Rejoignez-nous

International

Violents combats à l'est, Zelensky accuse la Russie de "génocide"

Publié

,

le

Les nouveaux bombardements russes sur Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, ont tué neuf civils, a indiqué jeudi le gouverneur régional Oleg Sinegoubov sur Telegram. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

L'Ukraine a décrit jeudi une offensive militaire russe d'"intensité maximale" et une situation extrêmement difficile dans le Donbass, dans l'est de son territoire. Le président Volodymyr Zelensky accuse Moscou d'y pratiquer un "génocide".

"L'actuelle offensive des occupants dans le Donbass pourrait rendre la région inhabitée", a affirmé M. Zelensky dans son adresse télévisée dans la nuit de jeudi à vendredi, accusant les forces russes de chercher à "réduire en cendres" plusieurs villes de la région.

Les forces russes pratiquent la "déportation" et "les tueries de masse de civils" dans le Donbass, a poursuivi M. Zelensky, selon qui "tout ceci (...) est une politique évidente de génocide menée par la Russie".

Les accusations de M. Zelensky font écho à celles de Moscou, qui a justifié son invasion par un prétendu "génocide" pratiqué par les Ukrainiens contre la population russophone dans le Donbass.

En avril, le Parlement ukrainien avait déjà adopté une résolution qualifiant de "génocide" les agissements de l'armée russe, et avait exhorté tous les pays étrangers et organisations internationales à faire de même. Le président américain Joe Biden a lui-même employé cette expression, tandis que son homologue français Emmanuel Macron s'y refuse.

"Nous avons besoin d'armes"

L'armée russe, qui, après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, a concentré ses efforts sur la conquête complète du Donbass, bassin industriel de l'est déjà partiellement contrôlé par des séparatistes prorusses depuis 2014, continue de progresser lentement.

"C'est dur, mais nous tenons le coup. Nous combattons pour chaque centimètre de la ligne de front, pour chaque village. Les armes occidentales nous aident à rejeter l'ennemi hors de notre terre", a écrit sur Telegram le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valeriï Zaloujny.

"Nous avons grand besoin d'armes qui permettront de frapper l'ennemi à grande distance", a-t-il ajouté, soulignant que "tout délai (dans ces livraisons d'armes lourdes) se paie par la vie de gens qui protègent le monde du Ruscisme", la contraction de "Russie" et "fascisme" employée en Ukraine pour désigner le régime instauré à Moscou par Vladimir Poutine.

"Pas de pacifisme faible"

Appuyée par un déluge de bombes, elle menace directement Severodonetsk, une ville de 100'000 habitants avant la guerre, qui pourrait connaître le même sort que Marioupol, la ville portuaire du sud-est en grande partie détruite après des semaines de siège.

"La mission est extrêmement difficile dans la région de Lougansk après trois mois d'attaques et de bombardements permanents. Et maintenant toutes les forces des Russes sont concentrées ici et nous devons contenir cette horde", a dit le gouverneur de cette région du Donbass, Serguiï Gaïdaï, sur Telegram.

"Il est clair que petit à petit nos gars reculent vers des positions mieux fortifiées", a-t-il ajouté. "Les combats ont atteint leur intensité maximale et une étape longue et extrêmement difficile nous attend", a résumé à Kiev jeudi la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar au cours d'un point de presse. Elle s'est élevée contre ceux qui "ressortent encore une fois, du tiroir honteux de Munich, l'idée traîtresse d'apaiser l'agresseur".

"Nous rejetons ce pacifisme faible. L'Ukraine se battra pour la libération complète de ses territoires dans leurs frontières internationalement reconnues. Et Poutine peut sauver la face en se retirant de nos territoires", a-t-elle ajouté, dans une allusion apparente aux appels, notamment de Paris, à ne pas "humilier" la Russie.

Pour sa part Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk, a publié sur Telegram : "Des combats extrêmement durs font rage aux abords de Severodonetsk, ils (les Russes) sont en train de détruire complètement la ville".

Rejet du plan italien

Comme symétriquement, la Russie, qui selon des analystes veut consolider ses gains territoriaux dans l'est et le sud de l'Ukraine avant toute solution négociée, a rejeté un plan de paix italien.

Celui-ci qui prévoyait, sous garantie de l'ONU, un cessez-le-feu et le retrait des troupes, l'entrée de l'Ukraine dans l'UE mais pas dans l'Otan, et un statut d'autonomie pour le Donbass et la Crimée qui resteraient sous la souveraineté ukrainienne.

La Russie poursuit donc son offensive, bombardant à nouveau jeudi Kharkiv, deuxième ville du pays qui avait entamé un retour à une vie normale mi-mai et où la circulation du métro avait repris. Selon M. Zelensky, ces bombardements ont fait 9 morts et 19 blessés, tous des civils. Un bébé de cinq mois et son père ont notamment été tués, tandis que la mère a été grièvement blessée, a indiqué le président ukrainien.

Selon un journaliste de l'AFP, au moins un secteur résidentiel du quartier de Pavlové Polé, au centre-nord de la ville, a été touché

Passeport russe

Alors que l'Ukraine est actuellement incapable d'exporter ses céréales en raison du blocage de ses ports, le président Vladimir Poutine s'est dit prêt à aider à "surmonter la crise alimentaire", à condition que cela soit précédé d'une levée des sanctions contre Moscou.

Afin de tenter de contourner le blocus, l'Allemagne a mis sur pied un "pont ferroviaire" avec l'Ukraine pour aider Kiev à exporter ses céréales, a indiqué le prochain chef des forces américaines en Europe, le général Chris Cavoli.

Sur le front méridional, Moscou s'affaire à consolider son emprise sur les territoires conquis depuis trois mois.

La Russie a ainsi annoncé qu'elle allait permettre aux habitants des régions de Zaporijjia et de Kherson de demander un passeport russe via "une procédure simplifiée". L'Ukraine a aussitôt dénoncé un octroi "forcé" de la nationalité russe démontrant la volonté de Moscou de mener une annexion pure et simple de ces territoires.

Jeudi, à Marioupol, un responsable de la mairie a annoncé que les enfants allaient, en lieu et place des vacances d'été, suivre un programme de "dé-ukrainisation" et de préparation au programme russe, avec notamment des cours de langue, de littérature et d'histoire.

Confiance "perdue pour des générations"

A Genève, les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont adopté une résolution présentée par l'Ukraine qui condamne "avec la plus grande fermeté" l'agression militaire russe, et en particulier les attaques contre les services de santé.

A Kiev, où elle était jeudi en visite, la Première ministre finlandaise Sanna Marin, dont le pays vient de soumettre sa demande d'adhésion à l'Otan, a assuré que la confiance dans la Russie "était perdue pour des générations".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Hockey

Glauser de retour à l'entraînement

Publié

le

Andrea Glauser s'est entraîné en équipe lundi (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Andrea Glauser devrait être disponible pour le 8e de finale de la Suisse contre l'Italie, mardi aux JO 2026 (12h10). Le défenseur de Gottéron a participé à l'entraînement commun lundi à midi.

Glauser avait manqué le dernier match du tour préliminaire contre la République tchèque. Vendredi contre le Canada, il avait dû quitter la glace après avoir subi une blessure à la tête suite à une charge.

Le retour de Denis Malgin reste en revanche incertain. L'attaquant n'a pas participé à l'entraînement lundi, et il continue à faire soigner son épaule blessée lors du match contre le Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

A Budapest, Rubio souhaite le "succès" de l'ami Orban

Publié

le

Viktor Orban (à droite) a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a achevé lundi sa tournée européenne en souhaitant lundi à Budapest - au nom de Donald Trump - le "succès" de son allié hongrois, le Premier ministre Viktor Orban. Cela en vue des élections législatives du 12 avril.

"Je peux vous dire en toute certitude que le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite, en raison de la relation que nous avons", a-t-il déclaré en conférence de presse aux côtés de M. Orban, en difficulté dans les sondages.

De son côté, M. Orban a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. "Le gouvernement sera formé sur la base de la volonté des Hongrois", a-t-il ajouté. "Parfois je perds, parfois je gagne", a rappelé le dirigeant, revenu au pouvoir en 2010.

"Alors n'ayez pas peur de ce qui se passera si nous ne gagnons pas, car cela arrive régulièrement", a-t-il dit.

Donald Trump affiche souvent sa sympathie pour son allié nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Rude défi

Viktor Orban, 62 ans, fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par la formation d'opposition TISZA dans les sondages.

Dans un discours samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce qu'entreprend le président américain aux Etats-Unis.

Le Premier ministre, devenu la bête noire de la majorité des pays de l'Union européenne, est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.

Il cultive aussi sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, tout comme Donald Trump qui l'avait accueilli en grande pompe en Alaska l'été dernier.

Pas d'Europe "vassale"

Arrivé dimanche soir à Budapest, M. Rubio, catholique pratiquant, a aussitôt assisté, à l'écart de la presse, à une messe en la célèbre basilique de Saint Etienne, selon un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat.

Il a eu dans la matinée lundi des entretiens avec M. Orban, avant de partir pour Washington. Marco Rubio arrivait de Bratislava où il a vu dimanche le Premier ministre slovaque Robert Fico, autre dirigeant nationaliste proche de Donald Trump.

Le choix de ces deux pays d'Europe centrale ne doit bien sûr rien au hasard, d'autant qu'il vient compléter le message envoyé par le secrétaire d'Etat à la Conférence sur la sécurité de Munich.

Dans un discours prononcé samedi, M. Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

S'il s'est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions américaines vis-à-vis de l'Otan comme du Groenland, il a surtout incité les Européens à se ranger derrière la vision du président américain.

A Bratislava, il a cependant assuré que les Etats-Unis ne voulaient pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du "Conseil de paix" du président américain.

Immigration et énergie

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration Trump, notamment en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés il y a dix ans. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Tout comme en Slovaquie, la question énergétique a fait partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes, qui financent l'effort de guerre de Moscou en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Bob: Vogt/Ndiaye loin du podium

Publié

le

Michael Vogt pointe au 7e rang en bob à 2 (© KEYSTONE/AP/Aijaz Rahi)

Les équipages suisses sont loin du podium après la première journée de l'épreuve olympique de bob à deux. Seul le bob de Michael Vogt figure dans le top 10 après deux des quatre manches.

Septième après la première descente, le duo Michael Vogt/Amadou Ndiaye pointe au même rang à mi-parcours. Le pilote argovien a concédé 1''59 sur Johannes Lochner, leader provisoire, et 0''35 sur Adam Ammour, 3e. Un troisième pilote allemand, Francesco Friedrich, occupe la 2e place à 0''80 du leader.

Les deux autres bobs helvétiques en lice dans cette épreuve pointent hors du top 10. Timo Rohner et son pousseur Tim Annen sont 14es, à 2''19 de la tête et à 0''95 du podium, alors que le duo Cedric Follador/Luca Rolli occupe la 16e place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Enquête visant Jack Lang: perquisitions en cours à Paris

Publié

le

Aucune charge ne pèse à ce stade contre Jack Lang (archives). (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Des perquisitions étaient en cours lundi matin dans divers lieux, notamment l'Institut du monde arabe à Paris. Cela dans le cadre de l'enquête visant Jack Lang pour ses liens financiers présumés avec Jeffrey Epstein.

Le parquet national financier (PNF) avait ouvert le 6 février une enquête pour soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée" visant l'ancien ministre et sa fille, Caroline Lang.

Si aucune charge ne pèse à ce stade contre M. Lang, qui a quitté la tête de l'Institut du monde arabe récemment sous la pression, les documents rendus publics par la justice américaine mentionnent son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein, et révèlent des liens d'intérêt avec le financier américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Un dossier complexe vient troubler la routine… Votre habileté vous aide à trouver une solution élégante et impressionner votre entourage.

Les Sujets à la Une