Rejoignez-nous

C'est par là

Les Dieux du Sale: le calendrier d'une association de dépollution 

Publié

,

le

Une initiative qui donne à voir et à réfléchir : un calendrier a été réalisé avec des bénévoles posant dévêtus, ils veulent ainsi mettre l’art au service de la dépollution.

Ici et maintenant: l'instant Durable
14.10.21
Ici et maintenant: l'instant Durable 14.10.21

"12 mois, 12 photos engagées contre la pollution plastique. Nos corps à nu, au cœur du problème, pour sensibiliser à l’écologie. »

Pour comprendre la démarche, il faut camper le décor. Toute l’année, l’association Wings of the ocean mène des campagnes de ramassage des déchets sur les côtes méditerranéennes, sur l’étang de Berre et à bord d' un voilier trois mâts qui sillonne les mers d’Europe. Cette démarche étant effectuée sans financement public, l’association a trouvé cette idée pour mettre son travail en lumière et sensibiliser la population aux enjeux de la pollution.

L’objectif est aussi de financer les projets en cours et à venir et c’est ainsi que l’ONG a décidé de réaliser le calendrier des Dieux du Sale, clin d’oeil aux Dieux du Stade, le calendrier des rugbymen du Stade français.

Le poids des mots, le choc des photos pour soutenir une association française de dépollution: vous pouvez vous procurer ce calendrier ici.

 

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

C'est par là

Lausanne-Gare, temple de l'innovation

Publié

le

(©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La Gare de Lausanne a plus de cent ans. En 2030, les travaux d'ampleur débutés cette année seront terminés. La gare a souvent été à la pointe de l'innovation, preuve avec cette sélection de quatre documents de notreHistoire.ch.  

A la Page:Histoire
15.10.21
A la Page:Histoire 15.10.21

Avec le projet pharaonique des CFF, du triptyque ville-canton-Conféfération, Lausanne sera dotée d'une vraie gare du 21ème siècle qui pourra accueillir 200'000 voyageurs et voyageuses par jour en 2030. Le chantier 1,3 milliard de francs. Voici quelques documents résumant très rapidement l'évolution de la gare et de ses services.

Photo publiée sur notreHistoire.ch par Yannik Plomb (©J.Julien Genève)

Avec cette photo ci-dessus, nous sommes en 1899 sur le parvis de la Gare de Lausanne. La gare de Lausanne n’a été érigée qu’en mai 1856 à Mornex, donc en dehors du centre-ville pour relier la ville à Yverdon-les-Bains. Une année auparavant, le premier tronçon de ligne de chemin de ferre a relié Yverdon-les-Bains à Bussigny.

En 1861, la Compagnie de l’Ouest-Suisse qui commercialise la ligne entre le Nord vaudois et Lausanne, inaugure la liaison Lausanne-Saint-Maurice. Une ligne qui dessert Villeneuve. En 1863, la liaison Lausanne-Fribourg entraîne un agrandissement de cette gare. Un concours lancé en mai 1906 permet à la compagnie ferroviaire de plancher sur une nouvelle gare. Avec l’aide des architectes Monod et Laverrière, Taillens et Dubois, la nouvelle gare aura une « apparence fonctionnelle, une façade digne mais sans luxe, l’emploi de matériaux reconnus sains et inaltérables, et si possible, faits de pierre du pays (source Wikipedia). »

Inauguration de la traction électrique du Lausanne Saint-Maurice, photo de 1924 publiée sur notreHistoire par Yannik Plomb

Le 14 mai 1924 en gare de Lausanne, prêtes au départ les 2 Ae 3/5 sont parquées en gare sur voie 5. Le membre de notreHistoire Yannick Plomb a publié cette photographie Kodak ltd et écrit :

«Le véhicule à traction électrique, sans doute le plus harmonieux et le plus bel assemblage de composants électromécaniques, ne cesse de poser au génie humain de nouveaux et passionnants défis de conception», selon Karl Sachs.

La dangerosité que présentait le maintien de la vapeur dans le tunnel du Simplon dicta l'audacieuse décision de le convertir dès le début sur la technologie naissante du courant alternatif triphasé. En 1906, la Brown, Boveri & Cie, connue aujourd'hui sous le nom d'ABB, installa le système dans le tunnel du Simplon sur 20 km de long.

Plusieurs tronçons ont été inaugurés : Brigue - Iselle en 1906, Brigue - Sion en 1919, Sion - Saint-Maurice en 1923 et Saint-Maurice - Lausanne en 1924. En effet, si le tronçon Lausanne - Saint-Maurice, électrifié au courant alternatif monophasé de 15 kV 16 2/3 Hz le 14 mai 1924, était le dernier encore exploité à la vapeur, les locomotives électriques de l'époque, telles les Ae 3/5, ne pouvaient aller que jusqu'à Sion, où elles devaient céder leur place aux locomotives triphasées du Simplon.

«Le véhicule à traction électrique... ne cesse de poser au génie humain de nouveaux et passionnants défis de conception», Karl Sachs.

Cette situation se prolongera jusqu'à ce que le courant alternatif des CFF atteigne Brig en 1927. La suite de cette présentation sur ce lien.

Un TGV en gare de Lausanne, photo de Claude-André Fradel, datant de juin 1985

Fin des années 70, la gare lausannoise est desservie par un train rapide effectuant la liaison Paris-Genève-Lausanne (le train est baptisé Jean-Jacques Rousseau) avant l’arrivée du TGV orange le 22 janvier 1984. Ce dernier permet une liaison entre Paris-Gare de Lyon et Lausanne en passant par Vallorbe : durée du voyage 3 heures et 40 minutes. Le TGV orange sera remplacé par un train bleu (référence au célèbre restaurant de la Gare de Lyon ?) dès 1997. Pour retrouver cette photo de TGV ainsi que quelques autres clichés de la "Souris grise" (le Trans Europe Express, remplacé par le TGV), allez sur ce lien.

Lausanne gare on patiente sur le quai, photo publiée sur notreHistoire.ch par Jean-Luc Bonnet, elle date de 1938.

Derrière cette photo de famille attendant patiemment en gare de Lausanne un train qui les mènera peut-être vers un lieu de repos, il y a cette idée du rafraîchissement estival à l'attention des clients avec ces glaces « Pôle Nord » servies à même le quai. Un membre de notreHistoire.ch a trouvé cette photo en chinant sur les sites de vente de photos anciennes. Il l'a ensuite publié sur notreHistoire.ch. Que dit cette photo? Qu'en 1938, on se souciait du bien-être gustatif des usagers du train et que les familles voyageaient dans une tenue plus qu'élégante. Près de 82 ans plus tard, on est aussi dans cette thématique du commerce au service des pendulaires et des autres voyageurs avec le projet Léman 2030.

Retrouvez tous les autres articles sur ce dossier de lfm.ch.

Continuer la lecture

À la page

Les premiers "gratte-ciel" romands

Publié

le

Le premier gratte-ciel de l'histoire vaudois a été inauguré au tout début des années 30, il s'agit de la Tour Bel-Air. Une tour née dans la douleur.

L’Amérique est entrée dans une frénésie de l’élévation de ses immeubles, malgré le Krach de 1929 à New York. Elle inspire des entrepreneurs vaudois. Le promoteur Albert Cottier est un d'entre eux. Il pense à une tour située à Bel Air à Lausanne. Il s'agit d'ériger le tout premier « gratte ciel » de l’histoire de notre région. Cottier veut la vendre à une famille zurichoise proche du régime nazi. Ce n’est pas une idée qui plaît en terre vaudoise. Alphonse Laverrière, l’architecte à qui l’on doit le dessin de la Gare de Lausanne, fait un remarquable travail de conception de cette tour à la structure métallique. Mais il y des limites à vouloir ressembler à New York, on est en 1930 et la hauteur fait un peu peur.

La Tour Bel-Air à Lausanne (Sartori Editeur, Pierre Audéoud)

Les dimensions de la Tour Bel Air sont pourtant très modestes en comparaison avec les tours de Chicago et New York. En 2021, la Freedom Tower à New York fait 541 mètres, la Willis Tower à Chicago, 442 mètres. Quant au Rockefeller, avec le Radio city hall à sa base, c'est 280 mètres. Enfin l’Empire State Building culmine à 381 mètres. La Tour Bel Air ne fait que 68 mètres, soit une taille cinq fois et demi plus petite que l’Empire State Building. Qu'on se le dise, Lausanne ne joue pas dans la même ligue que New York ou Chicago.

Quelques huiles lausannoises protestantes attachées au respect de la grandeur de la Cathédrale sont aussi opposées à la tour Bel Air. Pour ces personnalités, l’ensemble Bel Air-Métropole ferait tâche dans le paysage. Pourtant, selon d’où on regarde, la Tour fait face à une Cathédrale pourtant perchée sur une colline de la Cité plus haute, avec une tour-lanterne de 80 mètres. Qu’une tour mercantiliste vienne faire concurrence à ce monument spirituel et on crie au sacrilège.

Une tour utopique conçue sur le papier par Jean Tschumi pour l'Expo 64. Elle ne restera qu'à l'état de projet (Roger Monnard)

D’autres tours verront le jour après la deuxième guerre mondiale. Mais il y aura aussi des projets avortés comme celui d’une tour en forme de poivrier de 600 mètres, signée Jean Tschumi. Elle est conçue pour devenir une des attractions de l’Expo 64 à Beaulieu. L’esthétique de cette tour-poivrier, symbole de la force de la Suisse, est sans doute trop ambitieuse. Sa taille aussi, 600 mètres, de quoi humilier les Français et leur Tour Eiffel, totem européen culminant à 324 mètres. En revanche, il est une tour qui va voir le jour sans trop poser de problèmes, à la même époque, dans le centre-ville de Lausanne. Elle est dessinée par Jean-Marc Lamunière, sur le modèle du travail épuré de Ludwig Mies von der Rohe aux Etats-Unis. C'est la Tour Edipresse. Dans les années 50, l’édition est synonyme de puissance.

La Tour Edipresse, avenue de la gare à Lausanne en 1980 (Claude-André Fradel)

La Tour Edipresse devenue Tour Tamedia (David Glaser)

Pour en savoir plus sur l'histoire des tours en Romandie, cliquez sur ce lien.

 

Continuer la lecture

Tous en Ligne

Squid Game: nouvel exemple du soft power coréen

Publié

le

Squid Game réalise le plus gros démarrage de l’histoire du géant américain Netflix et place à nouveau la Corée du Sud sous le feu des projecteurs.

111 millions. C’est le chiffre hallucinant qui représente le nombre de comptes ayant démarré au moins un épisode du nouveau carton de Netflix après seulement un mois. C’est 30 millions de plus que Bridgerton qui détenait jusqu’ici la première place.

Une série qui fascine

Rien qu’à lire l’édito du journal Libération du 12 octobre, on comprend que cette série est bien plus qu’une création originale. C’est un phénomène qui pose des questions de société fortes. Et qui nous laisse ensuite le choix d'y répondre, avec des dilemmes qui ne nous laissent pas intacts.

“...qui parle des dangers de l’endettement au plus grand nombre en 2021 ? Un candidat à la présidentielle ? Non, Squid Game. Du partage des richesses ? Squid Game. De l’extrême précarité qui met en péril l’idée même d’un choix démocratique ? Toujours Squid Game.”

Le soft power à la coréenne

Mais ce que ce succès nous dit, c’est aussi que la Corée du Sud place encore une production au coeur de l’actualité culturelle grand public. Et plus précisément, au cœur de l’actualité audiovisuelle. Citons pour commencer l’un des exemples les plus proches, la palme d’or du festival de Cannes en 2019 "Parasite".

 

Et que dire de la K Pop. Ce genre musical si populaire dans son pays d’origine rempli aujourd’hui des stades dans le monde entier. Ajoutons à cela les jeux en lignes, les smartphones et tablettes, sans oublier ce titre que vous aurez à nouveau en tête jusqu’à demain matin:

Aujourd’hui, la Corée du Sud est un acteur majeur du divertissement. Et tous les signes montrent que ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Squid Game en 4 points

  • 456 individus pauvres et endettés s’affrontent pour remporter un cagnotte remplie d'argent
  • Pour gagner, il faut survivre à de nombreux jeux dont la plupart sont très connus et nous ramènent à l'enfance (1-2-3 soleil, billes…)
  • Les perdants sont exécutés
  • La cagnotte gonfle à chaque décès

Continuer la lecture

Tous en Ligne

Facebook, WhatsApp, Instagram, Messenger: que s'est-il passé ?

Publié

le

Les principaux services de Facebook ont été paralysés lundi soir pendant de nombreuses heures. Un problème qui vient s’ajouter à la liste des défis actuellement rencontrés par le géant bleu. 

Tous en Ligne
05-10-2021
Tous en Ligne05-10-2021

Lundi soir, 18h. Impossible d’utiliser les principaux services de messagerie instantanée et réseaux sociaux du groupe Facebook. Le géant américain a annoncé que ce problème était dû à un changement dans la configuration des routeurs de son réseau, ce qui entraîne un problème de coordination entre ses data center. Et comme entre deux êtres humains: quand ça communique mal, ça communique plus. 

Avec plus de 3.5 milliards d’utilisateurs et utilisatrices répartis sur les différentes plateformes précitées, l’impact économique pourrait être de l’ordre de plus de 80 millions de dollars pour les 6h de panne.

De leur côté, les concurrents ont essayé de reprendre ce contretemps à leur avantage. L’application de messagerie SIGNAL par exemple: 

"Les inscriptions sont en forte hausse sur Signal (Bienvenue à tout le monde!)"

Quant au compte officiel de Google au Royaume-Unis, il y est aussi allé de sa blague:

"Que fait-on maintenant? Gmail?"

Un problème qui intervient au pire moment pour Facebook

Pointé du doigt pour sa gestion des données personnelles et le développement d’une version d’Instagram pour les enfants, le géant américain est au coeur du cyclone après les révélations d’une ancienne employée. La désormais lanceuse d’alertes s’est exprimée ce week-end sur les coulisses de l’entreprise et révélé être derrière les fuites publiées dans le Wall Street Journal. Selon elle, la firme américaine choisirait plutôt le profit, au dépends de la sûreté. 

Vers un exode massif des utilisateurs et utilisatrices?

En un jour, la messagerie Telegram est passée de la 56è à la 5è place des applications les plus téléchargées aux Etats-Unis. D’autres applications voyaient leur base de clients augmenter sensiblement. Il est bien entendu encore trop tôt pour évaluer l’impact de ce couac. Mais la fréquence des problèmes rencontrés ces derniers temps pourraient avoir raison d’une partie de la clientèle des principaux services proposés par Facebook.

Continuer la lecture

À la page

Infusion d'italianité à Lausanne

Publié

le

L’exposition "Losanna, Svizzera, 150 ans d’immigration italienne" est visible au Musée d’Histoire de Lausanne jusqu’au 9 janvier 2022. Cette infusion culturelle de l'italianité a eu un impact positif sur toute la Romandie.

Le scooter Vespa de la marque Piaggio installée dans la région de Pise en Toscane, à Pontedera. Un symbole de la "dolce vita" et donc de l'italianité (photo DG).

A mi-chemin de cette exposition très intéressante, les objets historiques représentant la culture italienne, du chapeau de Fellini à l’affiche du dessin animé "La Linea", du maillot des Azzuri vainqueurs du mondial 82 à la Vespa de la marque Piaggio, interpellent le visiteur. Et tout à coup, au-dessus de votre tête retentissent les premières notes de « Ma Quale Idea », un tube d’italo-disco tout droit sorti d’un haut-parleur qui ressemble à une douche.

A La Page Histoire
01.10.21
A La Page Histoire01.10.21

Après le détour footballistico-musical obligatoire, la déambulation permet de se replonger dans une réalité économique suisse de la fin du XIXe. Le manque de main d'oeuvre qualifiée pousse les huiles lausannoises à regarder de l'autre côté du Grand Saint-Bernard pour recruter. Cette immigration économique choisie qui débute dès les années 1870 va être affectée aux chantiers des grands ponts, viaducs et autres tunnels à Lausanne et ailleurs dans la région. En Suisse, à cette époque, le travail des Italiens est possible grâce à un traité signé entre les deux pays. Les habitants de la Botte peuvent aussi venir s’établir ici, et ce n’est pas limité à une saison. Il faut croire qu’un certain Benito Mussolini en a profité. Car en 1902, il débarque légalement à Lausanne pour chercher du travail.

Photo de Benito Mussolini prise par les forces de l'ordre bernoises en 1903. A l'époque le jeune maçon et syndicaliste avait pris l'habitude de se faire arrêter pour incitation à la grève (photo DR)

Dans une vitrine du musée, un document de l’Université de Lausanne frappe. Il s'agit de la copie du diplôme décerné à ce-même Benito Mussolini en 1937. Un doctorat honoris causa. L'équipe dirigeante de l’Université lausannoise n’avait pas formalisé ce projet en 1936 mais c’est un des responsables de la section sciences politiques et sociales, un sympathisant fasciste nommé Pasquale Boninsegni, qui aurait dit au Duce : « vous aurez ce doctorat ». Dans le contexte diplomatique de l'époque, ces paroles rapportées au Duce ont eu pour effet de valider cette distinction, il fut alors très difficile pour l'Université de Lausanne de faire machine arrière.

Le diplôme non-signé rendant hommage à l'ancien étudiant de l'Université de Lausanne que fut Mussolini (Musée Historique de la Ville de Lausanne)

Benito Mussolini, devenu le Duce dans les années 30, s’était formé à la politique dans le canton de Vaud. Il a créé des connexions puis a contribué à bien traiter les italiens émigrés à Lausanne ensuite, en attribuant, par exemple, des subsides à l’asilo-orfanotrofio, un établissement lausannois pour orphelins. Dans les années 30, il peut enfin s’appuyer sur ses mêmes connexions helvétiques afin de relayer ses idées fascistes hors des frontières italiennes.

Benito Mussolini, à l'Hôtel Beau-Rivage de Lausanne, lors d'une conférence diplomatique sur l'Orient en 1922 (DR)

Au delà des considérations politico-syndicales de Benito Mussolini, il faut bien noter que la présence d'une population italienne dans notre région était justifiée par le besoin grandissant d'une main d'oeuvre expérimentée et nombreuse. Autre temps fort de l'exposition, c'est ce chapitre consacré à Tripoli ou le "village des cantines" comme on le surnommait à Vallorbe. Entre 1910 et 1915, ces ouvriers logés à Tripoli ont construit une nouvelle gare internationale à Vallorbe.

Ils étaient plus d'un millier (essentiellement italiens) pour percer le tunnel du Mont d'Or reliant la Suisse à la France sur la ligne Vallorbe-Dijon. C'était un petit village fait de baraquements avec tellement de débits de boisson que l'on imaginait bien qu'il s'y tramait une activité extraordinaire de jour comme de nuit. Un village mal perçu par les autochtones, selon Sylvie Costa Paillet, la co-commissaire de l'exposition "Losanna, Svizzera, 150 ans d'immigration italienne à Lausanne" au Musée d'histoire de Lausanne. La conservatrice explique que cette nouvelle localité avait aussi été baptisée "le village nègre".

Au début des années 1910, à quelques pas de Vallorbe, des ouvriers italiens ont travaillé sur le percement du tunnel du Mont d'Or, peuplant un village de plus de 1000 habitants nommé Tripoli (Musée Historique de la Ville de Lausanne)

Après-guerre, Lausanne n'est pas la seule ville romande à accueillir en masse les ouvriers italiens. Genève compte aussi un contingent d'Italiens venus travailler en tant que saisonniers. Dans les années 1960, les ouvriers italiens remplacent progressivement les ouvriers valaisans aux fours d'électrolyse de l'Usine de Chippis, là où les conditions de travail étaient extrêmement rudes.

Photo des ouvriers italiens de l'Usine d'alluminium de Chippis (Grégoire Favre/Usine de Chippis VS/notreHistoire.ch)

Pour tous renseignements sur cette exposition, veuillez cliquer sur ce lien.

 

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X