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Lausanne passe complètement à côté de son match

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Comme si la soirée n'était pas déjà assez compliquée, c'est l'ancien Lausannois Jiri Sekac qui a inscrit le 4e but luganais. ©KEYSTONE/Laurent Gillieron

Le Lausanne HC recevait Lugano samedi à la Vaudoise Aréna. Une soirée qui a tourné au vinaigre puisque malgré l'ouverture du score, les Lions se sont inclinés 2-4.

C'est avec le sourire que les 8’723 spectateurs de la Vaudoise Aréna ont accueilli le LHC sur la glace. Rien d'étonnant. Juste avant de lancer le lightshow, un clip vidéo annonçant la prolongation du contrat de Damien Riat a été diffusé sur le Vidéotron. L’attaquant restera donc un Lion cinq saisons de plus, soit jusqu'à 2030. Une annonce accueillie par un tonnerre d'applaudissements.

Un choix logique pour Damien Riat.

Damien RiatAttquant du LHC

Le numéro 9 du LHC vient également d’être papa, un point qui a également pesé dans la balance.

Joie de courte durée

Le match n’a malheureusement pas tourné en faveur de l’attaquant. Ça avait pourtant bien commencé. Comme le soir précédent à Ajoie, les Lausannois n'ont pas perdu de temps. Athi Oksanen s'est chargé d'ouvrir le score après 1 minute et 47 secondes. Le Finlandais s'est avancé tout seul face à trois tessinois dont il s'est défait pour aller marquer (2e, assist: Fabian Heldner).

Les minutes suivantes, le LHC a montré le même visage que depuis la reprise. Les Lions se sont notamment offerts deux grosses occasions grâce à Aurélien Marti-Tim Bozon et Lauri Pajuniemi. Mais ils ont aussi enchaîné deux pénalités et les Luganais en ont profité.

En boxplay, les hommes de Geoff Ward avaient pourtant bien tenu. C'est juste après que Lugano est venu égaliser. Matthew Verboon a récupéré le puck derrière la cage, s'est avancé vers le poteau et s'est retrouvé face à la jambière de Kevin Pasche. L’attaquant tessinois a poussé jusqu'à ce que le puck passe au-dessus et entre dans le but (16e, assist: Marco Müller).

Dans la foulée, Damien Riat a manqué la plus grande opportunité de reprendre l'avantage. Parti en échappée, il a malheureusement été pris de vitesse par le puck et n'a pas pu se présenter dans les meilleures conditions pour son duel avec le gardien Joren van Pottelberghe.

Le calme avant la tempête

Le momentum est resté côté tessinois dans le deuxième tiers. “On n’a jamais vraiment réussi à le reprendre”, ajoute Jason Fuchs avant de lâcher que “on était jamais vraiment dedans à part les deux premières minutes.” Les hommes de Luca Gianinazzi sont en effet revenus très fort en mettant beaucoup de pression sur Kevin Pasche. Leurs shoots, bien que dangereux, sont néanmoins soit passés à côté, soit ils ont été déviés par le portier lausannois. Et puis il y a eu plusieurs minutes où Lausanne s'est battu pour récupérer le puck. En a résulté une sorte de ping pong, avec le puck qui passait de canne lausannoise en canne tessinoise. Problème: tout ça se déroulait au centre de la glace ou dans la zone offensive luganaise. Ainsi, avant que les Lausannois ne se retrouvent en powerplay à la 31e, ils n’avaient pas comptabilisé un seul tir cadré. Le premier tombera à la toute fin de ces deux minutes en supériorité numérique… sans succès.

Et c'est dans la dernière période que tout a dégringolé. Tout d'abord avec ce tir de David Aebischer à la ligne bleue que Daniel Carr a dévié dans le but (44e). Puis 45 secondes plus tard, Jason Fuchs a voulu passer en retrait à Tim Bozon, sauf que Michael Joly à intercepter le puck et qui est allé tromper Kevin Pasche qui n’a rien pu faire (45e).

L’ex-Lion Jiri Sekac est encore venu retourner le couteau dans la plaie à la 57e. Un tir tout droit venu de la ligne bleue qui a surpris son ancien coéquipier devant le but.

Antti Suomela a finalement un peu sauvé l’honneur des Lausannois en inscrivant le deuxième but lausannois à la 60e (assist: Ahti Oksanen).

Un match à oublier

Après trois victoires consécutives en Champions Hockey League et deux en championnat, il y a forcément de la déception côté lausannois. Mais Jason Fuchs sait que cette défaite ne sort pas de nulle part.

Jason FuchsAttquant du LHC

Comment expliquer cette contre-performance?

Jason FuchsAttquant du LHC

Du côté de Geoff Ward sa première réaction, quand on lui demande ce qu’il a manqué aux Lausannois, il prend une grande inspiration avant de demander: “Oh wow, par où voulez-vous que je commence? La meilleure partie du match, c’était probablement la cérémonie d’avant-match (ndlr: Chris Wolf a adressé quelques mots à Patrick de Preux qui a quitté sa fonction de directeur du club).” Les mots sont durs, mais l’entraîneur finit par rigoler. Plus tard dans la discussion, il reviendra d’ailleurs sur ses mots lorsque la prolongation de contrat de Damien Riat est évoquée: “C’est ça le meilleur moment de la soirée, oubliez la cérémonie d’avant-match et parlons de la signature”, s’est-il encore amusé.

Plus sérieusement, il voit ce qui n’a pas fonctionné: le contrôle du puck, les passes qui n’étaient pas bonnes ou inexistantes, les tirs cadrés, etc. Cependant, il ne s’alarme pas. Sur 52 matchs, “ça arrive 3 ou 4 fois où ça ne va simplement pas dans ton sens”. Le coach avoue également qu’avec les matchs de CHL dans les jambes, ses joueurs avaient un certain niveau de fatigue, “même si ce n’est pas une excuse”.

Avec ces explications, on se demande alors si la défaite de ce samedi est dûe à un Lugano plus fort que les Lausannois, ou à des Lausannois vraiment en dessous. Jason Fuchs ne tranche pas.

Jason FuchsAttquant du LHC

Le Lausanne HC retrouvera la glace mardi à Kloten. Que faudra-t-il améliorer d’ici là?

Jason FuchsAttquant du LHC
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Genève

Roger Rönnberg face aux insuffisances de Gottéron

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"La solution est en nous". assure le coach de Gottéron Roger Rönnberg (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Alors que les Fribourgeois avaient pris l’avantage lors du premier match face à Genève, ils ont pris l’eau pendant deux tiers aux Vernets lundi.

Peu après la défaite 7-3, Roger Rönnberg a dû s’expliquer sur les carences des Dragons et les efforts à fournir pour passer l'épaule dans cette série.

La soirée des Dragons a fort mal commencé, avec deux pénalités pour surnombre concédées lors des six premières minutes. "Sur la première, nous avons manqué de chance, car l’entrant a pris le contrôle de la rondelle avant que le sortant n’ait eu le temps de sortir. Mais sur la seconde, moi et le staff avons notre part de responsabilité. En concédant cette ouverture du score, nous avons laissé le momentum à Genève-Servette", s’est désolé le coach de 54 ans.

Au terme du deuxième tiers, Fribourg était mené 4-0. Dans le vestiaire, le message de Rönnberg a résonné dans toutes les têtes. "Je leur ai demandé de montrer qui nous étions, d'afficher notre identité. Cette équipe n’abandonne jamais, il était important de rappeler qu’ouvrir la marque pouvait tout changer". S’en est suivie une belle réaction en dernière période, qui a permis aux Dragons de revenir à 4-3 à la 52e. Mais il était trop tard. Matthew Verboon a inscrit le 5-3 quatre minutes plus tard, scellant ainsi la défaite du deuxième de la saison régulière lundi aux Vernets.

"Retrouver la confiance" à 5 contre 4

A la faveur de ce retour en grâce, le bilan à tirer de cette rencontre n'est pas complètement négatif. Cependant, même si les Dragons sont parvenus à mettre fin à leur disette en supériorité numérique grâce à Christoph Bertschy après huit matches et deux tiers sans marquer dans cette situation, le problème n’a pas disparu pour autant.

Lors de cet acte II, les hommes de Rönnberg n’auront profité que d’une pénalité genevoise sur cinq, ce qui n’a pas empêché le technicien suédois de se réjouir: "Sans but en +powerplay+, il est difficile de gagner ces rencontres. Cette fois, nous y sommes parvenus, et je pense que nous avons su élever notre niveau de performance."

Mais le coach suédois a concédé qu’il faudra confirmer ce renouveau: "L’équipe n’a pas confiance à 5 contre 4. Sans cette confiance, nous n’essayons plus de tirer. A l’inverse, Genève est parvenu à marquer sur sa première tentative à la 3e minute. Nous devons retrouver cette volonté de nous montrer décisifs dans cette situation", a-t-il asséné.

"Transmettre le bon état d’esprit"

Au vu de la piètre entame de rencontre des Fribourgeois, difficile de ne pas y voir un certain excès de confiance après la victoire à domicile samedi. "J’ai été engagé dans tellement de séries de play-off où la joie prend le dessus lorsque l’équipe gagne une rencontre. C’était pareil lorsque nous avions perdu le match 5 à la maison face à Rapperswil-Jona 2-1 en quarts de finale, a confirmé celui qui a repris les rênes de Gottéron en début de saison. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour préparer mes joueurs avant cette rencontre, mais ce n’était pas suffisant. J’aurais dû trouver une meilleure manière de leur transmettre le bon état d’esprit."

Rönnberg souhaite aussi pouvoir compter sur ses piliers pour relancer son groupe dans des moments difficiles. "Un bon leadership peut faire pencher la balance en notre faveur, quel que soit le score au tableau d’affichage. Pour le moment, nous ne sommes pas suffisamment constants. Le scénario du dernier tiers nous a montré que nous avions cela en nous. Genève ne nous pose pas de problèmes insurmontables, la solution est en nous", a-t-il souligné.

A 1-1 dans la série, Genevois et Fribourgeois se retrouveront dès mercredi pour l’acte III à Saint-Léonard. "Si nous parvenons à jouer de la même manière que lors du dernier tiers sur l’ensemble du match, je reste assez optimiste", a glissé celui qui a déjà remporté deux titres lorsqu’il était derrière la bande de Frölunda Göteborg. Eliminés lors du septième match face à Lausanne l’an dernier au même stade de la compétition après avoir mené 3-1 dans la série, les joueurs de Gottéron savent mieux que personne l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir pour ouvrir les portes de la finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Les Devils virent leur manager général

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Tom Fitzgerald n'est plus le manager des Devils (© KEYSTONE/AP/Bill Kostroun)

Les Devils ont viré leur manager général Tom Fitzgerald, a annoncé l'équipe des Suisses Nico Hischier, Timo Meier et Jonas Siegenthaler lundi.

New Jersey ne possède plus qu'un infime espoir de disputer les play-off de NHL.

Tom Fitzgerald, qui occupait ce poste depuis janvier 2020, n'est pas parvenu à ramener la franchise de Newark vers les sommets espérés. New Jersey a certes établi un record de points pour la franchise en saison régulière en 2022/23 (112), mais les Devils n'ont disputé que deux fois les play-off depuis son arrivée (2023, 2025) pour une seule série remportée (en 2023).

La pression a été de plus en plus forte sur ses épaules durant un championnat 2025/26 décevant. Auteurs d'un début d'exercice remarquable (huit succès dans leurs neuf premiers matches), les Devils ont vécu un automne et un début d'hiver bien compliqué. Ils sont pour l'heure à sept points d'une place en play-off, alors qu'il ne leur reste que cinq matches à jouer en saison régulière.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

NL: Matthew Verboon a sonné le glas des espoirs fribourgeois

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Matthew Verboon a stoppé l'élan fribourgeois en fin de rencontre lundi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Aigles ont pris leur revanche en demi-finale lundi en battant Fribourg 7-3 à domicile. Les Genevois ont dû réagir face au retour des Dragons, avant que Matthew Verboon ne délivre les siens.

Alors que la messe semblait dite après deux tiers, le réveil des Fribourgeois dans la dernière période a fait douter les joueurs de Ville Peltonen. Julien Sprunger a inscrit son 412e but en carrière à la 46e, avant que Christoph Bertschy ne réalise un doublé (49e/52e).

Un temps mort décisif

Après la 3e réussite fribourgeoise, Peltonen a demandé un temps mort. "Ce qui s'est dit entre les joueurs et moi reste entre nous. Ce que je peux vous dire, c'est que cela a marché", a glissé l'impénétrable Finlandais.

Mais son protégé Matthew Verboon s'est montré plus loquace pour expliquer comment les Genevois ont mis fin au momentum de leurs adversaires. "Nous avons concédé le premier but sur une erreur de sortie de zone, et puis tout d'un coup, c'était 4-3. Pendant le temps mort, nous nous sommes dit qu'avant le match, nous aurions signé pour mener d'un but à 5 minutes de la fin. Nous sommes repartis avec ça en tête", a-t-il expliqué.

À la 56e, l'attaquant de 26 ans est parvenu à mettre les Aigles à l'abri. "Nous avons pris la décision de changer quelque chose dans la zone offensive. Sur ce but, j'ai eu le bon timing pour marquer", s'est-il réjoui.

"Ils allaient sortir le gardien"

Sa réussite a soulagé tout le banc genevois, qui craignait de céder et de partir en prolongation. "Lorsque nous avons inscrit le 5-3, nous avons pu nous détendre un peu. Nous avons encore dû défendre, mais nous savions qu'ils allaient sortir le gardien, donc nous avons joué avec plus de confiance", a soutenu le natif de l'Ontario.

Jan Rutta a en effet profité de la cage vide pour inscrire le 6-3 à la 58e, avant que Vincent Praplan ne parachève le succès genevois trente secondes avant la sirène. Les Aigles retourneront mercredi à Fribourg avec la possibilité d'arracher l'avantage de la glace aux Dragons au terme de l'acte III.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève contient Fribourg et se relance

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Reto Berra a encaissé quatre buts et n'a pas fini le match (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève a contenu le retour de Fribourg dans le dernier tiers pour s'imposer 7-3 aux Vernets lundi en demi-finale de National League. Les Aigles reviennent à 1-1 dans la série.

Après deux tiers maîtrisés de main de maître par les hommes de Ville Peltonen, l'avantage de quatre buts a failli ne pas suffire face au réveil des Dragons, revenus à 4-3 à huit minutes du terme. Mais les Aigles ont tenu bon, et ont validé leur premier succès à domicile face à Fribourg depuis septembre 2025 grâce aux réussites de Matthew Verboon (56e), Jan Rutta (58e, dans la cage vide) et enfin Vincent Praplan dans la dernière minute.

Tout comme lors de l'acte I, ce sont les Genevois qui ont frappé les premiers. Vili Saarijärvi a profité d'une pénalité fribourgeoise et un surnombre bien évitable pour ouvrir la marque à 2'22, après seulement quatre secondes à 5 contre 4.

Profitant d'un mauvais dégagement des Dragons, Giancarlo Chanton a fait glisser le puck entre les jambières de Reto Berra pour doubler la mise à la 24e. Jimmy Vesey (27e) et Tim Bozon (34e) ont pris de vitesse la défense des Dragons pour mener 4-0 et provoquer le remplacement de Berra par Loïc Galley.

Le réveil tardif des Dragons

Mais Fribourg n'avait pas dit son dernier mot. Le capitaine Julien Sprunger a sauvé l'honneur des siens en inscrivant le 4-1 à la 46e pour son 412e but (avec 412 assists). Deux minutes plus tard, Christoph Bertschy a mis fin à l'incroyable inefficacité fribourgeoise en supériorité numérique.

La troupe de Roger Rönnberg s'était jusqu'ici montrée incapable de profiter de cet avantage depuis la fin de la saison régulière, soit plus d'une heure de pénalités cumulées. Bertschy a encore marqué son 3e but dans cette série face à Genève-Servette à la 52e, sans parvenir à renverser la partie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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