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Vaud

Le coup de gueule du commandant de la Police cantonale

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Le commandant de la police vaudoise Jacques Antenen a déploré "le juridisme étroit et borné" qui entrave le travail des forces de l'ordre lors des poursuites sur France (archives - KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le coup de gueule du Commandant de la Police cantonale vaudoise. Il fait part de "sa préoccupation" face à l'évolution juridique actuelle et les missions de la police.

Lundi 18 mars 2019, en marge de la conférence de Presse sur le bilan de la circulation dans le canton, Jacques Antenen a dénoncé "le juridisme étroit et borné" qui nuit au travail des forces de l'ordre. Tout d’abord en ce qui concerne Via sicura. Les Gendarmes sont en effet soumis aux mêmes règles que le commun des mortels, à quelques détails près.

Alors, lorsqu’une voiture de Police doit prendre en chasse un fuyard – démarrer une course-poursuite – les Agents doivent y réfléchir à deux fois avant d’accélérer.

Explications de Jacques Antenen, le Commandant de la Police cantonale vaudoise :

Jacques Antenen
Commandant, Police cantonale vaudoise
Jacques Antenen Commandant, Police cantonale vaudoise

Autre point qui exaspère de plus en plus Jacques Antenen : les Accords de Paris, qui régissent le travail des Gendarmes vaudois sur sol Français. Par exemple lorsqu’un délinquant est pris en chasse sur l’autoroute vers Nyon, les forces de l’ordre vaudoises peuvent continuer la poursuite jusqu’en France. Mais une fois la frontière franchie, les policiers suisses sur France n'ont pas plus de pouvoir qu'un citoyen. Impossible pour eux de passer les menottes au fuyard.

Jacques Antenen :

Jacques Antenen
Commandant, Police cantonale vaudoise
Jacques Antenen Commandant, Police cantonale vaudoise

Si des changements législatifs ne sont pas mis en oeuvre, le commandant de la police cantonale vaudoise met en garde : les policiers lèveront le pied et laisseront échapper les délinquants.

Jacques Antenen :

Jacques Antenen
Commandant, Police cantonale vaudoise
Jacques Antenen Commandant, Police cantonale vaudoise

Des discussions seraient en cours au niveau de la Confédération pour adapter, notamment, les Accords de Paris.

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Lausanne

Un écrin de verdure pour le stade de la Tuilière

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Un biotope avec un bassin de rétention est visible devant le stade de la Tuilière lors d'une conférence de presse de Natacha Litzistorf, municipale de la ville de Lausanne, sur les impératifs écologiques lors de la construction du stade de la Tuilière, montrant un ensemble de mesures propices à la faune et à la flore le mercredi 12 août 2020 à Lausanne. (©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Le nouveau stade de la Tuilière à Lausanne se met au vert. La Ville a présenté les divers aménagements extérieurs - nichoirs, mares, prairies - qui bordent l'antre du Lausanne-Sport et doivent lui permettre de minimiser son impact écologique.

Alors que les travaux du stade sont presque terminés, "la nature doit pouvoir reprendre ses droits", a indiqué mercredi devant la presse Natacha Litzistorf, la municipale lausannoise en charge du logement, de l'environnement et de l'architecture.

L'élue verte a rappelé que la Ville, en tant que maître d'ouvrage, avait pris des engagements écologiques au moment d'entamer le chantier. "Ces promesses ont été tenues: le cadre naturel a été respecté et même sublimé. C'est un petit paradis pour la faune et la flore", a-t-elle affirmé.

Parmi ces différents aménagements, cinquante nichoirs ont été fixés sur les parois extérieures du stade. Ils sont destinés à abriter des martinets noirs, qui figurent sur la liste des espèces potentiellement menacées.

"Nous espérons pouvoir créer une nouvelle colonie", a relevé Joanna Fowler, architecte et cheffe de projet. Elle a précisé que le bruit et la présence humaine ne perturbaient pas le martinet, sachant que le futur stade du LS pourra accueillir jusqu'à 12'000 personnes.

Cet oiseau est, en revanche, beaucoup plus sensible au chant de ses congénères. Raison pour laquelle un enregistrement du chant du martinet noir tourne déjà en boucle sous les gradins du stade pour l'inciter à venir s'y installer.

Cohabitation

Outre le stade principal, l'ensemble du centre sportif de la Tuilière a bénéficié d'aménagements. Plusieurs petits biotopes ont été répartis autour des neuf terrains du complexe, à l'image des onze mares construites pour accueillir des batraciens. S'y ajoutent des tas de pierres pour les reptiles, des amas de branches pour les insectes et 2,7 hectares de prairies, où 400 arbres et 11'000 arbustes ont été plantés.

L'utilisation de ces espaces crée "une plus-value écologique immense" et permet à la nature de "respirer", a souligné Emmanuel Graz, architecte-paysagiste et coordinateur du projet. Il a ajouté que la Ville de Lausanne procédait déjà de la sorte depuis plusieurs années pour ses parcs. "Le maître-mot, c'est cohabitation", a-t-dit.

Zone tampon

Cet impératif a été particulièrement respecté pour le stade de la Tuilière, situé sur les hauts de la ville, à proximité de la campagne et de la zone protégée du Petit-Flon, a expliqué M. Graz.

Pour Natacha Litzistorf, ce projet constitue la preuve qu'il est possible de créer de grandes infrastructures "tout en respectant la nature." La municipale a aussi rappelé que le stade lui-même a été construit dans un souci écologique, notamment avec la pose de panneaux solaires, l'installation d'une toiture végétalisée et d'un bassin de rétention.

Après avoir pris du retard en raison du coronavirus, la construction du stade est entrée dans sa dernière phase. Le gazon synthétique a été posé et le premier match du Lausanne-Sport pourrait avoir lieu en novembre prochain.

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Vaud

La Ville de Morges va revoir son projet de centre aquatique

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La population morgienne attend depuis une vingtaine d'années la construction d'une piscine couverte sur sa commune. Ici, le syndic de Morges Vincent Jaques. (Image d'archive - ©KEYSTONE/Valentin Flauraud))
Il faudra sans doute attendre encore quelques années avant qu'un centre aquatique voit le jour à Morges. Attentive aux critiques, la Municipalité a décidé mardi de "réexaminer en profondeur" le projet régional et surtout son mode de financement. Elle va donc retirer son préavis lors du prochain Conseil communal.

En discussion depuis 2008, dévoilé fin 2018 et devisé à 65 millions de francs, le projet devait être financé en partie par la Ville de Morges et une trentaine de communes du district de Morges (Centre Aquatique Région Morges SA). Le centre est prévu sur le site du Parc des sports, à l'entrée ouest de la ville, au bord du lac.

Il prévoit des bassins extérieurs et intérieurs, des toboggans, des plongeoirs, des espaces ludiques, un spa, un fitness et des restaurants. Son ouverture était initialement agendée pour 2022.

Plusieurs reproches

"La Municipalité de Morges souhaite améliorer le projet régional de centre aquatique. En particulier, le mode de financement doit être approfondi, et le préavis sera par conséquent retiré lors du prochain Conseil communal. Elle veut, par cette démarche forte, consolider le projet", écrit la Ville mardi dans un communiqué. Elle se dit "attentive aux échos qui lui sont parvenus ces derniers mois".

Principaux reproches: un projet titanesque, trop ambitieux, mais qui ne comporte pas de bassin olympique couvert - requête de très longue date de la population morgienne -, la crainte d'un prix d'entrée trop cher ou encore le risque de voir le camping passablement réduit.

Référendum ambigu

Des critiques avaient déjà été émises par des conseillers communaux en 2018, certains demandant même l'abandon du projet. En début d'année, un groupe de citoyens a récolté suffisamment de signatures pour lancer un référendum sur le nouveau Plan partiel d'affectation (PPA) du terrain du Parc des sports, voté en 2018 par le législatif morgien et qui prévoit notamment un parking souterrain de 640 places. Le scrutin est agendé le 27 septembre prochain.

Face à ce référendum qui sème la confusion entre l'affectation du sol, au sens strict, et les projets futurs devant ensuite recevoir encore l'aval du Conseil communal, la décision de la Municipalité vise aussi à "clarifier les enjeux liés" à cette votation. "Des enjeux qui dépassent largement le cadre d'un seul projet à l'étude", souligne-t-elle.

La Ville assure toutefois que le projet régional de centre aquatique "va continuer à prendre forme, avec un calendrier réajusté et un esprit collaboratif avec les communes partenaires. Cette nouvelle de phase de travail doit permettre à la Municipalité de déposer, "en temps voulu", un nouveau préavis auprès du Conseil communal.

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Lausanne

Grosse panne d'électricité à Lausanne

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Le quartier de la gare a été touché par une importante panne d'électricité. (Image d'archive - ©KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Les quartiers du sud-est de Lausanne privés de courant depuis 14h15 mardi en raison d'un incendie dans un poste de transformation de haute tension à Bellefontaine sont à nouveau alimentés depuis 17h20. Le feu a été vite maîtrisé par les pompiers.

Tous les quartiers concernés reçoivent à nouveau l'électricité du réseau, a indiqué en début de soirée à Keystone-ATS Jean-Yves Pidoux, municipal lausannois en charge des Services industriels de Lausanne (SIL).

Il avait auparavant précisé qu'il s'agissait "d'une très grosse panne", "plusieurs centaines et peut-être plus de 1000 bâtiments" étant concernés. Selon lui, l'incendie au poste de transformation est certainement dû un accident.

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Vaud

Masques obligatoires pour les gymnasiens vaudois

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Les gymnasiens devront porter des masques à la rentrée. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Les élèves des gymnases et des écoles professionnelles du canton de Vaud devront arborer un masque à la rentrée du 24 août. Le port du masque, jusqu'ici recommandé, est obligatoire dès que la distance de 1,5 mètre ne peut être respectée. L'obligation ne concerne pas les plus jeunes, qui fréquentent l'école obligatoire.

Dans les gymnases et écoles professionnelles, le port du masque est obligatoire dès le 10 août pour la session d'examens et dès le 24 août pour la reprise des cours en effectifs complets. La mesure concerne les élèves, les enseignants et le personnel administratif et technique, annonce vendredi le canton dans un communiqué.

Cette obligation s'applique à l'intérieur des établissements, mais aussi dans les cours d'école, lorsque la distance de 1,5 mètre ne peut pas être respectée. En résumé, la plupart du temps.

Théoriquement, les élèves pourraient tomber le masque lorsqu'une poignée d'entre eux occupe une salle suffisamment grande. "A l'échelle du canton, peu de classes correspondent à cette configuration", souligne un porte-parole. Mais ce serait possible pour un enseignant, se tenant face à ses élèves à plus de 1,5 mètre.

S'équiper à leurs frais

Les enseignants et le personnel scolaire se verront remettre deux masques chirurgicaux par jour. Les élèves en recevront également lors des examens d'août, puis pendant les deux premières semaines de cours. Dès le 7 septembre, les élèves devront s'équiper à leurs frais. Les masques continueront à être fournis au personnel scolaire.

Les masques doivent être en bon état, de préférence chirurgicaux. Il est "très vivement recommandé" que les modèles en tissu portent l'étiquette "Testex Community Mask", conformément aux recommandations du médecin cantonal, précise le canton.

Combler les lacunes

A la rentrée, des mesures d'appui et de soutien seront proposées aux élèves pour combler les lacunes dues au semi-confinement. Cela concerne aussi bien l'école obligatoire que le post-obligatoire.

Partout, les gestes barrière et les mesures d'hygiène restent de rigueur. A l'école obligatoire, l'enseignement se déroulera dans des classes aux effectifs complets. Le port du masque devient obligatoire pour les enseignants si la distance minimum avec les élèves ou entre adultes ne peut pas être respectée.

Dans les écoles, les cours reprennent en présentiel, en effectifs complets. En fonction des circonstances sanitaires, des quarantaines de classes ou d'établissements pourront être ordonnées par le médecin cantonal, précise le communiqué de presse.

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Lausanne

EPFL: deux nouvelles bourses pour des recherches sur le Covid

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Deux projets de recherche de l'EPFL liés au coronavirus viennent de décrocher un financement fédéral auprès du Fonds national suisse (FNS). (©(AP PHOTO/KIRSTY WIGGLESWORTH)
Deux projets de recherche de l'EPFL liés au coronavirus viennent de décrocher un financement fédéral auprès du Fonds national suisse (FNS). Le premier concerne le profilage sérologique, le second vise à créer un petit appareil portable permettant un dépistage rapide du virus. Ils reçoivent chacun un montant de l'ordre du million de francs.

Le Laboratoire de caractérisation du réseau biologique de Sebastian Maerkl va mettre en place un profilage sérologique à grande échelle du Covid-19 à l'aide de nano-essais immunologiques microfluidiques à haut débit, explique vendredi l'EPFL dans un communiqué. Les recherches se feront en collaboration avec l'équipe de la professeure Isabella Eckerle, des HUG à Genève,

Il existe un manque d'innovation en matière de diagnostic dans le domaine des virus émergents, explique la Haute Ecole. De nouvelles technologies à haut débit, peu coûteuses et largement accessibles, sont nécessaires "de toute urgence", selon le chercheur.

Le second projet, emmené par la professeure Sandrine Gerber, est interdisciplinaire. Il vise à développer un petit appareil portable permettant d'identifier le coronavirus dans les aéroports, les gares et les autres lieux où un dépistage rapide et à un stade précoce est souhaité.

Ce biocapteur ultra sensible devrait permettre de s'affranchir de l'utilisation de réactifs coûteux. Et il ne serait plus nécessaire de recourir à des équipements d'analyse sophistiqués et à du personnel spécialisé. Outre Mme Gerber, le projet est porté par Igor Stefanini de la Haute école spécialisée de la Suisse italienne et Francesco Bertoni de l’Université de la Suisse italienne.

Ces deux recherches font partie de 28 projets soutenus par le FNS pour un total de 18,6 millions de francs. Le PNR 78, sur le Covid-19, a été lancé à la fin avril et doit durer deux ans.

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