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Le monde bascule dans 2019

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Feu d'artifice sur la Sky Tower à Auckland pour saluer la nouvelle année (©KEYSTONE/AP New Zealand Herald/DOUG SHERRING)

Le futur apparaît à l’Est: les îles Samoa, les Fidji et la Nouvelle Zélande ont été les premières à tourner la page d’une tumultueuse année 2018 et à plonger dans une nouvelle année pleine d’incertitudes.

A Auckland, les douze coups de minuit, annoncés par un décompte lumineux projeté sur la fameuse Sky Tower, ont été marqués par un feu d’artifice tiré depuis le sommet de cette tour de télévision.

Devait ensuite venir l’est de l’Australie. La plus grande ville du pays annonce pour la nuit de lundi à mardi le plus grand feu d’artifice jamais tiré sur l’emblématique Baie de Sydney.

C’est une quantité record d’engins pyrotechniques, ainsi que des couleurs et des effets inédits, qui devaient enflammer pendant 12 minutes le ciel de l’agglomération pour le plus grand plaisir du million et demi de spectateurs attendus.

2019 a été proclamée par l’ONU Année internationale des langues autochtones. La Baie de Sydney sera le théâtre de cérémonies célébrant les cultures aborigènes.

Nombreuses crises

Montée des populismes, inquiétude croissante sur le climat, Brexit, mobilisation des « gilets jaunes » en France… L’année 2018 a été marquée par l’aggravation de nombreuses crises et l’embrasement de nouveaux incendies.

Au rang des bonnes nouvelles, les optimistes pointeront l’exceptionnelle détente apparue en Corée depuis un discours du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un le 1er janvier, alors que la péninsule avait achevé 2017 sous la menace d’une apocalypse nucléaire.

Ces considérations géopolitiques n’empêcheront pas les foules, de Fidji à Rio, de descendre dans les rues pour marquer le changement d’année.

Forte présence policière

Les célébrations vont se propager au fil des heures dans le monde entier, parfois dans un contexte de forte présence policière en raison des risques d’attentat.

A Hong Kong, 300’000 personnes sont attendues sur les berges de Victoria Harbour pour assister à 10 minutes d’un feu d’artifice tiré depuis cinq barges.

A Djakarta, des centaines de couples vont se dire « oui » lors d’un gigantesque mariage collectif tandis que les autorités ont demandé aux habitants de la province de Banten, récemment frappée par un raz de marée meurtrier, d’annuler toutes les fêtes du Nouvel An par respect pour les victimes.

Périmètre autour des Champs-Elysées, points de filtrages, contrôles dans les transports en commun: les festivités se dérouleront sous haute sécurité dans le coeur touristique de Paris où doivent converger badauds et touristes, mais également des « gilets jaunes » qui ont promis « un événement festif et non violent ».

Brexit au menu

Londres basculera dans la nouvelle année en célébrant sa relation avec l’Europe, au moment où les Britanniques sont extrêmement divisés sur le Brexit. Le feu d’artifice tiré sur le London Eye sera ainsi accompagné de musiques d’artistes d’Europe continentale.

KEYSTONE-ATS

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Un accord sur le Brexit annoncé

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont annoncé jeudi à la mi-journée un nouvel accord sur le Brexit. (©KEYSTONE/AP Pool/FRANCISCO SECO)

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont annoncé jeudi à la mi-journée un accord sur le Brexit via leurs comptes Twitter respectifs. Les unionistes nord-irlandais ont déjà rejeté ce compromis.

Le dirigeant conservateur a même fait état sur son fil Twitter d’un « excellent nouvel accord qui reprend le contrôle », faisant référence aux promesses du camp « Leave » lors du référendum de juin 2016 de reprendre le contrôle de ses lois et de sa politique commerciale. Il a appelé les députés britanniques à approuver l’accord lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi.

« Là où il y a de la volonté, il y a un accord – nous en tenons un! C’est un accord équilibré et juste pour le Royaume-Uni et l’UE. Il démontre notre engagement à trouver des solutions. Je recommande au Conseil européen de l’approuver », a tweeté pour sa part M. Juncker.

Quant au négociateur de l’Union européenne Michel Barnier, il s’est félicité d’un accord « juste et raisonnable ». Selon lui, M. Johnson s’est montré confiant dans sa capacité à obtenir le soutien de son Parlement. Le compromis intervient après plusieurs jours d’intenses tractations, à quelques heures du sommet européen devant sceller le sort du départ du Royaume-Uni de l’UE, prévu dans deux semaines.

Unionistes opposés

De son côté, le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié au Parlement britannique des conservateurs de Boris Johnson, a réaffirmé son opposition à l’accord. Une posture qui rend très incertaine son adoption par les députés. D’autant plus que le chef de l’opposition travailliste a appelé les députés à le « rejeter ».

Un communiqué publié plus tôt dans la matinée et faisant état de l’opposition de cette formation au compromis en préparation « reste notre position », a indiqué à l’AFP une source au sein du DUP.

Le texte agréé par les deux parties devrait rapidement être transmis aux dirigeants de l’UE, afin qu’ils puissent l’étudier et éventuellement l’approuver dès ce jeudi après-midi lors de leur sommet à Bruxelles. Si cet accord passe la rampe du Conseil européen, il devra ensuite être ratifié par les parlements britannique et européen.

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Nobel de la paix : un Prix d’encouragement à Abiy Ahmed

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Abiy Ahmed (à gauche) et le président érythréen Isaias Afwerki (à droite) s'étaient rencontrés en juillet 2018 pour la réouverture de l'ambassade érythréenne à Addis Abeba (archives). (©KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le Prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à Abiy Ahmed. Le premier ministre éthiopien est l’artisan d’une réconciliation spectaculaire avec l’Erythrée et le père de réformes susceptibles de transformer en profondeur un pays longtemps livré à l’autoritarisme.

Ce prix est un coup de pouce bienvenu pour le dirigeant de 43 ans qui fait face à une inquiétante flambée des violences intercommunautaires dans son pays, où des élections législatives sont censées avoir lieu en mai 2020.

M. Abiy est récompensé « pour ses efforts en vue d’arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Erythrée voisine », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

Au pas de charge

Depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018 après plusieurs années de protestations anti-gouvernementales, Abiy Ahmed a initié un rapprochement au pas de charge avec l’Erythrée. A l’issue d’une rencontre historique le 9 juillet 2018 à Asmara, le président érythréen Issaias Afeworki et lui-même ont mis fin à vingt ans d’état de guerre entre les deux frères ennemis.

Réouverture d’ambassades et de postes-frontières, rétablissement des liaisons aériennes, multiplication des rencontres…: la réconciliation a été menée tambour battant.

Salué comme visionnaire et réformateur, le jeune dirigeant, issu d’une famille pauvre, a ainsi insufflé un certain optimisme dans une région du globe où celui-ci est une denrée rare. « Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique », estimait le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en septembre 2018, alors que l’ONU a ont immédiatement félicité vendredi devant la presse à Genève le premier ministre éthiopien.

« Reconnaissance et encouragement »

Mais l’enthousiasme a vite fait place à la frustration. La frontière entre les deux pays est à nouveau fermée, la signature d’accords commerciaux se fait attendre et l’Ethiopie, pays enclavé, n’a toujours pas accès aux ports érythréens.

Le chemin à parcourir avant une paix ferme et définitive est encore long, estiment les analystes. « Le comité Nobel norvégien espère que le prix Nobel de la paix renforcera le Premier ministre Abiy dans son travail important pour la paix et la réconciliation » », a dit Mme Reiss-Andersen.

« C’est à la fois une reconnaissance et un encouragement de ses efforts », a-t-elle souligné. « Nous sommes conscients que beaucoup de travail demeure ».

« Ce prix reconnaît le travail crucial du gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Ethiopie après des décennies de répression à grande échelle », a de son côté commenté l’ONG Amnesty International.

« Cependant, le travail d’Abiy Ahmed est loin d’être fini ». Ce Prix Nobel doit l’encourager à entreprendre « plus de réformes pour les droits humains », a-t-elle ajouté.

Obstacles intérieurs

Sur le plan intérieur, M. Abiy a rompu avec l’autoritarisme de ses prédécesseurs, libéré des milliers de prisonniers politiques, créé une commission de réconciliation nationale et levé l’interdiction pesant sur certains partis politiques.

Mais ses efforts se heurtent là aussi à des obstacles. Beaucoup doutent de sa capacité à tenir sa promesse d’organiser des élections « libres », « justes » et « démocratiques » en mai 2020 en raison des violences intercommunautaires qui déchirent le pays et compliquent un recensement, toujours hypothétique.

Ces violences sont le plus souvent motivées par des différends politiques ou fonciers. Certains groupes ethniques comme les Sidama revendiquent de pouvoir former leur propre région au sein d’un Etat fédéral qui en compte aujourd’hui neuf. L’insécurité a déplacé plus de deux millions de personnes en 2018 au plus fort de la crise.

L’agenda réformateur du Premier ministre lui a attiré de solides inimitiés au sein de la vieille garde de l’ancien régime, dont il est pourtant un pur produit. M. Abiy a déjà été victime d’au moins une tentative d’assassinat depuis son arrivée au pouvoir.

L’Ethiopie languit toujours à la 128e place dans l’indice de démocratie 2018 de The Economist.

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Les Kurdes luttent contre l’attaque turque

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Des civils fuient les attaques turques à Ras al-Aïn. (©KEYSTONE/AP)

L’offensive d’Ankara contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie a provoqué jeudi la fuite de milliers de civils face à l’avancée des forces turques. Elle suscite aussi un tollé international.

Donald Trump a évoqué dans ce contexte la possibilité d’une médiation américaine dans le conflit entre la Turquie et les Kurdes.

« Nous avons un des trois choix suivants: envoyer des milliers de soldats pour gagner militairement, frapper la Turquie très dur financièrement et avec des sanctions, et jouer les médiateurs en vue d’un accord entre la Turquie et les Kurdes », a écrit le locataire de la Maison Blanche dans un tweet.

Accusé d’avoir trahi ses alliés kurdes en ordonnant le retrait de soldats américains de certaines zones frontalières en Syrie, Donald Trump avait auparavant a espéré que son homologue turc agirait de manière « rationnelle » et « humaine » en Syrie.

A New York, à l’issue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, les cinq pays européens y siégeant – Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Varsovie – ont eux exigé l’arrêt de l' »action militaire unilatérale » de la Turquie. De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, a exprimé sa « profonde inquiétude ».

« Désastre humanitaire imminent »

Depuis mercredi soir, Ankara a lancé la phase terrestre de son offensive, concentrant ses attaques dans les secteurs frontaliers de Ras al-Aïn et de Tal Abyad, contrôlés par les forces kurdes. Les forces turques ont conquis 11 villages près de ces deux villes, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui rapporte aussi des raids aériens turcs.

Au moins 29 combattants des forces kurdes et 10 civils ont été tués par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de l’armée turque depuis mercredi, selon l’OSDH. La Turquie affirme de son côté qu’au moins six civils ont été tués et des dizaines blessés par des projectiles tirés sur des villes frontalières turques par les Kurdes qu’elle a attaqués.

L’opération a déjà provoqué la fuite depuis mercredi de plus de 60’000 personnes, d’après l’OSDH. L’ONG Save The Children a mis en garde contre « un désastre humanitaire imminent ».

A Genève, le Haut-Commissariat pour les réfugiés a appelé à un accès humanitaire sans entraves auprès des déplacés. Il demande encore aux parties au conflit d’honorer le droit international humanitaire. De son côté, la Commission d’enquête internationale sur la Syrie s’est dite « gravement préoccupée ». Elle appelle à la « retenue ».

« Zone de sécurité »

D’après les médias turcs, la Turquie envisage de prendre le contrôle de la bande entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, longue de 120 kilomètres et profonde d’une trentaine de kilomètres, et d’ainsi éloigner de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG).

Partenaires des Occidentaux dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), les YPG sont considérées comme une organisation « terroriste » par Ankara pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Erdogan menace l’Europe

Pour Ankara, l’offensive doit permettre la création d’une « zone de sécurité » où pourront être installés une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant sur son territoire. Face aux critiques européennes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé d’ouvrir les portes du continent à des millions de réfugiés.

L’offensive est la troisième de la Turquie en Syrie depuis 2016. Sans aviation, il semble difficile pour les FDS de résister à l’armée turque. « La vraie interrogation, c’est jusqu’où peut aller la progression de la Turquie avant son arrêt par des acteurs régionaux ou internationaux », estime Nicholas Heras, analyste au centre de réflexion Center for New American Security.

Prisonniers djihadistes

La Norvège, pays allié de la Turquie au sein de l’Otan, a annoncé la suspension de toute nouvelle exportation d’armements vers Ankara.

L’offensive a été condamnée par plusieurs pays occidentaux, qui craignent l’incertitude quant au sort des milliers de djihadistes prisonniers des FDS. Selon l’administration semi-autonome kurde, des bombardements turcs ont touché mercredi une prison abritant des djihadistes étrangers.

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Double Prix Nobel de littérature

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Le prix Nobel de littérature a été attribué à la Polonaise Olga Tokarczuk (en photo) pour l'édition 2018, reportée d'un an après un scandale d'agression sexuelle, et à l'Autrichien Peter Handke pour 2019 (archives). (©KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO)

Le prix Nobel de littérature a été attribué à la Polonaise Olga Tokarczuk pour l’édition 2018, reportée d’un an après un scandale d’agression sexuelle, et à l’Autrichien Peter Handke pour 2019, a annoncé jeudi l’Académie suédoise.

Olga Tokarczuk est récompensée pour « une imagination narrative qui, avec une passion encyclopédique, symbolise le dépassement des frontières comme forme de vie », a déclaré le secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise, Mats Malm.

Peter Handke est dinstingué pour une oeuvre qui « forte d’ingénuité linguistique, a exploré la périphérie et la singularité de l’expérience humaine », a-t-il ajouté.

Auteur d’une douzaine d’ouvrages, Olga Tokarczuk, 57 ans, est considérée comme la plus douée des romanciers de sa génération en Pologne.

Son oeuvre, extrêmement variée et traduite dans plus de 25 langues, va d’un conte philosophique « Les Enfants verts » (2016), à un roman policier écologiste engagé et métaphysique « Sur les ossements des morts » (2010), et à un roman historique de 900 pages « Les livres de Jakob (2014) ».

Engagée politiquement à gauche, écologiste et végétarienne, l’écrivaine, la tête toujours couverte de dreadlocks, n’hésite pas à critiquer la politique de l’actuel gouvernement conservateur nationaliste de Droit et Justice (PiS).

Peter Handke, 76 ans, qui a publié plus de 80 ouvrages, est un des auteurs de langue allemande les plus lus et les plus joués dans le monde.

Il publie son premier roman, « Les frelons », en 1966, avant d’accéder à la notoriété avec « L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty », en 1970, puis « Le malheur indifférent » (1972), bouleversant requiem dédié à sa mère.

Le Nobel de littérature ? « Il faudrait enfin le supprimer. C’est une fausse canonisation » qui « n’apporte rien au lecteur », a-t-il un jour déclaré.

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Le Nobel de physique décerné à deux Romands

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Michel Mayor (à droite) et Didier Queloz étaient pressentis de longue date pour un Prix Nobel. (©KEYSTONE/EPA KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Prix Nobel de physique a été décerné mardi conjointement aux astrophysiciens genevois Michel Mayor et Didier Queloz ainsi qu’au Canado-Américain James Peebles. Ils sont distingués pour leur contribution à la compréhension de l’évolution de l’univers.

Le prix va « pour moitié à James Peebles pour des découvertes théoriques en cosmologie physique et pour l’autre moitié conjointement à Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte d’une exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire », a annoncé Göran Hansson, secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède.

Le Vaudois Michel Mayor, 77 ans, de l’observatoire de Genève, a découvert en 1995 la première exoplanète. Didier Queloz, 53 ans, était alors son doctorant.

Les deux chercheurs ont prouvé pour la première fois l’existence d’une planète extrasolaire gravitant autour d’une étoile semblable au soleil. Depuis, plus d’un millier de ces planètes ont été repérées, nombre d’entre elles par M. Mayor et son équipe.

« Les lauréats de cette année ont contribué à répondre à des questions existentielles fondamentales », a ajouté l’Académie.

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