International
Démission du dirigeant controversé de Thuringe
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A peine 24 heures après son élection comme dirigeant de cet Etat régional de l'ex-RDA grâce au soutien de l'extrême droite, Thomas Kemmerich, élu du petit parti libéral FDP, a annoncé sa démission et son intention de provoquer des élections anticipées.
"Nous voulons de nouvelles élections afin de retirer le stigmate du soutien de l'AfD", a-t-il annoncé.
Il avait été élu la veille avec les voix coalisées de son mouvement, du parti anti-migrants et anti-élite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) et des élus régionaux de celui de la chancelière allemande, l'Union chrétienne-démocrate (CDU).
"Impardonnable"
En visite en Afrique du Sud, Angela Merkel a dénoncé un "acte impardonnable" et "un mauvais jour pour la démocratie". C'est la première fois dans l'histoire d'après-guerre qu'un dirigeant régional est élu avec les voix de l'extrême droite et surtout la première fois que de facto la droite modérée fait alliance avec l'AfD, brisant ainsi un tabou politique.
Sur un ton d'une grande fermeté, la chancelière a catégoriquement rejeté toute entente avec l'extrême droite et demandé que le scrutin de Thuringe soit "annulé" par de nouvelles élections.
Autre conséquence de la bronca: le dirigeant national du FDP, Christian Lindner, a fait savoir qu'il allait poser la question de confiance aux militants de son parti.
Depuis la naissance il y a 7 ans de l'AfD, et contrairement à la situation chez le voisin autrichien par exemple, toutes les autres formations politiques allemandes, y compris la droite traditionnelle, excluent toute coopération avec ce parti anti-migrants et anti-élites, principale force d'opposition au Bundestag avec 89 députés.
Un mouvement dont la frange la plus radicale, pilotée justement depuis la Thuringe, remet en cause la culture allemande de repentance pour les crimes du IIIème Reich.
Des manifestations spontanées se sont déroulés dans plusieurs villes pour s'indigner du vote et dresser un parallèle avec les années 1930, lorsque le parti nazi d'Adolf Hitler réussit à conquérir le pouvoir notamment en concluant des alliances avec la droite traditionnelle.
En 1930, c'est justement dans la région de Thuringe que des responsables nazis étaient pour la première fois entrés dans un gouvernement régional. Trois ans plus tard, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler devenait chancelier.
Sur les réseaux sociaux, la photo de la poignée de main entre le nouveau dirigeant de cet Etat régional et le chef de l'AfD dans cette région, le très radical Björn Höcke, côtoie celle d'une autre poignée de mains historique: entre Hitler et le vieux président du Reich Paul von Hindenburg lorsque ce dernier l'avait nommé chancelier.
Björn Höcke a par le passé appelé de ses voeux un "virage à 180°" de la culture mémorielle allemande. Et il s'est félicité du vote de mercredi en émettant l'espoir qu'il serait "remarqué" et servirait d'exemple dans le reste du pays.
Colère
L'AfD est de surcroît l'un des plus virulents opposants d'Angela Merkel et de sa politique migratoire depuis l'accueil en 2015 et 2016 d'un million de réfugiés.
La chancelière se retrouve avec plusieurs gros défis sur les bras. Elle doit gérer d'abord les tiraillements croissants au sein de son parti face à l'attitude à adopter à l'égard de l'extrême droite, en plein essor électoral. Les élus régionaux CDU de Thuringe n'ont pas tenu compte des avertissements de leurs chefs à Berlin en amont du vote.
Elle fait aussi face à Berlin à un gouvernement de coalition un peu plus fragilisé.
Le partenaire social-démocrate a menacé de remettre en question l'alliance actuelle avec les conservateurs si la situation en Thuringe n'était pas définitivement clarifiée.
Une réunion au sommet des responsables des trois partis du gouvernement a été convoquée pour samedi.
Le co-président du SPD, Norbert Walter-Borjans, a prévenu que son mouvement n'accepterait pas "de continuer comme si de rien n'était".
International
Le TAS rejette le recours de la biathlète italienne Passler
Le Tribunal arbitral du sport a rejeté mercredi le recours de l'Italienne Rebecca Passler.
Celle-ci avait été provisoirement suspendue avant les JO de Milan-Cortina par l'agence italienne antidopage pour un contrôle positif à un produit interdit.
La chambre ad hoc du TAS, installée à chaque édition des Jeux pour trancher les litiges olympiques, n'a "pas compétence pour examiner" cette requête, puisque l'athlète n'a "pas épuisé les voies de recours internes", précise la juridiction dans un communiqué.
La biathlète de 24 ans peut encore saisir la Commission nationale d'appel de l'agence antidopage italienne, "à condition de le faire avant le 12 février" c'est-à-dire ce jeudi, ajoute le TAS.
Lors d'un contrôle réalisé hors compétition le 26 janvier, l'analyse de l'échantillon avait révélé la présence de létrozole, un anti-oestrogène utilisé dans le traitement du cancer du sein. Ce produit, dans la catégorie des modulateurs hormonaux et métaboliques, est interdit par l'Agence mondiale antidopage.
Sélectionnée pour les Jeux olympiques sur le site d'Anterselva, Passler a été suspendue provisoirement par l'agence antidopage italienne le lundi 2 février.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
TotalEnergies: le bénéfice net 2025 chute de 17%
Le groupe pétro-gazier TotalEnergies a annoncé un bénéfice net 2025 en chute de 17% à 13,1 milliards de dollars (10,91 milliards d'euros), en raison de la baisse des cours du pétrole, partiellement compensée par la hausse de sa production d'hydrocarbures.
"TotalEnergies démontre une nouvelle fois sa capacité à résister à la baisse du prix des hydrocarbures", grâce à une croissance de sa production dans toutes les énergies, a commenté le PDG dans un communiqué.
Malgré l'érosion du prix du pétrole en 2025, TotalEnergies estime avoir partiellement compensé cette tendance baissière grâce à une hausse de sa production d'hydrocarbures d'environ 4%, plus qu'attendu, et une hausse de la production d'électricité de 17%.
Dans le pétrole, le groupe a notamment bénéficié de la mise en service des projets Mero au Brésil et Ballymore aux Etats-Unis, et dans le gaz, des démarrages de Tyra au Danemark et Fenix en Argentine.
En 2025, son chiffre d'affaires s'est établi à 201,1 milliards de dollars, contre 214,5 milliards en 2024.
Cette année, le groupe prévoit par ailleurs 15 milliards de dollars d'investissements nets, dont environ 4 milliards "dans les énergies bas carbone", principalement l'électricité, celle issue de sources renouvelables, mais aussi des centrales à gaz, une énergie fossile.
Ces 4 milliards tiennent compte pour un équivalent de 1 milliard de l'intégration de la holding tchèque EPH (Energetický a prumyslový holding), dont l'homme d'affaires Daniel Kretinsky est l'actionnaire majoritaire et le président du conseil d'administration. Cette alliance permettra à TotalEnergies de se renforcer dans la production d'électricité à partir de centrales à gaz en Europe de l'Ouest.
La major pétrolière va acquérir 50% d'un portefeuille d'actifs de production flexible d'électricité (centrales à gaz et à biomasse, batteries) appartenant à EPH (Energetický a prumyslový holding).
"Le rythme qu'on vise, c'est toujours 4 milliards d'investissements" par an dans les énergies bas carbone, a indiqué le directeur général à la presse.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Fatigué, Djokovic déclare forfait pour l'ATP 500 de Doha
Le récent finaliste de l'Open d'Australie Novak Djokovic a déclaré forfait pour l'ATP 500 de Doha (16-21 février).
L'ex-no1 mondial a pris cette décision en raison d'une "importante fatigue", ont annoncé mercredi les organisateurs du tournoi sur Instagram.
L'actuel 3e du classement ATP devait disputer au Qatar son premier tournoi depuis sa finale à Melbourne, où le patron du circuit Carlos Alcaraz (ATP 1) l'a privé le 1er février d'un 25e titre record en Grand Chelem. Il devrait faire son retour sur le circuit ATP au Masters 1000 d'Indian Wells (4-15 mars).
En l'absence du Serbe, qui se concentre à 38 ans presque exclusivement sur les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem, les principales têtes d'affiche à Doha seront Alcaraz et son dauphin Jannik Sinner, qui disputeront tous deux leur premier tournoi depuis l'Open d'Australie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un historique 3e titre pour von Allmen, Odermatt en bronze
Immense Franjo von Allmen!
Le Bernois de 24 ans a cueilli mercredi à Bormio son troisième titre dans ces JO 2026, s'imposant en super-G après ses triomphes en descente et dans le combiné par équipe. Marco Odermatt décroche pour sa part une médaille de bronze de consolation.
Impérial dans la descente olympique samedi et parfaitement secondé par Tanguy Nef lundi en combiné, Franjo von Allmen a une nouvelle fois maîtrisé son sujet sur la Stelvio mercredi. Parti avec le dossard 7, il a signé le meilleur temps avec 0''13 d'avance sur le futur médaillé d'argent américain Ryan Cochran-Siegle.
Dixième à s'élancer, Marco Odermatt a pour sa part manqué le coche. Battu pour 0''28, le Nidwaldien ne cachait pas sa déception dans l'aire d'arrivée. Mais il doit pour l'heure se contenter d'une deuxième médaille, après l'argent du combiné conquis avec Loïc Meillard. Il n'a plus que le géant samedi pour se parer d'or.
Les deux autres Suisses ont manqué leur affaire. Cités parmi les sérieux outsiders, Stefan Rogentin (9e) et Alexis Monney (10e) ont terminé à plus d'une demi-seconde du podium. Déçus, le Grison comme le Fribourgeois quitteront donc Bormio sans la moindre médaille dans leurs bagages.
Von Allmen historique
Franjo von Allmen a, lui, réussi une moisson historique. Le Bernois est le troisième skieur alpin - le quatrième si l'on ajoute Janica Kostelic - à s'adjuger trois titres au cours des mêmes Jeux olympiques après Toni Sailer (en 1956 à Cortina) et Jean-Claude Killy (en 1968 à Grenoble). Deux hommes qui avaient toutefois moins d'épreuves à "disposition" dans le programme olympique.
"FvA" est aussi, et de manière plus étonnante, le premier Suisse à s'adjuger le titre olympique en super-G chez les messieurs (et seulement le quatrième Suisse à décrocher un podium). Il rejoint par ailleurs Vreni Schneider, qui était jusqu'ici la seule représente de Swiss-Ski (messieurs et dames confondus) a avoir remporté trois titres olympiques en ski alpin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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