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Fin de la saga du Brexit: feu vert des eurodéputés à l'accord

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Le Parlement européen a approuvé l'accord post-Brexit (Archives © KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Le Parlement européen a approuvé mercredi l'accord commercial conclu par l'UE avec le Royaume-Uni, dans un contexte toujours tendu entre les deux rives de la Manche. Cela met un point final au douloureux chapitre du Brexit.

Ce traité "marque le fondement d'un partenariat fort et étroit avec le Royaume-Uni", a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur Twitter. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a, lui, salué le début d'une "nouvelle ère".

De son côté, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a évoqué "la dernière étape d'un long voyage" entre deux partenaires commerciaux d'une "importance vitale, alliés proches et égaux souverains". "Il est maintenant temps de se tourner vers l'avenir et de construire un Royaume-Uni plus global", a ajouté le dirigeant conservateur.

Cinq ans après le choc du référendum sur le Brexit, cet accord encadre la nouvelle relation de Londres avec l'UE à 27: des échanges commerciaux sans droits de douane ni quotas, des conditions de concurrence équitables, mais rien en matière de défense ou de politique étrangère. Il avait été conclu in extremis le 24 décembre dernier, après plusieurs mois de négociations laborieuses menées par le Français Michel Barnier côté européen.

"Erreur historique"

Le feu vert des eurodéputés était devenu urgent: l'application provisoire du texte, effective depuis le début de l'année, s'achève vendredi. Et le Royaume-Uni avait exclu toute prolongation.

A l'issue du scrutin, organisé mardi soir après un débat parlementaire de cinq heures, 660 députés ont approuvé le traité, 5 s'y sont opposés et 32 se sont abstenus, sur 697 votants, selon des résultats annoncés mercredi.

Les élus européens ont également voté une résolution non contraignante, dans laquelle ils qualifient le Brexit d'"erreur historique" et demandent à être pleinement associés aux futurs échanges avec Londres sur la gouvernance de cet accord de 1250 pages, ce que leur a promis mardi Ursula von der Leyen.

Les relations entre Londres et Bruxelles ont été profondément affectées par la décision britannique de quitter le marché unique, officielle depuis le 31 janvier 2020, mais effective seulement depuis le début de l'année. Sur le plan des échanges, les exportations européennes vers le Royaume-Uni ont reculé de 20,2%, quand les importations britanniques dans l'UE ont baissé de 47% au cours des deux premiers mois de 2021, selon Eurostat.

Crise de confiance

A cela s'ajoute une crise de confiance entre les deux partenaires, après plusieurs décisions de Downing Street remettant en cause le précédent accord conclu avec l'UE, le traité de 2019 sur le Brexit, qui organise le divorce.

Les Européens reprochent notamment à Londres d'avoir violé le protocole irlandais contenu dans ce traité, en reportant certains contrôles douaniers et sanitaires qui devraient être menés entre la province britannique d'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, afin d'éviter le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande.

En signe de protestation, les eurodéputés ont longtemps retardé le moment de fixer une date pour donner leur feu vert à l'accord commercial. "Une mise en oeuvre fidèle (du traité commercial) est essentielle", a insisté mercredi Mme von der Leyen, qui a déjà assuré que l'UE "n'hésiterait pas, si nécessaire" à utiliser contre Londres les mesures de compensation unilatérales prévues par l'accord.

"Nous nous efforcerons toujours d'agir dans un esprit positif, mais nous défendrons aussi toujours nos intérêts lorsque nous le devrons", a répondu mercredi le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit, David Frost.

D'autres points de friction restent en suspens des deux côtés de la Manche, comme le récent différend sur l'approvisionnement en vaccins AstraZeneca ou encore la menace mardi de la France de prendre des "mesures de rétorsion" contre les services financiers britanniques si l'accord post-Brexit sur la pêche n'était pas rapidement mis en oeuvre.

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Guerdat maître de Leipzig

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Steve Guerdat et lashin Sitte ont remporté l'épreuve de Coupe du monde à Leipzig (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Steve Guerdat a remporté sur Iashin Sitte l’épreuve de Coupe du monde de Leipzig dotée de 205'000 euros. Le Jurassien a réalisé un week-end parfait après son succès samedi dans le Championnat.

Onze paires s’étaient qualifiées pour le barrage et Guerdat fut l'un des cinq cavaliers à sortir un nouveau sans faute. Avec un temps de 42’’21, il a devancé d’un peu plus d’une seconde le Français Simon Delestre. Le deuxième Suisse engagé, Bryan Balsiger sur C‐Mistral, a terminé 19e après une barre.

Grâce à ce succès, Guerdat empoche 20 nouveaux points lors de la 9e des treize épreuves qualificatives pour la finale de la Coupe du monde, prévue en avril aux Etats-Unis. Meilleur Suisse, il occupe désormais la 10e place du classement avec 29 unités. Le champion olympique 2012 a toutefois confirmé, en marge du CSI de Bâle, qu’il renonçait cette année à la finale outre-Atlantique afin d’éviter une trop grande charge pour ses chevaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Incendies au Chili : au moins 15 morts et 50'000 personnes évacuées

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L'Etat de catastrophe naturelle a été déclaré pour les régions chiliennes de Ñuble et du Biblio. (© KEYSTONE/AP/Javier Torres)

Au moins 15 personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent deux régions du sud du Chili et qui ont contraint plus de 50'000 personnes à évacuer leurs foyers, ont annoncé dimanche les autorités.

Les feux ont fait "au moins 15 morts" et entraîné l'évacuation de plus de 50'000 personnes dans les régions de Ñuble et du Biobio, à quelque 500 kilomètres au sud de Santiago, a déclaré à la presse le ministre de la Sécurité, Luis Cordero.

Le président du Chili a décrété l'état de catastrophe naturelle. "Face aux graves incendies en cours, j'ai décidé de déclarer l'état de catastrophe naturelle pour les régions de Ñuble et du Biobio", a annoncé le chef de l'État sortant sur le réseau social X.

Ces incendies de forêt se sont déclarés samedi en plein été austral, marqué par des températures élevées et des vents violents. Ces dernières années, les incendies de forêt ont durement touché le pays, en particulier dans le centre-sud du Chili.

Le 2 février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclenchés simultanément aux abords de la ville de Viña del Mar, à 110 km au nord-ouest de Santiago, faisant 138 morts selon les données actualisées du parquet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Groenland : les pays européens affichent leur unité face à Trump

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"Nous ne sommes pas ceux qui cherchent le conflit". La première ministre danoise Mette Frederiksen a sévèrement critiqué les menaces de Donald Trump de surtaxes tant que le Groenland n'était pas un territoire des États-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/LISELOTTE SABROE)

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland, ont assuré dimanche qu'ils resteraient unis, l'Union européenne examinant les différentes ripostes possibles.

Une réunion d'urgence des ambassadeurs des Vingt-Sept a débuté à Bruxelles en fin d'après-midi, selon plusieurs sources diplomatiques.

Si elle ne devrait pas donner lieu à des annonces immédiates, elle doit permettre un échange de vues après les nouvelles menaces du locataire de la Maison Blanche qui ont suscité de très vives réactions, Bruxelles évoquant le risque d'une "spirale dangereuse".

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir dimanche matin qu'il comptait demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains.

Cet outil, dont la mise en oeuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.

De son côté, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a affirmé avoir parlé à M. Trump pour lui notifier l'"erreur" que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes.

L'ordre mondial "tel que nous le connaissons" et "l'avenir" de l'Otan sont en jeu face aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump, a estimé Lars Lokke Rasmussen ministre des affaires étrangères du Danemark, assurant ne pas douter d'un "soutien européen fort".

"Unis et coordonnés"

"Les menaces douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire à un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté", ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.

La veille, M. Trump avait haussé le ton à la suite de l'envoi de militaires européens sur l'île, territoire autonome danois, dans le cadre de manoeuvres danoises. Ces huit pays "se sont rendus au Groenland dans un but inconnu" et, en "se livrant à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable", a-t-il dit.

Il a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu'à ce qu'"un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland". Une surtaxe de 10% à partir du 1er février, qui pourrait monter à 25% au 1er juin.

Au-delà du recours à l'instrument anti-coercition, véritable "arme nucléaire économique" selon les termes de l'eurodéputée Valérie Hayer, une autre réponse possible pour les 27 serait de réactiver les mesures de représailles prévues sur une liste comprenant 93 milliards d'euros de marchandises américaines.

Cette riposte, un temps envisagée, avait été suspendue après la conclusion, à l'été 2025, d'un accord commercial entre Washington et Bruxelles.

L'accord, qui doit être examiné par les eurodéputés dans les jours qui viennent, n'est désormais plus du tout du goût des eurodéputés. L'Allemand Manfred Weber, chef de la droite au Parlement européen, a clairement indiqué qu'un feu vert n'était, en l'état, pas envisageable.

"Le PPE (droite) est favorable à l'accord commercial UE-USA mais, étant données les menaces de Donald Trump concernant le Groenland, une approbation n'est pas possible à ce stade", a-t-il écrit sur X.

Echange entre Rutte et Trump

Cet accord, négocié âprement depuis des mois, prévoit le principe d'une surtaxe de 15% sur toutes les importations européennes aux États-Unis. Il évite le spectre des 30%, un temps brandi par Donald Trump.

Depuis son retour au pouvoir il y a un an, M. Trump parle régulièrement de prendre le contrôle de l'immense île située entre l'Amérique du nord et l'Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.

Cette "dispute" territoriale entre les Etats-Unis et le Danemark, deux pays membres de l'Otan, est inédite, et menace l'Alliance atlantique dans son existence, 77 ans après sa création en 1949.

Très prudent sur ce dossier qui le place dans une position extrêmement inconfortable, son secrétaire général, Mark Rutte, a annoncé dimanche soir qu'il avait échangé avec Donald Trump

"J'ai discuté avec le président des Etats-Unis de la situation sécuritaire au Groenland et dans l'Arctique. Nous poursuivrons nos efforts sur ce sujet et je me réjouis de le rencontrer à Davos en fin de semaine", a simplement indiqué sur X M. Rutte, sans autres précisions sur le contenu de cet échange téléphonique très attendu.

Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk en scandant "le Groenland n'est pas à vendre".

Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Aicher remporte le super-G de Tarvisio devant Vonn

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Emma Aicher a signé son quatrième succès en Coupe du monde. (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

L'Allemande Emma Aicher a remporté dimanche le super-G de Tarvisio, devant l'Américaine Lindsey Vonn et la Tchèque Ester Ledecka. Comme la veille en descente, les Suissesses ont fini loin du top 10.

La polyvalente skieuse allemande, qui concourt en slalom et dans les discipline de vitesse, a décroché son quatrième succès en Coupe du monde, le deuxième en super-G. Elle a fait parler ses qualités de glisseuse à travers le brouillard de la piste Di Prampero pour devancer Vonn de 0''27.

La "Speed Queen" est montée pour la deuxième fois en deux jours sur le podium, elle qui avait pris la 3e place de la descente remportée samedi par l'Italienne Nicol Delago. Aicher s'était quant à elle classée 5e lors de la première course du week-end.

Sofia Goggia, 6e à 1''13 d'Aicher, a réalisé la bonne opération du jour en prenant la tête du classement de la discipline. La Transalpine a profité de la chute d'Alice Robinson et son dossard rouge de leader. La Néo-Zélandaise s'est rapidement relevée après avoir été déséquilibrée sur le saut final, mais a été aperçu en larmes dans l'aire d'arrivée.

Soupe à la grimace

L'ambiance était similaire dans le camp suisse, où les sourires n'étaient pas nombreux. Comme la veille, les spécialistes de vitesse de Swiss-Ski n'ont pas brillé, la meilleure d'entre elles, Joana Hählen, se classant 13e, à 1''53 d'Aicher.

Cela ne fonctionne pas nons plus pour Malorie Blanc, qui a réalisé une course propre mais a tout de même concédé plus de deux secondes à la vainqueure du jour. La Valaisanne a pris la 29e place , entre ses coéquipières Corinne Suter (24e), Jasmine Flury (26e), Stefanie Grob (31e) et Janine Schmitt (35e).

Elles espéreront sans doute faire mieux devant le public suisse lors des prochaines épreuves de vitesse féminines prévues à Crans-Montana le 30 janvier (descente) et le 1er février (super-G).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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