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Italie : Contarelli pour former le gouvernement

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Carlo Cottarelli, désigné par le président italien Sergio Mattarella pour diriger un gouvernement de transition, a assuré lundi que des élections anticipées se dérouleront en Italie au plus tard "début 2019", mais sans doute à l'automne.

"Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j'obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019", mais sans la confiance les élections se dérouleront "après le mois d'août", a-t-il dit à la presse à l'issue de son entretien avec M. Mattarella.

Carlo Cottarelli a assuré que des élections anticipées se dérouleront en Italie au plus tard "début 2019", mais sans doute à l'automne.

"Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j'obtiens la confiance, incluera le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019", mais sans la confiance les élections se dérouleront "après le mois d'août", a-t-il dit à la presse à l'issue de son entretien avec M. Mattarella.

(ATS / KEYSTONE - EPA ANSA - ALESSANDRO DI MEO)

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Restrictions maintenues avec l'Italie

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En contact étroit avec les autorités italiennes ainsi qu’avec celles de l’Allemagne, de l’Autriche et de la France, la Suisse souhaite coordonner le régime frontalier avec ses pays voisins et, dans la mesure du possible, le réglementer conjointement. (©KEYSTONE/Ti-Press/PABLO GIANINAZZI)
La Suisse maintiendra ses contrôles à la frontière avec l'Italie après le 3 juin, malgré la décision de son voisin de lever ses restrictions d'entrée mercredi. Elle estime qu’il est encore trop tôt pour lever ces contrôles avec son voisin.

En contact étroit avec les autorités italiennes ainsi qu’avec celles de l’Allemagne, de l’Autriche et de la France, la Suisse souhaite coordonner le régime frontalier avec ses pays voisins et, dans la mesure du possible, le réglementer conjointement, indique le Secrétariat d'Etat aux migrations mardi dans un communiqué.

L'entrée en Suisse depuis l'Italie ne reste autorisée que pour les citoyens suisses, les titulaires de permis de séjour ou d’autorisations de travailler en Suisse et les personnes qui ont des motifs impérieux en raison de crise due au coronavirus. Les contrôles aux points de passage de la frontière avec l’Italie restent en place. Ils seront même intensifiés, poursuit le SEM. Le tourisme d’achat entre les deux pays reste interdit.

Pression économique

L'Italie a annoncé la mi-mai vouloir rouvrir ses frontières aux touristes de l'Union européenne et de la Suisse à partir du 3 juin. La quarantaine obligatoire serait annulée.

"C'est une décision unilatérale de l'Italie, dont je prends connaissance", avait réagi la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter sur les ondes de la radio alémanique SRF. Selon elle, les autorités italiennes ont pris cette décision sous la pression économique.

Les frontières de la Suisse avec la France, l'Allemagne et l'Autriche rouvriront le 15 juin. Le SEM précise que la Suisse souhaite rouvrir ses frontières le plus rapidement possible.

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International

Trump menace de déployer l'armée

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La mort de George Floyd a provoqué des manifestations à travers tous les États-Unis, notamment à New York. (©KEYSTONE/AP/Wong Maye-E)
Le président américain Donald Trump a promis lundi de restaurer l'ordre dans une Amérique en proie à la colère, après l'homicide à Minneapolis d'un Noir asphyxié par un policier. Il a menacé de déployer l'armée si les États ne faisaient cesser les violences.

Face aux troubles se surajoutant à la pandémie due au nouveau coronavirus, Donald Trump a annoncé d'un ton martial le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et de policiers à Washington pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages". Il a jugé que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient "une honte".

Appelant les gouverneurs à agir vite et fort pour "dominer les rues" et briser la spirale des violences, il leur a lancé une mise en garde. "Si une ville ou un État refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l'armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place", a-t-il lancé, dénonçant des actes de "terrorisme intérieur".

Tandis qu'il s'exprimait dans les jardins de la Maison-Blanche aux airs de camp retranché, la police effectuaient des tirs de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants rassemblés à l'extérieur de l'enceinte.

Bible à la main

L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint John, bâtiment emblématique tout proche qui a été dégradé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, pour s'y faire photographier, une Bible en main.

Par dizaines voire centaines de milliers, des Américains ont manifesté samedi et dimanche contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du Covid-19.

La première ville du pays, New York, a annoncé doubler la présence de ses forces de police et instaurer un couvre-feu de 23h00 lundi à 05h00 mardi. De Boston à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, le mouvement de protestation s'est exprimé de façon majoritairement pacifique le jour, mais a aussi donné lieu à des embrasements nocturnes et des destructions à grande échelle.

"Pression forte prolongée" sur le cou

À l'origine de la colère figure le calvaire subi par George Floyd, un homme noir de 46 ans, qui, lors de son interpellation le 27 mai à Minneapolis, a suffoqué, menotté et gisant par terre, sous le genou d'un policier blanc, dont les collègues sont demeurés passifs.

M. Floyd est mort asphyxié en raison d'une "pression forte et prolongée" exercée sur son cou et sa cage thoracique, a affirmé lundi l'avocat de la famille de la victime, en révélant les résultats d'une autopsie indépendante.

L'autopsie officielle, rendue publique dans la foulée, a également conclu à une pression létale au niveau du cou de l'Afro-Américain, ayant causé l'arrêt de son coeur.

Ni le renvoi de l'agent coupable de la bavure ni son arrestation postérieure n'ont calmé les esprits, bien au contraire: les protestations se sont propagées dans au moins 140 villes américaines.

L'ex-policier, qui a été inculpé d'homicide involontaire, doit comparaître le 8 juin devant un tribunal. Pas de quoi espérer donc une baisse immédiate de la tension ambiante, d'autant que, durant cette même semaine prochaine, seront célébrées les obsèques de George Floyd, au Texas.

Milliers d'interpellations

Face aux affrontements mêlant manifestants, casseurs et forces antiémeutes, les soldats de la garde nationale ont été déployés dans plus de deux douzaines de métropoles, dans un climat de tension inédit depuis les années 1960. Une réponse sécuritaire d'ampleur qui s'est accompagnée d'un recours à des véhicules blindés de transport de troupes, à l'utilisation de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Chicago, Denver, Los Angeles, Salt Lake City, Cleveland, Dallas, Indianapolis: une à une les métropoles américaines ont décidé d'imposer un couvre-feu à leurs habitants. Les forces de l'ordre ont procédé à des milliers d'interpellations.

Le président Trump, confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat, a accusé son rival démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden, d'oeuvrer à la sortie de prison des fauteurs de troubles. L'ancien vice-président a dénoncé une utilisation de l'armée "contre les Américains" et du gaz lacrymogène contre des "manifestants pacifiques" pour une opération de communication.

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International

Six millions de personnes contaminées par le coronavirus dans le monde

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EPA/RAPHAEL ALVES
Plus de six millions de personnes ont été contaminées par le nouveau coronavirus à travers le monde Le Brésil fait face à une forte expansion qui a incité le pape François à exprimer son inquiétude pour les peuples indigènes d'Amazonie.

L'Amérique latine est devenue le principal terrain de progression de la maladie, et le Brésil le quatrième pays en termes de décès liés au Covid-19. Selon le ministère de la Santé, 28'834 personnes sont mortes de la maladie apparue en Chine en décembre, un bilan qui le place derrière les Etats-Unis (103'781 morts), le Royaume-Uni (38'376) et l'Italie (33'340) et devant la France (28'771) et l'Espagne (27'125).

En outre, 465'166 personnes y ont été infectées. "Il y a tellement de personnes contaminées et décédées, également parmi les peuples indigènes, particulièrement vulnérables", a déploré le pape François, à l'issue de sa prière dominicale célébrée pour la première fois depuis près de trois mois devant des fidèles réunis place Saint-Pierre à Rome.

"Jeunes et sportifs"

Face à la propagation de la maladie, l'appel du président brésilien Jair Bolsonaro à une reprise des championnats de football a été mal accueilli. Le directeur sportif du Sao Paulo FC et ancienne idole du Paris SG Raï l'a appelé à démissionner. "Comme les footballeurs sont jeunes et sportifs, le risque de mort s'ils attrapent le virus est infiniment réduit", a déclaré M. Bolsonaro, fidèle à son discours minimisant la pandémie, au nom de la préservation de l'économie.

Chez le voisin péruvien, deuxième pays d'Amérique latine le plus touché, plus de 155'000 cas ont été confirmés et 4371 morts. L'Iran a aussi franchi le seuil des 150'000 contaminations dimanche, et fait face à une accélération de la propagation du virus.

Pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie, il avait commencé à alléger en avril les restrictions imposées à sa population. Mais le ministère de la Santé a mis en garde contre une possible résurgence du virus après l'apparition de nouveaux foyers d'infection dans plusieurs provinces.

Trump crée la stupeur

Alors que le virus a fait près de 370'000 morts dans le monde, la décision du président américain Donald Trump de couper définitivement les vivres à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qu'il accuse de complaisance envers la Chine, a provoqué la stupeur. L'Union européenne lui a demandé samedi de reconsidérer sa décision, appelant à "la coopération et la solidarité mondiales" dans la bataille face au coronavirus.

En Europe, l'amélioration de la situation sanitaire a conduit à la levée progressive des restrictions imposées aux populations pour enrayer la propagation de la maladie. Nouvelle étape de son déconfinement, l'Italie a rouvert au public samedi la Tour de Pise, un des plus célèbres symboles de son attrait touristique. En France, la population a pu renouer avec ses parcs et ses jardins après plus deux mois de fermeture.

"Prématuré"

En Espagne, les clubs du championnat de football pourront lundi se remettre à l'entraînement collectif "total", dernière étape avant le redémarrage de la compétition le 11 juin. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a cependant annoncé dimanche une "dernière prolongation" de l'état d'alerte, qui permet de limiter la circulation des personnes durant le déconfinement progressif du pays, jusqu'au 21 juin.

Mais ce processus ne va pas sans critique. Au Royaume-Uni, la décision du gouvernement de passer lundi à la phase suivante du déconfinement a été dénoncée par de nombreux experts et membres de l'opposition, qui la jugent "prématurée".

Lieux saints musulmans

A Jérusalem, l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, a rouvert ses portes tôt dimanche matin après plus de deux mois de fermeture due à la pandémie. Dès l'aube, les premiers fidèles, le visage couvert de masques sanitaires, ont pu pénétrer dans l'enceinte de l'Esplanade située dans la vieille ville de Jérusalem, avant la première prière de la journée.

L'Inde a aussi annoncé samedi un assouplissement du confinement malgré un nouveau record quotidien de contaminations. Le géant asiatique est soucieux de redémarrer son économie quasi à l'arrêt depuis fin mars, ce qui a plongé des centaines de millions de personnes au chômage tandis que le PIB du pays a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans.

A compter du 8 juin, édifices religieux, hôtels, restaurants et centres commerciaux pourront rouvrir, à l'exception toutefois des régions où le nombre d'infections est encore élevé.

Conséquences économiques

Les dégâts économiques provoqués par la pandémie ont poussé le Chili et le Pérou à demander des lignes de crédit au Fonds monétaire international (FMI) pour un total de presque 35 milliards de dollars. Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession.

En Thaïlande, des millions de personnes qui vivaient de petits boulots avant la crise sanitaire se retrouvent sans revenus. Le parlement thaïlandais a réagi en approuvant dimanche un plan de relance de près de 60 milliards de dollars, la plus grosse injection de fonds jamais réalisée par le royaume, dont près d'un tiers à destination des agriculteurs et des travailleurs du secteur informel.

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Etats-Unis sous haute tension, couvre-feu dans plusieurs villes

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(Mykal McEldowney/The Indianapolis Star via AP)
Plusieurs villes américaines, sous haute tension, ont imposé samedi des mesures exceptionnelles comme le couvre-feu ou le déploiement de militaires. Elles doivent tenter d'empêcher les manifestations liées à la mort de George Floyd de dégénérer à nouveau.

Le président Donald Trump a promis de "stopper la violence collective", après trois nuits d'émeutes à Minneapolis, où cet Afro-Américain de 46 ans est mort lundi aux mains de la police.

Dans cette ville du Minnesota, dans le Nord des Etats-Unis, la police a chargé des centaines de manifestants qui ont défié le couvre-feu, entrée à vigueur à 20h00. Les agents, en tenue anti-émeutes, ont tiré des fumigènes et des grenades assourdissantes pour les éloigner d'un commissariat.

Peu de temps avant, les manifestants affichaient leur détermination à rester sur place autant que possible. "Ils ne nous donnent pas le choix, il y a tellement de colère", expliquait Deka Jama, une femme de 24 ans venue "réclamer justice" pour George Floyd avec un groupe d'amies.

Eléments extérieurs

Des heurts entre policiers et manifestants ont également eu lieu à New York, Los Angeles ou Atlanta, conduisant les responsables de ces deux dernières villes, ainsi que ceux de Philadelphie ou de Chicago, à annoncer à leur tour un couvre-feu.

Donald Trump, qui a dénoncé à plusieurs reprises la mort "tragique" de George Floyd, a estimé que les émeutiers déshonoraient sa mémoire. "Nous ne devons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes", a-t-il lancé en attribuant les débordements à "des groupes de l'extrême gauche radicale" et notamment "Antifa" (antifaschistes).

Le gouverneur du Minnesota Tim Walz, a lui aussi dénoncé des éléments extérieurs à sa ville, qui pourraient être selon lui des membres de groupes anarchistes, mais aussi des suprémacistes blancs ou des trafiquants de drogue. Parmi les dizaines de personnes interpellées la veille, 80% provenaient d'autres régions des Etats-Unis, selon les autorités locales.

"La situation à Minneapolis n'a absolument plus rien à voir avec le meurtre de George Floyd", a estimé le gouverneur. Il s'agit selon lui "d'instiller la peur et de déstabiliser nos grandes villes".

Police militaire

Pour reprendre le contrôle de la situation, M. Walz a annoncé la mobilisation générale des 13'000 soldats de la Garde nationale de l'Etat, une première, et indiqué avoir demandé l'aide du ministère de la Défense.

Des unités de la police militaire ont été mises en alerte pour pouvoir éventuellement intervenir à Minneapolis dans un délai de quatre heures, a précisé le Pentagone. La police militaire américaine ne peut légalement intervenir sur le territoire américain qu'en cas d'insurrection.

Vendredi soir, 2500 policiers et soldats de la Garde nationale et l'imposition d'un couvre-feu n'avaient pas empêché Minneapolis de s'embraser, avec de nombreux pillages et incendies volontaires. Mais face à eux, il y avait "des dizaines de milliers d'émeutiers", a souligné le responsable des forces de sécurité du Minnesota, John Harrington.

Dans la journée, les habitants de Minneapolis, armés de balais et de pelles, ont tenté de donner une autre image de leur ville, nettoyant tous les débris laissés par les émeutes. "Ma ville a mal, brûle", commentait Kyle Johnson, 28 ans. "Tout ce que je peux faire, c'est aider à faire le ménage."

D'autres se préparaient à une nouvelle nuit dangereuse. Des groupes de voisins se sont réunis pour mettre sur pied des stratégies de défense commune, des commerçants ont calfeutré leurs boutiques avec des planches de bois.

Autres villes

La tension est également montée samedi dans le reste du pays. Des foules de protestataires se sont rassemblées à New York, Dallas, Houston, ville d'origine de la victime, Las Vegas, Des Moines, Memphis et Portland, y compris à Washington sous les fenêtres du président Trump.

A New York, plus de 200 personnes ont été arrêtées après de violents incidents ayant fait plusieurs blessés au sein des forces de l'ordre. A Atlanta, des véhicules de patrouille de la police ont été brûlés. A Los Angeles, cinq policiers ont été blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées lorsqu'une manifestation pacifique a dégénéré, avec là aussi des commerces incendiés et des pillages.

Partout, les manifestants ont dénoncé les bavures policières et les disparités raciales. Et ils ont exigé justice pour George Floyd, dont l'arrestation mortelle a été filmée dans une vidéo devenue virale.

Le policier blanc Derek Chauvin qui, sur cette vidéo, maintient son genou pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire a été arrêté vendredi et inculpé pour "homicide involontaire" et "acte cruel et dangereux ayant causé la mort".

Mais pour les manifestants ce n'est pas assez: ils réclament son inculpation pour homicide volontaire et l'arrestation des trois autres agents impliqués dans le drame.

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International

Coronavirus - Washington rompt avec l'OMS, le Brésil s'enfonce dans la crise

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Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus. EPA/SEBASTIAO MOREIRA
Washington a rompu avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée par Donald Trump de complaisance envers Pékin. Le Brésil s'enfonce dans la crise sanitaire devenant la cinquième nation ayant enregistré le plus de décès du nouveau coronavirus.

Le déconfinement se poursuit dans le même temps samedi surtout en Europe, avec entre autres l'Italie qui va rouvrir au public la célébrissime Tour de Pise, et la capitale ukrainienne Kiev qui fait redémarrer ses centres commerciaux et hôtels.

En France, le grand magasin parisien des Galeries Lafayette rouvre aussi samedi, avec masques et distances de sécurité de rigueur. Musées, parcs, cafés et restaurants français rouvriront mardi - seulement en terrasse à Paris. Ce sera aussi la fin de l'interdiction d'aller à plus de 100 km de chez soi.

Grâce au recul de la pandémie, à Varsovie les masques faciaux ne sont désormais plus obligatoires en public. La situation, en revanche, s'aggrave au Brésil, qui avec 27'878 décès est devenu le cinquième pays le plus endeuillé au monde, derrière les Etats-Unis (102'201), la Grande-Bretagne (38'161), l'Italie (33'229), la France (28'714), et devant l'Espagne. Qui plus est, des scientifiques soulignent que les chiffres réels au Brésil sont vraisemblablement bien pires.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 362'028 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 21h00 heure suisse. Plus de 5,8 millions de cas ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Trump divorce de l'OMS

Sans surprise, Donald Trump, qui avait déjà coupé la contribution financière accordée par son pays à l'OMS, a mis en exécution sa menace de couper les ponts avec l'agence onusienne.

Il a annoncé "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Premiers bailleurs de fonds de l'OMS, les Etats-Unis vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", a-t-il déclaré à la presse.

La pandémie continue de faire des ravages aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Russie, et de plonger l'économie mondiale dans une crise inédite. Et des pays qui ont employé la manière forte avec des résultats convaincants, comme la Corée du Sud, restent en alerte.

Assouplissement à venir à New York

En Europe, le sauvetage à 9 milliards d'euros du géant du transport aérien Lufthansa a passé vendredi une nouvelle étape cruciale avec un accord entre le gouvernement allemand et la Commission européenne sur les principales conditions de cette opération, pour éviter la faillite du groupe. Mais quand le trafic retrouvera-t-il des niveaux qui permettent aux compagnies d'être rentables? Nul le sait.

Aux Etats-Unis, préoccupée par l'aggravation de la situation économique, le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé vendredi qu'il prévoyait une levée partielle du confinement pour la ville de New York la semaine du 8 juin, à condition que les indicateurs de santé publique soient satisfaisants.

Cet assouplissement ne concernerait dans un premier temps qu'une partie de l'économie, principalement le bâtiment et l'activité manufacturière. New York est, de très loin, la ville la plus touchée au monde par le coronavirus, qui y a tué plus de 21'000 personnes.

Les restaurants et salons de coiffure de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie, ont été autorisés vendredi à rouvrir à condition de mettre en oeuvre les précautions d'usage. Tous les employés de ces établissements devront porter un masque et les clients également, dès lors qu'ils ne seront pas en train de manger.

Revenu minimum en Espagne

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Italie a chuté de 5,3% au premier trimestre par rapport au précédent, de même que celui de la France, qui entre en récession. Celui de l'Autriche a diminué de 2,9%. L'économie canadienne s'est contractée de 8,2% en rythme annuel au premier trimestre, la chute la plus brutale depuis début 2009.

En Inde, l'économie a connu au 1er trimestre sa croissance la plus faible depuis 20 ans, tandis que celle du Brésil s'est contractée de 1,5% par rapport au trimestre précédent.

En Espagne, la crise a aggravé la pauvreté et fait exploser la demande d'aide alimentaire, poussant le gouvernement à approuver vendredi la création d'un revenu minimum vital.

Ce revenu a été fixé à 462 euros par mois pour un adulte vivant seul. Quelque 850'000 foyers, soit 2,3 millions de personnes, toucheront 139 euros mensuels pour chaque personne supplémentaire, adulte ou enfant, avec un plafond fixé à 1015 euros par foyer.

Sur le front médical, un médicament, l'anakinra, initialement destiné à des maladies rhumatismales, donne des résultats "encourageants" pour les formes graves du Covid-19 en réduisant le risque de décès et le besoin d'être mis sous respirateur en réanimation, selon une étude française qui offre une lueur d'espoir.

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