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Économie

Marché carbone: les eurodéputés recalent un texte-clé du plan climat de l'UE

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Les eurodéputés, dans l'ensemble, approuvent l'élargissement au secteur maritime, à l'aviation, aux poids-lourds et aux immeubles de bureaux, du marché carbone européen, qui aujourd'hui ne couvre que l'énergie et l'industrie (40% seulement des émissions de l'UE). (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Les eurodéputés ont rejeté mercredi une réforme du marché européen du carbone, jugée pas assez ambitieuse par les Verts et la gauche. Mais ils ont adopté d'autres propositions du plan climat de l'UE, dont la fin des moteurs thermiques pour les voitures neuves en 2035.

Les eurodéputés, en séance plénière à Strasbourg, se prononçaient sur huit des quatorze textes de la feuille de route proposée en juillet 2021 par la Commission européenne pour réduire de 55% d'ici 2030, par rapport à 1990, les émissions de gaz à effet de serre de l'UE.

Ces votes déterminent les positions du Parlement européen avant des négociations avec les États membres.

Or, le texte-clé du plan, qui prévoit l'élargissement du marché des quotas d'émissions de CO2 et la suppression progressive des quotas gratuits aux industriels, a été rejeté par 340 voix contre (265 pour, 34 abstentions). Il sera renvoyé en commission parlementaire pour être réexaminé.

Compromis entre le PPE et Renew

"Coup de tonnerre ! La majorité doit revoir sa copie (...) en raison de règles pas assez ambitieuses. Le climat n'attend pas", s'est réjouie l'eurodéputée Karima Delli (Verts).

La proposition traduisait un compromis entre le PPE (droite pro-européenne, première force du Parlement) et Renew (centristes et libéraux) pour réduire de 63% d'ici à 2030, par rapport à 2005, les émissions des secteurs soumis au marché carbone: mieux que l'objectif de la Commission (-61%), mais en-deçà du vote en commission parlementaire Environnement (-67%).

Surtout, elle ajustait le calendrier pour éliminer les quotas d'émissions gratuits accordés aux industriels européens, à mesure que seront taxées les importations dans l'UE de secteurs polluants (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) sur la base du prix du CO2 européen.

"Ligne rouge"

Un amendement, poussé par le PPE et adopté mercredi, exigeait un maintien jusqu'en 2034 de ces quotas gratuits dans l'UE, au nom de la compétitivité des entreprises... Ce qui repoussait également à 2034 la mise en place complète d'une taxe carbone sur les importations.

Après le vote en commission parlementaire d'une suppression des quotas gratuits dès 2030, ce report à 2034 était une "ligne rouge" pour les Verts et S&D (sociaux-démocrates), qui ont donc voté contre le texte final, à l'unisson de l'extrême-droite. S&D et Renew avaient soutenu en vain un compromis intermédiaire sur 2032.

"Une honte"

"Quel jour terrible. Une honte de voir l'extrême-droite voter avec socialistes et Verts", a réagi Peter Liese (PPE), rapporteur du texte rejeté, dans une ambiance électrique au sein de l'hémicycle.

A gauche, on s'indignait plutôt que l'amendement sur le calendrier de fin des quotas gratuits ait été voté à la fois par le PPE et... l'extrême-droite.

"Vous ne pouvez pas chercher le soutien de l'extrême-droite pour abaisser l'ambition climatique, et vous plaindre qu'on s'oppose ensuite", a déclaré la cheffe des socialistes, Iratxe Garcia Perez.

Eliminer les quotas gratuits

Les eurodéputés, dans l'ensemble, approuvent l'élargissement au secteur maritime, à l'aviation, aux poids-lourds et aux immeubles de bureaux, du marché carbone européen, qui aujourd'hui ne couvre que l'énergie et l'industrie (40% seulement des émissions de l'UE).

En revanche, pour rester dans les clous de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'UE devra éliminer les quotas gratuits offerts dans les secteurs concernés par sa future taxe aux frontières. Or la date pour les supprimer sans déstabiliser les entreprises fait âprement débat.

Les votes prévus mercredi sur l'"ajustement carbone aux frontières" et un fonds social pour aider les ménages les plus vulnérables ont également été annulés par souci de cohérence, et les textes renvoyés en commission.

"Nous allons entamer ces renégociations dès maintenant, pour revenir le plus vite possible en plénière avec un compromis stable", a expliqué Pascal Canfin (Renew), président de la commission Environnement. La gauche se dit prête à construire une "majorité pro-européenne, pro-climat solide".

Moteurs thermiques

En fin d'après-midi, les eurodéputés ont en revanche approuvé trois autres textes du plan climat, dont la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035, n'autorisant de facto que la vente de véhicules électriques.

Un vote serré en raison d'une farouche opposition de la droite, inquiète des conséquences pour l'industrie automobile, la première en termes d'emplois en Europe, et qui défendait plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles en 2035, permettant de continuer la vente de véhicules hybrides.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'inflation accélère en avril, portée par les carburants

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Les prix à la consommation en Suisse ont poursuivi leur accélération en avril sur un an, reflet de la hausse des prix du carburant. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les prix à la consommation en Suisse ont poursuivi leur accélération en avril sur un an, reflet de la hausse des prix du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient, mais aussi des loyers.

Pendant le mois sous revue, l'inflation a atteint 0,6% sur un an, marquant une nette croissance après 0,3% en mars et 0,1% en février, a annoncé mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Le renchérissement n'avait plus atteint un tel niveau depuis décembre 2024.

Sur un mois, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3%.

Ces chiffres se situent dans la partie haute des prévisions compilées par l'agence AWP. Les analystes avaient anticipé la hausse des prix entre 0,4% et 0,7% sur un an et de 0,1% à 0,4% sur un mois.

Les loyers (+1,4% sur un an), l'une des principales charges financières des ménages, ont continué d'augmenter pendant le mois sous revue. Les prix des carburants ont également pris l'ascenseur, l'essence augmentant de 8,8%, le diesel de 19,3% et le mazout de 35,5%. Le coût du transport aérien international a quant à lui progressé de 5,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Geberit boucle un 1er trimestre positif

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Le spécialiste des sanitaires Geberit a clôturé les trois premiers mois de l'année sur une note positive. (archive) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le spécialiste des sanitaires Geberit a clôturé les trois premiers mois de l'année sur une note positive, avec notamment une hausse de son bénéfice. La suite de l'exercice reste par contre entourée d'incertitudes.

Entre janvier et mars, le chiffre d'affaires de Geberit est resté pratiquement stable (-0,7%) par rapport à la même période de l'an dernier à 873 millions de francs, en raison de forts effets de change négatifs, a annoncé mardi dans un communiqué l'entreprise de Rapperswil-Jona. A taux de change constants, il a cependant augmenté de 3,4%. Cette hausse s'explique par une croissance des volumes.

En matière de rentabilité, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a atteint 283 millions, en hausse de 2,3%. La marge correspondante s'est établie à 32,5%, alors qu'elle se situait à 31,5% un an plus tôt.

Le bénéfice net s'est enrobé de 4,5% à 196 millions de francs.

Les résultats présentés dépassent les attentes des analystes contactés par l'agence AWP, sauf pour les recettes. Ces derniers tablaient sur un chiffre d'affaires de 874 millions, un Ebitda de 276 millions et un bénéfice net de 187 millions.

Côté perspectives, la direction s'est abstenue de donner des chiffres précis, les risques géopolitiques et les incertitudes macroéconomiques associées ayant fortement augmenté avec le conflit au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bolivie: des indigènes d'Amazonie à La Paz contre une loi foncière

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La marche regroupant des petits paysans et des indigènes est arrivée à La Paz, lundi. (© KEYSTONE/EPA/LUIS GANDARILLAS)

Des centaines d'indigènes d'Amazonie bolivienne sont arrivés lundi à La Paz au terme d'une marche de 28 jours pour exiger l'abrogation d'une loi foncière qui menace, selon eux, leurs territoires ancestraux, a constaté l'AFP.

Le président de centre droit Rodrigo Paz a promulgué en avril un texte permettant de reclasser les petites propriétés agricoles, jusqu'ici insaisissables, afin de les rendre hypothécables et faciliter l'accès au crédit.

Les manifestants, venus notamment du nord du pays, craignent que cette réforme ouvre la voie à une perte de leurs terres au profit des banques privées, puis de grands propriétaires.

"Nous allons perdre nos cultures, nous allons perdre ce pour quoi nos ancêtres ont lutté. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de supprimer cette loi", a déclaré à l'AFP Maria Parada, une indigène de 55 ans, venue de la province de Moxos.

La marche est partie de la localité de Porvenir, à plus de 1000 km au nord de La Paz, et s'est élargie au fil des jours.

"Le président veut que nous soyons réduits en esclavage par les entrepreneurs", a affirmé Marina Parapaibo, une agricultrice de 48 ans originaire de Puerto Chacobo.

Dans l'Amazonie bolivienne, les terres indigènes sont traditionnellement transmises par héritage et exploitées pour l'autoconsommation ou la vente à petite échelle.

Le gouvernement affirme que le reclassement des terres reste volontaire et rejette les craintes des manifestants. Il a tenté, sans succès, de freiner la marche et de négocier avec ses organisateurs.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes.

Des ouvriers, enseignants et mineurs ont annoncé lundi une grève nationale illimitée pour les prochains jours, tandis que des transporteurs prévoient des blocages de routes mardi à Santa Cruz, dans l'est du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Baisse de régime du négoce à la Bourse suisse en avril

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Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse a connu en avril une baisse d'activité, tant en termes de volumes que de transactions. Le segment des obligations a affiché la plus forte hausse.

Au total, le volume d'échanges du mois sous revue a chuté de près d'un cinquième (-19,4%) sur un an pour s'établir à 97,3 milliards de francs, rapporte lundi l'opérateur de la place zurichoise SIX Swiss Exchange dans un communiqué. Sur un mois, la baisse atteint 26,6%.

Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%.

Par catégorie, les investisseurs ont manifesté un intérêt particulier pour les obligations et les produits dérivés, qui ont enregistré des hausses de leurs volumes de négoce de 2,9% et 1,5% respectivement. Les actions (-20,5%) et les fonds indiciels, soit les ETF, (-31,0%) ont en revanche perdu du terrain.

Egalement propriété de SIX, la Bourse madrilène BME Exchange a évolué différemment en avril. Le volume d'échanges y a augmenté de 27,0% sur un an à 56,7 milliards d'euros, tandis que le nombre de transactions a diminué de 7,0% à 3,28 millions d'opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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