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Vaud

Valérie Dittli a respecté la loi selon l'expert indépendant

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La conseillère d'Etat vaudoise Valerie Dittli s'est réjouie jeudi des conclusions de l'expertise fiscale indépendante, la disculpant d'avoir procédé à du tourisme fiscal. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La conseillère d'Etat vaudoise Valérie Dittli n'a pas fauté avec ses impôts. L'expert indépendant qui s'est penché sur sa situation fiscale conclut qu'elle a respecté la loi en conservant son domicile principal à Zoug jusqu'en 2021. La ministre s'est montrée heureuse.

La conclusion de l'avocat fiscaliste Daniel Schafer, mandaté par le Conseil d'Etat, est "claire et catégorique": Mme Dittli a agi "dans les règles légales et jurisprudentielles". Le rapport très attendu a été publié et présenté jeudi aux médias à Lausanne, en présence de la ministre elle-même ainsi que des présidente et vice-présidente du gouvernement Christelle Luisier et Rebecca Ruiz.

"Son domicile fiscal se trouvait à Zoug pour les années 2016 à 2021. A la lumière de tous les éléments récoltés, alors que son domicile principal se situait chez ses parents, elle était en position de bénéficier en toute légitimité de la pratique établie s'agissant des jeunes célibataires de moins de 30 ans, à savoir une présomption jurisprudentielle du domicile fiscal au domicile des parents en cas de retours réguliers", a expliqué l'expert externe.

Autrement dit: Mme Dittli n'a pas enfreint la loi en conservant son domicile fiscal chez ses parents, à Oberägeri (ZG), malgré une vie active à Lausanne, notamment comme assistante-doctorante en droit à l'Université de Lausanne (UNIL).

Christelle Luisier BrodardPrésidente du Conseil d'Etat vaudois

Période fiscale 2021 plus nuancée

Me Schafer a expliqué que son expertise s'était basée sur de nombreux critères applicables, à savoir les liens familiaux et personnels, les études, les activités professionnelles et politiques, la mobilité, le caractère atypique de son travail, etc.

Ce n'est qu'en janvier 2022 que Mme Dittli a installé son domicile fiscal à Lausanne, alors qu'elle se lançait dans la course au Conseil d'Etat. Mais avant cela, même si l'expert se montre plus "nuancé" pour la période fiscale 2021 - elle avait brièvement déposé ses papiers à Lausanne pour participer aux élections communales -, elle n'était pas tenue d'être taxée dans le canton de Vaud.

Les explications de Valérie Dittli, enregistrée durant la conférence de presse, l'élue refusant de s'exprimer à son issue :

Valérie DittliConseillère d'Etat vaudoise

"Ses liens avec le canton de Zoug demeurent prédominants à la fin de la période fiscale 2021", a souligné l'avocat fiscal.

Economie de 187 francs en 2021

Il note encore que Mme Dittli, jusqu'en 2022, s'est "correctement annoncée en séjour" avec Lausanne comme résidence secondaire et Oberägeri comme domicile principal. Sa situation n'a d'ailleurs pas fait l'objet d'une réaction de la part du Service du contrôle des habitants de la Ville de Lausanne.

Me Schafer a calculé que, pour la période fiscale 2021, l'imposition de Valérie Dittli dans le canton de Zoug a donné lieu à une facture d'impôt de 187,45 francs inférieure à celle qui aurait été due si elle avait été taxée dans le canton de Vaud. Il en conclut que la modification en cours d'année de sa résidence principale "ne pouvait pas raisonnablement être motivée par des raisons fiscales".

"Je n'ai pas commis d'irrégularité"

La conseillère d'Etat en charge des finances s'est réjouie des conclusions de l'expertise fiscale. "Ma situation fiscale a toujours été parfaitement légale et en totale conformité" avec les règles en vigueur dans les cantons de Vaud et Zoug, a-t-elle déclaré. "L'expertise externe et celle que j'avais mandatée confirment ce que j'ai toujours dit. Je n'ai pas commis d'irrégularité."

Valérie DittliConseillère d'Etat vaudoise

Valérie Dittli a rappelé qu'elle avait conservé son domicile fiscal zougois en raison des incertitudes sur son avenir professionnel. A l'époque, elle se voyait davantage mener une carrière d'avocate en Suisse alémanique, et certainement pas accéder au Conseil d'Etat vaudois.

Selon elle, cette expertise fiscale est imputable "à ma mobilité intercantonale, importante lors des années étudiantes". Elle a ajouté que cette mobilité était "normale" pour de nombreux étudiants ainsi qu'au début d'une carrière professionnelle. "On ne peut pas l'assimiler à du tourisme fiscal", a-t-elle martelé.

"Dossier clos, page tournée"

Face à la presse, Mme Dittli a souligné à plusieurs reprises son attachement au canton de Vaud et à Lausanne, une ville qui lui a donné l'envie de s'engager en politique. Elle a raconté avoir vécu des semaines "rudes et intenses" depuis l'éclatement de l'affaire. "Mais je suis restée droite dans mes bottes", a-t-elle assuré, évoquant une "grande solidarité" autour d'elle.

Christelle Luisier BrodardPrésidente du Conseil d'Etat vaudois

Au sujet de son parcours universitaire, elle a reconnu une "maladresse" pour avoir utilisé prématurément sur les réseaux sociaux le titre de docteure. Sa thèse, soutenue en août 2021, est en cours de publication et sera consultable dès le mois prochain.

De son côté, le Conseil d'Etat estime que l'expertise indépendante a apporté "la clarté nécessaire" et que le dossier "peut être clos", "la page tournée".

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Lausanne

Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR

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Le ministre du canton du Jura Stéphane Theurillat, la conseillère d'Etat genevoise Nathalie Fontanet et la présidente du Conseil d'Etat vaudois Christelle Luisier Brodard (de g. à d.) ont dit la ferme opposition des gouvernements de Suisse occidentale à l'initiative "200 francs, ça suffit!". (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l'initiative "200 francs ça suffit!", visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.

La SSR est un "vecteur général de cohésion nationale et de diversité culturelle", elle "ne se limite pas à de la production d'informations, mais construit des ponts entre les régions, les cantons, avec les Suisses de l'étranger et à l'international", a déclaré la conseillère d'Etat genevoise, Nathalie Fontanet, lundi, devant les médias à Lausanne.

L'élue PLR était accompagnée de la présidente du Conseil d'Etat vaudois, Christelle Luisier Brodard, et du ministre jurassien Stéphane Theurillat, tous trois membres de la Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO).

Au nom de cet organe qui réunit les cantons de Berne, Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais, ils ont dit redouter les conséquences de l'initiative sur les emplois et l'économie de la Suisse occidentale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'ex-numéro 2 de l'Eglise catholique vaudoise est débouté

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Le Tribunal fédéral rejette les recours de trois personnes condamnées dans l'affaire des détournements commis au préjudice de l'Eglise catholique vaudoise. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral rejette les recours d'un notable vaudois et de deux entrepreneurs condamnés pour gestion déloyale et complicité. Les trois hommes avaient mis sur pied un système de détournement de commissions lors d'un chantier de rénovation de l'Eglise catholique vaudoise.

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral confirme les condamnations prononcées par la justice vaudoise en mars 2024. L'accusé principal, ancien conseiller communal et numéro 2 de l'église catholique vaudoise, avait écopé d'une peine de 24 mois alors qu'un deuxième prévenu était sanctionné par 18 mois. Les deux sanctions étaient assorties du sursis partiel.

Le troisième homme s'était vu infliger une peine pécuniaire avec sursis complet. Les accusés répondaient de gestion déloyale aggravée, blanchiment d'argent et corruption.

Les faits remontent aux années 2016 à 2018 lors de la rénovation d'un bâtiment de l'Eglise catholique à Lausanne. L'ex-notable, qui était aussi vice-président de la Fondation des constructions paroissiales, s'était arrangé avec un des coaccusés pour obtenir le versement par les entrepreneurs de commissions en échange de l'adjudication des travaux.

Les sommes détournées, de l'ordre de 87'000 francs, avaient été utilisées par l’ex-numéro 2 de l'église pour ses besoins personnels. (arrêt 6B_824, 827 et 831/2024 du 3 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: un abo pour voyager moins cher quatre week-ends de suite

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L'abonnement permet de voyager à prix attractif durant quatre week-ends de suite (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Abo Week-end est de retour dans le canton de Vaud. Il permet de voyager librement en transports publics sur l'ensemble du réseau Mobilis pendant quatre week-ends consécutifs, y compris les jours fériés.

L'abonnement est disponible à la vente jusqu'au 30 mars au prix de 19 francs pour les détenteurs d'un abonnement Mobilis (39 francs pour les autres). La période de validité possible s'étend jusqu'au 26 avril, incluant les jours fériés du week-end de Pâques, annonce lundi la communauté tarifaire vaudoise Mobilis.

Dans le détail, le sésame permet de circuler librement en 2e classe du vendredi soir dès 19h00 jusqu'au dernier service du dimanche soir, ainsi que les jours fériés selon le même horaire. Avec cette offre, Mobilis veut inciter les Vaudoises et les Vaudois à privilégier le train, le bus, le métro ou le funiculaire pour leurs loisirs. L'Abo Week-end, lancé en 2022, rencontre un vif succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La fréquentation des Épiceries Caritas toujours en hausse

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1,1 million de personnes font leurs courses chaque année dans les Épiceries Caritas. (Caritas Suisse © Alexandra Wey)

Les Épiceries Caritas ont enregistrés un triste record de fréquentation. Plus de 1 million de personnes y ont fait leurs courses l'an dernier. Dans le canton de Vaud, la fréquentation des quatre points de vente a augmenté de 8%.

De plus en plus de personnes se tournent vers les Épiceries Caritas pour faire leurs courses. Les points de ventes proposent des denrées alimentaires et produits d’usage à des prix fortement réduits.
Dans le canton de Vaud leur fréquentation a augmenté de 8% en 2025 par rapport à l’année précédente, un record. Cette hausse est comparable aux 22 points de ventes suisse  : 1,1 million de personnes dans le besoin y ont fait leurs courses l'année dernière, soit 10'000 ventes de plus.

Est-ce le signe que les conditions de vies des personnes touchées par la pauvreté ne cessent de s'aggraver en Suisse ? Nous avons posé la question à Marc Huguenot, chef du secteur Aide directe à Caritas Vaud.

Marc Huguenot Chef du secteur Aide directe à Caritas Vaud

Le Épiceries Caritas offrent la possibilité d’acheter des produits jusqu’à 70% moins chers. Nous avons demandé au chef du secteur Aide directe à Caritas Vaud, comment les Épiceries Caritas parviennent à garantir des prix les plus bas que les enseignes traditionnelles.

Marc Huguenot Chef du secteur Aide directe à Caritas Vaud

Comme chaque année, ce sont les pâtes, le lait ou l’huile qui ont été les plus vendus. Mais cette année la demande de fruits et légumes à particulièrement augmenté : +2,2% dans le canton de Vaud.

Marc Huguenot Chef du secteur Aide directe à Caritas Vaud

L’application Bonus+ lancée par Caritas l’année passée permet également d’obtenir des rabais supplémentaires sur certains articles. La CarteCulture est nécessaire. Il suffit pour cela de bénéficier des subsides à l’assurance maladie.

 

 

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