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Nordahl Lelandais condamné à 20 ans de réclusion

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Nordahl Lelandais a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'Arthur Noyer. (©KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER - Image d'illustration).

Nordahl Lelandais a été condamné mardi à Chambéry à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'Arthur Noyer en 2017 après sept jours d'un procès apaisé malgré sa forte médiatisation.

Lors de l'énoncé du verdict par le président de la cour d'assises, peu avant minuit, Nordahl Lelandais est resté debout, impassible et les mains jointes. Il a échangé avec ses avocats, puis s'est assis dans le box, comme sonné. Sa mère, présente dans la salle, a pu ensuite discuter avec lui.

La cour d'assises de la Savoie n'a que partiellement suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé le maximum encouru, soit 30 ans de réclusion criminelle. Elle a revanche assorti cette peine d'une période de sûreté des deux tiers, comme réclamé par la procureure générale.

"Nous sommes globalement satisfaits du jugement", a brièvement déclaré Didier Noyer, le père de la victime, à la sortie de l'audience. "On voulait que la société, que le système reconnaisse que c'est un meurtre, que notre fils a été victime. C'est fait."

"Il n'y a pas de victoire, il n'y a pas de défaite," a déclaré peu après Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, pour ses premiers mots à la presse depuis le début du procès. S'il reconnaît "une certaine frustration de ne pas avoir été suivi" dans sa plaidoirie, il a annoncé qu'il ne ferait pas appel. "Je crois qu'objectivement, ce fut un beau moment de justice."

Ombre de Maëlys

Pendant les débats aura plané l'ombre de Maëlys De Araujo, 8 ans, tuée, selon lui involontairement, par ce même Nordahl Lelandais quelques mois seulement après la disparition d'Arthur Noyer. Nordahl Lelandais devra passer par un deuxième procès d'assises, en 2022 à Grenoble, pour cette affaire qui avait ému au-delà des Alpes.

A Chambéry, le verdict de mardi met un terme au moins provisoire à une histoire commencée dans la nuit du 11 au 12 avril 2017: Arthur Noyer, chasseur alpin de 23 ans, disparaissait du centre-ville de Chambéry.

Nordahl Lelandais n'avait été mis en cause qu'en décembre de la même année, alors qu'il était déjà en détention provisoire pour l'affaire Maëlys.

Après trois ans d'enquête et sept longues journées d'audiences, la justice a jugé Nordahl Lelandais coupable du meurtre du militaire. L'accusé s'était depuis le début du procès évertué à défendre sa position: celle d'une bagarre qui a mal tourné, d'une rixe mortelle lors de laquelle il n'avait pas l'intention de tuer.

Le "mythe" du tueur en série

Assurant qu'aucune preuve ne caractérisait l'intention homicide, sa défense, incarnée par Alain Jakubowicz, avait plaidé les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle.

"Il n'avait aucune raison de tuer Arthur Noyer", avait-il avancé. "Rien dans sa vie, le 11 avril 2017, ne le prédestine à ça", avait noté l'avocat, en rappelant que son client n'avait été condamné qu'une seule fois, en 2008, pour un incendie volontaire.

"A la question : 'Nordahl Lelandais a-t-il volontairement donné la mort à Arthur Noyer ?', vous répondrez non", avait tonné Me Alain Jakubowicz, à la fin de près de deux heures de plaidoirie. "Jugez fermement, mais jugez justement", avait-t-il exhorté le jury.

Il leur a demandé de se défaire de la "pollution" du "mythe" d'un tueur en série, du monstre, relevant qu'il est "tellement commode (...) de croire que Nordahl Lelandais n'est pas comme nous."

Juger, "ça signifie oublier tout ce que vous avez lu, vu, entendu sur Nordahl Lelandais depuis plus de trois ans, dans le respect des principes fondamentaux du droit", avait abondé mardi matin la procureure générale Thérèse Brunisso dans son réquisitoire.

"Je considère que la gravité du meurtre commis par Nordahl Lelandais, ses actions périphériques, ses éléments de personnalité très défavorables justifient une peine de trente ans de réclusion," avait-elle toutefois lancé.

Intention homicide

Pour le ministère public, pas de doute, l'intention homicide était présente cette nuit-là chez Nordahl Lelandais, même si, sans scène de crime ni corps de la victime, l'enquête n'a pas pu apporter d'éléments irréfutables.

Mais, "la violence extrême" des coups portés à Arthur Noyer - une scène qui a fait l'objet d'une reconstitution lors de l'enquête - "signe l'intention de tuer" de Nordahl Lelandais, avait souligné la magistrate.

"J'ai cherché et recherché quel pouvait être le mobile du meurtre (...). Le seul qui peut être envisagé est celui d'avoir une relation sexuelle avec Arthur Noyer", avait conclu l'avocate générale. Pour elle, l'accusé, qui avait depuis quelques mois des relations homosexuelles, cherchait activement un partenaire ce soir-là.

"So what?" Et alors?, a demandé à la cour Alain Jakubowicz, qui dit ne pas croire à cette thèse. "Ca montre qu'il a envie d'avoir une relation sexuelle. Ca ne montre pas qu'il veut tuer".

En matinée, l'avocat de la famille Noyer Bernard Boulloud avait dénoncé un accusé "se terrant dans ses mensonges". "Il ne dira jamais, au grand jamais, la vérité sur les circonstances de la mort d'Arthur Noyer, juste pour sauver sa peau, juste par lâcheté", avait affirmé Me Boulloud, devant un large portrait de la victime posé aux côtés de ses parents, face au box depuis le début du procès.

"Sincères excuses"

"Je présente mes plus sincères excuses, à vous la famille Noyer, à vous la famille Maltet (la mère) et à vous, Arthur", avait déclaré l'accusé regardant en direction des proches de la victime à l'issue des débats de mardi, juste avant que le jury ne parte délibérer vers 16h30.

"Le pardon n'est pas une formule magique pour moi. Il est vraiment nécessaire", a-t-il poursuivi, répétant qu'il n'avait "jamais voulu donner la mort" au chasseur alpin de 23 ans.

Le procès a connu ses moments d'émotion, notamment quand, à son troisième jour, Didier Noyer, le père de la victime, était allé à la rencontre de la famille de Nordahl Lelandais, enlaçant la mère de l'homme qui a tué son fils.

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Iran: Raïssi remporte la présidentielle avec plus de 62% des voix

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L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi succédera à Hassan Rohani comme nouveau président iranien. (©KEYSTONE/AP/EBRAHIM NOROOZ).

L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a remporté la présidentielle iranienne de vendredi au premier tour avec plus de 62% des voix, selon des résultats officiels partiels publiés samedi en fin de matinée.

Sur 28,6 millions de bulletins dépouillés, M. Raïssi a obtenu "plus de 17'800'000" voix, a déclaré Jamal Orf, président de la Commission nationale électorale lors d'une conférence de presse à Téhéran. Le corps électoral compte cette année plus de 59,3 millions d'Iraniens, âgés de 18 ans et plus.

Les Iraniens ont élu un nouveau président au premier tour, avait déclaré plus tôt samedi le président sortant Hassan Rohani, avant l'annonce des résultats officiels.

"Je félicite le peuple pour son choix", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé.

"Mes félicitations officielles viendront plus tard, mais on sait qui a eu suffisamment de voix lors de cette élection et qui est élu aujourd'hui par le peuple", avait ajouté le chef du gouvernement, sans citer le nom du vainqueur.

Dans des messages sur Instragram, sur Twitter ou relayés par les médias iraniens, le député Amirhossein Ghazizadeh-Hachémi, l'ex-commandant en chef des Gardiens de la Révolution Mohsen Rézaï et l'ancien président de la Banque centrale Abdolnasser Hemmati, concurrents de M. Raïssi, ont reconnu à leur manière sa victoire.

Selon les médias d'Etat, le dépouillement est encore en cours en début de matinée. Les chiffres de la participation et les résultats définitifs sont attendus avant midi (09h30 heure suisse).

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Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, confirmé pour un 2e mandat

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En fonctions depuis 2017, le chef de l'ONU Antonio Guterres a prêté serment pour un deuxième mandat à la tête de l'Organisation (Archives © KEYSTONE/EPA/JASON SZENES

L'Assemblée générale de l'ONU a entériné vendredi l'octroi à Antonio Guterres d'un deuxième mandat à la tête de l'Organisation pour 2022-2026. L'ex-Premier ministre portugais a appelé à établir "un monde qui tire des leçons" de la pandémie meurtrière de Covid-19.

"Notre plus grand défi - qui est en même temps notre plus grande opportunité - est d'utiliser cette crise pour renverser la situation, pivoter vers un monde qui tire des leçons, qui promeut une reprise juste, verte et durable et qui montre le chemin via une coopération internationale accrue et efficace pour répondre aux problèmes mondiaux", a-t-il dit.

"Franchir cette étape demandera un effort réel pour renforcer ce qui fonctionne et du courage pour tirer les leçons de ce qui ne fonctionne pas. Cela nécessite que nous fassions de la prévention et de la préparation - au sens large du terme - une priorité de premier plan du système international", a ajouté Antonio Guterres.

En fonctions depuis 2017, le chef de l'ONU a prêté serment en promettant d'agir en toute indépendance des Etats membres ou d'organisations, lors d'une cérémonie à laquelle a assisté le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa. C'est le premier chef d'Etat à franchir les portes de l'ONU depuis plus d'un an de pandémie.

Au préalable, l'Assemblée générale avait approuvé par acclamation et sans vote une résolution prolongeant le mandat de cinq ans d'Antonio Guterres. Le Conseil de sécurité de l'ONU, à la décision cruciale dans le processus de nomination, avait donné le 8 juin sa bénédiction à la reconduction de l'ex-Premier ministre portugais, 72 ans, ancien Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés entre 2005 et 2015.

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Une courte majorité de Suisses opposée à l'accord-cadre avec l'UE

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Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Lyen ont tenté en vain en avril de relancer les négociations. (Image d'archives - ©KEYSTONE/EPA AFP POOL/FRANCOIS WALSCHAERTS / POOL)

Une courte majorité des Suisses, de 51%, aurait refusé l'accord-cadre avec l'Union européenne, s'ils avaient été consultés, révèle vendredi un sondage de Tamedia. Seules 35% des personnes interrogées l'auraient accepté. Les 14% restants sont indécis.

Le Conseil fédéral a mis fin le 26 mai aux négociations qu'il menait depuis sept ans avec l'UE face à la difficulté à trouver une majorité au sein de la population, aucune solution satisfaisante n'ayant été obtenue sur les points controversés. L'enquête publiée dans les journaux du groupe de presse Tamedia confirme ces craintes.

Ainsi, selon la préférence partisane, l'approbation et le rejet de l'accord-cadre diffèrent. La majorité des partisans des Vert'libéraux (57%), du PS (55%) et des Verts (54%) se disent pour l'accord. A l'inverse, les partisans de l'UDC rejettent massivement l'accord-cadre, 82% d'entre eux s'y opposant. L'accord est également refusé par une majorité de PLR (53%) et de centristes (50%).

"Oui" à la fin des négociations

Un tableau similaire se dessine lorsqu'il s'agit de savoir si la rupture des négociations était justifiée. Les 55% des personnes interrogées exprimant leur soutien à la décision du Conseil fédéral viennent avant tout des rangs de l'UDC (86%), du PLR et du Centre. A contrario, les sympathisants des Vert'libéraux, du PS et des Verts se prononcent majoritairement pour une poursuite des discussions.

Au début mai, un sondage de l'institut de recherche gfs.bern indiquait que 64% des Suisses auraient voter "oui" ou "plutôt oui" à l'accord institutionnel. Cette enquête avait cependant été réalisée avant la décision du Conseil fédéral d'arrêter les négociations.

Le sondage de Tamedia a été réalisé du 11 au 13 juin auprès de 16'249 personnes de toute la Suisse. La marge d'erreur est de plus ou moins 4%.

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Etats-Unis : la Cour suprême refuse d'invalider la loi phare d'Obama

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La loi mise en place par Barack Obama prévoit la couverture maladie de millions d'Américains (Archives © KEYSTONE/AP/BRYNN ANDERSON)

La Cour suprême des Etats-Unis a refusé jeudi d'invalider la loi-phare de Barack Obama sur l'assurance santé. Elle laisse en place la couverture maladie de millions d'Américains.

Sa décision, prise à la majorité de sept juges sur neuf, représente un camouflet a posteriori pour l'ancien président Donald Trump qui a essayé par tous les moyens de supprimer la loi emblématique de son prédécesseur.

Leur décision, la troisième consacrée à cette loi, est fondée sur un argument de procédure: selon eux, le Texas et les autres Etats républicains qui ont introduit le recours n'étaient pas fondés à le faire.

Le nouveau président démocrate Joe Biden avait jugé "cruelle" cette ultime tentative des républicains d'annuler une loi qui s'est avérée particulièrement utile pendant la pandémie de Covid-19.

Dans sa forme originelle, l'Obamacare obligeait tous les Américains, même ceux en bonne santé, à souscrire une assurance sous peine de pénalités financières et contraignait les compagnies à assurer tous les clients potentiels, quel que soit leur état de santé.

Couverture maladie

Cette réforme a permis d'offrir une couverture maladie à 31 millions d'Américains qui n'en avaient pas jusque-là, mais les républicains ont toujours considéré l'obligation d'assurance comme un abus de pouvoir du gouvernement.

Leur premier recours visait donc ce "mandat individuel". La Cour suprême l'avait validé en 2012, en estimant que les pénalités financières pouvaient être considérées comme des impôts et justifiaient l'intervention de l'Etat.

A son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait tenté d'abroger la loi au Congrès mais avait essuyé un cuisant revers. Les élus républicains étaient toutefois parvenus à l'amender en 2017, et avaient réduit à zéro les amendes pour défaut d'assurance.

Plusieurs Etats républicains avaient alors introduit de nouveaux recours en justice, plaidant que la loi ne tenait plus. En décembre 2018, un juge fédéral du Texas leur avait donné raison: "la clé de voûte" de l'édifice étant tombée, toute la loi est inconstitutionnelle, avait-il décidé.

C'est cette décision que la Cour suprême a invalidé jeudi. "Nous n'avons pas tranché la question de la validité de la loi, mais le Texas et les autres plaignants ne sont pas compétents pour la poser", a écrit le juge progressiste Stephen Breyer au nom de la majorité de ses collègues.

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France: Six mois fermes requis contre Sarkozy

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Les procureurs ont souligné la "totale désinvolture" de l'ex-chef de l'Etat dans la gestion des finances d'une campagne "en or massif" (Archives © KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Une peine d'un an de prison, dont six mois avec sursis et 3750 euros d'amende (4100 francs) ont été requis jeudi à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Ce dernier est jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour les dépenses excessives de sa campagne de 2012.

A la fin d'un réquisitoire à deux voix, les procureurs ont souligné la "totale désinvolture" de l'ex-chef de l'Etat dans la gestion des finances d'une campagne "en or massif", qui a coûté près du double du plafond autorisé. M. Sarkozy, absent à l'audience, est jugé depuis le 20 mai aux côtés de 13 autres prévenus.

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