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Martigny, fabrique de Lions

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La "matérialisation" de la collaboration entre le LHC et le HCV Martigny? On la trouve peut-être dans le casque de Kevin Pasche. ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Depuis le début de la saison, le LHC collabore avec le HCV Martigny. Un moyen d'aider certains joueurs dans leur développement. Nous sommes partis à la rencontre des deux clubs pour évoquer les enjeux et les défis de ce partenariat.

Signer un contrat dans un club de National League, pour ensuite jouer en 2e division, en Swiss League, ça peut paraître de prime abord dévalorisant. Mais le principe d'un partenariat entre deux clubs évoluant dans différentes ligues, c'est au contraire de valoriser les joueurs. Le HCV Martigny, néo-promu en Swiss League, permet de donner du temps de glace aux jeunes joueurs lausannois.

Cette saison, le club valaisan a accueilli quatre Lions: Kevin Pasche (20 ans), Benjamin Bougro (20 ans), Matthias Mémeteau (23 ans), Nicolas Perrenoud (20 ans). "Entre le niveau U20 et la National League, le saut est énorme, explique John Fust, directeur sportif du LHC. C'est donc important qu'ils puissent avoir cette expérience en Swiss League".

Cette collaboration permet aussi aux Lions qui ont subi une blessure de se remettre dans le bain avant de revenir avec le LHC. Ça a été le cas de Ronalds Kenins et Michael Hügli. Alors, lorsque l’on aborde la question de cette collaboration entre Lausanne et Martigny avec John Fust, le directeur sportif du LHC pointe d’emblée son utilité.

John FustDirecteur sportif du LHC

Pourquoi Martigny? Depuis Lausanne, les joueurs sont à environ une heure du club valaisan. Le choix était donc stratégique sur le plan géographique. Mais ce n’est pas la seule raison. Le statut de néo-promu du club valaisan a aussi été un critère.

John FustDirecteur sportif du LHC

À cela s'ajoute des arguments techniques. "On peut fournir des compétences par rapport au staff. On a un coach des gardiens par exemple, ce qui n'est pas le cas de tous les clubs de Swiss League, détaille Daniele Marghitola, directeur sportif du HCV Martigny. On a aussi un coach skills. Donc on a essayé de mettre en place un système qui soit profitable du côté des clubs partenaires qui nous donnent des joueurs."

Le casse-tête de la gestion de l'effectif

Avoir des joueurs qui peuvent transiter entre deux équipes est bénéfique pour le LHC, on l'a compris. Pour le club partenaire de Swiss League, le gros avantage est de pouvoir bénéficier de joueurs d'un niveau proche de l'élite. Mais cela ajoute aussi une pression supplémentaire au niveau de la gestion de l’effectif.

Daniele MarghitolaDirecteur sportif du HCV Martigny

Du côté martignerain, cette collaboration est donc autant une bonne chose qu’un inconvénient.

Daniele MarghitolaDirecteur sportif du HCV Martigny

Voir des joueurs de National League débarquer à la patinoire du Forum d'Octodure et participer à leur formation, c'est aussi une jolie vitrine et un beau coup de projecteur sur Martigny. Pour Daniele Marghitola, cela a eu un impact positif sur l’image du club.

Daniele MarghitolaDirecteur sportif du HCV Martigny

Et les joueurs dans tout ça?

Outre la question numéraire de l’effectif, il y a le côté humain. Les joueurs prêtés à Martigny doivent s'intégrer dans deux vestiaires. Une tâche qui n'a pas été compliquée pour Benjamin Bougro: "C'est deux équipes où c'est très bon enfant, ça rigole, c'est vraiment la bonne ambiance où t'as envie d'être dans le vestiaire, décrit le jeune attaquant de 20 ans. Donc je pense qu'à ce niveau-là j'ai eu de la chance, la chance d'être bien accueilli. Tu viens au vestiaire et t'es content d'être là parce que tu sais que tu vas passer un bon moment".

Et cette bonne entente dans le le vestiaire est essentielle dans cette situation. Les joueurs lausannois prêtés en Valais doivent en effet gérer le fait d'être potentiellement appelé pour jouer avec le LHC. Mais aussi le fait de ne pas être appelé ou de voir ses coéquipiers, à l'image de Benjamin Bougro ou Kevin Pasche, être appelés. Alors, pour le staff, faut-il aussi canaliser parfois une certaine frustration chez les joueurs?

John FustDirecteur sportif du LHC

Benjamin Bougro, justement, n’a pas eu trop de soucis à gérer la situation cette saison.

Benjamin BougroAttaquant du LHC et du HCV Martigny

Sentiment un peu différent du côté du gardien Kevin Pasche.

Kevin PascheGardien du LHC

Kevin Pasche, c’est justement la belle histoire de cette collaboration entre Lausanne et Martigny. Le gardien de 20 ans a commencé la saison en Valais, parce que, "le plan, c'était qu'il joue la majorité du temps à Martigny cette saison", se rappelle John Fust. Mais la blessure de Connor Hughes le 22 octobre a prématurément rapatrié Pasche à Lausanne. Le Vaudois partageait alors la cage avec le Letton Ivars Punennovs.

Le portier a pu faire ses preuves et à montré d'excellentes performances: il affiche un taux d'arrêt de 92,25% sur 16 matchs. Le retour de Connor Hughes au jeu a vu le LHC tourner avec trois gardiens pendant quelques temps. Et puis la décision est tombée le 26 janvier: le club s'est séparé du gardien letton, Hughes et Pasche sont les deux gardiens titulaires. Une fierté pour le HCV Martigny.

Daniele MarghitolaDirecteur sportif du HCV Martigny

Il est ainsi devenu une sorte de locomotive, d'exemple à suivre. Kevin Pasche en est conscient, mais, malgré son jeune âge, il garde les pieds sur terre.

Kevin PascheGardien du LHC

Le gardien affiche désormais 13 matchs à Martigny et 16 à Lausanne à son compteur. Il nous explique ce que lui a apporté cette vie entre deux clubs.

Kevin PascheGardien du LHC

Et s'il ne fallait retenir qu'une chose de son apprentissage à Martigny?

Kevin PascheGardien du LHC

Le HCV Martigny joue ce vendredi son dernier match de la saison régulière face à Bellinzone. On saura à l’issue de cette dernière journée de championnat de Swiss League si les Valaisans participeront aux playoffs. Le LHC de son côté doit encore disputer 9 matchs avant le début des pré-playoffs et des playoffs. Sauf dégringolade inattendue, les lausannois devraient participer aux séries éliminatoires. L’occasion peut-être de voir des Lions valaisans débarquer à la Vaudoise Aréna.

 

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La médaille de bronze pour la Norvège

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Une médaille historique pour le sélectionneur Petter Thoresen et la Norvège. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La Norvège a écrit dimanche à Zurich la plus belle page de son histoire. Elle a battu le Canada 3-2 après prolongation pour s'offrir le bronze mondial.

Fessée par la Suisse en demi-finale samedi après-midi, la Norvège a su se reconcentrer pour aller chercher du métal pour la première fois de son histoire. Et contre le Canada! Il faut se rendre compte que la Norvège affiche un peu moins de 15'000 licenciés contre plus de 600'000 pour le pays à la Feuille d'érable.

Tout a commencé comme dans un rêve pour les Scandinaves qui ont profité d'une sortie derrière son but du portier Jet Greaves pour ouvrir la marque à la 7e par Emilio Pettersen. Mieux pour les joueurs de Petter Thoresen, ils sont parvenus à doubler la mise à la 33e sur une déviation malheureuse d'un Canadien dans son propre but.

La blessure d'Evan Bouchard en quart de finale contre les Etats-Unis a porté un immense coup à la stratégie canadienne et notamment à un power-play qui n'a jamais trouvé la solution contre les Norvégiens.

Lors du tour préliminaire, les Norvégiens avaient déjà failli surprendre les Nord-Américains. Ces derniers avaient égalisé dans les deux dernières minutes avant de s'imposer en prolongation 6-5. Mais pas cette fois. Certainement frustrée de leur défaite face aux Finlandais en demi-finale, la bande à Sidney Crosby a certes réussi à égaliser par Rob Thomas dans les deux dernières minutes avec le deuxième but à sept secondes de la fin, mais pas à s'imposer.

Trop brouillons en prolongation, les Canadiens ont laissé Noah Steen filer en contre (64e) pour le but le plus important de l'histoire du hockey norvégien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Suisses ne crient pas victoire

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Pour Nino Niederreiter, battre la Norvège n'aura rien d'une formalité. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Samedi à 15h20, la Suisse défie la Norvège en demi-finale du Championnat du monde à Zurich. Grande favorite de ce match, la sélection de Jan Cadieux ne prend personne de haut.

Certains supporters de l'équipe de Suisse s'imaginent déjà contre qui elle va disputer la finale de dimanche. Naturellement qu'au sein de la sélection, on ne va surtout pas se projeter plus loin que le match à venir contre les Norvégiens. Et c'est tout à fait normal.

On ne peut pas sortir le mot humilité après chaque victoire de poule pour ensuite changer de posture. La Suisse a pour l'heure fait tout juste, mais la mission n'est pas accomplie. Elle ne le sera qu'en soulevant le trophée dimanche soir.

Mais avant de penser à cette éventualité, il y a une demi-finale contre la Norvège à jouer. Des Norvégiens qui ont surpris pas mal de monde en battant les Suédois, les Tchéques et en poussant le Canada en prolongation. Voilà pourquoi Nino Niederreiter ne s'avance pas trop: "Si on regarde sur le papier, la Norvège n’est sûrement pas tout à fait du niveau de la Suède et de la Finlande, mais elle réussit un tournoi incroyable. On sait que chaque adversaire est difficile. Et quand une équipe atteint les demi-finales, c'est qu'elle a fait un bon tournoi et que c'est mérité."

Respecter une Norvège solide défensivement

La Suisse a affronté la Norvège à six reprises depuis 2016 dans le cadre du Championnat du monde. Elle compte cinq succès pour une défaite en prolongation en 2016 pour la première de Fischer (4-3 ap). Elle couche donc sur cinq succès de rang, dont le dernier l'année passée à Herning (3-0). Trois buts d'écart, c'est exactement le résultat de ces cinq victoires. De quoi imposer du respect dans le vestiaire helvétique. "Le respect est évidemment très important, enchaîne l'attaquant de Winnipeg. La Norvège est une très bonne équipe. Ils ont très bien joué contre une grande équipe comme le Canada, ils ont pris des points, donc ce sera un match très difficile. L'équipe est très bien préparée et nous savons à quel point nous devrons travailler dur pour aller chercher la victoire."

Le succès contre la Suède a apporté quelques certitudes à cette équipe de Suisse. "Parce qu'on n'avait plus battu la Suède dans un grand tournoi depuis 2013, donc c'était aussi une forme de soulagement pour beaucoup de joueurs." Très bonne dans le forechecking, la Norvège affiche une structure défensive qui ressemble à ce que faisait la Suisse à l'époque où elle ne possédait pas encore ses joueurs de NHL. Regroupée autour d'un bon gardien, la Norvège peut compter sur plusieurs éléments qui évoluent en Suède voisine.

Mais la Suisse demeure largement favorite de cette partie devant un public qui n'attend que de pouvoir chanter "Richi" et "W.Nuss vo Bümpliz" jusqu'à tard dimanche soir. A noter encore qu'accéder trois années de suite à la finale serait un exploit retentissant. Depuis 1999, seuls trois pays ont réussi ce tour de force. Il s'agit de la Tchéquie (1999, 2000 et 2001), la Russie (2008, 2009 et 2010), et le Canada à de multiples reprises (4).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Timo Meier suspendu pour la demi-finale contre la Norvège

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Timo Meier ne jouera pas contre la Norvège samedi. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

La Suisse devra composer sans Timo Meier pour sa demi-finale samedi (15h20) contre la Norvège. L'attaquant appenzellois a été suspendu un match pour son coup de genou sur Oskar Sundqvist.

La scène s'est déroulée juste après la mi-match lors du quart de finale contre la Suède jeudi soir. Après être allé revoir les images à la vidéo, les arbitres ont donné deux minutes pour un coup de crosse. Sundqvist n'a pas terminé la rencontre.

Mais la commission de discipline a revu les images et a décidé d'infliger un match de suspension au joueur des New Jersey Devils. L'Appenzellois peut s'estimer heureux de ne pas en avoir pris deux, auquel cas il n'aurait pas pu disputer la finale ou le match pour le bronze dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Suisse accueillera le Championnat du monde féminin en 2028

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Alina Müller et ses coéquipières joueront un Mondial à domicile en 2028. (© KEYSTONE/MANUEL GEISSER)

La Suisse accueillera à nouveau un Championnat du monde dans deux ans. Après les messieurs, l'élite mondiale féminine s'y affrontera en novembre 2028, a annoncé la fédération suisse vendredi.

Selon un communiqué de Swiss Ice Hockey, l'organisation du tournoi de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a été attribuée à la Suisse. Les lieux de compétition seront annoncés à l'automne.

La fédération suisse se voit récompensée dans sa capacité à organiser des évènements d'ampleur. Après le Mondial M18 messieurs 2023 à Bâle et en Ajoie, le Mondial féminin M18 2024 à Zoug, et l'édition 2026 du Mondial des messieurs en cours à Zurich et Fribourg, la Suisse sera à nouveau hôtesse d'un Championnat du monde dans deux ans.

La fédération souhaite utiliser cette compétition comme une opportunité pour le sport. Selon elle, la médaille de bronze remportée par les Suissesses aux Jeux olympiques de Milan 2026 a donné une impulsion supplémentaire au hockey féminin, et ce Mondial 2028 doit permettre de conserver cet élan et augmenter l'attention du public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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