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Double Face : Alexandre Belet, 1er invité de 2025

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Alexandre Belet ouvre les feux de la nouvelle année de Double Face. / Crédit photo : @joratmangezmoi.ch

Double Face reçoit en 1er invité de 2025 le président de GastroLausanne, également à la tête du Restaurant Populaire à Vers-chez-les-Blanc : Alexandre Belet.

Alexandre Belet, cuisinier de formation, a perfectionné son art à l’Ecole hôtelière de Lausanne. Fort d'une expérience en tant qu'assistant de direction à l’Eden Palace à Montreux et directeur de l’événementiel au Château Maison-Blanche à Yvorne, il est aujourd'hui le patron de son propre restaurant à Vers-chez-les-Blanc. Depuis 2022, il dirige également GastroLausanne. Son engagement dans la restauration est profondément ancré, ayant évolué dès son plus jeune âge au sein du restaurant familial, leur appartenant depuis 1936, dont il est la 4ème génération. Il s'est engagé en cuisine par mimétisme mais aussi par passion après différentes rencontres et expériences clés. En parallèle de sa carrière culinaire, Alexandre Belet est aussi capitaine des sapeurs-pompiers d'Epalinges.

Alexandre Belet

Au fil des questions de Valérie Ogier et d'Isabelle Bertolini, Alexandre Belet nous a permis de nous plonger un peu plus dans les souvenirs culinaires de sa plus tendre enfance. Le premier qui lui vient à l'esprit remonte à l'âge de 8 ans. Il se rappelle s'être coupé en cuisinant des carottes, tout comme il se remémore, avec émotion, du plat emblématique qui le ramène à son plus jeune âge : la tarte aux pommes préparée par sa grand-maman. Des événements marquants, tant sur le plan personnel que professionnel, qui ont façonné son caractère et sa passion pour la gastronomie. Un parcours qui l'a amené à occuper la présidence de GastroLausanne depuis 2022.

Alexandre Belet

Dans le monde de la restauration, chaque cuisinier nourrit une passion unique, une définition personnelle de son art. Pour notre invité, cette passion se manifeste avant tout à travers l'accueil chaleureux de sa clientèle. Il croit fermement que faire plaisir aux autres est au cœur de son métier. Alors que certains chefs choisissent de partager leur amour de la cuisine sur les réseaux sociaux, lui se considère comme un "homme de l'ombre". Il s'investit dans ses différentes activités, loin des projecteurs.

Alexandre Belet

Dans la famille d'Alexandre Belet, la passion pour la gastronomie se transmet de génération en génération. Il nourrit l'espoir que ses enfants, issus de la 5ème génération, poursuivront la tradition au sein de son établissement, mais sans jamais les y contraindre. Alexandre Belet aspire également à voir les conditions de la branche s'améliorer, afin d'offrir de nouvelles perspectives aux restaurateurs. En tant que président de GastroLausanne, il participera le 24 janvier à la Journée du papet vaudois, un événement qui met à l'honneur les produits locaux et régionaux, auxquels il est attaché, ainsi que le "fait maison", qu'il pratique, même s'il ne détient pas le label correspondant.

Alexandre Belet

Une interview d'Alexandre Belet qui s'est conclue par la traditionnelle séquence du "Tac-au-tac". On y  apprend pèle mêle que Frédy Girardet est pour lui une référence,  qu'il apprécie le curry ou encore que sa phrase préférée est inspirée de Churchill : "la victoire ne dure pas, l'échec ne tue pas, ce qui compte c'est le courage de continuer".

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Petra Volpe: quand l'engagement rencontre le cinéma

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©Salvatore Vinci

En première ligne, film déjà récompensé à l'international et qui dénonce le rythme de travail effréné de systèmes hospitaliers en sous-effectif, continue sa moisson de récompenses en Suisse.

Scénariste et réalisatrice suisse, Petra Volpe a su toucher toutes les générations. En effet, si elle fait la fierté de son pays, elle est aussi reconnue dans le monde entier. Son parcours s'est dessiné notamment en Allemagne, où elle a étudié pendant de nombreuses années, mais aussi aux États-Unis, où la cinéaste a collaboré avec 20th Century Studios (Disney).

En 2021, encore marquée par le manque de personnel et de compassion dans le milieu hospitalier lors du Covid-19, la réalisatrice décide d’en faire un film. C’est ainsi qu’en 2025, En première ligne sort en salle : un projet dénonçant les sous-effectifs dans les hopitaux. On y suit Fiona, une infirmière dépassée, qui manque de commettre de lourdes erreurs causées par une surcharge de travail.

« La colère est toujours une bonne motivation pour faire un film. »

Le long-métrage est un véritable succès international, marqué par de prestigieuses distinctions, dont une nomination aux Oscars. Au-delà de cette reconnaissance américaine, il a été sacré lors de plusieurs cérémonies européennes, remportant notamment un German Film Award et s’est illustré dans de nombreux festivals, comme celui de Séville.

Retour gagnant aux racines, en Suisse, pour En première ligne. Le film a littéralement dominé les Quartz en raflant quatre distinctions majeures. Si les prix du Meilleur long métrage, du Meilleur scénario et du Meilleur son confirment l'excellence technique de l'œuvre, c’est l'obtention du tout premier Box Office Quartz qui marque les esprits. Ce nouveau prix de l'Académie du cinéma suisse, distinguant le plus grand nombre d'entrées de l'année, vient couronner un succès populaire exceptionnel.

Petra Volpe poursuit son épopée internationale avec un premier long-métrage en anglais, attendu dans les salles suisses en octobre 2026. Son prochain projet explorera la réalité des personnes âgées en milieu carcéral: une nouvelle manière pour la cinéaste de dénoncer les injustices frappant les minorités invisibles.

Retrouvez l’interview de Petra Volpe en podcast

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Laetitia Dosch, actrice authentique

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©Version Femina

Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.

Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.

Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.

Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.

« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »

Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.

Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!

Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast

 

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Voir les visages d’une autre manière

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© 24heures

Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé. 

Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.

S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985. 

“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“

La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer. 

Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.

Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:

ValottCaricaturiste
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Bruno Peki: Étoile montante du stand up Suisse Romand

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© Franglish Comedy Festival

10 ans après ses débuts, Bruno Peki poursuit sa route au point virgule à Paris le 21 mars prochain avec son spectacle “ Nonante neuf”.

Le rire est un art permettant de casser les barrières hiérarchiques, l’humoriste l’a compris très jeune. À 16 ans, il décide donc de commencer des cours de théâtre et tombe amoureux de ce nouveau monde. Réalisateur, acteur, ou humoriste: il ne sait pas encore quel métier choisir mais une chose est sûre,  il sera sur scène!

Bruno Peki remplit sa première salle alors qu’il n’est encore qu’au gymnase. En effet, dans le cadre de son travail de maturité, le Genevois propose à ses camarades 1h30 de Stand-up: un concept qui plaît au professeur et lui vaut la note de 6.

“J’aime tout, de l'écriture à la scène mais la cerise sur le gâteau, c’est quand le texte est validé par le public.”

Après quelques années passées dans des petits comedy club, il a l'opportunité de faire la première partie des plus grands humoristes: Thomas Wiesel, Paul Mirabel ou encore Gad Elmaleh. Et sa carrière s’accélère encore quand il devient chroniqueur pour France Inter. Toujours entre Genève et Paris, l’humoriste aime multiplier les défis.

Au fil du temps, Bruno Peki a appris à apprécier l’écriture et les moments de réflexion qu’elle implique. Et s’il propose des spectacles finement travaillés, il ne dit jamais non à une dose de spontanéité sur scène!

Bruno PekiHumoriste
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