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Suisse

Imposition allégée pour les couples mariés

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Les couples mariés ne devraient plus être pénalisés au moment de payer leurs impôts. Les concubins qui ont des enfants seront en revanche davantage taxés. Le Conseil fédéral a transmis mercredi au Parlement son projet d'harmonisation fiscale.

L'impôt fédéral direct (IFD) des conjoints devrait d'abord être calculé selon le barème actuel de la taxation commune, puis comme s'il s'agissait de deux concubins. Au final, la facture la moins lourde sera appliquée, éliminant ainsi une éventuelle pénalisation des couples mariés.

Cette solution devrait recueillir un large consensus, a expliqué le ministre des finances Ueli Maurer devant la presse. Elle pourra en outre être mise en oeuvre rapidement si elle passe la rampe.

Actuellement, le calcul de l'IFD désavantage les époux par rapport aux concubins, qui sont toujours taxés individuellement et dont les revenus ne sont pas additionnés. La charge supplémentaire qui pèse sur les couples mariés est contraire à la Constitution. Le Tribunal fédéral a fixé la différence admissible à 10%.

Plus de 80'000 couples mariés, dont les deux époux travaillent, et plus de 250'000 retraités sont actuellement pénalisés par rapport à des concubins dans la même situation économique, a relevé Ueli Maurer. En revanche, 370'000 couples mariés bénéficient d'un bonus dépassant les 10% par rapport aux concubins. Dans la majorité des cas, il s'agit de familles ne bénéficiant que d'un seul salaire.

Le modèle de calcul proposé par le Conseil fédéral augmente les différences de charges entre les couples mariés à un revenu et les couples mariés à deux revenus. Afin que ces différences ne deviennent pas trop importantes, les premiers devraient pouvoir déduire de leur revenu un montant de 8100 francs.

Egalité

Le projet du Conseil fédéral vise aussi à supprimer les allégements dont bénéficient les concubins qui ont des enfants. Ceux-ci ont actuellement droit à la même réduction que les couples mariés avec enfants, bien que leurs revenus ne soient pas additionnés. Avec la nouvelle loi, le même barème de l’impôt fédéral direct serait appliqué à toutes les personnes mariées ou non mariées avec enfants.

Conséquence, les parents non mariés verront leur impôt augmenter selon leur revenu. La mesure entraînera surtout une hausse des charges pour les familles monoparentales. Elle sera compensée par une déduction d'un montant de 11'500 francs, promet le Conseil fédéral. La situation ne devrait pas changer pour 70% des familles monoparentales, car elles ne paient pas d'IFD en raison de leurs faibles revenus.

L'harmonisation fiscale aura des effets sur les finances fédérales, mais moins importants que d'autres modèles, a indiqué Ueli Maurer. Et elle ne devrait pas nécessiter de programme d'économie, a ajouté le conseiller fédéral. Les recettes de l'impôt fédéral direct diminueront 1,150 milliard de francs. Quelque 950 millions seront à la charge de la Confédération et les 17% restant des cantons.

Les couples mariés à deux revenus paieront au total environ 700 millions de francs de moins. Les couples de rentiers mariés économiseront 300 millions de francs et les couples mariés à un revenu 150 millions de francs. Une augmentation du nombre de mariages n'est pas à exclure, a reconnu le chef des finances fédérales.

L'harmonisation ne concerne que l'IFD. Elle n'aura donc pas de conséquence financière sur les impôts des cantons et des communes qui pourront conserver leur régime actuel d'imposition des couples mariés.

Création d'emplois

Pour le Conseil fédéral, le calcul alternatif s'inscrit également dans le cadre de la lutte contre la pénurie de personnel qualifié. Si un couple n'est plus discriminé fiscalement, on peut en effet tabler que le conjoint qui a le revenu le plus bas sera incité à travailler davantage. Le gouvernement estime l'effet sur l'emploi à moyen terme à environ 15'000 postes à plein temps.

Ce n'est pas la première tentative du Conseil fédéral pour supprimer la pénalisation des couples mariés. En 2013, il a gelé son projet face aux fortes divergences rencontrées en consultation. Le gouvernement a ensuite décidé de revenir avec une proposition après le refus par 50,8% des votants le 28 février de l'initiative du PDC contre la pénalisation fiscale du mariage.

ATS

PHOTO KEYSTONE/MARCEL BIERI

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Suisse

Travail à temps partiel: les rôles traditionnels ont la peau dure

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Un sondage vient conforter les stéréotypes, qui ont la peau dure. (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Selon un sondage sur le travail à temps partiel, une majorité des personnes interrogées est encore attachée au rôle de l'homme comme pourvoyeur principal de la famille. A gauche, on préfère une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Pour les personnes interrogées, le taux de travail idéal pour un père qui a des enfants scolarisés est de 80%, peut-on lire lundi dans le sondage de l'institut privé Sotomo. Pour les mères, le pourcentage idéal est de 60% aux yeux des femmes interrogées. Les hommes le situent eux à 50%.

Répartition égalitaire du travail rémunéré

Les personnes diplômées de l'enseignement supérieur, les jeunes, ainsi que les personnes plus proches des partis de gauche, préfèrent une répartition égalitaire du travail rémunéré.

Dans la pratique, les mères d'enfants à charge travaillent en moyenne à 55%, les pères à 91%. Les couples et les parents proches des partis de gauche ne travaillent pas moins que ceux proches de l'UDC. De même, les personnes proches de l'UDC ont indiqué le taux d'occupation le plus bas (56%) dans le cas où elles seraient financièrement à l'abri du besoin.

Toutefois, sur cette question, les différences entre les camps politiques sont relativement faibles - en moyenne, les personnes interrogées souhaiteraient travailler trois jours par semaine si l'argent ne jouait aucun rôle.

Positions contradictoires

Dans l'ensemble, les auteurs de l'étude ont constaté chez les personnes interrogées "un champ de tensions considérable" concernant leur attitude vis-à-vis du travail à temps partiel. Ainsi, une majorité est d'avis qu'en raison de la pénurie de main-d'½uvre qualifiée, il faudrait en fait travailler davantage. De même, plus de deux tiers des personnes interrogées estiment "qu'en Suisse, nous travaillons trop".

Cette tension conduit à des revendications politiques apparemment contradictoires. Ainsi, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à une place de crèche garantie pour tous et à un soutien financier des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants. "La population se prononce en faveur du soutien des familles, indépendamment de l'effet sur la participation au marché du travail", écrivaient les auteurs de l'étude.

Ces derniers interprètent également comme favorable aux familles le net oui à la semaine de quatre jours : environ deux tiers des personnes interrogées soutiennent une telle réduction de la semaine de travail régulière.

La pression sur les mères passe mal

Selon l'étude, l'exigence récemment accentuée de faire face à la pénurie croissante de main-d'½uvre qualifiée en augmentant le taux d'activité des mères a du mal à passer. Il s'agirait même du groupe que les personnes interrogées mettraient en dernier lieu à contribution.

En revanche, les personnes travaillant à temps partiel et sans enfant suscitent certaines réserves. Ainsi, près de 50% des sondés sont d'avis que les travailleurs à temps partiel sans enfant devraient augmenter leur taux d'occupation afin de contrecarrer la pénurie de main-d'½uvre qualifiée.

En outre, une nette majorité s'est prononcée pour que les travailleurs à temps partiel qui gagnent en réalité bien leur vie n'aient pas droit à des avantages, par exemple en ce qui concerne les frais de garderie ou les primes d'assurance maladie.

Dans le cadre de l'étude, plus de 2000 personnes ont été interrogées à la fin de l'an dernier. Les résultats sont représentatifs pour la population qui parle les langues nationales en Suisse alémanique et en Suisse romande.

L'étude a été réalisée par l'institut de recherche privé Sotomo en collaboration avec l'initiative geschlechtergerechter.ch. Cette organisation veut lancer un débat non dogmatique sur les questions de genre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Début des travaux d'extension du Muséum d'histoire naturelle

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Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse avec des collections comprenant plus de 15 millions de spécimens (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le chantier d'extension du Muséum d'histoire naturelle de Genève s'est ouvert lundi. Les travaux sont programmés de 2023 à 2027. Ils impliqueront la fermeture de l'institution au public durant toute l'année 2024, précise la Ville de Genève dans un communiqué.

Le chantier consiste en la construction d'une nouvelle aile qui sera consacrée à la conservation des immenses et riches collections du musée. L'institution compte aujourd'hui plus 15 millions de spécimens, référencés sur 30 kilomètres de rayonnages. Un nouvel aménagement pour les accueillir "était devenu indispensable".

Le transfert des collections dans la nouvelle aile impliquera une réorganisation partielle des bâtiments existants. L'accueil du public sera amélioré et un nouvel espace dédié aux expositions temporaires sera créé. A l'extérieur, le parvis sera rénové et le parc qui entoure le musée sera repensé.

Le muséum va aussi profiter du chantier pour s'engager dans la transition énergétique. Une centrale photovoltaïque verra le jour et les toitures seront végétalisées. Les besoins en chaleur du nouveau bâtiment seront entièrement assurés par des énergies renouvelables, indique la Ville de Genève.

L'année prochaine, quand le musée sera fermé aux visiteurs, l'institution organisera des activités hors les murs et offrira au public des rendez-vous en ligne. Le Muséum de Genève est le plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse et le musée le plus fréquenté de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Opération de secours de haute voltige dans les Alpes vaudoises

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Plusieurs tentatives de sauvetage par hélicoptère ont échoué. Les quatre skieurs-alpinistes en détresse ont finalement été secourus grâce à une opération terrestre (archive). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Quatre skieurs-alpinistes qui se trouvaient en mauvaise posture près de la pointe d'Aufalle, au-dessus d'Ovronnaz (VS) dans les Alpes vaudoises, ont été secourus dimanche lors d'une opération de haute voltige. Ils sont sains et saufs.

La centrale d'intervention de la Rega a été alertée vers 14 heures, afin de secourir le groupe qui était bloqué dans une paroi rocheuse. Plusieurs tentatives de les récupérer par hélicoptère ont d'abord échoué en raison du mauvais temps, raconte la Garde aérienne suisse de sauvetage dans un communiqué.

Le Secours alpin suisse (SAS) a alors pris le relais pour une intervention terrestre. La colonne de Villars (VD) du SAS a mobilisé huit spécialistes qui sont intervenus depuis le fond du vallon de Nant. Les sauveteurs ont été transportés près du lieu d'intervention en motoneige par une personne privée. Un paysan de montagne a lui mis à disposition un espace chauffé.

Comme il était impossible de communiquer par téléphone en raison de l'absence de réseau, deux secouristes sont restés dans la vallée pour relayer les messages radio jusqu'au quartier général du dispositif à Villars. Sur la barre rocheuse, la descente des personnes en détresse devait s'effectuer en partie au-dessus d’un surplomb rocheux de 80 mètres, par mauvaise visibilité. Les skieurs ont finalement été extraits vers minuit et accompagnés en lieu sûr.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une centaine de personnes demandent la libération d'Abdullah Ocalan

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La marche qui demande la libération du leader kurde Abdullah Ocalan doit arriver à Bâle vendredi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une centaine de personnes ont participé, lundi, à une marche jusqu'à Coppet (VD) pour alerter l'opinion sur le sort du leader et fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 23 ans en Turquie.

La marche ira par étapes jusqu'à Bâle. Elle doit arriver dans la cité rhénane vendredi. Beaucoup de participants portaient une chasuble avec le portrait du dirigeant kurde imprimé sur le dos. Ils brandissaient également des drapeaux à son effigie ou l'étendard du PKK.

Abdullah Ocalan milite pour une solution politique à la question kurde. Aujourd'hui, il se trouve à l'isolement sur une île turque. Pour la Société démocratique kurde de Genève, de telles conditions de détention sont contraires aux conventions internationales sur la protection des droits des prisonniers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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