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Dentiste, un métier exposé au temps du coronavirus

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Le médecin-dentiste Philippe Chapelot, droite, soigne une patiente avec son assistante dentaire dans la clinique dentaire Adent lors de la crise du Coronavirus, le mercredi 29 avril 2020 à Martigny. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Jusque-là, ils n'avaient le droit de traiter que les urgences, mais lundi, les dentistes ont repris une activité presque normale avec des mesures d'hygiène renforcées. Pour eux, le risque de contamination réside surtout dans les aérosols, estiment deux professionnels.

"Nos instruments rotatifs qui envoient de l'air et de l'eau fabriquent des gouttelettes. Cette brumisation, qui part de la bouche du patient, est contaminée de tout ce que contient sa salive ou son sang", explique vendredi à Keystone-ATS Philippe Chapelot, médecin-dentiste et chef de la clinique Adent à Martigny.

Les gouttelettes vont ensuite se retrouver dans l'air de la salle de soin et aller dans les yeux, le nez, la bouche. Dentistes, hygiénistes, assistants, patients sont en première ligne. "Il faut se protéger en permanence", insiste M. Chapelot. "Si les choses sont bien faites, il n'y a pas de risque. Mais comme le risque zéro n'existe pas, il faut être très prudent", résume-t-il.

Un plan de protection a donc été ""expressément élaboré pour que les cabinets puissent rouvrir tout en garantissant la sécurité du personnel et des patients", ajoute la dentiste Caroline Dierckx, membre du comité SSO Valais. Il a été conçu par des scientifiques, la Société suisse des médecins-dentistes (SSO) et l'association des médecins-dentistes cantonaux de Suisse (AMDCS).

Panoplie complète

Parmi les recommandations figure la nécessité d'espacer les rendez-vous d'au moins quinze minutes afin de désinfecter et d'aérer au maximum la salle de soins après le traitement. "Le protocole diffère ensuite si la personne est 'normale', à risque ou porteuse du covid-19", détaille la doctoresse, qui souligne l'importance de trier les patients par téléphone en menant une anamnèse poussée.

Ceux qui sont porteurs du virus peuvent également se rendre chez le dentiste, mais uniquement dans le cadre d'une consultation d'urgence, rappelle Caroline Dierckx qui pratique à Réchy (VS). Et dans ce cas, "le dentiste doit être équipé d'une sur-blouse, d'un masque FFP2, d'une charlotte, de lunettes de protection et de gants".

Le mieux est de le soigner en fin de journée, pour s'assurer que tout puisse être entièrement désinfecté, et qu'il n'y ait plus aucun risque de contamination indirecte. De même pour traiter un patient vulnérable, il faudra choisir une plage horaire qui lui fera courir le moins de risques possible, ajoute Philippe Chapelot.

Pour le reste, le plan souligne entre autres qu'il faut organiser la salle d'attente de manière que les patients soient suffisamment espacés. Le mieux étant de condamner entièrement la pièce et de les installer directement sur le fauteuil dentaire. En clair, si la règle des deux mètres ne peut être respectée au moment des soins, elle doit impérativement l'être le reste du temps. Y compris entre membres du personnel, affirme en substance Caroline Dierckx.

Sous surveillance

Les mesures "augmentées" établies par la SSO sont nécessaires et leur application est surveillée par le Service de protection des travailleurs, qui dépend du département valaisan de la santé, en charge de vérifier "toutes les branches économiques encore actives (avec le soutien de la SUVA sur les chantiers et dans les industries)", détaille Nicolas Bolli, chef de ce service.

Depuis lundi, ils ont mené plus d'une centaine de contrôles sur place sans compter les évaluations téléphoniques. Une petite dizaine a concerné les cabinets de dentistes. "Mis à part certains ajustements, les dispositifs examinés sont bien conçus et généralement bien respectés par la branche", analyse Nicolas Bolli.

Port des masques et visières par les dentistes et le personnel, contrôle préalable des symptômes covid-19 chez les patients, fréquence des nettoyages, limitation du nombre de personnes en salle d’attente, présence de plexiglas ayant les bonnes dimensions: tout est contrôlé et mesuré. Lundi midi, c'est le cabinet de Philippe Chapelot qui a été passé à la loupe. La vérification a duré quarante-cinq minutes. "Notre semaine a commencé très fort!".

Chiffre d'affaires affecté

En temps normal, les dentistes utilisent déjà, dans une certaine mesure, ce matériel de protection. Ce qui pèse lourd actuellement c'est l'organisation et la planification, notent les deux médecins dentistes. Tous deux relèvent qu'ils voient beaucoup moins de patients que d'habitude.

"On essaie d'être stratégiques et de faire plusieurs petits traitements lors du même rendez-vous, quitte à le rallonger, plutôt que de faire revenir le patient, mais on perd clairement en quantité de soins", abonde Philippe Chapelot.

Même en ayant rouvert et en faisant face à une certaine demande, les cabinets restent économiquement affectés. Et les deux professionnels d'anticiper que l'impact sur leurs chiffres d'affaires sera important.

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L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid

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Lors d'une pandémie, il vaut mieux avoir trop que pas assez de doses de vaccin, estime Anne Lévy, directrice de l'OFSP (archives). (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.

"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.

La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.

Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.

Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.

Quarantaine pour Patrick Fischer

La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.

En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins

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Robert Kennedy Jr avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus SARS-CoV-2 était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois " (archives). (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.

Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.

"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.

L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.

Fausses informations

Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.

Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.

Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.

Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche

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Le virus du SARS-CoV-2 a fait plus d'un million de morts aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.

Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.

Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".

La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.

FBI et CIA

"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.

Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.

Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.

Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.

Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.

Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs

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La Suisse a utilisé pour 0,57 milliard de francs de vaccins contre le Covid-19. (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.

Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".

Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.

Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.

90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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