nathalie Fontanet prend la présidence du gouvernement

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Nathalie Fontanet, la grande argentière du canton de Genève, présidera le Conseil d'Etat à partir de samedi et jusqu'au 31 mai 2025 (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Nathalie Fontanet, la grande argentière du canton de Genève, présidera le Conseil d'Etat à partir de samedi et jusqu'au 31 mai 2025. Le socialiste Thierry Apothéloz assurera la vice-présidence du collège durant cette année.

Le changement de présidence a eu lieu à Berne, où le Conseil d'Etat s'est rendu mardi et mercredi dans le cadre de la session d'été du Parlement fédéral, a fait savoir l'exécutif mercredi à l'issue de sa séance hebdomadaire qui s'est exceptionnellement tenue à la Maison des cantons de la capitale. Le président sortant Antonio Hodgers a remis la clé symbolique de la république à sa collègue PLR.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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