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International

Troupes à la frontière: Moscou et Washington se déchirent à l'ONU

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Russes et Américains se sont écharpés au Conseil de sécurité de l'ONU. (© KEYSTONE/AP/Richard Drew)

La Russie et les Etats-Unis se sont déchirés lundi au Conseil de sécurité de l'ONU au sujet des troupes massées par Moscou à la frontière de l'Ukraine, tandis que les Occidentaux menacent désormais les oligarques russes de leur faire payer toute escalade militaire.

Les Etats-Unis "continuent à appeler à la diplomatie" pour résoudre la crise autour de l'Ukraine, mais "nous sommes prêts quoi qu'il arrive", a averti lundi le président américain Joe Biden.

La session du Conseil de sécurité s'est tenue à la demande des Etats-Unis, et contre la volonté de la Russie. Dix des 15 membres du Conseil ont voté en faveur de cette réunion qui, loin de montrer un semblant d'apaisement, a tourné à l'affrontement ouvert.

L'ambassadeur de la Russie aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a accusé Washington de chercher à "créer l'hystérie" et à "tromper la communauté internationale" avec des "accusations infondées".

Et il s'est fait un plaisir de renvoyer les Etats-Unis à l'un des chapitres les plus embarrassants de leur histoire diplomatique et militaire récente.

Vassily Nebenzia a ainsi rappelé qu'avant l'invasion de l'Irak en 2003, Washington avait bien assuré avoir des preuves d'armes de destruction massive dans ce pays, qui n'ont jamais été trouvées.

Son homologue américaine Linda Thomas-Greenfield a estimé de son côté que le déploiement de plus de 100'000 militaires russes autour de l'Ukraine menaçait "la sécurité internationale". Elle a accusé Moscou de vouloir déployer début février, "preuves" à l'appui, plus de 30'000 militaires supplémentaires au Bélarus, dont le régime est très proche du Kremlin.

Oligarques

Parallèlement, les manoeuvres diplomatiques continuent, tout comme les préparatifs de sanctions.

Les Etats-Unis comme le Royaume-Uni - qui est l'un des terrains d'investissement favoris des grandes fortunes russes - ont dit lundi vouloir taper au portefeuille le premier cercle et les proches du Kremlin.

Washington a préparé des "dispositifs de sanctions spécifiques contre des membres de l'élite russe et leurs familles" si jamais la Russie attaquait l'Ukraine, a dit lundi la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki.

Elle a souligné que les oligarques étaient "des cibles particulièrement vulnérables" à des sanctions en raison de leurs liens financiers très étroits avec des pays occidentaux.

A Londres, le gouvernement va durcir son régime de sanctions.

"Nous veillerons à ce que ceux qui partagent la responsabilité de l'action agressive et déstabilisatrice du Kremlin supportent un lourd tribut", a averti la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss.

Ils risqueront le gel de leurs avoirs au Royaume-Uni et l'impossibilité d'entrer sur son territoire. Il sera également impossible pour une entreprise ou un individu au Royaume-Uni d'effectuer des transactions avec eux.

Moscou a déjà promis une "riposte".

Macron

Sur le front de la diplomatie, les présidents russe et français Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entretenus lundi par téléphone pour la seconde fois en quatre jours.

Vladimir Poutine a redit qu'il voulait des "garanties de sécurité" pour son pays.

Moscou réclame que l'Otan ferme sa porte à tout nouveau pays membre venu d'Europe de l'Est, et en particulier à l'Ukraine, une demande jugée inacceptable par les Occidentaux car elle équivaut à reconnaître à la Russie sa sphère d'influence réservée.

Cette demande clé a été rejetée par les Etats-Unis dans une réponse écrite à Moscou. Le Kremlin a indiqué réfléchir à sa réaction.

Un entretien téléphonique, le premier depuis cet échange de correspondance, aura lieu mardi entre les ministres russe et américain des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Antony Blinken, selon Moscou et Washington.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rendra quant à lui mardi à Kiev où il discutera avec le président ukrainien. "En tant qu'ami et partenaire démocratique, le Royaume-Uni continuera de défendre la souveraineté de l'Ukraine face à ceux qui cherchent à la détruire", a déclaré Boris Johnson dans un communiqué de Downing Street.

"Nous exhortons la Russie à reculer et à engager un dialogue pour trouver une solution diplomatique et éviter de nouvelles effusions de sang", a poursuivi le dirigeant, qui espère s'entretenir cette semaine avec le président russe Vladimir Poutine.

Bruits de bottes

Sur le front militaire, les mouvements se poursuivent également. Plusieurs pays occidentaux ont annoncé ces derniers jours l'envoi de nouveaux contingents en Europe orientale.

Le premier ministre britannique Boris Johnson va proposer cette semaine à l'Otan un déploiement de troupes pour répondre à la montée de "l'hostilité russe" envers l'Ukraine.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, son homologue allemande Annalena Baerbock ainsi que le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki sont attendus de leur côté cette semaine à Kiev.

La ministre canadienne de la Défense Anita Anand, dont le pays fournit une assistance militaire à l'Ukraine, y est arrivée dimanche pour une visite de deux jours. Elle a annoncé le déplacement des troupes militaires canadiennes vers l'ouest de l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Swiatek s'offre sa première demi-finale en 2026

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Iga Swiatek s'approche de son meilleur niveau (© KEYSTONE/EPA/ALESSANDRO DI MEO)

Iga Swiatek (WTA 3) a balayé l'Américaine Jessica Pegula (WTA 5) 6-1 6-2 mercredi en quarts de finale du WTA 1000 de Rome. La Polonaise atteint ainsi sa première demi-finale sur le circuit en 2026.

Triple lauréate du tournoi romain (2021, 2022 et 2024), Iga Swiatek affrontera Elena Rybakina (WTA 2) ou Elina Svitolina (WTA 10) pour une place en finale. L'autre demi-finale opposera l'Américaine Coco Gauff (WTA 4) à la surprenante Roumaine Sorana Cirstea (WTA 27).

A onze jours du coup d'envoi de Roland-Garros où elle s'est imposée à quatre reprises, Iga Swiatek a signé mercredi sa première victoire de la saison contre une top 10, après quatre revers. Elle n'a mis que 68 minutes pour vaincre Jessica Pegula, qui avait infligé un 6-0 6-0 à la Bâloise Rebeka Masarova en 16e de finale à Rome.

Depuis son entrée en lice poussive à Rome contre l'Américaine Caty McNally (WTA 63), la Varsovienne a enchaîné trois démonstrations, ne laissant échapper que sept jeux en trois matches. Entraînée depuis quelques semaines par Francisco Roig, ancien coach de la légende Rafael Nadal, la droitière de 24 ans avait jusqu'ici enchaîné les déceptions sur sa surface de prédilection.

Battue en quarts de finale à Stuttgart début avril, Iga Swiatek avait été contrainte à l'abandon par un virus dès le 3e tour du tournoi de Madrid. Mais elle semble se rapprocher de son meilleur niveau.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nissan: nouvelle perte annuelle colossale

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Le constructeur nippon espère s'extirper des chiffres rouges dès l'année en cours. (archive) (© KEYSTONE/AP/YUKI IWAMURA)

Nissan a enregistré une perte de 2,88 milliards d'euros sur son exercice 2025-2026, mais alors qu'il poursuit ses douloureux efforts de restructuration, il s'attend à redevenir modestement bénéficiaire sur l'exercice en cours.

Sur l'exercice achevé fin mars, le constructeur automobile japonais a essuyé une perte nette de 533 milliards de yens (envriron 2 milliards de francs), après une perte équivalant à 4 milliards de franc sur l'exercice précédent, selon ses résultats publiés mercredi.

Miné par l'essoufflement de ses ventes, les taxes douanières américaines et l'impact de ses mesures de redressement, le groupe a dégagé de justesse un bénéfice d'exploitation annuel de 58 milliards, meilleur qu'attendu.

Et ce pour un chiffre d'affaires stable à 12'000 milliards correspondant à 3,15 millions de véhicules vendus à travers le monde.

Mais Nissan table sur la poursuite de ses efforts de restructuration pour remonter la pente: structurellement déficitaire et affaibli après avoir échoué à suivre la transition vers les véhicules électriques et hybrides, Nissan avait annoncé fin 2024 vouloir réduire drastiquement son nombre d'usines et supprimer 20'000 postes d'ici 2028.

Il a dévoilé mi-avril une refonte de sa gamme vieillissante, réduisant son nombre de modèles de 56 à 45 et concentrant 80% de sa production sur trois grandes "familles" de véhicules construits sur des plateformes mutualisées.

Il espère désormais être en mesure de dégager sur l'exercice 2026-2027 entamé début avril un modeste bénéfice net de 20 milliards, pour un chiffre d'affaires légèrement en hausse à 13.000 milliards de yens.

Pour autant, Nissan dit "anticiper un environnement commercial toujours difficile, marqué par la pression persistante d'une concurrence accrue, des fluctuations des taux de change, de l'inflation et des incertitudes géopolitiques persistantes".

"Ses principaux défis sont le déclin de la compétitivité de ses produits en Amérique du Nord, la chute rapide des ventes en Chine, l'atteinte à son image de marque. Ces difficultés ne peuvent être surmontées à court terme", abonde auprès de l'AFP avant la publication Tatsuo Yoshida, analyste de Bloomberg Intelligence.

Et comme pour les autres constructeurs japonais, l'horizon reste assombri par le conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les matières premières et coûts du transport, tout en bouleversant les chaînes d'approvisionnement notamment sur l'aluminium.

Cette conjoncture compliquée n'empêche pas Nissan de muscler ses ambitions: il a annoncé mi-avril vouloir doubler ses ventes aux Etats-Unis à 1 million de véhicules par an d'ici 2030, en misant sur les larges SUV et en adaptant son offre après le revirement de Washington sur le soutien aux véhicules électriques.

L'entreprise vise aussi un million de véhicules vendus annuellement en Chine d'ici 2030, contre 660'000 sur l'exercice écoulé, sur un marché pourtant dominé par l'électrique et saturé de constructeurs chinois se livrant une guerre des prix, en adaptant mieux son offre selon les régions et les exigences du public local un objectif jugé difficile à atteindre par les analystes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bruxelles veut un billet de train unique pour les trajets dans l'UE

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La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

"Un voyage, un billet": la Commission européenne souhaite que les voyageurs qui parcourent l'Europe puissent le faire avec un seul billet. Elle a présenté mercredi un nouveau paquet législatif visant à simplifier les déplacements transfrontaliers sur le continent.

La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires.

Selon la nouvelle proposition, les voyageurs pourront rechercher les offres de différentes compagnies, les comparer et les regrouper en un seul billet, qui serait acheté en une seule transaction sur la plateforme de leur choix. Il peut s'agir d'une plateforme indépendante ou du service de billetterie de la compagnie ferroviaire elle-même.

Pour ce faire, les compagnies seront tenues de partager leur offre avec les services en ligne qui vendent ces billets. Les services de billetterie en ligne des compagnies occupant une position dominante sur le marché devront faire de la place à d'autres opérateurs, afin que de nouveaux acteurs puissent eux aussi atteindre les clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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Football

Arbeloa appelle Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain

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Alvaro Arbeloa espère voir le "vrai" Mbappé jusqu'au terme de la saison de Liga (© KEYSTONE/EPA/Mariscal)

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa a appelé mercredi Kylian Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain lors des trois derniers matchs de Liga de la saison.

L'attaquant français a été critiqué par la presse espagnole et par de nombreux supporters madrilènes

"Si Mbappé jouera demain (jeudi, contre Oviedo)? Nous verrons s'il terminera la session d'entraînement aujourd'hui, hier il l'a fait. S'il est disponible, c'est certain qu'il aura des minutes à jouer pour continuer à démontrer son implication pour notre club, et disputer les trois matchs restants malgré ses quatre cartons jaunes (un cinquième lui vaudrait une suspension)", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

"Comme Madridista, avant d'être entraîneur, j'aimerais le voir continuer à faire ce qu'il sait faire: marquer des buts", a ajouté l'entraîneur madrilène au sujet de son meilleur buteur, absent dimanche lors du Clasico perdu face au FC Barcelone, car pas encore remis à 100% de sa blessure aux ischio-jambiers.

L'absence de Mbappé pour cette rencontre, au terme de laquelle le Barça a officiellement été sacré champion d'Espagne et a condamné le Real à une saison blanche, a relancé les polémiques en Espagne sur son attitude jugée trop individualiste.

L'ex-buteur du PSG a été vivement critiqué ces derniers jours pour un voyage en Sardaigne le week-end précédent alors que ses coéquipiers avaient un match de Liga à disputer face à l'Espanyol Barcelone. Certains supporters, agacés par son comportement, sont allés jusqu'à réclamer son départ sur les réseaux sociaux.

Alvaro Arbeloa, interrogé sur le terme "d'implication" utilisé dans sa première réponse, a précisé qu'il estimait que Kylian Mbappé s'est "toujours donné à 100%", car sinon, il ne serait pas "où il est".

"Le Real Madrid gagnera à nouveau"

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si le Real avait "touché le fond", après la sortie controversée de son président Florentino Pérez la veille pour dénoncer une campagne organisée par la presse et certains supporters pour lui nuire, l'ex-latéral droit a rétorqué:

"Touché le fond? Cela me laisse sans voix. Que touchent les autres clubs alors? Aucun club ne peut gagner la Ligue des champions et la Liga tous les ans. Je ne comprends pas que l'on parle d'instabilité institutionnelle, de vestiaire désuni... Le Real Madrid fait les choses bien, depuis très longtemps, c'est un club sain, bien dirigé, avec de grands joueurs".

"Je suis sûr que cet été le club fera l'analyse nécessaire pour renforcer l'équipe et que Madrid revienne plus fort. Avec la réflexion et l'exigence nécessaire, le Real Madrid gagnera à nouveau, j'en suis sûr", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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