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Surveillance des prix: une année marquée par le coronavirus

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Le Surveillant des prix a obtenu une réduction "significative" du prix des tests de détection du coronavirus, qu'il jugeait "excessif". (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'année 2020 a été fortement influencée par le coronavirus, relève Monsieur Prix dans son rapport annuel. De nouveaux défis sont apparus, notamment dans le domaine de la santé, des transports publics et de certains services financiers.

L'an dernier, le Surveillant des prix Stefan Meierhans a traité 1588 contestations de prix émanant du public, relève-t-il mardi. Elles ont principalement porté sur les tarifs du secteur de la santé (18%), des transports publics (14%) et des télécommunications (8,5%).

Monsieur Prix a conclu treize solutions amiables. Les autorités lui ont soumis 522 projets de modification de tarifs et il a édicté une recommandation dans 201 cas. Le plus grand nombre de recommandations concerne les tarifs des déchets ainsi que ceux de l'eau et de l'épuration.

L'influence du coronavirus

En raison de la pandémie de coronavirus, la demande en produits comme les masques, les désinfectants et l'éthanol a fortement augmenté au printemps dernier, provoquant une explosion des prix. Le Surveillant des prix a donc ouvert des observations de marché. A partir de mai, l'augmentation de l'offre et la stabilisation du marché ont toutefois permis une détente des prix.

Dans le cas de l'éthanol, des investigations approfondies ont aussi menées pour clarifier si l'importateur Alcosuisse avait défini des prix abusifs. Mais au final, aucun indice d'abus n'a été constaté.

Concernant les tests de laboratoire pour détecter le Covid-19, le Surveillant des prix a recommandé au Département fédéral de l'intérieur (DFI) une réduction importante par rapport au prix initial "excessif" de 180 francs. Le DFI s'y est conformé, en réduisant par étapes le prix de manière "significative".

Les transports publics ont également été affectés par la pandémie. La déclaration signée avec les CFF prévoyant des billets dégriffés équivalant à une réduction totale de 100 millions de francs a été rattrapée par la crise sanitaire. L'accord a été remplacé en décembre dernier par une nouvelle entente prévoyant la mise sur le marché entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2023 de billets dégriffés pour le trafic longue distance à hauteur de 200 millions.

Une solution pour les petites entreprises

Durant la pandémie, les plaintes ont été nombreuses concernant le montant des frais de transaction perçus lors du paiement de très faibles montants par carte de débit, relève par ailleurs M. Meierhans. Ce dernier constate avec "satisfaction" que SIX Payment Services et Concardis Suisse ont pris des mesures en faveur des petites entreprises.

Le Surveillant des prix a également poursuivi ses investigations sur les prix d'accès aux réseaux de télécommunications. Il a conclu un accord amiable avec Swisscom, dans lequel la société s'engage à baisser le prix d'utilisation mensuel de la fibre optique passive par des fournisseurs tiers.

Le marché du gaz a été davantage libéralisé pour que chacun puisse acheter du gaz à moindre coût, souligne Stefan Meierhans dans une vidéo postée sur son site internet. Un accord a été conclu avec les exploitants des réseaux de gaz naturel et un nouveau taux d'intérêt, même inférieur à celui du marché de l'électricité, sera appliqué.

Le transport du gaz deviendra ainsi moins cher à l'avenir, relève Monsieur Prix. Un autre accord prévoit une réduction des tarifs pour les consommateurs de gaz naturel dans la ville de Berne.

Mesure "symbolique"

Le Surveillant des prix a conclu un accord amiable avec l'hôpital régional STS de Thoune pour baisser à moyen terme les tarifs de l'assurance complémentaire. Il s'agit de la première mesure de maîtrise des coûts dans ce domaine, "qui a ainsi un caractère symbolique", relève M. Meierhans.

L'analyse des tarifs hospitaliers ambulatoires et stationnaires de l’assurance de base est également restée un thème prioritaire. Il a aussi fallu calculer les valeurs de référence nationales pour les hôpitaux de soins somatiques aigus et pour les cliniques psychiatriques.

Monsieur Prix a par ailleurs analysé un total de 96 tarifs d'eau, 77 tarifs d’épuration et 53 tarifs de déchets. Le nombre record de tarifs soumis l'an dernier a ainsi encore légèrement augmenté.

Pour la première fois, le Surveillant des prix a réduit, par décision, les tarifs d'incinération d'une usine d'incinération des ordures ménagères, à savoir celle de Dietikon (ZH), Limeco. Une procédure de recours est toutefois encore pendante.

Pour l'année en cours, outre le traitement des prix liés à la pandémie, l'équipe du Surveillant des prix veut examiner de plus près les plateformes en ligne ayant un pouvoir de marché.

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Berset admet des contacts avec le directeur de Ringier

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"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le CEO de Ringier", affirme Alain Berset dans la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le ministre de la santé Alain Berset admet avoir eu connaissance des contacts avec le directeur du groupe Ringier pendant la pandémie. Mais rien de confidentiel n'a été échangé, affirme-t-il mercredi soir dans la presse.

Le conseiller fédéral tire à boulets rouges sur le rapport des commissions de gestion (CdG) rendu public il y a deux semaines. "J'aurais attendu une enquête ouverte", dit-il dans les titres alémaniques du groupe Tamedia.

Le document ressemble, aux yeux du Fribourgeois, à une tentative de prouver que toutes les indiscrétions proviennent du Département fédéral de l'intérieur. "Je tiens à préciser d'emblée que je ne tolère aucune violation du secret de fonction au sein de mon département", précise-t-il.

"Bien entendu, je savais qu'il y avait des contacts avec le directeur de Ringier", affirme Alain Berset, admettant avoir été parfois présent lors de ces échanges. L'administration a toujours des contacts avec les milieux concernés par les décisions, dit-il.

"Je ne savais pas"

Le ministre de la santé affirme en outre que pas un seul élément du rapport des CdG montre que des informations auraient été utilisées pour influencer les décisions du gouvernement via les médias. Les contacts avec le directeur de Ringier étaient d'une toute autre nature qu'un contact avec un professionnel des médias, dit-il.

Alain Berset affirme en outre avoir pris connaissance des informations confidentielles partagées par son chef de la communication pendant l'enquête. "Je ne le savais pas, dit-il. Il va de soi que je ne lis ni ne contrôle les emails de mes collaborateurs".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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