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Vaud

Le Grand Conseil demande un cadre légal pour l'e-cigarette

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Les députés vaudois souhaitent que la cigarette électronique soit considérée comme les produits du tabac au plan légal (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois souhaite soumettre la cigarette électronique au même cadre légal que les produits du tabac. Il a accepté massivement mardi de transmettre un postulat en ce sens au Conseil d'Etat.

"La cigarette électronique permet de s'éloigner du tabac et c'est tant mieux. Mais elle est soumise à la loi sur les denrées alimentaires, se trouve en vente libre et échappe à tout contrôle", a regretté la Vert'libérale Graziella Schaller, auteur du texte, une motion transformée en postulat lors de son passage en commission, en raison d'une loi fédérale en préparation sur le sujet.

Etudes inquiétantes

L'e-cigarette ouvre la porte au tabagisme en étant très attrayante pour les jeunes. Selon une étude, ils ont deux à trois fois plus de risques de devenir fumeurs. Addiction suisse va dans le même sens: chez des élèves de 11 à 15 ans, la moitié des garçons et un tiers des filles avaient déjà testé une fois la cigarette électronique.

Le Conseil d'Etat souhaitait attendre en raison de la loi fédérale en consultation. Mais elle accouche avec difficulté, note la députée. Sa finalisation est attendue pour 2022 seulement. Et elle est peu contraignante au niveau de la publicité.

Le postulat demande des dispositions pour protéger les jeunes, en interdisant la cigarette électronique dans les lieux publics, la publicité pour de tels produits, ainsi que leur vente aux mineurs. Le Valais a déjà pris des mesures en ce sens, souligne Mme Schaller.

Ne pas attendre

"Le Conseil d'Etat ne doit pas attendre que ce produit fasse des ravages auprès de jeunes. Il ne doit pas être vendu au-dessous de 18 ans", a noté la socialiste Murielle Thalmann. "ll faut agir vite et fort", a déclaré Hadrien Buclin (Ensemble à gauche), rappelant la puissance du lobby des cigarettiers au Parlement fédéral.

L'UDC Jean-Luc Chollet a de son côté souligné une "contradiction majeure" entre préservation de la santé publique et "marche en avant" du cannabis. Pour la PLR Carole Dubois, la priorité est de protéger les mineurs et les non-fumeurs. Néanmoins, sleon elle, il vaut mieux attendre les résultats de la consultation fédérale.

Pas de fumée dans les lieux publics

"Pour nous, toute fumée est proscrite dans les lieux publics", a assuré Pierre-Yves Maillard. Si nécessaire, la loi sera complétée en ce sens. Le Conseil d'Etat s'engage aussi en faveur de moyens de prévention et d'action notamment dans les milieux scolaires et pour que la protection des mineurs soit garantie.

La cigarette électronique est admise en tant que substitut pour les fumeurs de cigarettes classiques; elle ne l’est pas si sa commercialisation vise la captation de nouveaux consommateurs, estime le conseiller d'Etat.

Quant à la question de la publicité pour l'e-cigarette, elle s’avère plus complexe, notamment parce que la loi fédérale empêche d'avoir des limites plus strictes, a observé le conseiller d'Etat.

 

(KEYSTONE-ATS)

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Laurent Reymond

    3 avril 2019 à 04:39

    A quand une loi pour lutter contre la bière sans alcool ?
    Farfelu ? Pas autant qu'une étude d'addiction qui ne peut affirmé si le produit addictif était contenu ou pas dans ce qui a été consommé, mais qui le déclare haut et fort !

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Lausanne

Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans

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Les distributions de nourriture durant la crise du coronavirus en 2020 (ici à Lausanne) avaient révélé l'ampleur de la précarité en Suisse (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En 2020, la pandémie de coronavirus avait révélé au grand jour l'ampleur de la précarité en Suisse. Deux ans plus tard, la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL/HES-SO) créait un observatoire dédié à cette thématique. Aujourd'hui, alors que la structure vient de fêter ses quatre ans, sa responsable, Emilie Rosenstein fait le point avec Keystone-ATS.

"Lors de la pandémie, plusieurs acteurs du social avaient dû unir leurs forces pour relever des défis ahurissants: assurer des prestations essentielles malgré les mesures de confinement, trouver des solutions pour héberger toutes les personnes sans-abri dans les villes ou encore organiser des distributions massives de nourriture", se rappelle Emilie Rosenstein.

Dans la continuité de la crise sanitaire, la HETSL avait fondé l'Observatoire des précarités en mai 2022 par envie de "garder la précarité en lumière et de fédérer ses acteurs autour d'une cause commune". Quatre ans plus tard, la responsable en tire un bilan "très positif".

"Ma première satisfaction est que nous répondons à un besoin. Alors que l'observatoire n'existait pas encore, des dizaines de partenaires souhaitaient déjà y prendre part." Elle se réjouit également de l'intérêt citoyen qui n'a pas fléchi. "Nous sommes régulièrement interpellés par des médias et des collectivités publiques, c'est un privilège d'avoir pour mission de leur répondre."

Entre recherche et terrain

Les objectifs de la structure sont multiples et consistent entre autres à comprendre les mécanismes qui créent la précarité, à rendre l'action sociale plus adéquate et à favoriser la cohésion sociale. "On se veut une interface entre la production de connaissances et l'action sociale", résume Emilie Rosenstein.

Depuis sa création, l'Observatoire a contribué à la réalisation de 17 études, dont 13 mandatées par des administrations publiques ou des associations. Plusieurs portent sur le thème du non-recours aux prestations sociales, à l'instar du mandat confié par la Direction générale de la cohésion sociale de l'Etat de Vaud pour mieux comprendre les causes et conséquences du non-recours à l'aide sociale.

L'Observatoire est également actif sur le thème du logement. Il a par exemple été sollicité par la Ville de Lausanne pour organiser une journée consacrée au sans-abrisme en septembre 2022. "Cela peut paraître logique, mais c'était la première fois que tous les acteurs s'asseyaient ensemble à la même table. Cela a contribué à identifier des besoins et des solutions", souligne Emilie Rosenstein.

Large spectre

L'équipe opérationnelle, constituée de la responsable et de deux adjointes scientifiques, répond aussi bien aux demandes d'associations locales, qu'à des défis scientifiques d’envergure. L'Observatoire porte ainsi un projet de recherche financée par le Fonds national pour la recherche scientifique (FNS) dans le cadre du programme "Covid et société". "Ces différentes activités illustrent bien le spectre très large que nous couvrons", remarque Emilie Rosenstein.

Une des caractéristiques de l'Observatoire réside aussi dans sa dimension participative. "Tous les points de vue sont bienvenus, y compris ceux des citoyens", insiste la responsable. Des personnes en situation de précarité se manifestent parfois. "Des personnes nous font part de situations de vie ubuesques pour accéder à leurs droits. Certaines participent régulièrement à nos activités. Grâce à elles et à leurs témoignages, nous avons pu faire entendre cette réalité", se réjouit Emilie Rosenstein.

Nouveaux projets

Aujourd'hui, alors que le souvenir du Covid s'estompe dans les esprits, l'Observatoire des précarités reste d'actualité. "La demande de la part des partenaires est toujours bien là, tout comme les problématiques", constate Emilie Rosenstein. Inflation, crise du logement, guerre en Ukraine ou encore transformation du marché du travail mettent sous pression les personnes en situation précaire ainsi que les professionnels qui les accompagnent.

L'équipe ne manque d'ailleurs pas de projets. Parmi ceux-ci, on peut mentionner la rédaction d'une charte pour agir contre le non-recours aux prestations sociales, des travaux sur la thématique des expulsions et la perte du logement, ainsi qu'un futur chantier sur le secteur bas-seuil. "Notre dispositif fait toujours sens", conclut la responsable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les quais d'Ouchy fermés à la circulation le week-end

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Les cyclistes et les piétons pourront pleinement profiter des quais d'Ouchy durant le week-end (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les quais d'Ouchy et de Belgique seront à nouveau fermés à la circulation durant les week-ends dès samedi prochain. Cette mesure doit permettre à la population lausannoise de profiter pleinement des rives du Léman durant la journée.

Les week-ends de la belle saison, du 16 mai au 21 septembre, les quais seront dédiés aux piétonnes et piétons, aux cyclistes et autres moyens de transport actifs, explique la ville de Lausanne. Comme l'an dernier, la fermeture se limitera à la journée de 10h00 à 22h00 le samedi et de 10h00 à 20h00 le dimanche et les jours fériés.

La ligne de bus 24 sera déviée et empruntera l'avenue du Denantou. Ces mesures visent à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements, sans compromettre l'accessibilité aux rives du lac. Les fréquences du métro m2 seront augmentées les samedis pour assurer un accès rapide à Ouchy et encourager l'utilisation des transports en commun.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Avenches: focus sur les vies et métiers de la capitale des Helvètes

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Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", la nouvelle exposition temporaire du Site et Musée romains est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain d'Avenches (VD) consacre sa nouvelle exposition temporaire aux vies et aux métiers des habitants de la capitale des Helvètes. Elle repose sur des témoignages livrés par le site archéologique d'une cinquantaine de professions exercées par les citoyens d'Aventicum.

Ces métiers vont des charges administratives les plus importantes aux métiers de la terre, en passant pas les médecins, les potiers, les pompiers ou encore les tailleurs de pierre, indiquent les responsables du musée dans un communiqué.

"Outre les inscriptions, précieuses pour dévoiler le statut social et le métier des individus, la majorité des professions sont révélées par la présence de traces, d'outils ou d'ateliers. Ils sont les témoins du travail d'anonymes exerçant toutes les activités nécessaires au fonctionnement d'une grande ville romaine", expliquent-ils.

Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", cette exposition est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne

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Le Musée historique de Lausanne accueille une partie de la Collection d'art de la ville de Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Collection d'art de la ville de Lausanne se dévoile en partie au Musée historique de Lausanne (MHL). Une quarantaine de créations sont exposées, dont plusieurs oeuvres emblématiques. Elles sont à découvrir jusqu'au 2 août prochain.

La Collection trouve son origine en 1932 lors de la création du Fonds des arts plastiques, instauré pour soutenir les artistes locaux et embellir la ville. Presque un siècle plus tard, elle réunit plus 1800 oeuvres de près de 550 artistes, dont des figures majeures de la scène artistique romande, explique le musée.

L'ensemble comprend les formes d'art les plus diverses: des peintures, des sculptures, des photographies mais aussi des vidéos, des installations, des assemblages et des estampes. L'exposition "De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne" met en dialogue les acquisitions récentes avec les premières pièces fondatrices.

Des visites guidées et des rencontres avec des artistes complètent le programme. A l'invitation du MHL, Sophie Bouvier Ausländer présente une installation dans le hall du musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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