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Suisse

Droits de douane sur le fourrage réduits

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La Confédération a décidé d’abaisser les droits de douane sur le fourrage importé afin d’atténuer les conséquences de la sécheresse. Des dérogations sont aussi autorisées dans les paiements directs et l’agriculture biologique.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a chargé l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) de prendre les dispositions nécessaires pour déployer des mesures, a indiqué lundi le le Département fédéral de l’économie (DFER). L’Union suisse de paysans (USP) est soulagée que le ministre se propose d’agir, a déclaré à Keystone-ATS Sandra Helfenstein, coresponsable de la communication de l’USP.

La faîtière paysanne reste en alerte. Elle pourrait proposer, le cas échéant mardi, des mesures complémentaires.

Pénurie dans certaines régions

Au niveau fédéral, la principale mesure porte sur l’abaissement des droits de douane prélevés sur les importations de fourrage grossier. Si la récolte suisse du foin est certes bonne sur les plans qualitatif et quantitatif à presque toutes les altitudes, la sécheresse prolongée entraîne une pénurie dans certaines régions.

La marchandise du pays provenant de régions moins touchées ne permet de couvrir les achats nécessaires que d’une manière limitée. Il n’est possible de la compléter par des importations que dans une mesure restreinte en raison de la sécheresse régnant dans une grande partie de l’Europe.

Comme les prix à l’importation ont grimpé, le Département fédéral de l’économie (DEFR), après consultation de la branche, réduira temporairement le prélèvement à la frontière grevant certains fourrages grossiers comme le foin et le maïs d’ensilage. L’abaissement des droits de douane compense en partie l’augmentation des prix à l’importation et profite ainsi aux paysans.

D’autres mesures sont possibles ou ont déjà été prises au niveau cantonal. En ce qui concerne les paiements directs, plusieurs cantons ont déjà prévu des dérogations en raison de la grande sécheresse de juin et juillet.

Paiements directs

Ainsi, les paiements directs peuvent être versés intégralement même si les conditions exigées ne sont pas remplies, ce qui permet des pâtures sur des prairies extensives et peu intensives ainsi que sur des jachères tournantes.

Pour de justes motifs, le chargement en bétail peut dépasser la charge usuelle dans des exploitations d’estivage ou, en ce qui concerne la durée, y être inférieur. En outre, du fourrage acheté peut être utilisé sur les alpages. Le DEFR invite les cantons à utiliser la marge de manœuvre prévue par la loi sur l’agriculture.

Aide financière aux paysans

La sécheresse peut parfois entraîner une lourde charge financière extraordinaire pour des exploitations paysannes. La difficulté majeure pour les agriculteurs réside dans la préservation de liquidités sur le long terme et dans l’amélioration générale de la situation de l’exploitation. Un prêt remboursable sans intérêt peut dès lors être utile.

Il est ainsi possible d’aider les exploitations qui manquent de liquidités à court terme en raison de pertes de récoltes. Les exploitants concernés peuvent demander au service cantonal compétent une prolongation de délai pour le versement des annuités de crédits d’investissements ou de prêts accordés au titre de l’aide aux exploitations. Ces mesures peuvent être appliquées immédiatement et ne requièrent aucune modification législative.

Changement climatique

Le changement climatique a pour effet d’accentuer les phénomènes météorologiques extrêmes. Les périodes de sécheresse sont plus longues, les précipitations et les orages sont plus violents, et les risques liés au rendement augmentent. Les risques de fluctuation des prix sont plus élevés si d’autres régions du monde sont frappées par des conditions météorologiques extrêmes.

Le Conseil fédéral traitera les questions de gestion des risques et d’assurances récoltes dans le cadre de la politique agricole 2022+. L’OFAG a fait établir à ce sujet une étude, dont les résultats sont attendus au plus tôt en mars 2019.

 

(KEYSTONE – ATS / PHOTO : ENNIO LEANZA)

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Suisse

Ex-Sergent de l’armée coupable d’avoir servi une armée étrangère

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Les débats ont été dirigés par le colonel Mario Bazzi (au centre). (©KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI)

Le Tribunal militaire a condamné vendredi à Bellinzone un ex-sergent de l’armée suisse à une peine de 90 jours-amende à 50 francs la journée, avec sursis pendant trois ans, et à 500 francs d’amende. Il avait servi dans une milice chrétienne syrienne.

La cour, présidée par le colonel Mario Bazzi, s’est montrée plus indulgente que l’accusation. Elle a reconnu les motifs humanitaires qui ont poussé ce Tessinois de 37 ans, d’origine turque araméenne, à prendre le chemin de la Syrie en 2011 après le printemps arabe.

Tout en comprenant les raisons personnelles du prévenu à vouloir défendre sa communauté chrétienne-araméenne de l’avancée de l’Etat islamiste, la cour a estimé qu’en servant au sein d’une milice syrienne de 2013 à 2015, il avait violé l’article 94 du code pénal militaire. Le prévenu s’est donc rendu coupable d’affaiblissement de la force défensive du pays pour avoir servi dans une armée étrangère « sans le consentement du Conseil fédéral ».

La peine requise par l’accusation, 180 jours-amende et 2500 francs d’amende, a été revue à la baisse en considération des circonstances atténuantes retenues par la cour. « Il s’agit d’un cas isolé qui ne doit pas en faire un exemple » a lancé le colonel Mario Bazzi. L’ex-sergent devra s’acquitter d’un tiers des frais de la cause, fixés à 3293 francs, le reste étant mis à la charge de la Confédération.

Acquittés sur le recrutement

L’ex-sergent et son cousin, co-inculpé, ont en revanche tous deux été acquittés des accusations de recrutement et tentative de recrutement de ressortissants suisses pour une armée étrangère. La cour n’a pas été en mesure d’évaluer l’importance de la publication de photos, vidéos et autre matériel de propagande sur le profil Facebook du co-inculpé, un Tessinois de 30 ans lui aussi d’origine araméenne.

Le tribunal a en fait établi qu’aucun ressortissant suisse n’a jamais pris le chemin de la Syrie à la suite de ces appels.

Histoire personnelle dramatique

Le procès, qui a débuté mercredi, a été pris d’assaut par la nombreuse diaspora araméenne accourue du Tessin et du reste de la Suisse. Au terme des débats, le public a laissé éclater sa joie, entonnant des chants dans la salle d’audience.

Interrogé par l’agence de presse Keystone-ATS, l’avocat de l’ex-sergent Me Yasar Ravi, de Lugano, a indiqué qu’il allait néanmoins recourir contre le verdict : « J’avais requis l’acquittement sur toute la ligne, mon client a été condamné pour violation de l’article 94 du code pénal militaire, nous allons donc faire appel ».

L’histoire personnelle de l’ex-sergent, actif actuellement entre le Tessin et le nord de l’Irak pour une association humanitaire, est tragique: son père, lui aussi parti en Syrie en 2011 pour prêter main forte à son peuple, y a été arrêté en août 2013. Depuis, sa famille est sans nouvelles.

« Nous avons tenté toutes les voies: le Département fédéral des affaires étrangères, les ambassades, les organisations humanitaires, mais en vain », conclut l’avocat Ravi.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Une start-up suisse qui mise tout sur l’hydrogène

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Active dans le stockage d’énergie, une start-up suisse mise tout sur l’hydrogène. Elle s’appelle GRZ Technologies et elle est issue de l’EPFL Valais. Le stockage d’énergie, notamment sous forme d’hydrogène, est une des technologies les plus prometteuses.

Deux constats. Le premier, l’énergie, qu’elle soit solaire, éolienne ou hydraulique, ne produit pas toujours de l’électricité lorsqu’on en a besoin, pour faire tourner une pompe à chaleur, une machine ménagère ou recharger une voiture électrique. Le deuxième, les batteries standards sont coûteuses et polluantes à fabriquer.

Le défi, dès lors, est de trouver un moyen meilleur marché de stocker de manière plus écologique et durable tout excès d’énergie. Pour ce faire, l’excès d’énergie est transformé en hydrogène. Hydrogène qui est ensuite stocké, dans un réservoir par exemple. Il peut alors être injecté dans un réseau et être utilisé directement sous forme de carburant. Il peut aussi être reconverti en électricité au moyen d’une pile à combustible. L’énergie peut ainsi être utilisée la nuit ou en hiver. Le hic, stocker de l’hydrogène à haute pression dans une bonbonne est à la fois volumineux et dangereux.

GRZ Technologies a élaboré une nouvelle façon innovante de stocker l’hydrogène : lier l’élément chimique à de la poudre métallique.

Pamela Canjura, étudiante en Master de génie chimique, travaille pour la société :

Pamela Canjura
GRZ Technologies
Pamela Canjura GRZ Technologies

Et Pamela Canjura l’affirme, produire ce système de stockage d’hydrogène est moins coûteux qu’une batterie standard en termes d’énergie grise :

Pamela Canjura
GRZ Technologies
Pamela Canjura GRZ Technologies

A court terme, GRZ Technologies souhaite collaborer avec les réseaux de distribution d’électricité. A plus petite échelle, les cabanes de montagne sont une cible :

Pamela Canjura
GRZ Technologies
Pamela Canjura GRZ Technologies

GRZ Technologies veut aller plus loin encore, produire un système de stockage d’hydrogène pour particuliers :

Pamela Canjura
GRZ Technologies
Pamela Canjura GRZ Technologies

GRZ Technologies est basée à Sion, en Valais.

Crédit Photo : EPFL

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Elections fédérales : PLR et PS au coude-à-coude derrière l’UDC

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Avant d'opter pour un parti, les Suisses regardent la position qu'il adopte sur la question européenne. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le « ticket vert » continue de gagner du terrain neuf mois avant les élections fédérales, selon le baromètre électoral de la SSR. L’UDC perd des points, mais reste le premier parti de Suisse, suivi par le PS et le PLR au coude-à-coude pour la 2e place.

Après le coup de frein subi par le « ticket vert » lors des élections de 2015, celui-ci a de nouveau le vent en poupe, crise climatique oblige. Les intentions de vote en leur faveur se sont encore renforcées depuis le dernier baromètre d’octobre.

Les Verts enregistrent la plus forte hausse avec +2,4 points de pourcentage et 9,5% d’intentions de vote. Le parti n’en est ainsi qu’à un dixième de point de son résultat record de 2007.

Les Vert’libéraux (PVL) suivent. Pour l’instant, 6,4% des électeurs choisissent ce parti, soit une hausse de 1,8 point par rapport aux élections de 2015.

UDC: 27% d’intentions de vote

L’UDC perd 2,4 points de pourcentage, mais reste clairement le premier parti de Suisse avec 27% d’intentions de vote. Derrière lui, la lutte est serrée pour la deuxième place.

Le PLR et le PS sont tous deux à 17,4%. Les chances que le PLR atteigne son objectif de dépasser le PS restent intactes, même s’il enregistre une hausse plutôt modeste de 1%, selon le sondage électoral actuel.

PS en baisse

C’est surtout le PS qui fait moins bien. Un recul de -1,4 point est enregistré par rapport au dernier baromètre électoral où il était à +0,5 point.

De son côté, le PDC peut respirer. Sa part électorale est de 11,3%, à peine inférieure à son résultat de 11,6% aux élections de 2015. Le PDC n’a cessé de perdre des plumes aux élections fédérales depuis 1979, à une exception près.

L’autre parti du centre bourgeois n’a quant à lui guère de raisons d’espérer. Le PBD en est à 3,3%, soit un recul de 0,8 point.

Pas de bascule attendue

Les intentions de vote actuelles ne compensent que partiellement le glissement du Parlement à droite de 2015. Toutefois, selon les auteurs de l’étude, il en faut peu pour faire basculer la majorité de 101 sièges sur 200 au Conseil national, détenue actuellement par l’UDC et le PLR.

Le sondage montre à ce stade un léger transfert des forces politiques de la droite vers la gauche. L’UDC et le PLR, les deux partis les plus forts à droite, perdent 1,4 point de pourcentage alors que le PS et les Verts gagnent ensemble un point. Mais les gains des Verts sont relativisés par les pertes du PS et les pertes de l’UDC par les gains du PLR.

Le centre sous pression a légèrement pu remonter dans le baromètre. Les gains du PVL compensent les pertes plutôt modérées en points de pourcentage du PBD et du PDC.

La santé, l’UE et le climat

Près d’un sondé sur deux (47%) considère que les coûts de l’assurance-maladie et du système de santé sont l’un des défis majeurs à relever en politique fédérale. Les relations avec l’UE grimpent aussi dans les préoccupations des Suisses, passant de 28% à 47% depuis le dernier baromètre en automne.

Vient ensuite la question climatique, qui a gagné du terrain ces derniers mois passant de 30% à 38%. Cette préoccupation a d’ailleurs éjecté du podium la réforme de la prévoyance vieillesse. Selon les chercheurs, cela indique que la perception des problèmes par la population est aussi fortement marquée par le programme politique du Conseil fédéral et du Parlement.

Les chercheurs ont encore voulu savoir quels sujets poussent un électeur à élire un représentant de tel ou tel parti. C’est actuellement la question européenne qui est la plus déterminante en la matière.

Ce sondage en ligne a été mené du 1er au 7 février auprès de 12’085 électeurs. Grâce à une pondération, sa représentativité est jugée comparable à celle d’un échantillonnage aléatoire, avec une marge d’erreur de +/-1,5%.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Du soutien pour les PME qui allient innovation et durabilité

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« Protéger le climat. Promouvoir les PME ». C’est la devise de la Fondation Suisse pour le Climat. Elle a été créée en 2008 par des prestataires de services tels que des banques, des assurances et des sociétés de conseil.

Depuis plus de dix ans maintenant, la Fondation Suisse pour le Climat soutient des projets de petites et moyennes entreprises qui contribuent à la protection du climat. Soit par le biais d’économies d’énergie au sein de l’entreprise, soit par le développement de produits favorables à l’environnement. En Suisse et au Liechtenstein, 1’400 PME ont ainsi pu bénéficier de plusieurs millions de francs de subsides. Premier secteur visé, celui de l’innovation.

Vincent Eckert, directeur de la Fondation Suisse pour le Climat :

Vincent Eckert
Fondation Suisse pour le Climat
Vincent Eckert Fondation Suisse pour le Climat

Deuxième secteur, celui de l’efficience énergétique :

Vincent Eckert
Fondation Suisse pour le Climat
Vincent Eckert Fondation Suisse pour le Climat

De nature optimiste, Vincent Eckert est persuadé que tous les gestes comptent, à grande ou à plus petite échelle :

Vincent Eckert
Fondation Suisse pour le Climat
Vincent Eckert Fondation Suisse pour le Climat

Plus d’informations sur la Fondation Suisse pour le Climat.

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Dépolluer la nature et la régénérer sans intervention chimique

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Dépolluer un élément naturel et le régénérer, sans intervention chimique. C’est le savoir-faire de Bioma, une entreprise suisse basée au Tessin.

Bioma est active dans trois grands domaines, l’agriculture, l’élevage et la dépollution des environnements. L’entreprise travaille dans plusieurs pays européens, aux Etats-Unis aussi et au Mexique. En Suisse, 700 fermes font partie de ses clients. Objectifs : restaurer ou renforcer l’équilibre microbiologique de l’exploitation.

Les explications de Paolo Bassanini, CEO de Bioma :

Paolo Bassanini
CEO Bioma
Paolo Bassanini CEO Bioma

Bioma, sans intervention chimique, soutient donc le travail entrepris naturellement par les sols eux-mêmes :

Paolo Bassanini
CEO Bioma
Paolo Bassanini CEO Bioma

En parlant de fermes qui pratiquent l’élevage, Bioma est capable d’éliminer les émissions d’ammoniac provenant des stabulations bovines. La santé des êtres humains et des animaux ainsi que la productivité des bêtes sont améliorées selon Paolo Bassanini :

Paolo Bassanini
CEO Bioma
Paolo Bassanini CEO Bioma

Soutenabilité environnementale et soutenabilité économique sont ainsi réunies:

Paolo Bassanini
CEO Bioma
Paolo Bassanini CEO Bioma

Bioma et ses produits naturels soutiennent donc une vision durable de l’agriculture et de l’élevage, permettant à la fois de préserver l’environnement et de nourrir la planète. C’est le credo de Bioma et de son CEO Paolo Bassanini :

Paolo Bassanini
CEO Bioma
Paolo Bassanini CEO Bioma

Plus d’informations sur Bioma

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