Suisse Romande
Le Valais ordonne le tir d'un loup dans la région de Goms-Aletsch
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Le conseiller d'Etat valaisan Frédéric Favre a ordonné le tir d'un loup dans la région de Goms-Aletsch. L'animal a tué 30 animaux de rente sur un alpage non protégeable.
L'ordonnance révisée de la loi fédérale sur la chasse (OChP) entrée en vigueur le 15 juillet 2021 permet d'abattre un loup dès que celui-ci a tué au moins dix ovins ou caprins sur une période de quatre mois dans des situations protégées ou non protégeables. "Les conditions de tir sont donc réunies", indique l'Etat du Valais mercredi dans un communiqué. Selon le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF), il s'agit d'un loup isolé.
C'est la seconde autorisation de tir délivrée par le canton du Valais en quelques jours, après celle ordonnée contre un loup dans la région du Val d'Illiez vendredi dernier. Cet animal-là a tué douze animaux qui se trouvaient en situation protégée au moment de l'attaque.
Le tir de ces deux individus sera permis dès le 22 juillet, date de la publication de la décision dans le Bulletin officiel. Les gardes-chasse professionnels du SCPF auront alors soixante jours pour l'accomplir, du moins si des animaux de rente se trouvent toujours dans le périmètre défini.
Quatre loups ont été abattus en Valais depuis le début 2022. L'un d'eux était suspecté d'être un individu hybride, issu d'un couple loup-chien, ce que les analyses ont démenti par la suite.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Odyssée des mots: 600 classes genevoises mobilisées
Dans le cadre de son plan d’action "L’odyssée des mots", le Département genevois de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP) lance de lundi à jeudi une semaine thématique consacrée à la maîtrise du français. Plus de 600 classes participeront à différentes dictées.
Annoncé dès août 2025 par la conseillère d’Etat en charge du DIP Anne Hiltpold, ce programme vise à placer la langue française au c½ur des apprentissages, comme un outil fondamental de réussite scolaire et d’intégration sociale. Il a pour objectif de développer la culture de l’écrit, enrichir le vocabulaire et améliorer la capacité des élèves à s’exprimer de manière claire et structurée, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, rappelle le canton vendredi dans un communiqué.
Renforcer l'apprentissage
L’odyssée des mots répond aussi aux besoins de renforcement de la maîtrise du français soulevés par l’enquête COFO 2023. Celle-ci avait mis en lumière des lacunes en orthographe notamment chez les élèves genevois en fin de scolarité obligatoire, rendant nécessaire une action ciblée dès l'école primaire.
La semaine thématique d’avril constitue un temps fort de ce plan d’action. Elle s’articule autour de trois événements majeurs. D’abord, un café de parents organisé mardi à la Maison Rousseau et Littérature, offrant aux familles des conseils pratiques pour accompagner leurs enfants dans l’apprentissage du français
Le lendemain, une conférence destinée aux enseignants réunira des spécialistes à l’Université de Genève pour discuter des enjeux et des méthodes pédagogiques liés à la maîtrise de la langue.
Sans dimension punitive
Enfin, un exercice collectif de dictée sera proposé jeudi dans les établissements scolaires du canton, sur la base du volontariat. Plus de 600 classes issues de 96 écoles primaires et de l’ensemble des cycles d’orientation y participeront.
Adaptées à l’âge et au niveau des élèves, ces dictées ont pour ambition d’encourager l’apprentissage sans dimension punitive. Anne Hiltpold prendra part à l'exercice à l’école primaire de la Tambourine ainsi qu’au cycle d’orientation de l’Aubépine.
Au-delà de ces temps forts, la semaine thématique encourage également la mise en place d’initiatives locales dans les établissements, afin de valoriser la langue française dans toutes les disciplines. Depuis novembre 2025, plusieurs dispositifs tels que des concours musicaux et littéraires accompagnent déjà cette dynamique qui se déploie tout au long de l'année scolaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
SIPE en Valais: 50 ans à accompagner l’intimité et les sexualités
Dès 1976, des pionnières font naître les premiers centres de planning familial en Valais. Cinquante ans plus tard, le SIPE perpétue cet héritage et accompagne la population sur les questions d'intimité et de sexualité, en tant qu'institution désormais pleinement reconnue.
"Aujourd'hui, plus personne ne se pose la question de notre légitimité, avance Florence Carron Darbellay, directrice du SIPE (Sexualité Information Prévention Education). Mais la création du premier centre est une histoire de pionnières qui ont su se battre pour exister".
Monthey est la première ville valaisanne à accueillir, en 1976, un lieu de consultation non religieux, onze ans après l'ouverture du premier centre suisse à Genève. Avec l'arrivée de la pilule contraceptive dans le pays au début des années 60, le site est essentiellement destiné à éduquer, à accompagner les couples face aux grossesses non désirées et à prévenir des avortements. La notion de "planning familial" prend ses racines dans le mot "prévoir".
La première année, la permanence ouverte par la Valaisanne Martine Rigo reçoit environ 15 personnes. "C'était mal vu, il fallait oser", souligne Florence Carron Darbellay. Désormais, le SIPE accueille près de 45'000 bénéficiaires par année, même si une certaine "timidité" existe encore.
Entre restrictions, pressions politiques et religieuses, le SIPE étend peu à peu son territoire dès 1977. Les centres de Sion, Sierre et Martigny ouvrent à leur tour. Il faudra attendre encore deux ans avant qu'il ne trouve son point d'ancrage dans le Haut-Valais, à Brigue, portant le nombre total de sites régionaux à cinq.
Un réseau présent dans tout le canton
Dans la capitale valaisanne, le bâtiment qui abrite le siège administratif témoigne silencieusement du chemin parcouru. Dès le sas d'entrée, des affiches colorées accueillent les visiteurs.
"L'éducation sexuelle de 0 à 18 ans", "Rougir sans gêne: un atelier pour parler des règles", "Avoir mal n'est jamais normal", "Violences domestiques", "Tes droits, tes devoirs". Derrière, huit salles de consultation.
Les thématiques se précisent et se complexifient, constate la directrice du SIPE. Elles nécessitent une approche où les conseillères et intervenantes sont spécialisées. "Il faut trouver les bons mots pour accueillir toutes les personnes dans leur singularité et parcours de vie", insiste celle qui est à la tête de l'organisation depuis 2023, citant notamment les personnes trans et non binaires.
"A l'époque, il n'y avait que deux conseillères qui faisaient de tout", illustre-t-elle encore. Petit à petit, le SIPE a eu "la reconnaissance de l'Etat pour couvrir tous les champs de compétence de l'intimité".
Des secteurs encore méconnus
La santé sexuelle est le secteur historique clé. Une "grande victoire" est arrivée en 2006, lorsque le SIPE a "obtenu le droit d'être dans les écoles", lors de la signature d'une convention avec le Département de la formation, note Florence Carron Darbellay.
D'autres missions complètent le tableau: les consultations en matière de grossesse, la périnatalité et les consultations de couple. Ces dernières ont d'ailleurs explosé. "Nous sommes sous-dotés et avons demandé des moyens pour réussir à suivre et continuer d'offrir un accueil à bas seuil, où il n'est pas nécessaire d'attendre six mois pour obtenir une consultation."
Depuis 2024, les Antennes sida font aussi partie intégrante du SIPE, avec leurs programmes dédiés aux personnes vivant avec le VIH, aux minorités sexuelles et de genre (parfois regroupées sous l'acronyme LGBTQIA+), aux travailleurs et travailleuses du sexe ainsi qu'aux personnes issues de la migration.
Accompagnement global
Le gros travail est de tenir le tout ensemble, admet la Valaisanne. "Le point commun est que tout s'articule autour de la santé sexuelle, affective et de l'intimité", ajoute-t-elle
Le SIPE est reconnu par l'Etat du Valais depuis 1987 et oeuvre avec près de 45 personnes dans ses antennes et centres régionaux. Il célèbre cette année ses 50 ans.
Et même si le terme "planning familial" n'est plus utilisé aujourd'hui, le SIPE continue de "résonner" au sein de la population, note la directrice. Tout comme la dimension militante de l'institution.
"De nombreux droits ont été acquis, mais il faut qu'on veille à les préserver", glisse la responsable, pointant par exemple la régression du droit à l'avortement aux Etats-Unis. Dans les nouveaux secteurs de l'institution, notamment concernant les droits des personnes trans, de nombreux combats doivent encore être menés. "Le côté militant ne tient qu'à se réveiller s'il devait y avoir des attaques quelque part", résume Florence Carron Darbellay.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Opéra: un ouvrage plonge dans les coulisses de l'ère Aviel Cahn
Sous la direction d’Aviel Cahn, le Grand Théâtre de Genève (GTG) propose depuis 2019 une programmation audacieuse et ouverte à toutes les disciplines. Le livre illustré "Un Opéra pour le XXIe siècle" plonge dans les coulisses de cette aventure et revient sur l'exigence d'un opéra connecté au monde contemporain et à la vie de la Cité.
Elitiste, inaccessible, l’opéra? Plus aujourd’hui: il est devenu un champ d’invention. Renouvellement des mises en scène, technologies, créateurs venus du théâtre, du cinéma ou de la danse: l’opéra est un laboratoire de modernité.
Tout particulièrement sous la houlette du Zurichois Aviel Cahn à la tête du GTG depuis 2019. Cette figure singulière a ouvert la plus grande salle de Suisse à toutes les disciplines. "Un Opéra pour le XXIe siècle", ouvrage collectif réalisé sous la direction du journaliste et critique musical Jean-Jacques Roth, offre une rétrospective en texte et en images de sept saisons d'une programmation hardie.
Milo Rau, Christiane Jatahy, Calixto Bieito ont signé des mises en scène critiques; des artistes ont conçu des décors, des chorégraphes ont revisité le répertoire baroque. L’institution a aussi répondu aux attentes des mélomanes avec des chefs et des distributions prestigieuses. Sacré "Opéra de l’année" en 2020, il a également vu Sidi Larbi Cherkaoui prendre la tête du ballet en 2022.
Sous la plume de spécialistes et de critiques, l'ouvrage, publié aux Editions Noir sur Blanc, décrit également les difficultés actuelles de l'opéra, les remises en question, les polémiques engendrées par certains spectacles ou encore les relations parfois compliquées entre le public genevois et le théâtre. Il montre également comment l'institution ouvre ses portes à tous et à toutes, multipliant les collaborations, fêtes, portes ouvertes, visites de coulisses ou encore nuits passées dans un sac de couchage dans les foyers de l'institution.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Les 18 chiots sauvés par la SPA Valais en janvier ont été adoptés
Le sauvetage avait marqué les esprits: en janvier dernier, la SPA Valais avait accueilli 18 petits chihuahuas de la même fratrie au sein du refuge d’Uvrier, près de Sion. Le dernier chiot sera adopté samedi.
L’histoire, mise en avant par Rhône FM, est sur le point de connaître son dénouement. Après trois mois passés à s’occuper des animaux, l’association a finalisé la dernière demande d’adoption, parmi les centaines reçues en quelques heures, provenant de toute l’Europe.
C'est un "aboutissement suprême", se réjouit sur les ondes de la radio valaisanne la présidente de la SPA Valais Biliana Perruchoud. Il s’agissait de sélectionner les profils afin de trouver le lieu adapté et la meilleure famille, pour que les besoins de chaque chien soient comblés, poursuit-elle.
"Les chiens étaient à l'intérieur et n'avaient pas l'habitude de sortir, continue la responsable de l'association. Il fallait en tenir compte. Un important travail de sociabilisation a été fait."
Besoin de soins
A leur arrivée en début d'année, les mâles et les femelles ont été séparés en petits groupes afin de "pouvoir observer leur comportement" et mieux cerner la personnalité de chacun, dans le but de "faire le plus juste possible", précise Biliana Perruchoud. Certains des chiots ont d'ailleurs été adoptés ensemble.
Une cagnotte avait été mise en place en parallèle afin de couvrir les frais des soins vétérinaires, explique encore la présidente de la SPA. Aucun des chihuahuas n’était vacciné, pucé ni stérilisé. Environ 7000 francs ont été récoltés, couvrant une partie des coûts engagés pour leur prise en charge.
Les 18 chiots appartenaient à un particulier qui s'est laissé progressivement dépasser par les naissances et la situation, relève Biliana Perruchoud. "Les plus âgés avaient 3 ans et les plus jeunes 3 jours. C'est le propriétaire lui-même qui nous avait contactés afin que nous puissions lui venir en aide."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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