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Vaud

Vaud veut plus de transparence et moins d'opportunisme

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Le Conseil d'Etat vaudois veut plus de transparence dans le financement des partis et des campagnes. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Fabrice Coffrini)

Le canton de Vaud veut un financement plus transparent de ses partis et de ses campagnes électorales. C’est une des révisions proposées pour la Loi sur l’exercice des droits politiques. Les Conseils généraux aussi seraient impactés par des changements importants. La loi révisée devrait entrer en vigueur en 2022.

Le Conseil d’Etat vaudois veut réviser la Loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP). Le texte prévoit plusieurs adaptations importantes du cadre juridique actuel, entré en vigueur il y a plus de 30 ans. Le gouvernement dit vouloir le moderniser pour mieux l’adapter à l’évolution du fonctionnement des institutions démocratiques. A l'instar d'autres cantons - surtout latins comme Fribourg, Genève, Neuchâtel ou le Tessin - Vaud veut améliorer la transparence du financement de la vie politique. C’est la mesure phare de cette révision complète. Le gouvernement vaudois veut qu’à l’avenir un certain nombre de données sur le financement soient soumises à une publication obligatoire. Christelle Luisier Brodard, conseillère d’Etat vaudoise en charge des institutions:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

Il faudra désormais révéler le nom du donateur à partir d'un montant de 5000 francs. Dès 3000 francs lorsqu'il s'agit d'une entreprise. Devront aussi s'y plier, les candidats au Grand Conseil, au Conseil d'Etat, au Conseil des Etats et aux exécutifs des grandes communes. Relevons que les candidats au Conseil national sont rattachés au droit fédéral et donc exclus de cette mesure.

Cette réforme pour la transparence vise les partis politiques représentés au Grand Conseil et dans les communes de plus de 10'000 habitants. Mais aussi les comités de campagne et les organisations. Explications de Christelle Luisier Brodard:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

Le Département examinera si les chiffres soumis sont plausibles. En cas de doute, il aura la possibilité de transmettre l'affaire au Ministère public.

La révision de la Loi sur l’exercice des droits politiques doit maintenant être validée par le Grand Conseil. Le texte devrait lui être soumis à la fin du printemps de cette année pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2022. C’est ce qu’espère Christelle Luisier Brodard. Et ce n’est pas un hasard:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

Autre mesure qui pourra impacter les élections de 2022: pour éviter le tourisme électoral, le candidat au Grand Conseil vaudois devra, selon la révision, être domicilié dans l'arrondissement où il se présente.

Plus d’assermentations "opportunistes"

Révolution en vue pour les Conseils généraux du canton de Vaud. Ce sont deux modifications importantes qui les attendent avec la révision de la LEDP. La première concerne la possibilité de se présenter à une séance pour être assermenté le soir-même. Il faudrait désormais un délai. Christelle Luisier Brodard Conseillère d’Etat vaudoise en charge des institutions:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

On se souvient du village de La Chaux qui, en mars 2015, avait vu l’assermentation de 106 nouveaux conseillers généraux, faisant ainsi passer l’assemblée de 73 à 179 membres. C’était le soir du vote sur la convention de fusion avec Cossonay et Dizy. Objet qui n’avait finalement pas passé la rampe.

L’autre modification envisagée concerne les élections communales des villages à Conseil général. Le Conseil d’Etat veut mettre fin au deuxième tour et à l’élection du syndic qui ont lieu le même jour que le résultat du premier tour. Ce serait donc la fin d’une tradition bien ancrée et souvent des plus conviviales sur le perron de la maison communale. Christelle Luisier Brodard:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

Vote blanc valorisé

Selon le Conseil d’Etat, le vote blanc - aujourd’hui assimilé à un vote nul ou non valable - mérite d’être mieux valorisé. II veut donc qu'à l'avenir, il soit considéré comme un bulletin valablement exprimé. Christelle Luisier Brodard:

Christelle Luisier BrodardConseillère d’Etat en charge des institutions, VD

Enfin, les candidats n'auront plus d'obligation légale de renseigner sur leur sexe (homme ou femme) dans les listes électorales, afin de ne pas discriminer les personnes qui ne se reconnaissent pas dans l'un ou l'autre genre. Le Conseil d'Etat étudiera la possibilité pour les personnes non binaires de le signaler au moyen d'une case dédiée.

Notons enfin qu’avec la modernisation de la Loi sur l’exercice des droits politiques, le gouvernement répond à une vingtaine d’interventions parlementaires déposées ces dernières années.

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Lausanne

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats ont repris le dialogue

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Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue à Lausanne. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs de la fonction publique vaudoise (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats de la fonction publique se sont rencontrés mercredi pour une première séance de discussions. Le gouvernement va proposer un calendrier de rencontres bimestrielles aux syndicats ainsi que des séances techniques. Six dossiers à négocier ou à traiter ont déjà pu être fixés, ont indiqué jeudi les syndicats.

Il s'agit du litige entre le Conseil d'Etat et les syndicats sur la licéité de la grève, du plan 2027-2030 de retour à l'équilibre, du dossier "égalité", du règlement sur les lanceurs d'alerte, des décharges dans l'enseignement ainsi que de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV), est-il détaillé dans un communiqué.

"Cet échange a porté sur la manière dont le gouvernement comptait organiser les négociations pour le semestre à venir et a permis aux syndicats d'exposer leurs positions", écrivent les trois syndicats SSP-Vaud, FSF et SUD.

"Sur la question de la licéité et du droit de grève, des désaccords fondamentaux se sont confirmés entre les syndicats et le Conseil d'Etat. Un seul autre point concret a été abordé, celui du dispositif que le Conseil d'Etat compte mettre en place pour gérer les délais de carence dans le renouvellement des postes à l'Etat, mesure compensatoire au retrait du décret sur la contribution de crise", poursuivent-ils dans leur communiqué commun.

Grosse colère dans la rue

Les syndicats de la fonction publique vaudoise ont, eux, prévu une nouvelle assemblée générale unitaire le 10 février afin de discuter de la suite à donner à leurs revendications.

La colère de la fonction publique a fait suite aux coupes budgétaires proposées par le Conseil d'Etat dans le budget 2026 du canton. Le gouvernement prévoyait notamment une baisse de 0,7% du salaire des employés de l'Etat et la suppression des décharges de fin de carrière pour les enseignants.

Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs.

Sous pression de la rue, le Conseil d'Etat avait alors biffé ces deux mesures du budget. Très contesté, ce dernier avait finalement été accepté par le Grand Conseil juste avant Noël.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Des projets artistiques éphémères XXL au coeur de Lausanne

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La Ville de Lausanne prévoit un nouveau dispositif d'exposition artistique XXL au coeur de la capitale vaudoise (archives). (© Keystone/LEANDRE DUGGAN)

La Ville de Lausanne lance un nouveau dispositif dédié à l'art éphémère sur une façade bien connue du centre-ville, celle du magasin Manor, visible depuis de nombreux points de vue. Ce projet inaugure une série d'interventions artistiques temporaires dans l'espace public. C'est l'artiste lausannoise Maya Rochat qui signera le premier projet-pilote.

En réponse à un postulat intitulé "Faisons le mur", la Ville a opté pour "un dispositif de valorisation culturelle". Conçu pour accueillir des projets artistiques éphémères, il repose sur la présentation d'oeuvres imprimées sur des bâches, adaptées aux contraintes techniques du bâtiment, indique jeudi la Municipalitré lausannoise dans un communiqué.

Le projet-pilote, confié à Maya Rochat, sera inauguré en mai, à l'occasion de la prochaine exposition du Musée historique Lausanne consacrée à la Collection d'art de la Ville. Par la suite, les projets présentés feront l'objet d’un concours.

Le premier appel à projets pour l'occupation artistique de cette façade sera lancé lors du vernissage du projet-pilote. L'oeuvre lauréate devrait être dévoilée d'ici à la fin de l'année 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le gouvernement vaudois renforce sa prise en charge des mineurs non accompagnés

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Vaud a renforcé sa prise en charge socio-éducative des mineurs non accompagnés (MNA) (Image prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le canton de Vaud améliore la prise en charge des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés (MNA). Le jeune est plus que jamais placé au coeur du projet. Le dispositif sera consolidé durant toute l'année et évoluera selon les besoins.

"Les mineurs non accompagnés sont des enfants comme les autres. Ils doivent bénéficier de la même protection", ont rappelé jeudi d'une même voix les conseillers d'Etat Isabelle Moret et Vassilis Venizelos. La cheffe du DEIEP, responsable de l'asile, et celui du DJES, chargé de la jeunesse, présentaient le renforcement de la prise en charge des MNA après l'afflux survenu en 2023-24.

Entre 2021 (56) et 2023 (294), leur nombre a été multiplié par six et il a grimpé en 2024 à 452. A l'époque, leur prise en charge dans l'urgence avait suscité des critiques. Le canton y avait répondu en commandant une analyse externe qui a débouché sur les nouvelles mesures socio-éducatives actuellement en cours d'implémentation.

Accompagnement spécifique

Le nombre de MNA est actuellement retombé à quelque 260, ce qui reste un "chiffre élevé", a relevé Isabelle Moret. La conseillère d'Etat rappelle que ces jeunes de moins de 18 ans, arrivés en Suisse sans parent, ont connu un début de vie difficile et sont particulièrement vulnérables. Ils ont besoin d'un "hébergement, d'une évaluation et d'un accompagnement spécifique", a-t-elle dit.

Pour y faire face, les différents partenaires impliqués ont renforcé leur coordination et développé une vision commune de prise en charge, basée sur la pratique de terrain. Le jeune occupe un rôle central et bénéficie d'un projet de vie individualisé.

Projets de vie

Il s'agit notamment de tenir compte des "aspirations profondes" des principaux intéressés. "Nous nous sommes rendu compte que de nombreux MNA ont des idées assez arrêtées sur ce qu'ils veulent faire dans la vie", explique Steven Fricaud, responsable du domaine auprès de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM).

Désormais, les intervenants prennent mieux en compte la diversité des origines. Les jeunes filles - peu nombreuses - sont regroupées dans des structures dédiées. Il s'agit de soutenir l'autonomie des jeunes, leur capacité à avoir un projet de vie. Le rôle des curateurs - les référents des mineurs - est aussi renforcé.

Toujours plus jeunes

Historiquement, les MNA débarquaient en Suisse plus ou moins vers l'âge de 15 ans ou 15 ans et demi. "Ces dernières semaines, on constate un phénomène inquiétant, avec l'arrivée de MNA de plus en plus jeunes", a ajouté Steven Fricaud.

Les processus mis en place sont appelés à offrir un socle durable à l'accueil des MNA. Mais ils sont aussi appelés à évoluer, selon les besoins. Un sondage auprès des professionnels sera réalisé cet été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Déploiement d'un service de Vélobox

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La Ville de Lausanne propose désormais, sur abonnement, un service pour Vélobox pour stationner les vélos à l'abri (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Lausanne lance un service de Vélobox qui, moyennant un abonnement, offre des abris fermés et sécurisés. Jusqu'à huit vélos peuvent y stationner. Un premier lot de 200 places a été mis en service et, d'ici la fin de l'année, 1048 places seront disponibles.

Lausanne est la première ville de Suisse à proposer un service de Vélobox à large échelle, affirme jeudi la Municipalité. Les places de stationnement sont nominatives et le box est accessible 24/24h grâce à son téléphone. Toutes les personnes vivant à proximité d'un Vélobox peuvent s'abonner.

"Le projet-pilote a démontré l'engouement de la population pour une solution de stationnement pratique et sécurisée. Ce nouveau service répond à ce besoin croissant de la population", indique Florence Germond, conseillère municipale en charge de la mobilité, citée dans le communiqué. Elle ajoute que "trop de personnes renoncent ou sont freinées dans leur envie de pratiquer le vélo faute de solution de stationnement sécurisé près de chez eux".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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