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Culture

Coup d'envoi pour l'Openair de Gampel (VS)

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Les festivaliers écoutent le groupe Dame à l'Openair de Gampel qui a ouvert ses portes vendredi. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Openair de Gampel a ouvert ses portes vendredi. Il est le premier festival suisse à accueillir jusqu'à 10'000 personnes par jour conformément aux mesures sanitaires édictées par le Conseil fédéral.

Les organisateurs de l'Openair de Gampel sont soulagés. Après une édition annulée en 2020, Covid oblige, celle de 2021 a été lancée dans le respect des mesures sanitaires.

Des mesures tout juste entrée en vigueur vendredi et qui ont donc eu un impact sur la durée du festival: à défaut d'avoir pu démarrer le jeudi déjà, il s'étalera sur trois jours au lieu de quatre, a indiqué à Keystone-ATS Olivier Imboden, chef de presse du festival.

Les festivaliers doivent montrer patte blanche: vaccinés, guéris ou testés négativement. Un centre de tests a été monté hors de l'enceinte du festival, avec une capacité de 1000 tests à l'heure. "Un premier bilan montre qu'aujourd'hui entre 08h00 et 11h00, 291 tests ont été effectués", précise Olivier Imboden.

Le test est gratuit pour les festivaliers munis de leur carte d'assurance maladie. "Sans cela, il coûte 50 francs", complète le chef de presse.

Festivaliers alémaniques

Autre conséquence de la pandémie: L'événement accueillera 10'000 personnes par jour au lieu de 35'000 environ lors des précédentes éditions. "Tous les billets sont vendus. Nonante pour cent du public provient de Suisse alémanique, le reste du Valais", note Olivier Imboden.

Les groupes se produiront sur deux scènes plus modestes que d'habitude. Pas de musiciens américains ou anglais, mais autrichiens comme Parov Stelar, allemands (CRO, Fritz Kalkbrenner) et suisses comme 77 Bombay Street, Faber ou Dabu Fantastic.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Spectacle jugé transphobe: Netflix face à la grogne de ses employés

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Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis. (© KEYSTONE/AP/Charles Sykes)

La direction de Netflix se préparait mercredi à faire face à un rassemblement devant son siège de Los Angeles, à l'appel de militants LGBTQ. Ceux-ci reprochent à la plateforme son soutien à l'humoriste Dave Chappelle et ses propos jugés transphobes par certains.

Dans son spectacle "The Closer" diffusé par Netflix, la star du stand-up répond aux critiques l'ayant déjà accusé par le passé de s'être moqué des personnes transgenres, en affirmant que "le genre est un fait" et que ses détracteurs sont "trop sensibles".

"Nous respectons la décision de tout employé qui choisira de débrayer et reconnaissons que nous avons encore du travail à accomplir tant au sein de Netflix que pour notre contenu", a écrit le géant du streaming mercredi dans un communiqué à l'AFP. La plateforme "comprend la profonde blessure qui a été causée".

"Une liste de demandes fermes" sera présentée à Ted Sarandos, co-directeur exécutif de Netflix en charge des contenus, lors du rassemblement. L'une des organisatrices, Ashlee Marie Preston, a affirmé que le lieu de la manifestation avait dû être déplacé pour accommoder une mobilisation "écrasante". Les organisateurs n'ont pas précisé le contenu de leurs demandes mais Mme Preston a mentionné "la sécurité et la dignité de toutes les communautés marginalisées".

Terra Field, une employée transgenre de Netflix, a quant à elle appelé l'entreprise à faire précéder "The Closer" d'un avertissement sur son contenu et à promouvoir davantage de "comédiens et de talents queer et transgenres". "Un lieu de travail ne peut pas être un bon endroit si on doit trahir sa communauté", écrit-elle dans un billet de blog.

Le spectacle de Dave Chappelle a été condamné par certains groupes LGBTQ comme GLAAD, déplorant, études à l'appui, l'impact négatif que la diffusion de stéréotypes sur les minorités pouvait avoir.

"J'ai foiré"

Dans un mémo adressé aux salariés, Ted Sarandos avait estimé que ce qui était diffusé "à l'écran ne se traduisait pas directement en conséquences néfastes dans le monde réel" et que le principe de la liberté d'expression primait. Mais il a fini par admettre mardi soir s'être trompé dans des interviews à plusieurs publications spécialisées d'Hollywood: "J'ai foiré".

"J'aurais dû avant tout reconnaître qu'une partie de nos salariés souffraient, et qu'ils se sentaient vraiment blessés par une décision commerciale que nous avions prise", a déclaré M. Sarandos au site The Hollywood Reporter. Le patron de Netflix a toutefois réaffirmé qu'à son avis, le spectacle de Dave Chappelle ne devait pas être retiré de la plateforme.

Trois employés, dont Terra Field, ont été mis à pied pour avoir fait irruption dans une réunion virtuelle de cadres, avant d'être réintégrés. Un autre salarié a été licencié pour avoir divulgué des informations confidentielles sur le coût de "The Closer".

Soutien de célébrités

L'appel au débrayage et au rassemblement ont reçu le soutien de célébrités du petit écran comme Jameela Jamil ("The Good Place") et Jonathan Van Ness ("Queer Eye"), qui ont enregistré une vidéo d'encouragement. Hannah Gadsby, dont le spectacle "Nanette" diffusé par Netflix racontait son expérience de l'homophobie en tant que femme lesbienne, a fustigé de son côté le "culte d'un algorithme amoral" par la plateforme.

Comique afro-américain, Dave Chappelle a déjà été accusé par le passé de se moquer des personnes transgenres mais reste extrêmement populaire aux Etats-Unis.

Dans cette polémique, l'humoriste met en avant son expérience en tant qu'homme noir. Il estime ainsi que les hommes gays blancs "font partie d'une minorité jusqu'au moment où ils ont de nouveau besoin d'être blancs". Et il affirme que les communautés LGBTQ ont fait plus de progrès en quelques années que les Noirs en plusieurs décennies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Renaud Capuçon et l'OCL jouent Mozart en prison à Orbe

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L'Orchestre de chambre de Lausanne a joué mercredi après-midi à la prison de la Croisée à Orbe. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La musique de Mozart a résonné mercredi entre les murs de la prison de la Croisée à Orbe (VD). L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) y a entamé une série de concerts destinée à "déconfiner" la musique classique.

A l'origine du projet, Renaud Capuçon, le nouveau chef de l'OCL, raconte avoir voulu offrir aux détenus "quelques minutes hors de leur quotidien, un peu de légèreté dans ce lourd univers carcéral."

Interrogé par Keystone-ATS, le célèbre violoniste évoque une "évasion par la musique". Une évasion perpétrée avec la complicité de Mozart, dont la symphonie concertante pour violon et alto a été jouée à deux reprises mercredi après-midi dans la salle de gym de la prison.

Deux volées d'une quarantaine de personnes, qui s'étaient préalablement inscrites, ont assisté aux concerts. Séparé des détenus par un ruban rouge, Renaud Capuçon a brièvement salué l'audience et présenté l'oeuvre, avant de laisser parler la musique devant un public attentif.

Au violon, la star française du classique a dialogué avec l'alto de son ami Gérard Caussé. Tous deux étaient entourés par l'OCL en grande formation avec une trentaine de musiciens. Renaud Capuçon tenait en effet à offrir un "vrai" concert aux prisonniers, contrairement à ce qui se voit parfois dans ce type d'événement, quand seuls quelques musiciens se déplacent.

Soigner en musique

S'il sort de l'ordinaire, un concert en prison n'a rien de farfelu pour Renaud Capuçon. "J'ai toujours considéré que la musique devait être partagée. J'aime aller vers tous les publics, même si l'organisation de telles rencontres s'avère parfois complexe", relève-t-il.

Cela fait déjà plusieurs années que le virtuose donne des concerts à un public dit "empêché", comme des sans-abris ou des personnes en fin de vie. Auprès de détenus, son expérience se limitait jusqu'ici à un seul concert dans une prison en Savoie.

Outre le partage, Renaud Capuçon vante les vertus curatives de la musique, classique en particulier. "Pour les personnes qui souffrent moralement et physiquement, les bienfaits sont indéniables", affirme-t-il.

Et d'ajouter qu'il a senti plusieurs fois "des gens fermés" s'ouvrir au son de la musique. "C'est difficile à décrire avec des mots, mais cela se ressent clairement dans l'atmosphère d'un concert", remarque-t-il.

St-Prex, Martigny, Cugy

Bien décidé à poursuivre dans cette voie, Renaud Capuçon a profité de sa nomination à la direction artistique de l'OCL, au printemps 2020, pour imaginer la série "l'OCL pour tous". Une idée née en pleine crise sanitaire avec la conviction qu'il fallait "déconfiner" la musique.

La prison d'Orbe constitue la première étape de cette série. Suivront trois autres concerts auprès de personnes en situation de handicap et de jeunes en rupture aux fondations Perceval à St-Prex (30 novembre), Gianadda à Martigny (25 janvier) et Echaud à Cugy (21 mai).

L'opération, financée par la mécène Aline Foriel-Destezet, devrait être reconduite chaque saison, du moins jusqu'au terme du mandat de Renaud Capuçon à l'OCL en 2025.

A en croire le natif de Chambéry, qui vit à Lausanne sa première expérience comme chef, les musiciens de l'OCL ont été enchantés à l'idée de cette série de concerts: "Ils ont réalisé à quel point cela pourrait nous faire du bien, à nous aussi en tant que musiciens. Car plus vous donnez, plus vous recevez."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Aloïse Corbaz en lumière à l'Espace Focus du MCBA

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Une partie de l'oeuvre d'Aloïse Corbaz est présentée à l'Espace Focus du MCBA à Lausanne. (© MCBA/Aloïse Corbaz)

Figure emblématique de l'art brut, Aloïse Corbaz (1886 -1964) est à l'honneur de la nouvelle exposition à l'Espace Focus du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) de Lausanne. Une cinquantaine de dessins de l'artiste vaudoise sont montrés à partir de vendredi et jusqu'au 23 janvier.

Intitulée "Aloïse Corbaz. La folie papivore" et gratuite, l'exposition se veut représentative de l'oeuvre de la Lausannoise: "des premiers petits dessins à la mine de plomb aux cahiers illustrés, des compositions aux crayons de couleur ou aux craies grasses aux grands rouleaux imagés de plusieurs mètres", indique le MCBA.

Parmi les dessins sélectionnés, le corps féminin et les élans amoureux sont particulièrement représentés. Aloïse Corbaz "déploie tout le potentiel héroïque et festif de la figure féminine, ouvrant la voie à la génération Flower Power, en particulier à Niki de Saint Phalle en qui on peut voir son héritière", poursuit le communiqué.

Née à Lausanne, Aloïse Corbaz a été placée à 32 ans en asile psychiatrique, où elle est restée internée jusqu'à son décès. Couturière de formation, elle a commencé à écrire et dessiner peu après son entrée à l'hôpital.

Nouvelles acquisitions

Le MCBA s'est intéressé à son parcours dès les années 1960, rassemblant plus de 300 œuvres. Une grande rétrospective avait été organisée en 2012 avec la Collection de l'Art Brut à Lausanne.

Le MCBA poursuit aujourd'hui le développement de son fonds. Il explique par exemple qu'il vient d'acquérir huit cahiers illustrés (111 compositions au total). Ceux-ci appartenaient à Jacqueline Porret-Forel, la spécialiste de l'artiste décédée en 2014.

Dans son communiqué, le musée souligne encore que cette nouvelle exposition répond à la vocation de l'Espace Focus, qui vise à montrer des oeuvres de ses collections rarement montrées. Cela concerne particulièrement les œuvres sur papier qu'il est nécessaire de préserver de la lumière.

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Décès de la diva slovaque Edita Gruberova, "reine de la colorature"

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Edita Gruberova, qui résidait en Suisse, est décédée lundi à Zurich, selon un communiqué l'agence allemande Hilbert Artists management, de Munich. (© KEYSTONE/EPA/ULI DECK)

La chanteuse d'opéra slovaque Edita Gruberova est décédée à l'âge de 74 ans, après un demi-siècle de carrière sur les scènes du monde entier, a-t-on appris mardi auprès de son agent. Sa technique et sa puissance de soprano avaient fait d'elle une référence,

Edita Gruberova, qui résidait en Suisse, est décédée lundi à Zurich, selon un communiqué l'agence allemande Hilbert Artists management, de Munich.

Connue comme la "reine de la colorature", pour son timbre et son agilité vocale, cette infatigable travailleuse s'est produite dans le monde entier, devenant une familière des Opéras de Bavière, Vienne, Zurich ou Barcelone, où elle a donné des centaines de représentations.

La Reine de la nuit, rôle fétiche

Née à Bratislava, Edita Gruberova s'était formée dans plusieurs chorales et au conservatoire de la ville slovaque, avant d'arriver dans la capitale autrichienne où sa carrière avait véritablement été lancée en 1970.

Elle y avait fait ses débuts dans "La Flûte enchantée" de Mozart, interprétant la Reine de la nuit, qui deviendra l'un de ses rôles fétiches et qu'elle reprendra près de 70 fois sur la scène du Staatsoper de Vienne.

"Dévotion sans compromis à la musique"

Ce dernier lui a rendu un vibrant hommage: Edita Gruberova "n'était pas seulement une légende, mais elle a aussi laissé son empreinte sur cette maison et ses représentations dans plus de 700 spectacles", a salué Bogdan Roscic, directeur du Staatsoper dans un communiqué.

"Sa perfection vocale tant vantée n'a jamais été une fin en soi, mais toujours au service d'une dévotion sans compromis à la musique et de la meilleure interprétation possible", a-t-il souligné.

La soprano a triomphé notamment dans les rôles de Zerbinetta (Ariane à Naxos, de Strauss), Rosine (Le Barbier de Séville, de Rossini) ou Lucia (Lucia di Lammermoor, de Donizetti), faisant de ses interprétations "des points de référence pour les générations futures" et "des moments phares de l'expression humaine", selon le Staatsoper.

"Cette diva combative, qui n'a pas toujours facilité la tâche des directeurs artistiques, s'est toujours battue pour que la musique et les émotions occupent le devant de la scène", lui a rendu hommage l'adjointe à la Culture de la ville de Vienne, Veronica Kaup-Hasler.

Sa voix "reste en nous"

Elle avait fait ses adieux à l'Opéra de Vienne avec un concert de gala en juin 2018, avant de se retirer de la scène lyrique fin 2019.

"Elle était l'une des meilleures sopranos du monde. Elle disait que son destin était de servir des génies tels que Mozart, Bellini, Schubert ou Donizetti", a déclaré mardi la présidente slovaque Zuzana Caputova. "La voix d'Edita Gruberova reste en nous pour toujours", a ajouté la cheffe de l'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Kanye West prend légalement le nom de "Ye"

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Kanye West avait sorti en 2018 un album intitulé "Ye" (archives). (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS)

L'artiste précédemment connu sous le nom de Kanye West s'appelle désormais officiellement "Ye". Un juge de Los Angeles a accédé à la demande du rappeur américain de 44 ans.

"Ye" tout court, sans nom de famille ni deuxième prénom, a confirmé lundi un porte-parole du tribunal de la ville de Californie. L'artiste avait formulé sa demande à la fin août, citant des "motifs personnels".

En instance de divorce d'avec la vedette américaine de téléréalité Kim Kardashian, il souhaitait substituer "Ye", son surnom de longue date, à l'intégralité de son état civil, Kanye Omari West, tirant ainsi un trait définitif sur son nom de famille.

Troubles bipolaires

Le rappeur avait sorti en 2018 un album intitulé "Ye". Cet été, il a diffusé, après un long retard, un album de deux heures et 27 titres, intitulé "Donda", le prénom de sa mère décédée en 2007.

Ye a beau être l'un des rappeurs les plus connus au monde, ses troubles bipolaires et sa séparation très médiatisée ont récemment éclipsé ses oeuvres.

De l'avis de plusieurs médias américains, citant des sources proches du couple, la candidature de Kanye West à la présidence des Etats-Unis, l'an passé, aura été l'un des éléments déclencheurs de cette séparation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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