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Royal baby: pourquoi sommes-nous autant passionnés?

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Kate et William ont accueilli lundi leur 3e enfant.

Kate Middleton a donc accouché d’un garçon. La Duchesse de Cambridge et l’enfant se portent bien, selon le palais de Kensington. Pour le moment, le nom du rejeton royal n’est pas encore connu. Comme d’accoutumé, il sera dévoilé dans quelques jours. Arthur, Albert et James sont les plus populaires.

Mais comment expliquer cette passion pour cette famille de têtes couronnées qui semble si loin nous ? Nous avons posé la question au spécialiste Christophe Passer, journaliste au Matin Dimanche :

Christophe Passer
Journaliste au Matin Dimanche
Christophe Passer Journaliste au Matin Dimanche

Cette famille est aussi et surtout une masse économique très importante pour le Royaume Uni. Christophe Passer:

Christophe Passer
Journaliste au Matin Dimanche
Christophe Passer Journaliste au Matin Dimanche

Ce business florissant n’est pas terminé car d’autres événements vont arriver prochainement : le mariage du Prince Harry en mai et nous apprenions dernièrement que la sœur de Kate Middleton, Pippa, attendait son premier enfant.

Les fans de la famille royale du monde entier se sont réjouis de cette nouvelle. C’est le cas de Lorraine 24 ans, elle est étudiante en journalisme et elle aime suivre les aventures de la famille royale, comme beaucoup d’entre nous mais avec un certain détachement:

Lorraine
Fan de la famille royale
Lorraine Fan de la famille royale

Mais cela n'empêche pas Lorraine de collectionner certains objets :

Lorraine
Fan de la famille royale
Lorraine Fan de la famille royale

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Séisme meurtrier en Indonésie

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Plusieurs bâtiments se sont effondrés après le séisme, dont un hôpital, selon les autorités indonésiennes. ( © KEYSTONE/EPA/BASARNAS/HANDOUT)

Au moins 37 personnes ont été tuées vendredi par un fort séisme sur l'île indonésienne de Célèbes, selon les autorités. Les secours fouillent les décombres de plusieurs bâtiments effondrés, dont un hôpital, dans l'espoir de trouver des survivants.

Le tremblement de terre de magnitude 6,2 survenu dans la nuit a fait plusieurs centaines de blessés et déclenché la panique chez les habitants de l'ouest de l'île, qui ont déjà subi en 2018 un désastre majeur.

"Nous avons sorti (des décombres) 29 personnes qui sont mortes", dans la périphérie de Mamuju, a indiqué Arianto, un responsable local des secours. Dix survivants ont aussi été dégagés des ruines.

Le responsable n'a pas pu précisé combien pouvaient encore se trouver prisonniers des décombres. Huit autres personnes sont mortes à Majene, une autre localité de la région de Mamuju, a indiqué un autre responsable local de l'agence.

Hôpital effondré

A Mamuju, la ville la plus affectée de la région, les sauveteurs recherchaient plus d'une dizaine de patients et personnels médicaux portés disparus sous les décombres d'un hôpital. "L'hôpital est détruit. Il s'est effondré. Il y a des patients et du personnel de l'hôpital prisonniers des décombres et nous sommes en train de les évacuer", a dit Arianto.

Au moins un hôtel s'est effondré après la secousse au petit matin et le siège du gouverneur local a subi de gros dommages, selon les sauveteurs. L'étendue des dégâts dans la capitale provinciale de quelque 110'000 habitants n'a pas été détaillée.

Le tremblement de terre de magnitude 6,2, selon l'Institut américain de géophysique (USGS), s'est produit vendredi à 02h18 locales (jeudi 19h18 suisses). L'épicentre du séisme a été localisé à 36 km au sud de Mamuju, à une profondeur relativement peu profonde de 18 km, a précisé l'USGS.

Des images de la région montrent des habitants en train de fuir en moto et voiture en passant à côté de toits en tôle effondrés et d'immeubles endommagés. "Les routes sont éclatées, et plusieurs bâtiments se sont effondrés", a indiqué Hendra, un habitant de Mamuju âgé de 28 ans. "La secousse était très forte (...) j'ai été réveillé et j'ai fui avec ma femme".

Risque de répliques

L'agence de météorologie et géophysique a mis en garde contre la possibilité de nouvelles secousses et demande aux habitants d'éviter le bord de mer à cause du risque de tsunami. "Les répliques pourraient être aussi fortes ou plus fortes que ce matin", a indiqué Dwikorita Karnawati, la responsable de l'agence.

Cet avertissement a ajouté à l'inquiétude des habitants. Tout le monde "panique parce que les autorités nous ont prévenus qu'il pouvait y avoir des répliques qui provoquent un tsunami", a indiqué une habitante de la ville Zulkifli Pagessa à l'AFP.

Jeudi, une secousse de 5,8 avait déjà été ressentie dans la région, sans faire d'importants dégâts. Des glissements de terrain ont suivi le séisme, coupant l'accès à l'une des principales routes de la province et l'aéroport local de Mamuju a aussi été endommagé.

L'archipel indonésien se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, une zone de forte activité sismique. La région de Palu, sur l'île de Célèbes, avait été déjà frappée en septembre 2018 par un très fort tremblement de terre de magnitude 7,5, suivi d'un tsunami dévastateur. Cette catastrophe avait fait plus de 4300 morts et disparus et au moins 170'000 déplacés.

Un autre séisme dévastateur de magnitude 9,1 avait frappé au large des côtes de Sumatra en 2004, entraînant un tsunami qui a tué 220'000 personnes dans la région, dont environ 170'000 en Indonésie.

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L'Italie adopte une rallonge budgétaire de 32 milliards d'euros

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Le secteur du tourisme est à l'arrêt depuis des mois en Italie (Image d'illustration © KEYSTONE/EPA ANSA/ANDREA MEROLA)

Le gouvernement italien a adopté jeudi soir en conseil des ministres une rallonge budgétaire de 32 milliards d'euros. Cette enveloppe doit permettre de faire face aux effets dévastateurs de la pandémie de coronavirus sur l'économie et soutenir ménages et entreprises.

Cette mesure intervient alors que l'avenir du gouvernement du Premier ministre Giuseppe Conte est incertain, après la décision mercredi de Matteo Renzi de retirer son parti de la coalition au pouvoir, privée du coup de majorité au Parlement. Or, ce projet rectificatif de finances doit être adopté par les députés et sénateurs.

Grâce à cette rallonge, le gouvernement entend adopter des mesures visant à "soutenir davantage les opérateurs économiques, les secteurs productifs et les citoyens les plus touchés par les effets de la pandémie de Covid-19", indique-t-il dans un communiqué.

Soutenir les entreprises

Cette rallonge s'ajoute aux plus de 100 milliards d'euros déjà mobilisés par l'Italie l'an dernier pour relancer les secteurs économiques mis à l'arrêt pendant les périodes de confinement, dont la restauration et le tourisme, et indemniser le chômage partiel.

Ces nouveaux fonds sont prévus pour "protéger la main-d'oeuvre" et soutenir "le secteur de la santé et les entreprises afin d'accélérer et renforcer la reprise de l'activité économique", souligne le communiqué.

Le choc de la pandémie sur la troisième économie de la zone euro est rude. L'an dernier, l'Italie a subi sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec un plongeon de 9% du PIB attendu.

Avec 208,6 milliards d'euros de subventions et prêts, Rome hérite de la plus grosse part du méga-plan de relance de 750 milliards d'euros adopté à l'été 2020 par les dirigeants européens. L'Italie a adopté dans la nuit de mardi à mercredi la mouture nationale de ce plan, d'un montant de 222,9 milliards (un montant incluant de précédents fonds européens non encore dépensés), qu'elle doit soumettre d'ici le 30 avril à Bruxelles.

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Le monde se dirige vers une réchauffement "catastrophique"

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"Nous assistons déjà à des phénomènes météorologiques extrêmes sans précédent dans toutes les régions et sur tous les continents", a relevé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (Archives © KEYSTONE/AP/Michael Sohn

2020 est bel et bien l'année la plus chaude, à égalité avec 2016, a confirmé jeudi l'ONU. Le monde se dirige vers une "augmentation catastrophique" de la chaleur au cours de ce siècle.

Selon une consolidation de cinq grandes bases de données internationales effectuée par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, l'année 2020 a rejoint 2016 sur la plus haute marche des années les plus chaudes dans le monde, en apothéose d'une décennie de températures record.

Ce réchauffement record a été atteint malgré le refroidissement provoqué en fin d'année par le phénomène océanique naturel qu'est La Niña. Alors que 2016, elle, avait été marquée par un fort épisode El Niño, phénomène océanique naturel qui entraîne une hausse des températures.

"Il est remarquable que les températures de 2020 aient été pratiquement équivalentes à celles de 2016, alors qu'au cours de cette dernière nous avions assisté à l'un des plus forts réchauffements imputables au phénomène El Niño", a souligné le Secrétaire général de l'OMM,Petteri Taalas. "Il est donc manifeste que le changement climatique induit par l'homme est à présent aussi puissant que la force de la nature", a-t-il assuré.

L'épisode La Niña qui a débuté fin 2020 devrait se poursuivre jusqu'au milieu de cette année. Ses effets sont généralement plus forts la deuxième année de leur apparition, et il reste donc à voir dans quelle mesure le refroidissement induit par La Niña pourrait temporairement freiner la tendance générale au réchauffement.

"Faire la paix avec la nature"

Selon l'OMM, les caractéristiques remarquables de l'année 2020 sont une chaleur persistante et des feux de forêt en Sibérie, la faible étendue de la banquise arctique et une saison record des ouragans dans l'Atlantique.

L'année 2020 a terminé à 1,25°C au dessus de la période pré-industrielle, "et nous assistons déjà à des phénomènes météorologiques extrêmes sans précédent dans toutes les régions et sur tous les continents", a relevé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Et d'alerter: "Nous nous acheminons vers une augmentation catastrophique de la température de 3 à 5 degrés au cours du XXIe siècle".

"Faire la paix avec la nature est la grande mission de notre siècle. Elle doit être la priorité absolue de chacun, partout dans le monde", a insisté le chef de l'ONU. L'Accord de Paris vise à maintenir le réchauffement bien en dessous de +2°C, si possible +1,5°C. Selon l'OMM, il y a au moins une chance sur cinq que cette augmentation dépasse temporairement 1,5°C d'ici 2024.

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Trump mis en accusation, un deuxième "impeachment" historique

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Le procès de Donald Trump, par les sénateurs, devrait se dérouler après son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Gerald Herbert)

Le président américain Donald Trump a été mis en accusation mercredi au Congrès. Il s'agit d'un deuxième "impeachment" historique une semaine avant la fin de son mandat qui s'achève dans la confusion et dans un climat d'extrême tension.

La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est prononcée en faveur de l'"impeachement" par 232 voix contre 197.

Le milliardaire républicain de 74 ans, qui cèdera la place à Joe Biden le 20 janvier, est accusé d'avoir encouragé l'assaut de ses partisans contre le Capitole qui a fait cinq morts et ébranlé la démocratie américaine.

"Il doit partir, il est un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous", avait déclaré peu avant Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, l'accusant d'avoir "incité à cette insurrection, cette rébellion armée". Et d'ajouter après le vote que "personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président".

Dans une vidéo diffusée par la Maison Blanche, Donald Trump a de son côté appelé depuis le Bureau ovale les Américains à "l'unité", sans mentionner son second infamant renvoi en procès. Et s'il ne reconnaît toujours pas la moindre responsabilité dans les violences de la semaine dernière, il a assuré que leurs auteurs ne pouvaient pas être ses "véritables partisans".

A quelques jours de son départ pour Mar-a-Lago, en Floride, où il devrait entamer sa nouvelle vie d'ex-président, Donald Trump apparaît très isolé.

"Pas d'excuse"

Contrairement à l'acte d'impeachment dans l'affaire ukrainienne il y a plus d'un an, plusieurs républicains - 10 au total - ont voté en faveur du renvoi en procès. Parmi eux, Dan Newhouse a martelé qu'il n'y avait "pas d'excuse pour les actes du président Trump".

Ce vote marque l'ouverture formelle de la procédure de destitution contre Donald Trump, et il appartient désormais au Sénat de le juger.

Mais ce procès, qui ne s'ouvrira pas avant l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, soulève de nombreuses questions.

Il est impossible que le Sénat puisse juger de manière "équitable" Donald Trump avant la fin de son mandat, a estimé mercredi le chef républicain de la chambre haute, Mitch McConnell. "Il n'y a simplement aucune chance de pouvoir conclure son procès de manière sérieuse avant la prestation de serment du président élu" Joe Biden, mercredi 20 janvier, a-t-il dit dans un communiqué.

Le calendrier reste donc incertain. Pour les démocrates, le risque est qu'il accapare toute l'attention et entrave l'action législative du début de mandat en monopolisant les séances.

"J'espère que le Sénat trouvera une façon de gérer ses responsabilités constitutionnelles concernant le procès en destitution, tout en conduisant les affaires urgentes de la nation", a demandé Joe Biden. Il a entre autres cité la confirmation des membres de son cabinet, la relance de l'économie américaine, et la poursuite du plan de distribution de vaccins contre le Covid-19.

Washington sous haute tension

Quelques heures avant le vote, et dans une ville de Washington sous haute tension, Donald Trump avait lancé un nouvel appel au calme tardif.

"PAS de violence, PAS de délits, PAS de vandalisme", a-t-il exhorté dans un communiqué alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour le week-end.

"J'appelle TOUS les Américains à contribuer à apaiser les tensions", a ajouté celui qui a été privé ces derniers jours de l'essentiel de ses canaux de communication préférés sur les réseaux sociaux.

La capitale fédérale, placée sous très haute sécurité, était méconnaissable.

Militaires au Capitole

Images saisissantes: des dizaines de militaires réservistes ont passé la nuit à l'intérieur du Congrès, dormant encore à même le sol alors même que les élus affluaient.

Des blocs de béton ont été disposés pour bloquer les principaux axes du centre-ville, d'immenses grilles métalliques entourent nombre de bâtiments fédéraux, dont la Maison Blanche. La Garde nationale est omniprésente.

Toute la journée, les débats ont été vifs.

L'élue démocrate Ilhan Omar a qualifié Donald Trump de "tyran". "Nous ne pouvons simplement pas tourner la page sans rien faire", a-t-elle lancé.

Chez les républicains, les positions étaient plus contrastées. Des fervents soutiens du milliardaire républicain l'ont défendu bec et ongles, à l'instar de Jim Jordan qui a dénoncé "une obsession" des démocrates. Ou de Matt Gaetz qui a souligné que "des millions de personnes aiment tellement" le président sortant.

Prise de distance

Mais d'autres ont pris clairement leurs distances.

"Le président porte une responsabilité dans l'attaque" contre le Congrès "par des émeutiers", qu'il "aurait dû dénoncer immédiatement", a reconnu le chef de file des députés républicains Kevin McCarthy, demandant une "commission d'enquête" et le vote d'une "motion de censure".

Il a toutefois estimé qu'une mise en accusation si près de la fin de son mandat serait "une erreur".

Mardi, Donald Trump avait tenté de réduire la procédure le visant à une énième "chasse aux sorcières". Et avait obstinément refusé de reconnaître la moindre responsabilité dans l'assaut contre le Capitole, jugeant que son discours avait été "tout à fait convenable".

L'approbation de McConnell

Mais dans son camp, peu d'élus partagent cette analyse.

Plus inquiétant pour le milliardaire et son éventuel avenir politique, Mitch McConnell, puissant chef de file des républicains au Sénat, a fait savoir qu'il n'excluait pas de voter la destitution.

"Je n'ai pas pris ma décision définitive sur mon vote, j'ai l'intention d'écouter les arguments juridiques quand ils seront présentés au Sénat", a-t-il écrit à ses collègues républicains dans une note rendue publique.

Cet habile stratège, très influent, pourrait, s'il donne un signal en faveur de la destitution, aider le parti républicain à tourner définitivement la page Trump.

Série de démissions

Les démocrates prendront le 20 janvier le contrôle de la chambre haute mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à la condamnation.

Malgré son assurance affichée et le soutien de certains élus très loyaux, Donald Trump est plus seul que jamais après une série de démissions dans son gouvernement et des critiques cinglantes.

Critiqué pour avoir tardé, mercredi dernier, à envoyer la Garde nationale, le Pentagone a cette fois autorisé le déploiement de 20'000 soldats pour la cérémonie d'investiture prévue le 20 janvier justement sur les marches du Capitole, siège du Congrès.

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Italie - Maxi-procès de plusieurs centaines de mafieux en Calabre

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EPA/SALVATORE MONTEVERDE

Accusés de trafic de drogue, d'extorsion et de crimes de sang, ils sont jugés sur leur territoire: des centaines de membres présumés de la 'Ndrangheta, la plus puissante mafia italienne, comparaissent depuis mercredi en Calabre.

Le procès s'est ouvert peu après 11H00 locales par la lecture par la juge Tiziana Macri des noms des avocats de la défense et des accusés.

Plus de 350 personnes, 'Ndranghetistes mais aussi élus locaux, fonctionnaires, policiers et entrepreneurs, défileront à la barre, le plus souvent en visioconférence à cause de la pandémie de coronavirus, devant le tribunal spécialement aménagé à Lamezia Terme.

Sont également attendus 900 témoins et 400 avocats lors de ce procès-fleuve hors normes, le plus important depuis trois décennies, organisé au coeur de la plus pauvre des régions italiennes contre une redoutable organisation criminelle qui contrôle les flux de cocaïne dans toute l'Europe.

"Petite Chèvre"

Sur le banc des accusés, le boss Luigi Mancuso, qui a déjà passé près de vingt ans en prison, mais aussi des dizaines d'autres dotés de surnoms dignes d'un film de Hollywood: "le Loup", "P'tit Gros", "Blondinet", "Petite Chèvre"...

Ce "maxi-procès" est "un jalon dans l'édification d'un mur contre les mafias en Italie", a déclaré à l'AFP à la veille de l'ouverture des débats le procureur Nicola Gratteri.

Mercredi, il a souligné avant le début de l'audience que ce procès "veut donner une idée précise de la mafia calabraise aujourd'hui, non plus une mafia de bergers enlevant des personnes mais une holding du crime".

Par ses proportions, ce procès n'est dépassé que par le premier maxi-procès de 1986-1987 à Palerme contre la Cosa Nostra sicilienne, à l'issue duquel 338 accusés furent condamnés. Les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino furent ensuite assassinés par la mafia.

Fait rare pour la 'Ndrangheta qui s'est construite sur les liens du sang et punit impitoyablement les "repentis", 58 témoins à charge ont accepté de briser l'omertà, la loi du silence, pour révéler les secrets du clan Mancuso et de ses associés.

"Arracher les racines"

La plupart des accusés ont été arrêtés lors de raids de la police en décembre 2019 en Italie, en Allemagne, en Suisse et en Bulgarie. L'éventail des crimes et délits qui leur sont reprochés est large: association mafieuse, meurtre et tentative de meurtre, trafic de drogue, usure, abus de pouvoir, recel et blanchiment d'argent.

En Calabre, la mafia a infiltré quasiment toutes les sphères de la vie publique, les mairies, les hôpitaux, les cimetières et même les tribunaux, selon les experts.

Les autorités estiment à 150 le nombre de familles de la 'Ndrangheta et à au moins 6000 membres et associés en Calabre. Des milliers de plus ailleurs dans le monde, en Amérique du Sud et à New York notamment, pour un chiffre d'affaires annuel de 50 milliards d'euros, selon le procureur Gratteri.

Ces maxi-procès sont justifiés selon le parquet par l'étroite imbrication de nombreuses affaires, même si les avocats de la défense estiment que dans ces conditions il est difficile d'assurer à chaque accusé un procès juste et équitable.

Les enjeux sont élevés pour Nicola Gratteri. "Si le procès n'aboutit pas à de nombreuses condamnations, il sera considéré comme un échec", estime Nicola Lo Torto, un des avocats de la défense, dans un entretien avec l'AFP.

Et même en cas de succès, la 'Ndrangheta ne disparaîtra pas pour autant: "On peut jeter des mafieux en prison, mais si on n'arrache pas les racines à l'origine de leur existence, ils se reproduiront tout simplement", avertit Federico Varese, professeur de Criminologie à l'université d'Oxford.

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