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Coresponsabilité des autorités dans les activités de Crypto

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La Délégation des commissions de gestion des Chambres fédérales a repris fin février la direction de l'enquête sur l'affaire Crypto lancée par le Conseil fédéral et confiée à l'ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer. (Image d'archive - ©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

La Suisse a bénéficié de l'opération d'espionnage de la CIA avec la société Crypto AG. Le Conseil fédéral porte une part de responsabilité dans les activités de l'entreprise. La délégation des commissions de gestion du Parlement a livré mardi ses conclusions.

L'enquête parlementaire montre que le Service de renseignement stratégique, l'organisation qui a précédé le Service de renseignement de la Confédération (SRC), savait depuis 1993 que des services de renseignement étrangers se cachaient derrière la société Crypto AG. Les renseignements helvétiques ont ensuite collaboré avec leurs homologues étrangers pour collecter des informations sur l'étranger par le biais de cette entreprise basée en Suisse.

Cette collaboration était en principe conforme à la loi, mais elle avait aussi une portée politique. Pourtant, le Conseil fédéral n'en a été informé qu'en 2019, regrette la délégation. La dissimulation de ces faits montre des lacunes dans la gestion et la surveillance exercées par le gouvernement.

Celui-ci porte donc une partie de la responsabilité dans les exportations par la société Crypto d'appareils de cryptage "vulnérables", conclut le rapport.

Recommandations

La délégation, qui a repris l'enquête en février, fait douze recommandations. Destinée en majeure partie au Département fédéral de la défense (DDPS), elles vont des conditions pour informer rapidement les autorités à l'archivage des documents relevant du renseignement ou des dossiers des anciens ministres de la défense, en passant par l'acquisition des instruments de cryptage par l'armée.

Les révélations autour de la société Crytpo ont fait scandale mi-février. La CIA et les services de renseignement allemands (BND) auraient, durant des dizaines d'années, intercepté des milliers de documents via les appareils de chiffrement de l'entreprise Crypto. Grâce à des appareils truqués, la CIA et le BND ont écouté les conversations de plus de 100 Etats étrangers.

Les deux services de renseignement ont acheté l'entreprise zougoise à parts égales en 1970, en passant par une fondation du Liechtenstein. Le BND a quitté l'opération en 1993. Mais les Etats-Unis ont prolongé les écoutes jusqu'en 2018 au moins, selon des recherches conjointes de l'émission de la SRF Rundschau, de ZDF et du Washington Post.

Cet été, le Conseil fédéral a autorisé le Ministère public de la Confédération (MPC) à mener une procédure pénale qui ne concerne pas les activités d'espionnage. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a déposé plainte contre inconnu pour des manipulations dans la vente de dispositifs de cryptage. Une procédure également épinglée par la délégation dans son rapport.

Le Parlement a quant à lui refusé de mettre sur pied une commission d'enquête parlementaire (CEP) pour faire la lumière sur l'affaire comme l'auraient souhaité les socialistes et les Verts.

Publication intégrale

Le rapport d'inspection de la délégation sera publié intégralement, pour faire autant que possible la transparence sur cette affaire, indique la délégation. Celui rédigé par l'ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer, qui traite des activités de Crypto et des services de renseignement impliqué, ne sera pas publié. Classifié secret, il contient des informations qui pourraient nuire aux intérêts de la Suisse.

Le Conseil fédéral a maintenant jusqu'au 1er juin 2021 pour se prononcer et réagir aux recommandations que contient le rapport.

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Etats-Unis: deux morts après un accident dans une usine

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Environ 95'000 litres de liquide sont toujours dans la cuve, qui est désormais stable. (© KEYSTONE/AP/HOGP)

Deux personnes sont mortes et neuf autres sont toujours portées disparues après une fuite de produits chimiques dans une usine de papier de l'État de Washington, dans le nord-ouest des États-Unis, ont annoncé mercredi les autorités. L'accident a encore fait 9 blessés.

Une cuve contenant de la "liqueur blanche", une solution chimique contenant de l'hydroxyde de sodium et du sulfure de sodium utilisée dans la fabrication du papier, a cédé mardi sur le site de la société Nippon Dynawave Packaging, selon un communiqué publié conjointement par l'entreprise et les pompiers de Longview.

Elle est utilisée pour décomposer les copeaux de bois lors des premières étapes de la production de papier afin de créer la pâte à papier.

Deux personnes sont mortes et les opérations pour retrouver neuf personnes portées disparues ont été arrêtées, a déclaré le service d'incendie et de secours de Cowlitz 2. "Nous avons déclaré ce matin que cette intervention passait de la phase de sauvetage à celle de récupération des corps", a-t-il précisé.

Cuve stable

Des images prises sur place montrent un énorme réservoir affaissé et incliné. Selon le service d'incendie et de secours, 95'000 litres de liquide sont toujours dans la cuve, mais celle-ci est désormais stable.

"Nous nous préparons à ce qu'il s'agisse de la tragédie industrielle la plus meurtrière de l'histoire moderne de l'État de Washington", a déclaré le gouverneur de l'Etat, Bob Ferguson.

Nippon Dynawave Packaging, filiale du groupe japonais Nippon Paper, indique sur son site en ligne qu'elle produit 8 milliards d'emballages individuels par an pour approvisionner ses clients en Amérique du Nord, en Asie et dans d'autres régions du monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Abonnements payants lancés pour Instagram, Facebook et WhatsApp

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Meta a déjà lancé en 2023 des versions payantes et sans publicité de Facebook et d'Instagram pour les utilisateurs européens afin de se conformer à la législation de l'UE sur la protection des données (archives). (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Le groupe américain Meta a lancé mercredi des formules payantes d'abonnement pour ses applications phares, une étape majeure pour le géant technologique qui cherche à réduire sa dépendance à la publicité. Ils concernent notamment WhatsApp et Facebook.

Sobrement baptisés Instagram Plus et Facebook Plus, ils offrent notamment des fonctionnalités supplémentaires d'analyses statistiques et l'accès à une audience plus large, a indiqué sur Instagram la directrice des produits de Meta, Naomi Gleit. Il faudra débourser mensuellement 3,99 dollars pour y accéder.

Pour 2,99 dollars par mois, WhatsApp Plus met lui l'accent sur la personnalisation, avec notamment des autocollants, des sonneries personnalisées et des thèmes pour l'application.

Action en hausse

Selon Mme Gleit, l'objectif du groupe à terme est de regrouper ces formules dans une offre appelée Meta One.

Ce lancement intervient alors que Meta fait l'objet d'une surveillance étroite de la part des investisseurs concernant ses dépenses massives en matière d'intelligence artificielle (IA). La société prévoit de débourser cette année entre 125 et 145 milliards de dollars, principalement pour des centres de données dédiés à l'IA.

Son action a pris plus de 3% à Wall Street mercredi.

En 2023, Meta a lancé des versions payantes et sans publicité de Facebook et d'Instagram pour les utilisateurs européens afin de se conformer à la législation de l'UE sur la protection des données, offrant ainsi aux utilisateurs le choix entre une expérience gratuite financée par la publicité et une expérience payante sans annonces.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Feu vert d'Amazon pour trois séries pour enfants générées par IA

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Le studio américain Amazon MGM a approuvé les séries télévisées dans le cadre d'un nouveau fonds destiné à encourager les créateurs à intégrer l'IA dans la production de contenus cinématographiques (archives). (© KEYSTONE/EPA/MGM / HANDOUT)

Le studio américain Amazon MGM a annoncé mercredi avoir approuvé la production de trois séries télévisées pour enfants dans le cadre d'un nouveau fonds destiné à encourager les créateurs à intégrer l'IA dans la production de contenus cinématographiques.

Baptisé GenAI Creators' Fund, ce programme vise à fournir aux cinéastes et aux créateurs des outils technologiques leur permettant de concevoir des projets dans des délais très courts.

Trois séries pour enfants ont déjà reçu le feu vert en l'espace d'environ deux mois: "Punky Duck", du réalisateur mexicain Jorge Gutiérrez, "Diana Music Hunters", d'Albie Hecht, et "Cupcake & Friends", de BuzzFeed Studios. Le processus est jugé "révolutionnaire" par leurs créateurs.

"J'ai commencé le 7 mars et aujourd'hui nous sommes déjà approuvés", a souligné Jorge Gutiérrez, qui explique consacrer habituellement jusqu'à deux ans au développement d'un épisode-pilote.

Inquiétudes

"La meilleure façon de le décrire? C'est comme faire l'amour et que quelqu'un vous remette directement le bébé. C'est complètement fou", poursuit-il.

L'annonce, faite lors de la plus grande conférence annuelle dédiée à l'impact de l'intelligence artificielle (IA) générative dans l'industrie du cinéma, n'a pas manqué de susciter des inquiétudes à Hollywood, où acteurs, scénaristes et créateurs redoutent d'être remplacés par l'IA.

Le directeur d'AI Studios chez Amazon MGM Studios, Albert Cheng, a estimé que cette technique, loin de supprimer des emplois, pourrait au contraire en créer davantage. En réduisant les coûts et les délais de production, elle permettrait, selon lui, de multiplier les projets et donc les opportunités.

Le dirigeant a néanmoins reconnu les limites de cette technique, la qualifiant "d'addictive", et a appelé les créateurs à rester vigilants. "Nous devons veiller à ne pas céder à la facilité ni laisser nos cerveaux s'atrophier, mais continuer à réfléchir de manière critique à la façon dont nous voulons créer", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un record annuel de température probable à 86% d'ici 2030

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Les températures vont augmenter davantage dans l'Arctique que dans les autres régions (archives). (© KEYSTONE/AP The Canadian Press/SEAN KILPATRICK)

La possibilité que le record de chaleur de 2024 soit battu d'ici 2030 est évaluée à 86%, selon l'ONU. Et une température moyenne sur un an supérieure de 1,5°C par rapport à la période pré-industrielle est probable à 91%.

Jusqu'à présent, cette situation a seulement été observée en 2024. Selon un rapport dévoilé jeudi par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) à Genève, la moyenne sur les cinq prochaines années devrait dépasser celle-ci de 1,3 à 1,9°C.

Selon trois quarts de probabilités, elle s'établira au moins à 1,5°C, l'objectif de limitation affiché de la communauté internationale pour 2100. En revanche, il est presque exclu que le dépassement atteigne les 2°C. Cette possibilité est évaluée à 1% seulement. Un courant chaud El Niño pourrait avoir lieu en 2027, qui pourrait battre le record annuel en raison de cette situation, et 2028.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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