Culture
Ricardo Bofill, l'obsession de mettre l'homme au coeur de l'espace
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/01/ricardo-bofill-est-decede-vendredi-a-lage-de-82-ans-de-complications-liees-au-covid-larchitecte-espagnol-qui-avait-etudie-a-geneve-a-notamment-signe-le-theatre-national-de-catalogne-archives-1000x600.jpg&description=Ricardo Bofill, l'obsession de mettre l'homme au coeur de l'espace', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
"Architecte star", l'Espagnol Ricardo Bofill, décédé vendredi à 82 ans de complications liées au Covid-19, a signé des centaines de réalisations dans le monde avec pour obsession de mettre l'homme au centre de l'espace. Il avait étudié en partie à Genève.
"L'architecture est la victoire de l'homme sur l'irrationnel", aimait-il dire, porté par l'obsession de créer un "langage" architectural différent organisant l'espace autour de l'homme. Au fil de sa carrière, Bofill est entré dans le club très fermé des "architectes-stars" dont font partie Norman Foster, Renzo Piano ou Jean Nouvel.
"Le star system m'a attrapé en France en 1974. A cette époque, les architectes commençaient à être importants, à avoir un rôle prépondérant dans la société et cela m'a forgé une grande réputation", affirmait-il dans un entretien publié en mai 2020 par le quotidien espagnol ABC.
Anti-franquiste
Né le 5 décembre 1939 à Barcelone d'un père architecte catalan et d'une mère vénitienne, Ricardo Bofill Levi entre en 1957 à l'Ecole d'architecture de Barcelone, d'où il est exclu pour militantisme anti-franquiste, avant de poursuivre ses études à Genève.
De retour dans sa ville natale, dans une Espagne toujours sous la coupe du dictateur Francisco Franco, il fait partie avec d'autres jeunes intellectuels (architectes, ingénieurs, écrivains, cinéastes, sociologues et philosophes) d'un groupe baptisé la "Gauche divine" et crée en 1963 son atelier d'architecture, le "Ricardo Bofill Taller de Arquitectura".
Cet atelier, installé dans une vieille cimenterie de la périphérie de Barcelone et avec des antennes à Paris, Montpellier, New-York, Tokyo, Chicago ou Pékin, a signé plus de 1000 projets dans le monde entier.
Quartiers entiers en France
On doit notamment à l'atelier de Ricardo Bofill l'aéroport de Barcelone, le Théâtre national de Catalogne, le Palais des Congrès à Madrid ou les gratte-ciel Donnelley et Dearborn à Chicago.
En France, où il est particulièrement apprécié, Bofill a signé de grands ensembles d'habitat social, comme les espaces d'Abraxas à Noisy-le-Grand, en banlieue de Paris, où ont été tournées plusieurs scènes de "Brazil", film culte d'anticipation de Terry Gilliam (1985), ou le quartier Antigone à Montpellier.
Avec pour ambition de créer des utopies urbaines "dans un langage classique hautement monumental à une échelle jamais vue auparavant", écrit Douglas Murphy dans le livre "Ricardo Bofill: Visions of Architecture".
Mais sur le terrain, dégradés et critiqués par certains habitants, les Espaces d'Abraxas ont bien failli être démolis. "Les démolir serait un manque de culture", avait estimé Ricardo Bofill dans un entretien au quotidien français Le Monde en 2014. Tout en reconnaissant n'avoir "pas réussi à changer la ville".
Fait docteur honoris causa par l'Université polytechnique de Catalogne en septembre dernier, Bofill avait alors souligné que "face au modèle de ville dortoir", il avait fait "le pari de créer des quartiers avec des fonctions mêlées, mais toujours en défendant la continuité urbaine, la rue et la place" comme lieu de vie sociale.
A un moment où, aux Etats-Unis en particulier, les centre-villes disparaissaient pour laisser la place à la voiture et à des centres commerciaux.
Villages touaregs
Obsédé par l'organisation de l'espace, Ricardo Bofill s'est inspiré notamment de l'architecte italien Andrea Palladio, de la Renaissance ou encore des architectes français des XVIIe et XVIIIe siècles François Mansart et Claude-Nicolas Ledoux. Mais aussi des villages touaregs où ce "nomade" autoproclamé est allé chercher des idées au début de sa carrière.
"Je crois savoir faire deux choses: (...) concevoir des villes (...) et tenter d'inventer des langages architectoniques différents et ne jamais les répéter", soulignait-il en juin dernier lors d'une conférence à Barcelone. Un rejet de la répétition qui lui faisait aimer Antonio Gaudí, Catalan comme lui, qu'il qualifiait de "plus grand génie de l'histoire" qui "ne répétait jamais deux éléments ou formes".
Récompensé par de nombreux prix d'architecture internationaux, Ricardo Bofill était Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres français.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Amsterdam: découverte d'un nouveau Rembrandt au Rijksmuseum
Un nouveau tableau du maître néerlandais Rembrandt a été découvert par les chercheurs du Rijksmuseum d'Amsterdam, a indiqué lundi le musée. La peinture provient d'une collection privée et s'intitule "Vision de Zacharie dans le temple".
Grâce à des techniques avancées, déjà utilisées lors de la restauration à grande échelle du tableau "La ronde de nuit" de Rembrandt, les chercheurs du musée sont parvenus à authentifier l'oeuvre peinte en 1633.
"L'analyse des matériaux, les similitudes stylistiques et thématiques, les modifications apportées par Rembrandt et la qualité globale du tableau confirment la conclusion selon laquelle ce tableau est une oeuvre authentique de Rembrandt van Rijn", a indiqué le musée dans un communiqué.
"Nous espérons toujours trouver un nouveau Rembrandt, mais cela arrive rarement", a déclaré à l'AFP Taco Dibbits, directeur du Rijksmuseum.
Oublié pendant plusieurs décennies
Jusqu'en 1960, le tableau était exclu de l'oeuvre de Rembrandt, mais après plusieurs décennies d'oubli son propriétaire actuel a contacté le musée. Il demandait "s'il s'agissait d'un tableau néerlandais, sans vraiment savoir ce qu'il avait entre les mains", a-t-il poursuivi.
Au bout de deux ans d'études minutieuses comprenant une analyse du chêne sur lequel l'oeuvre a été peinte, de la couleur et de l'épaisseur de la peinture, les chercheurs ont conclu que les peintures utilisées dans "Vision de Zacharie dans le temple" étaient également présentes dans des oeuvres contemporaines du maître du clair-obscur.
"La manière dont le tableau était construit, avec ces différentes couches, était typique de Rembrandt", a expliqué Jonathan Bikker, conservateur au Rijksmuseum.
Récit biblique
Le tableau représente le grand prêtre Zacharie, personnage biblique, dans une relative pénombre, ses contours et parures dorées éclairés par une lumière provenant du coin supérieur droit du tableau, représentant l'arrivée de l'archange Gabriel.
D'après Petria Noble, chercheuse spécialisée dans les peintures de Rembrandt, l'oeuvre est en parfaite adéquation avec le travail du peintre à la même époque, lorsqu'il était âgé de 27 ans.
"L'année 1633 marque le début de la carrière de Rembrandt à Amsterdam et il s'intéresse alors beaucoup aux récits bibliques et aux livres d'histoire", explique-t-elle. "Tout s'accordait donc parfaitement en termes de matériel et de style", conclut la chercheuse, qualifiant cette découverte d'"expérience merveilleuse".
L'oeuvre sera exposée au public dès mercredi et sera prêtée à long terme au Rijksmuseum.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Après 40 ans, Bernard Campiche remet sa maison d'édition
Editeur depuis plus de 40 ans, Bernard Campiche va passer la main. Il va transmettre sa maison d'édition à Arthur Billerey, éditeur et auteur. Pour assurer la passation, une période de codirection est prévue d'avril à décembre.
Cette transmission est "mûrement réfléchie", annonce lundi Bernard Campiche dans un communiqué. Elle s'inscrit dans une démarche de "respect profond pour l'histoire, l'identité et le catalogue de la maison".
Bernard Campiche et sa maison d'édition ont accompagné des auteurs et autrices phares, comme Anne Cuneo, Étienne Barilier, Jacques Chessex, Anne-Lise Grobéty, Max Frisch, et révélé des voix nouvelles dont Claire Genoux, Yves Rosset et Nicolas Verdan. Son travail a permis de faire rayonner des lettres romandes sur quatre décennies.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Avant les Oscars, les acteurs de "Sinners" sacrés aux Actor Awards
Les acteurs de "Sinners" ont remporté dimanche le prix principal de la cérémonie des Actor Awards, dernière grande étape de la saison des récompenses avant les Oscars, s'imposant devant "Une bataille après l'autre".
Ce conte de vampires sur les Etats-Unis ségrégationnistes, arrivé avec cinq nominations, a remporté le prix du meilleur ensemble d'acteurs, le plus prestigieux de cette cérémonie organisée par le syndicat des acteurs américains, SAG-AFTRA.
Le film a pour tête d'affiche Michael B. Jordan, qui prête ses traits à deux jumeaux mafieux rêvant d'ouvrir un bar clandestin malgré la prohibition des années 1930.
Il s'est imposé face à la fresque de Paul Thomas Anderson sur les dérives extrémistes aux Etats-Unis qui était pourtant en tête, avec sept nominations. Une oeuvre portée par Leonardo DiCaprio, qui interprète un ex-militant à l'esprit embrumé par la fumette, forcé de se ressaisir pour secourir sa fille métisse des griffes d'un suprémaciste blanc.
Le prix du meilleur ensemble d'acteurs est parfois un bon indicateur pour prédire le gagnant de l'Oscar du meilleur film. Mais pas cette année, selon Scott Feinberg, chroniqueur au Hollywood Reporter.
"Je ne suis pas aussi sûr que le film remportera l'Oscar du meilleur film", souligne-t-il. "C'est possible, mais ces deux récompenses sont allées à des films différents presque aussi souvent qu'au même film."
Et cette année, c'est plutôt "Une bataille après l'autre" qui est pressenti pour l'Oscar.
Jessie Buckley rafle encore
Michael B. Jordan a créé la surprise en remportant l'Actor Award du meilleur acteur principal, pour lequel Timothée Chalamet était favori avec son rôle de joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme".
De son côté, Jessie Buckley a remporté comme attendu le trophée de meilleure actrice principale. Remarquable dans "Hamnet", elle incarne l'épouse de William Shakespeare bouleversée par la mort de son fils.
La comédienne irlandaise a raflé tous les prix cette saison.
Elle ne semble donc laisser aucune chance à ses concurrentes: Rose Byrne, qui joue une mère au bout du rouleau dans "If I Had Legs, I'd Kick You", Kate Hudson, chanteuse amoureuse de "Sur un air de blues", Chase Infiniti, qui interprète la fille de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", et Emma Stone, impeccable en patronne de laboratoire pharmaceutique séquestrée dans "Bugonia".
Hommage à Harrison Ford
Amy Madigan a remporté la statuette de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de la sorcière redoutable dans "Evanouis", après son succès aux Critics Choice Awards.
Du côté de la télévision, les récompenses ont été dominées par la satire hollywoodienne "The Studio" d'Apple TV, qui a remporté trois récompenses, dont un prix posthume pour Catherine O'Hara, décédée en janvier, dans la catégorie meilleure actrice dans une série comique.
La cérémonie, qui a également récompensé Harrison Ford pour l'ensemble de sa carrière, a été animée par l'actrice Kristen Bell et diffusée en direct sur Netflix.
FILM
Meilleur ensemble d'acteurs: "Sinners"
Meilleur acteur principal: Michael B. Jordan, "Sinners"
Meilleure actrice principale: Jessie Buckley, "Hamnet"
Meilleur acteur dans un second rôle: Sean Penn, "Une bataille après l'autre"
Meilleure actrice dans un second rôle: Amy Madigan, "Evanouis"
Meilleure équipe de cascadeurs: "Mission Impossible: Dead Reckoning"
TELEVISION
Meilleure distribution dans une série dramatique: "The Pitt"
Meilleur acteur dans une série dramatique: Noah Wyle, "The Pitt"
Meilleure actrice dans une série dramatique: Keri Russell, "La Diplomate"
Meilleure distribution dans une série comique: "The Studio"
Meilleur acteur dans une série comique: Seth Rogen, "The Studio"
Meilleure actrice dans une série comique: Catherine O'Hara, "The Studio"
Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm: Owen Cooper, "Adolescence"
Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm: Michelle Williams, "Dying for Sex"
Meilleure équipe de cascadeurs dans une série comique ou dramatique: "The Last of Us"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
La pop-soul star britannique Olivia Dean triomphe aux Brit Awards
La chanteuse et compositrice britannique Olivia Dean a triomphé samedi aux Brit Awards. Elle a remporté quatre prix lors de la plus grande cérémonie musicale annuelle du Royaume-Uni.
Après avoir dominé les charts nationaux et internationaux avec son tube "Man I Need" et son album "The Art of Loving", la jeune femme de 26 ans a régné en maître lors de la cérémonie de remise des prix à Manchester.
Quelques semaines après avoir remporté le Grammy de la révélation de l'année, elle a décroché le Brit Awart le plus convoité de la soirée, celui de l'album de l'année, devançant le chanteur indie Sam Fender, les rockeurs Wolf Alice, la pop star Lily Allen et le rappeur Dave.
Olivia Dean a également remporté les prix du meilleur artiste, du meilleur groupe pop et, aux côtés de Fender, celui de la chanson de l'année pour leur single "Rein Me In", devançant des stars britanniques telles que Raye, Lola Young et Calvin Harris.
"Merci beaucoup d'avoir cru en moi alors que parfois je ne croyais pas vraiment en moi-même", a déclaré Dean, émue, en recevant le prix du meilleur album. "Cet album parle simplement d'amour et d'amour réciproque dans un monde qui semble actuellement dépourvu d'amour."
L'étoile montante Lola Young n'est pas repartie les mains vides, remportant le prix de la meilleure révélation, tandis que Wolf Alice a décroché celui du groupe de l'année.
La chanteuse espagnole Rosalia, qui a remporté le prix de la meilleure artiste internationale, a livré une performance électrisante en compagnie de Björk. La chanteuse et compositrice islandaise est sortie d'un ensemble de danseurs chorégraphiés pour interpréter leur tube "Berghain".
La K-pop star Rose, membre du groupe Blackpink, et Bruno Mars ont remporté le prix de la chanson internationale de l'année pour leur tube viral "APT", tandis que le groupe de rock de Brooklyn Geese a remporté le prix du meilleur groupe international.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
SuisseIl y a 2 jours
Un motard perd la vie à Genève en fuyant un contrôle de police
-
Suisse RomandeIl y a 1 jour
Crans-Montana: entourer les blessés qui cherchent à se reconstruire
-
SuisseIl y a 1 jour
Journée des malades: "Ne laissons personne seul", dit Guy Parmelin
-
SuisseIl y a 1 jour
Attaques contre l'Iran: aucun Suisse touché dans la région
-
InternationalIl y a 2 jours
Iran: la télévision d'Etat confirme la mort d'Ali Khamenei
-
InternationalIl y a 2 jours
Alerte autour de deux volcans en "activité explosive" au Guatemala
-
InternationalIl y a 2 jours
Odermatt s'impose devant Monney et Rogentin
-
GenèveIl y a 1 jour
Le cycle d'orientation du Foron fermé après un incendie


