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Le canton de Vaud vit une sécheresse exceptionnelle

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Le lac de Joux a perdu deux mètres depuis mi-juin, passant de 1005 à 1003 mètres. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vaud vit une sécheresse tout à fait exceptionnelle depuis mi-juin. Sur quatre mois, le canton constate un déficit de pluie de 50% et des débits de rivières très bas sur tout son territoire. Le niveau du lac de Joux a perdu deux mètres.

« La sécheresse touche tous les cours d’eau, quel que soit leur régime, autant dans le Jura que dans les Préalpes et sur le Plateau. Les débits sont très bas partout, alors que ça ne devrait pas être le cas en octobre », a déclaré lundi à Keystone-ATS Philippe Hohl, chef de division ressources en eau et économie hydraulique (DGE-Eau) à la Direction générale de l’environnement du canton de Vaud.

« Les valeurs de sécheresse observées, on ne les observe qu’une fois tous les trente ans en moyenne », souligne M. Hohl. « Les conséquences: des soucis pour les hydroélectriciens au vu de la pauvreté de la production en eau, des problèmes pour les agriculteurs, du stress pour la faune et la flore, comme par exemple pour les truites de l’Orbe », relève le responsable.

Connecter des réseaux

« Le plus important, c’est l’alimentation en eau potable, qui est du ressort des communes. Ces dernières ont pris beaucoup de mesures, mais nous n’avons pas encore été informés d’un problème majeur », relève le responsable.

Si une commune a une capacité de recharge limitée, elle peut se connecter à un autre réseau. C’est exactement ce qu’a fait le village de Marchissy qui manque d’eau avec sa voisine Gimel, comme le rapportait 24 heures lundi. L’alimentation en eau potable se maintient malgré la situation », estime-t-il.

Lac de Joux: moins deux mètres

Malgré cette sécheresse exceptionnelle, les grandes nappes phréatiques tiennent bien le coup, car elles ont eu d’importantes recharges pendant l’hiver. Elles baissent, mais à un rythme normal, selon M. Hohl. Localement en revanche, plein de petites sources sont taries, notamment dans le Jura.

Le lac de Joux, dont les rivages sont asséchés, a lui perdu deux mètres depuis mi-juin, passant de 1005 mètres à 1003 mètres. Il se rapproche de son plus bas niveau, soit 1002,53 mètres en 1989, souligne le chef de la DGE-Eau. « Sa baisse continuant inexorablement, la sortie des débits du lac de Joux va être limitée, pour ne pas abaisser son niveau. En conséquence, il y aura un peu moins d’eau dans l’Orbe », explique-t-il.

Dans l’expectative

Le lac de Bret, qui alimente notamment la ville de Lausanne, est actuellement à 5,7 mètres en dessous de son niveau maximal. Il a baissé de 17 cm en une semaine, un niveau bas, mais pas encore alarmant, selon le Service des eaux de la ville de Lausanne. De son côté, le lac Léman échappe complètement à la problématique et se maintient grâce à la fonte et aux régulations.

Difficile de se prononcer pour la suite, mais, malheureusement pour l’alimentation en eau, on ne voit pas grand-chose venir, relève M. Hohl. Annoncées pour le week-end, les premières pluies de 10, 20 millimètres feront un bien immédiat à la faune et à la flore et seront positives pour quelques petites sources. Pour les eaux souterraines, ça ne changera rien.

Ces constatations sont valables pour l’ensemble de la Suisse occidentale, a encore noté M. Hohl.

 

(ATS)

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Le bras droit de J. de Quattro sous enquête administrative

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Le Conseil d’Etat vaudois a décidé d’ouvrir une enquête administrative pour faire la lumière sur les accusations de dysfonctionnements imputés au secrétaire général du Département du territoire et de l’environnement (DTE) Nicolas Chervet. Un rapport est attendu d’ici Noël.

La décision a été prise le 30 octobre dernier et elle a été mise en oeuvre dans les jours qui ont suivi, a indiqué mardi à Keystone-ATS le chancelier Vincent Grandjean, confirmant des informations de la RTS et de 24 Heures. L’enquête a été confiée à un mandataire externe.

Ancien avocat, Nicolas Chervet a travaillé à la police cantonale, comme commandant remplaçant et chef des opérations de la Gendarmerie. Il dirige depuis mai 2013 le secrétariat général du département de Jacqueline de Quattro. D’abord au Département de la sécurité et de l’environnement puis au DTE.

Etablir les faits

L’enquête ordonnée par le Conseil d’Etat tirera au clair « certaines allégations de dysfonctionnements », ajoute le chancelier. « Elle a pour but d’établir les faits et d’analyser le management, l’organisation et les processus pouvant influencer le climat de travail au sein de ce service de l’Etat », écrit-il.

Il y a quelques années, le groupe Impact, entité de l’administration spécialisée dans les cas de mobbing et de harcèlement, s’était déjà penché sur le fonctionnement du secrétariat général. Récemment, des articles de presse parlaient de départs et d’un climat délétère.

Pas de suspension

L’enquête doit permettre au gouvernement de disposer de « toutes les informations nécessaires et objectives ». Le Conseil d’Etat se déterminera dans les prochaines semaines sur les éventuelles suites à donner à ce rapport, ajoute le chancelier. Entre-temps, le haut fonctionnaire reste en place. Il n’est pas suspendu.

« En tant qu’autorité d’engagement », le Conseil d’Etat sera également appelé à se prononcer sur une autre affaire dans laquelle Nicolas Chervet est impliqué. Le 27 août dernier, le Ministère public a condamné le haut fonctionnaire pour deux contraventions à la loi sur la circulation routière. Il avait donné un faux nom et un faux numéro de téléphone à une conductrice dont il avait embouti la voiture à Prilly fin 2018.

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Vaud veut attirer plus de jeunes vers l’apprentissage

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L’Etat de Vaud lance son plan d’action pour valoriser la formation professionnelle. Il s’articule autour de 3 axes : le renforcement de l’attrait de la formation professionnelle dès l’école obligatoire ; la prévention des risques de ruptures et d’échecs en apprentissage ; et la création de nouvelles places d’apprentissage.

Le Département de la formation veut ainsi créer 1000 nouvelles places d’apprentissage d’ici à 2022. Aujourd’hui, 21% des jeunes font le choix de la formation professionnelle à la sortie de l’école obligatoire. L’Etat souhaite augmenter cette part. Cesla Amarelle, Conseillère d’Etat en charge de la formation :

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat, VD
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat, VD

Pour attirer plus de jeunes vers l’apprentissage, le plan d’action de l’Etat s’articule autour de 11 mesures, notamment pour mieux informer les élèves. Lionel Eperon, directeur général de l’enseignement postobligatoire :

Lionel Eperon
Directeur général, DGEP
Lionel Eperon Directeur général, DGEP

Autres mesures, les apprentis seront mieux encadrés et des solutions d’appui et de coaching seront mises en place pour améliorer le taux de réussite aux examens.

Cesla Amarelle
Conseillère d'Etat, VD
Cesla Amarelle Conseillère d'Etat, VD

Au-delà des conditions-cadres, il s’agit aussi et peut-être surtout de faire un travail de conviction auprès des enfants et des parents. Pour cela, l’Etat tient à souligner les avantages de la formation professionnelle. Lionel Eperon, directeur général de l’enseignement postobligatoire :

Lionel Eperon
Directeur général, DGEP
Lionel Eperon Directeur général, DGEP

L’Etat souligne que les mesures prises comment à produire leurs effets, en particulier dans l’augmentation du taux de succès aux examens de CFC. À mi-législature, 592 places d’apprentissage en plus ont aussi été créées.

 

 

 

 

 

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Pascal Broulis plaide pour une aide indirecte aux médias

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Face à l'érosion de la diversité des médias, le président de la fondation ch pour la collaboration confédérale Pascal Broulis estime que les cantons doivent réfléchir à une aide aux médias (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les cantons doivent envisager une aide indirecte aux médias car la « situation est critique », estime Pascal Broulis. Cette dernière pourrait passer par un soutien à l’agence Keystone-ATS, explique le conseiller d’Etat vaudois dans une interview publiée dans Le Temps.

« J’estime qu’il faut débattre de l’avenir de Keystone-ATS, cela de manière à garantir l’existence même d’une agence de presse distillant la même qualité de contenus dans les trois régions linguistiques du pays », avance lundi le président de la fondation ch pour la collaboration confédérale. Et de justifier: « pour que le modèle suisse fonctionne, il faut se connaître d’un bout à l’autre du pays […] Ce que permet une telle agence ».

La fondation ch organise ce lundi à Berne une conférence nationale sur le thème « Transformation des médias et fédéralisme », avec la participation de nombreux dirigeants de médias, de responsables politiques, ainsi que des chercheurs.

Alors que la Confédération planche déjà sur des mesures pour soutenir les médias, M. Broulis estime que cette tâche incombe également aux cantons car la culture, l’éducation et la formation sont de leur ressort.

Le fardeau de la distribution des journaux

Le gouvernement vaudois mène actuellement des réflexions sur le sujet dans le cadre d’une réponse à un postulat sur l’aide aux médias. Un soutien à Keystone-ATS fait partie des réflexions tout comme des mesures dédiées aux médias du canton. Les conclusions de ces réflexions ne seront probablement pas rendues publiques avant le début de l’année prochaine, précise M. Broulis.

Le canton de Berne planche également sur une aide aux médias du canton, notamment aux bureaux de l’agence de presse nationale présents sur son sol, soit à Berne et Bienne.

La transition numérique constitue un grand défi pour les médias. Pour les aider à la réaliser, le ministre PLR juge qu’il « serait utile de les décharger des coûts de distribution par La Poste en obligeant cette entreprise à offrir ce service gratuitement ». Pour Pascal Broulis, il convient de se focaliser avant tout sur des mesures indirectes. L’aide directe est « délicate » car « elle suscite un problème d’indépendance ».

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La fondue en vedette à Tartegnin

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Le Mondial de la fondue a attiré la foule ce week-end à Tartegnin. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La troisième édition du Mondial de la fondue a couronné les Valaisans Florian et Jean-Matthieu Baer samedi soir à Tartegnin (VD). Les deux gourmets ont été sacrés chez les professionnels lors d’une manifestation qui espère accueillir 10’000 visiteurs jusqu’à dimanche.

Au total, la compétition a réuni environ 120 participants, dont environ quatre-vingts amateurs. Dans cette catégorie, ce sont les Vaudois Christian Maillardet et Daniel Villard qui l’ont emporté.

Les trois quarts des concurrents étaient originaires de Suisse, auxquels s’ajoutaient 20% de Français et 5% de candidats d’autres pays (Italie, Allemagne, Kosovo et autres), a précisé le président de la manifestation, Stéphane Jayet, interrogé par Keystone-ATS.

Les concurrents ont dû cuisiner une fondue au fromage pour cinq personnes avec le matériel fourni (réchaud et caquelon). Le règlement stipulait que la recette devait contenir au minimum 50% de Gruyère AOP. Les finalistes ont été évalués par un jury de treize membres, présidé par le chef étoilé Philippe Chevrier.

Déjà organisé en 2015 et 2017 à Tartegnin, petit village de La Côte de 240 habitants, le Mondial de la fondue se tenait jusqu’ici sur une seule journée. Pour cette troisième édition, les organisateurs ont étendu l’événement sur trois jours.

Après la soirée d’ouverture du vendredi et les concours du samedi, la journée de dimanche est consacrée aux familles avec diverses animations, un brunch ou encore un rallye dans le village. M. Jayet a dit espérer environ 10’000 visiteurs pour l’ensemble de la manifestation.

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La Grève du climat tirera au sort son candidat pour le Conseil d’Etat

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Une dizaine de militants de la Grève du climat a lancé la campagne pour le Conseil d'Etat ce jeudi matin à Lausanne. (Photo : RB)

C’est une candidature atypique. La Grève du climat se lance dans la course au Conseil d’Etat vaudois. Le collectif a dans le viseur le siège qui sera laissé libre à la fin de l’année par la PLR Jacqueline de Quattro. L’élection complémentaire aura lieu le 9 février.

Et au moment de lancer sa campagne ce jeudi matin devant le Château cantonal à Lausanne, la Grève du climat Vaud ne connaît pas encore le nom de son ou de sa candidate. Et pour cause : la candidature présentée se veut participative et collective. En clair, le candidat du mouvement sera tiré au sort juste avant Noël, date limite pour le dépôt des listes. Un processus ouvert à tous et qui se fera en public.

Saskia, l’une des militantes de la Grève du climat :

Saskia
Militante du climat
Saskia Militante du climat

Le PLR qui va vouloir conserver son siège au Gouvernement. Une candidate à la candidature pour l’instant au sein du parti : la Syndique de Payerne et députée Christelle Luisier.

En attendant, la Grève du climat va profiter de cette élection pour faire entendre ses idées. Le mouvement veut discuter, échanger, s’éloigner du système institutionnel. Le fonctionnement actuel du Conseil d’Etat, notamment, n’est plus viable selon eux. Il doit être revu.

Mael, militant du climat :

Mael
Militant du climat
Mael Militant du climat

L’élection complémentaire au Conseil d’Etat vaudois se disputera le 9 février. Le dépôt des listes est agendé au 23 décembre et un second tour pourrait se tenir le 1er mars. La PLR payernoise Christelle Luisier a déjà annoncé être candidate à la candidature.

Les Verts renoncent pour leur part à briguer le siège. Le parti se dit toutefois prêt à soutenir une candidature extérieure favorable à l’environnement. Il en discutera le 11 décembre.

 

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