Suisse Romande
Le Léman Express désormais sur les rails mais freiné par la grève
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Le Léman Express est désormais opérationnel pour les usagers. Ce "moment historique" dimanche, attendu depuis plus de 100 ans, a été un peu gâché par la grève en France, limitant les trains entre les deux pays à un quart. Les perturbations vont se poursuivre lundi.
"Tous les trains étaient remplis à plus de 80%. Nous avons eu une grosse affluence", a indiqué dimanche en début de soirée à Keystone-ATS un porte-parole des CFF. A 05h03, plusieurs dizaines de personnes, surtout des officiels et des journalistes, étaient parties de Coppet (VD) dans le premier de ces véhicules.
Avant de retrouver à Cornavin celles du premier train venu d'Annemasse, premier à "gommer l'effet frontière" entre les deux pays, dans lequel avait pris place le conseiller d'Etat Serge Dal Busco. "C'est un moment historique", ont expliqué aussi bien des usagers que le patron des CFF Andreas Meyer. Un homme était accompagné de son fils de deux ans qui restera comme le plus jeune passager du tout premier train.
Pour autant, symboliquement, le lien facilité pour les transports entre les deux pays aura été un peu égratigné dès ce premier véhicule du plus grand réseau régional ferroviaire transfrontalier d'Europe. Annoncé jusqu'à Annemasse, celui-ci sera contraint de s'arrêter à la dernière gare suisse. Malgré tout, le premier mécanicien qui a conduit le train faisait alors part de sa "fierté".
Soutien de Pagani
La grève nationale en France, à laquelle s'ajoute un mouvement social local des cheminots, n'aura permis que de garantir une liaison sur trois entre Genève et Annemasse, en ajoutant l'effet sur deux RegioExpress par heure. Pas de quoi entamer la satisfaction de responsables politiques comme Rémy Pagani.
Le conseiller administratif de Genève soutient les revendications des employés côté français qui demandent une adaptation de leurs conditions aux coûts élevés par rapport au reste de leur pays. Et il souhaite déjà une extension du réseau.
Dimanche en début de soirée, Lémanis, la société qui exploite le réseau, annonçait le même dispositif réduit pour la journée de lundi où le Léman Express sera pour la première fois utilisé largement par les frontaliers. Dans le détail, tous les trains circulent normalement jusqu'à la dernière gare suisse.
En revanche, seule une liaison toutes les demi-heures rejoint Annemasse entre 06h00 et 22h00. En déors de cette période, des bus de remplacement sont prévus pour garantir les trajets. Autre effet, les trains RegioExpress, prévus deux fois par heure et par sens pour une halte seulement dans les gares principales du réseau, s'arrêteront à Cornavin.
Dizaines de milliers d'utilisateurs
Malgré tout, enthousiasme et soulagement étaient largement partagés. Arrivé début janvier, le directeur général de Lémanis Mario Werren admettait que la grève altérait un peu cette situation tout en ajoutant que le Léman Express ne serait pas toujours confronté à une telle période de perturbations.
Le Léman Express va rassembler chaque jour des dizaines de milliers d'utilisateurs dans près de 250 trains. Six trajets par heure et par sens sont prévus en semaine pour le segment du CEVA (Cornavin/Eaux-Vives/Annemasse). Sur cette partie, la durée du trajet doit être divisée de plus de moitié, insiste Lémanis. En revanche, samedi, la nouvelle ligne du tram 17 entre Genève et Annemasse a elle été lancée samedi sans perturbation.
Tout au long du week-end, les Genevois ou les Français seront venus à la rencontre de la nouvelle infrastructure du Léman Express, assistant à de nombreux concerts et animations ou à l'inauguration de certaines gares. Au total, environ 20'000 personnes se sont rendues sur ces différents sites le long de la ligne, selon Lémanis.
Le Léman Express avait été officiellement inauguré jeudi par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Constitué de 230 km et de 45 gares au total, le projet a pu être établi grâce à une nouvelle ligne ferroviaire entre elles. Le segment du CEVA a demandé huit ans de travaux, avec un coût proche des deux milliards de francs.
Suisse Romande
La commune de Vétroz (VS) subit une cyberattaque
Depuis dimanche, la commune de Vétroz est confrontée à une cyberattaque. La Municipalité, par son prestataire informatique en charge des services numériques, fait face à un incident de sécurité informatique majeur.
"Actuellement, la situation informatique est toujours bloquée dans tous les services communaux", précisent les autorités, lorsque l'on tente d'atteindre le site Internet de la commune de Vétroz. "L'origine de l'attaque malveillante a été identifiée. Le prestataire concerné ½uvre à terminer la phase de sécurisation du système. Selon l'évolution de cette phase, il commencera ensuite à rétablir certaines fonctionnalités."
Interrogé par Keystone-ATS, le président de la commune, Pierre-Michel Venetz confirme l'information du Nouvelliste et l’ampleur de la paralysie. "L’administration ne tourne plus", avoue-t-il.
"Les bases de données ou autres logiciels essentiels à la vie de bureau sont actuellement inaccessibles. Au vu de la situation, les trois quarts du personnel administratif ne peuvent, actuellement, plus travailler. Pour l'instant, on ne connait pas l'ampleur de l'attaque."
Le cas de Vétroz n'est pas le premier du genre recensé en Valais. En janvier 2025, le site Internet de la Ville de Sierre avait notamment été victime indirecte d’une cyberattaque menée par des hackers pro-russes opposés à la tenue du Forum économique mondial à Davos.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
L'Hôpital du Valais tient son nouveau directeur
L'Hôpital du Valais a nommé mercredi son nouveau directeur: le docteur Hugo Burgener succédera au professeur Eric Bonvin dès le 1er janvier 2027. L'homme est actuellement à la tête du Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO).
"Lors du processus de sélection entamé au début de l’année, Dr Hugo Burgener s’est imposé par la richesse de son parcours, la solidité de son expertise et une vision claire, en parfaite adéquation avec les enjeux stratégiques actuels et futurs de l’institution", relève le Conseil d'Administration de l'institution hospitalière dans un communiqué mercredi.
Validée par le Conseil d'Etat, sa nomination intervient après que le professeur Eric Bonvin a fait valoir son droit à la retraite, après quatorze années passées à la tête de l'Hôpital du Valais.
Hugo Burgener a rejoint l'Etat du Valais en 1999, en tant qu'adjoint au chef du Service de la santé et chef de la section de la planification sanitaire. Il a ensuite occupé le poste de directeur de l’Oberwalliser Kreisspital Brig dès 2002.
L'homme, aujourd'hui âgé de 54 ans, a pris les rênes du Centre Hospitalier du Haut-Valais (SZO) en 2004, après la fusion des deux hôpitaux de Brigue et de Viège. Il aura assumé cette fonction un peu plus de 22 ans.
En parallèle, il a poursuivi son parcours académique. Marié et père de trois enfants, Hugo Burgener réside à Naters (VS).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire
L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.
Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.
Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.
Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Droits humains: un nouvel acteur à Genève pour redonner un souffle
Certains Etats ne se retrouvent plus dans le fonctionnement actuel des mécanismes onusiens des droits humains. Un nouveau centre, le Geneva Human Rights Hub (GHRH), vient d'être lancé pour aider à redonner un souffle à ceux-ci, là où l'ONU ne peut avancer sans mandat.
Financée pour moitié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour des projets, cette entité de quatre collaborateurs a démarré ses activités début janvier. Une arrivée à contre-courant, alors que l'ONU fait face à une crise de liquidités, y compris sur les droits humains.
Au centre des préoccupations du nouveau centre figure la myriade de comités et mécanismes techniques qui évaluent ces droits dans le monde depuis Genève. Or, la durée entre des rapports présentés par les Etats et leur audition ne cesse d'augmenter, parfois huit ans. Et les différents mandats onusiens oeuvrent séparément plutôt qu'en synergies.
"Les Etats ne sont plus aussi prêts à financer ce système", explique mercredi à Keystone-ATS le directeur du GHRH, Felix Kirchmeier. "Même les plus bienveillants", selon lui.
Comme ces organes ne peuvent changer "immédiatement" la donne dans un pays, mais ont un rôle préventif, "leur utilité est de plus en plus remise en question". Pourtant, même les Etats-Unis, qui boycottent le Conseil des droits de l'homme, s'engagent encore auprès de certains de ces comités plus techniques.
"Facilitateur"
Des discussions sur les réformes ont lieu depuis des années mais l'ONU est bloquée tant qu'elle n'a pas de mandat. "Nous oeuvrons comme un atelier pour explorer de nouveaux modes opératoires, de nouveaux instruments", selon M. Kirchmeier.
Le Hub veut en particulier renforcer le suivi des recommandations faites aux Etats. Notamment en regroupant et en décentralisant des réunions dans les différentes régions.
Et le GHRH veut montrer les bonnes pratiques de plusieurs pays en développement qui ont numérisé ces préconisations, pour inspirer d'autres Etats. En facilitateur, il souhaite aussi aider, grâce à des partenariats avec des scientifiques et des ingénieurs, à accéder plus facilement aux plateformes qui rassemblent les recommandations.
Intérêt local en Suisse également
Il veut aussi améliorer la connexion entre les différents acteurs sur les droits humains. En juin, il réunira avec la Suisse des Etats, des présidents de comités onusiens et la société civile au Rigi (LU).
De nombreuses collectivités locales et régionales, souvent en première ligne pour appliquer les recommandations, demandent à être associées ou à pouvoir influencer les auditions de leur pays, fait remarquer le directeur du GHRH. Notamment aux Etats-Unis, depuis que l'administration de Donald Trump a décidé en novembre dernier de boycotter son examen par les autres pays en termes de droits humains.
En Suisse aussi, "il y a un potentiel", ajoute M. Kirchmeier. Des villes comme Genève annoncent leurs avancées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Et certains cantons sont plus avant-gardistes que le Conseil fédéral sur quelques composantes des droits humains.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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