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Vaud

Derrière la scène du Montreux Jazz Festival

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Les techniciens ont oeuvré depuis le début de l'après-midi pour préparer la scène du Montreux Jazz Lab, où le Canadien Mac Demarco s'est produit en soirée. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Organiser 55 concerts en seize jours: c'est le défi de Thomas Cabado et de ses équipes au Montreux Jazz Lab, salle de 2000 places. Le ballet semble bien rodé, même s'il y a des imprévus tous les jours. Visite avant les concerts de Jacob Collier et Mac Demarco.

Vêtus de noir, pour se fondre dans le décor, Laetitia et James s'activent sur la scène du Montreux Jazz Lab. Les instruments et les amplis de Mac Demarco sont en place, marqués au sol en bleu. L'artiste va débarquer d'un moment à l'autre pour le sound check.

La batterie et les percussions fournies par le Montreux Jazz pour Jacob Collier attendent à côté de la scène, sur un "riser", un praticable à roulettes, qui permettra de déplacer rapidement le matériel le moment venu. C'est le milieu de l'après-midi, le camion avec les instruments personnels du jeune musicien anglais arrive.

Laetitia enfile ses gants rouges et va décharger les "flight case", les malles et les étuis des musiciens. Elle fait partie des sept "stagehand", machinistes de plateau, dévolus à la salle. Anglais, français, les deux langues se mêlent constamment en coulisses.

Travail en amont

Thomas Cabado, "production manager", dirige ce petit monde de professionnels. Pour préparer la scène, ils sont une quinzaine en tout: sept machinistes, trois éclairagistes et cinq pour le son. Il a l'oeil à tout. "Il manque une valise", demande-t-il. Ses équipes vont regarder. Affaire à suivre. Pas de panique.

Un gros travail de préparation se fait en amont, dès la mi-avril: "Une fois que la programmation est faite, je prends contact avec l'équipe de l'artiste et définis ce dont ils ont besoin", explique le big boss de la salle, qui établit ensuite des plannings minutieux.

L'homme est expérimenté. Il oeuvre pour le festival depuis 2001 et a côtoyé Claude Nobs. Lorsqu'il n'est pas à Montreux, il fait à peu près le même travail à Genève, comme directeur technique à l'Arena.

Petites et grosses productions

Au Montreux Jazz Festival, certains musiciens débarquent avec peu de matériel, d'autres avec un semi-remorque. "On n'arrive parfois pas à tout mettre. Il y a une adaptation à faire", explique-t-il. Ses collaborateurs doivent collaborer avec l'artiste et son équipe.

"Cela se passe généralement bien. On les accueille de la meilleure des façons. La cohésion se fait rapidement. Il y a rarement de bataille rangée", dit-il.

Une patte Montreux

La scène du Lab se charge peu à peu de matériel. Au sol, il y a de la moquette noire, c'est "classe", relève un technicien. De l'avis général, il existe une "patte" Montreux. "Claude Nobs adorait les musiciens, et c'est resté", ajoute Thomas Cabado.

Un éclairagiste est perché sur une échelle. "Les artistes veulent parfois du bleu, du rouge ou des atmosphères précises. D'autres nous disent: faites comme vous le sentez", confie Laurent, le "Monsieur lumière" à la barbe blanche, depuis 27 ans au festival.

Des anecdotes, il en connaît: comme ce jeune musicien américain "arrivé dans un état pas possible" et qui a vomi sur le public au tout début de son show. Ou comme ce DJ qui avait oublié son ordinateur dans l'avion et n'avait pas de back-up, renchérit M. Cabado. "Je hais les artistes quand ils font ces bêtises." Grâce aux contacts du festival à l'aéroport, l'ordinateur a pu être récupéré in extremis.

(KEYSTONE-ATS)

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Économie

Faire tomber les palissades pour se réapproprier l’espace

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Les palissades sur la place de la Gare CFF à Lausanne laisseront la place à des aménagements provisoires et à des animations en attendant la reprise du chantier. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au vu du retard des travaux, la Ville de Lausanne a obtenu le démantèlement des palissades du chantier de la gare. Des aménagements et des animations saisonnières sont prévues sur la place, dont une patinoire et des jeux. L'inauguration aura lieu le 23 décembre.

Le 11 octobre dernier, l’Office fédéral des transports (OFT) et les CFF annonçaient le report des travaux principaux de l'agrandissement de la gare de Lausanne. Compte tenu des impacts de ce retard sur la qualité de vie des riverains, commerçants et usagers, "la Municipalité tente de faire du problème une opportunité: celle de faire tomber les palissades et de se réapproprier l'espace", a déclaré la municipale lausannoise Natacha Litzistorf mardi devant la presse.

La Ville a ainsi obtenu de l’OFT et des CFF le démantèlement des panneaux de chantier installés sur la place de la Gare. Mardi, des ouvriers CFF s'affairaient pour les démonter. Celles situées sous-gare suivront.

Du provisoire et du végétal

Une équipe de la Ville et des CFF a travaillé d'arrache-pied sur un projet d'aménagements provisoires baptisé "Entracte". "Nous nous sommes engagés à utiliser des aménagements simples et faciles à enlever", a relevé Mme Litzistorf.

Préfigurant les aménagements futurs de la place, la circulation restera ainsi concentrée au nord. La partie sud, proche du bâtiment voyageur, sera dédiée à deux zones piétonnes représentant 75% de l'espace total. Elles seront recouvertes de deux pergolas et bordées par des terrasses. La Ville souhaite végétaliser les lieux avec une centaine d'arbres en pots, qui pourront être réutilisés. Ils réduiront l’effet d’îlot de chaleur en été.

Circulation améliorée

La municipale a également annoncé des améliorations en matière de circulation et de stationnement. Les efforts portent principalement sur les zones de dépose-minutes qui seront plus proches de la gare, tant en dessus qu'au-dessous. Les places handicapées seront mieux marquées.

Autre point qui n'était pas optimal, les taxis: ils seront regroupés près de l'entrée du métro. Enfin à chaque extrémité de la place, des parkings vélos seront installés.

Carrousel d'animations

Au niveau des animations, Entracte proposera une programmation saisonnière riche et variée, jusqu'au redémarrage du chantier qui n'est pas prévu avant moins un an, a rappelé l'élue. Cet hiver, la Ville va installer une grande patinoire synthétique qui pourra accueillir de 80 à 100 personnes, ainsi qu'une place de jeu mobile. Un carrousel suivra en janvier.

D'autres événements se déploieront dès 2023. L’Entracte estival proposera concerts et spectacles. Une partie du festival BDFIL pourrait s'y installer. La Fête de la nature en ville devrait elle se dérouler dans le quartier sous-gare, a détaillé la municipale.

Appel à projets

Et de préciser que tout n’est pas défini à ce jour. "Nous avons la volonté d'ouvrir ces espaces généreux. La Ville lance un appel aux commerçants, aux acteurs du sport, de l’art et de la culture intéressés à proposer des animations. Une condition: ne pas concurrencer les commerces de la place.

Non prévus initialement, ces aménagements transitoires sont estimés à environ 300'000 francs. Les CFF prennent en charge la dépose et la pose des barricades. Pour le reste, la Ville n'est pas d'accord de payer. "Nous sommes en discussion", confie Natacha Litzistorf.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les députés ne veulent pas abroger l'interdiction de la mendicité

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La mendicité a de nouveau agité les esprits des députés du Grand Conseil vaudois mardi (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois ne veut pas abroger la loi interdisant la mendicité dans le canton. Les députés ont classé mardi une motion dans ce sens, même transformée en postulat. Vaud se dirige plutôt vers une adaptation de sa loi en accord avec la Cour européenne.

Les députés devaient traiter deux motions, finalement transformées en postulats: l'une déposée par le Vert Raphaël Mahaim et l'autre par la PLR Florence Bettschart-Narbel. Le premier texte demandait l'abrogation pure et simple de la loi vaudoise interdisant la mendicité et le deuxième une adaptation de la loi pénale à la suite d'un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Le premier a été rejeté et donc classé par 76 voix contre 56 et 3 abstentions, dans un duel droite-gauche classique. Le Parlement a en revanche accepté de renvoyer au Conseil d'Etat le deuxième texte, par 72 voix contre 61 et 2 abstentions.

Nouvelle loi adaptée en vue

Le postulat de Mme Bettschart-Narbel vise seulement l'interdiction de la mendicité active, soit celle qui consiste à aller vers le passant ou à l'interpeller de manière agressive. Celui qui mendie activement doit être puni d’une amende de 50 à 100 francs.

Le texte précise aussi que la mendicité, qu'elle soit active ou passive, doit être interdite dans les zones piétonnes, aux abords des banques, des distributeurs d'argent, des postes, des gares et des écoles.

Le conseiller d'Etat en charge de la sécurité Vassilis Venizelos a dit que ce postulat sera pris en considération dans l'élaboration d'un projet de nouvelle loi sur la mendicité, mis en consultation jusqu'à octobre dernier. Son département va faire "une proposition nuancée et respectant l'arrêt de la CEDH", a-t-il dit.

Présenté en juin dernier par le gouvernement, le projet interdirait la mendicité intrusive ou agressive ainsi que celle pratiquée dans certains lieux, comme les files d'attente ou les transports publics.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Manque de personnel et inflation: l'économie vaudoise va ralentir

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L'économie vaudoise souffre d'un manque de personnel qualifié, notamment pour poser des panneaux solaires (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

2022 a été une bonne année pour l’économie vaudoise. C’est la Commission Conjoncture vaudoise qui l’a dit ce mardi. Pour autant, les perspectives pour 2023 sont plutôt maussades.

L’économie vaudoise tient bon. Dynamisme et résilience ont été au rendez-vous en 2022, malgré un contexte international incertain. C’est ce que montrent les derniers indicateurs publiés ce mardi par la Commission Conjoncture vaudoise. Guerre en Ukraine et inflation n’ont donc pas encore eu d’impact dramatique sur la marche des affaires. L’activité est notamment soutenue dans les domaines de la construction, de l’industrie ou encore de l’hôtellerie-restauration. Voilà pour la situation actuelle. Pour ce qui est des perspectives : les entreprises se veulent moins optimistes. La plupart des branches s’attendent à un tassement en 2023, notamment au regard de l’inflation. Précisions de Rossella Mastroianni, responsable de service à Vaud Promotion.

Florence WargnierResponsable de service à Vaud Promotion

Pénurie de main d'oeuvre généralisée

A titre d’exemple : le secteur de la construction s’inquiète des difficultés d’approvisionnement et de la hausse des prix des matières premières. Autre point noir : le manque de main d’œuvre. Le secteur peine notamment à recruter pour la pose de panneaux solaires et pour ce qui touche à la transition énergétique. Un domaine qui manque de formation… On écoute à ce propos Nicolas Tripet, responsable communication à la Fédération vaudoise des entrepreneurs.

Nicolas TripetResponsable communication à la Fédération vaudoise des entrepreuneurs

Et cette pénurie de main d’œuvre ne touche pas que la construction. Elle concerne quasiment tous les secteurs d’activité. Pourtant, la commission conjoncture vaudoise annonce une croissance démographique en hausse et un taux de chômage exceptionnellement bas. Claudio Bologna chef de projet à Statistique Vaud.

Claudio BolognaChef de projet à Statistique Vaud

Une économie vaudoise solide

Si les perspectives sont maussades, Jean-Pascal Baechler, responsable de l'observatoire BCV de l'économie vaudoise ne se veut pas alarmiste.

Jean-Pascal BaechlerResponsable de l'observatoire BCV de l'économie vaudoise

Notons que le PIB vaudois devrait poursuivre sa croissance en 2023, même si elle devrait être plus modérée. De +2,5% pour 2022, les dernières estimations prédisent un PIB à +1,4% pour l'an prochain.

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Économie

A Morges et Vevey, les bâtiments pourraient sauver 4000 t de CO2

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Les audits énergétiques réalisés par Romande Energie à Vevey (en photo) et Morges ont mis en lumière un potentiel de décarbonisation des bâtiments de 4000 tonnes de CO2 par an (archive). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Quelque 4000 tonnes de CO2 par an pourraient être économisées à Morges et Vevey avec l'assainissement énergétique des bâtiments, soit l'équivalent d'une forêt de 160'000 arbres, selon des audits réalisés par Romande Energie. L'entreprise arrive au terme de la phase-pilote du projet Commune Rénove dans ces deux villes vaudoises.

Initié en 2021 à Morges et à Vevey, ce programme visant à augmenter le taux de rénovation du parc immobilier a permis de traiter 52 projets d'assainissement pour des bâtiments, a communiqué mardi Romande Energie. Il a aussi mis en lumière le potentiel de décarbonisation des constructions existantes. Plus de 3000 bâtiments ont été analysés au total et 350 bâtiments prioritaires pour un assainissement ont été identifiés.

"Avec un taux de rénovation du parc bâti qui stagne à 1%, la crise climatique qui se profile et l'urgence à atteindre les objectifs de la Stratégie énergétique 2050, Commune Rénove s'est fixé l'ambition d'agir sur le levier du bâti, qui représente un énorme potentiel d'économies d'énergie", souligne Romande Energie. Le projet est soutenu par l'Office fédéral de l'énergie et la Direction de l'énergie de l'Etat de Vaud. Il sera déployé dans d'autres villes du canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le Centre médical d'Epalinges ne prend plus en charge les enfants

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Le Centre médical d'Epalinges ne prend plus en charge les enfants jusqu'à douze ans. Ils seront accueillis à Vidy-Med au sud de Lausanne (photo prétexte). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

A partir du jeudi 1er décembre, le Centre médical d'Epalinges (VD) ne prendra plus en charge les enfants jusqu'à 12 ans. Leur accueil se fera exclusivement au sein du Centre de pédiatrie Vidy-Med au sud de la ville de Lausanne.

Le Centre d'urgences pédiatriques Vidy-Med est aujourd'hui le seul à offrir un service de premier recours tous les jours de 9h00 à 21h00 hors hôpital dans la région lausannoise, relève le groupe Vidy-Med mardi. Et de préciser que ce pôle pédiatrique multidisciplinaire permet de bénéficier d'une prise en charge en pédiatrie générale ou spécialisée.

De nombreux spécialistes sont en effet installés sur place en cabinet: gastroentérologie, endocrinologie et métabolisme, nutrition, infectiologie, chirurgie et traumatologie, cardiologie, neuropédiatrie, pédopsychiatrie et pneumologie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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