Vaud
Les élèves ont retrouvé le chemin de l'école
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A peine de retour en classe, les élèves suisses ont dû se familiariser avec les directives mises en place dans leur école pour lutter contre le coronavirus. Reportage dans l'une d'entre elles à Morges (VD).
Comme ailleurs en Suisse romande, seule une partie des élèves du collège de Chanel - environ 150 sur 300 - ont retrouvé lundi matin leurs camarades. Ils l'ont fait sous le préau en compagnie de leur enseignante, mais pas de leurs parents, dont l'accès est désormais bloqué à l'entrée de la cour par des barrières et un agent de sécurité.
Une fois à l'intérieur, dans des couloirs sentant fort le désinfectant, ils ont rejoint leur classe pour s'adonner à l'une des activités principales de leur nouvelle vie d'écolier: le lavage de main.
Celui-ci est obligatoire avant les leçons et après les récréations. Les élèves morgiens s'y sont consacrés sans rechigner. Parfois même en chanson, comme dans cette classe de 8P, où la maîtresse leur a expliqué qu'un lavage efficace devait durer autant de temps que la comptine "Une souris verte".
Avec un seul élève par table de deux, les classes semblent vides. "C'est un sentiment étrange", reconnaît Chloë Vecten, enseignante en 7P. Elle estime toutefois "agréable" de pouvoir reprendre en demi-classe: "c'est beaucoup plus calme", remarque-t-elle.
Peu de masques
L'institutrice ajoute que le nombre réduit d'élèves lui permet aussi de se passer de masque. "Je le mettrai peut-être dans deux semaines quand la classe sera complète et qu'il sera plus difficile de garder une distance", relève-t-elle.
Peu utilisé chez les adultes, le masque n'est quasiment pas porté par les élèves de l'établissement. Certains en ont toutefois apporté un avec eux. "Je l'utiliserai peut-être si je dois prendre le bus", explique par exemple Mathys.
La peur n'est en tout cas pas de mise au collège de Chanel. "Je ressens en revanche beaucoup d'enthousiasme et de sérénité chez tout le monde", souligne Myriam Corthésy, la directrice de l'Etablissement primaire de Morges-Est.
Elle explique que sur les 1050 élèves des huit collèges de Morges-Est, seuls 35 vont manquer la reprise: 20 sur décision de leurs parents et 15 car ils sont à risque ou vivent avec une personne vulnérable.
Du côté des enseignantes, les quelques absences (10 en tout) s'expliquent surtout en raison de grossesses. "Personne n'a refusé de venir travailler", note Mme Corthésy.
Parcours fléché
Outre l'apprentissage des règles sanitaires, les premières heures de cours ont permis de revenir sur les dernières semaines et les chamboulements dus au Covid-19. Dans plusieurs classes, les élèves ont ainsi été invités à exprimer leur ressenti à l'aide d'émoticônes ou de mots écrits sur des post-it.
Les échanges se sont poursuivis lors des récréations. Mais là aussi, en petit comité. Quatre récréations - au lieu d'une seule - ont été échelonnées en milieu de matinée. "Le but est toujours le même, à savoir éviter le mélange des classes", explique la directrice.
Pour les enseignants, les regroupements sont évités grâce à un parcours fléché qu'il faut suivre pour se rendre dans la salle des maîtres ou à la photocopieuse. Des distributeurs de gel hydroalcoolique ont aussi été installés dans les couloirs.
Le cadeau de Cesla Amarelle
A noter que le collège de Chanel a reçu la visite lundi matin de la conseillère d'Etat vaudoise Cesla Amarelle. La cheffe du Département de la jeunesse, de la formation et de la culture s'est rendue dans trois classes pour souhaiter une bonne reprise aux élèves. "Nous allons passer ensemble cette étape difficile", a-t-elle affirmé.
La ministre s'est aussi voulue rassurante lorsqu'un élève a évoqué un éventuel risque pour les enfants. "S'il y avait un risque, on ne vous enverrait pas à l'école. Nous n'avons pas envie de vous mettre en danger", a souligné la conseillère d'Etat.
Cesla Amarelle est aussi venue annoncer le lancement d'un jeu vidéo - CoronaQuest -, destiné à apprendre les bonnes attitudes face au Covid-19. "C'est un cadeau que l'on vous fait pour cette reprise particulière", a-t-elle dit aux écoliers.
Lausanne
Vaud: les députés ne veulent pas la semaine à 4 jours de travail
Le Grand Conseil vaudois ne veut pas tester la semaine de quatre jours au sein de l'administration cantonale. Le postulat qui demandait un essai-pilote pour une semaine raccourcie sans baisse de salaire, ainsi qu'une étude scientifique pour évaluer ses effets, a été recalé mardi par la majorité de droite.
Lancée par la popiste Céline Misiego, l'idée consistait à observer les possibles avantages d'une semaine de quatre jours (maximum 35 heures de travail) pour le personnel, en matière notamment de réduction de stress et fatigue. Il s'agissait aussi d'évaluer les répercussions sur la satisfaction au travail, la productivité, la répartition des tâches ménagères ou encore les émissions de CO2 liées aux déplacements.
Ce postulat a donné lieu à un débat de près de deux heures avec, comme attendu, une vision diamétralement opposée entre la droite et la gauche. Les élus du PS et des Vert-e-s ont jugé qu'il était pertinent d'examiner "une nouvelle forme de travail", de repenser "l'équilibre entre vie professionnelle et privée". A plusieurs reprises, ils ont souligné que ce postulat ne demandait pas "une révolution", mais seulement de "tester" une autre manière de travailler.
La droite a opposé plusieurs arguments, notamment que des semaines à quatre jours ne seraient pas applicables dans de nombreux secteurs, que cela soit dans le public ou le privé. Cette mesure serait d'autant moins adaptée aux branches qui souffrent déjà d'une pénurie de main-d'oeuvre. D'autres ont évoqué une hausse de salaire "déguisée", sachant que l'on pourrait travailler moins mais en gagnant autant.
Inégalité de traitement
La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, s'est aussi opposée à ce postulat. Et notamment sur le fait qu'il faudrait inévitablement engager du personnel supplémentaire. "Baisser les heures de certaines personnes sans embauche en parallèle péjorerait le travail des autres collaborateurs et mettrait en péril les prestations offertes à la population", a-t-elle estimé.
La socialiste a aussi mis en garde contre "des inégalités de traitement" au sein de l'administration, si certains de ses employés bénéficiaient de semaines à quatre jours et d'autres pas.
Elle a également relevé que la Ville de Zurich, qui avait lancé un tel test en 2023, avait depuis "interrompu cette expérience". Et d'ajouter que cette même Ville de Zurich avait calculé qu'il fallait 1500 employés supplémentaires pour mettre en pratique cette mesure, soit des dépenses d'environ 110 millions de francs.
Au vote, le postulat de Céline Misiego a été refusé par 77 députés, contre 61 voix favorables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Porcs maltraités: une pétition veut la fermeture d'une exploitation
Une pétition signée par plus de 27'200 personnes demande la fermeture d'une exploitation vaudoise plusieurs fois épinglée pour des maltraitances à l'égard de porcs. L'Observatoire du spécisme l'a déposée mardi au Grand Conseil vaudois.
Le texte demande la fermeture définitive de l'exploitation mise en cause. Celle-ci avait déjà été sous le feu des critiques dans les années 2016 et 2017 avant qu'une vidéo ne révèle récemment un nouveau cas de maltraitance dans une porcherie de la Broye.
Pour l'Observatoire du spécisme, il faut donner "un signal fort aux éleveurs qui enfreignent la Loi fédérale sur la protection des animaux. Il s'agit du septième élevage de la même famille où des sévices graves sont révélés. Nous attendons la plus grande fermeté de l'Etat face à ces maltraitances d'une violence inouïe", relève la porte-parole Pia Shazar, citée dans un communiqué.
Signée par plus de 27'000 personnes en deux semaines, la pétition demande la fermeture définitive de la porcherie de la Broye ainsi que l’interdiction de détenir des animaux à ses propriétaires.
Les autorités cantonales, pour leur part, ont condamné fermement ces violences. Le vétérinaire cantonal a ouvert une procédure pour établir les faits. L'exploitation mise en cause avait subi un contrôle inopiné il y a huit mois. Celui-ci n'avait révélé aucune non-conformité des infrastructures ni des conditions de détention des animaux.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Toujours trop de violences domestiques dans le canton de Vaud
La violence domestique reste préoccupante dans le canton de Vaud, selon les derniers chiffres publiés. En 2025, les infractions enregistrées ont progressé. La police est intervenue entre trois et cinq fois par jour pour de telles situations.
En 2025, ce type d'infraction a progressé de 4,5% (4120 cas). L'année a aussi été marquée par deux homicides commis dans ce contexte, ayant coûté la vie à une femme et à un homme, relève le rapport de l'Observatoire de la violence domestique, publié mardi par le Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes (BEFH).
Près de la moitié des infractions ont été commises dans la sphère domestique. Presque une intervention de police sur deux a donné lieu à l'expulsion de la personne prévenue. Derrière ces interventions se trouvent les vies et les souffrances de 1415 victimes, dont 1032 femmes, explique l'Etat de Vaud dans un communiqué.
Demandes à l'aide
Le nombre de personnes qui franchissent le pas difficile de demander de l'aide est en augmentation. En 2025, 1366 personnes ont consulté un centre LAVI pour violence dans le couple (+ 4%). Les hôpitaux ont réalisé 280 constats médico-légaux pour agression sexuelle, un chiffre en hausse de 40% par rapport à 2024.
Les femmes sont les principales victimes de violences, notamment des violences les plus graves. Dans le cadre d'une relation entre partenaires ou ex-partenaires, depuis 2021, elles représentent la totalité des victimes (11 homicides), précise le communiqué.
Appeler le 142
Le numéro national 142, disponible depuis mai dernier, renforce désormais le dispositif de prise en charge. Il offre une écoute confidentielle et un conseil professionnel aux victimes et à leurs proches 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.
Le nombre de personnes auteures de violences suivies au Centre Prévention de l'Ale est, lui aussi, en hausse: 729 personnes en 2025, soit +16% par rapport à 2024. Et de plus en plus de personnes s'engagent dans un programme socio-éducatif visant à cesser les comportements violents: 225 individus (+ 34%), principalement des personnes astreintes par la justice, selon le communiqué.
Réaction politique
Le Conseil d'Etat a annoncé en mai dernier le renforcement de son dispositif de lutte contre les violences domestiques. Les auteurs devront suivre désormais trois entretiens socio-éducatifs au lieu d'un seul et l'offre d'accueil pour les victimes est renforcée. Un effort est fait aussi sur la prévention, notamment auprès des jeunes, pour contrer certains courants misogynes qui banalisent la violence et légitiment les rapports de domination.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Le Grand Conseil veut pouvoir destituer un conseiller d'Etat
Un membre du Conseil d'Etat vaudois devrait pouvoir être suspendu voire destitué en cas de situation très problématique. Le Grand Conseil a accepté le principe d'un tel mécanisme, dont l'application doit désormais être précisée.
Auteur de cette motion, soutenue à une large majorité mardi, Yannick Maury a évoqué "un outil essentiel" pour éviter un grave dysfonctionnement au sommet de l'Etat. Un ministre ne doit pas avoir le sentiment d'être "intouchable" durant son mandat, a ajouté le député écologiste.
Selon lui, un tel mécanisme ne serait appliqué que pour des cas exceptionnels, et "on n'espère même jamais". Cet outil aurait alors au moins un effet "préventif", contraignant les membres de l'exécutif à faire "encore davantage attention à leur comportement", a-t-il ajouté.
Yannick Maury a relevé que cet instrument n'avait "rien de révolutionnaire", d'autres cantons l'ayant déjà adopté comme Genève, le Jura ou le Tessin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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