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La Suisse ne rapatriera pas activement les djihadistes helvétiques

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Le retour des djihadistes suisses préoccupe le Conseil fédéral. Celui-ci souhaite qu'ils soient dans la mesure du possible jugés sur place (archives). (©KEYSTONE/AP/ANDREA ROSA)

Les djihadistes suisses doivent être punis si c’est possible dans le pays où ils ont commis leur acte. La Suisse ne procédera par ailleurs pas activement au rapatriement de ces personnes. Le Conseil fédéral a fixé vendredi une ligne de conduite.

Il y aurait actuellement une vingtaine de personnes de nationalité suisse aux motivations terroristes dans la zone de conflit syro-irakienne. Certaines sont détenues par des acteurs non étatiques. Deux objectifs ont été fixés par le gouvernement pour régler ce problème qui préoccupe aussi la plupart des pays européens.

Premièrement, il s’agit d’assurer la sécurité de la population helvétique et d’éviter un retour incontrôlé des djihadistes en Suisse. Deuxièmement, il faut s’assurer qu’ils seront punis. Sur cette base, le Conseil fédéral a fixé une stratégie qui doit guider les autorités compétentes pour l’examen et le traitement des cas individuels.

Pas de retour incontrôlé

Toutes les mesures opérationnelles à disposition seront prises pour empêcher un retour incontrôlé. Cela pourra par exemple se faire via un signalement dans le système d’information Schengen à des fins d’arrestation ou en partageant des informations de police et de renseignement avec les autorités étrangères.

La Suisse n’interdira pas un retour en Suisse, mais elle n’interviendra pas non plus activement pour rapatrier des adultes. Pour des mineurs, un rapatriement pourra cependant être examiné, dans l’intérêt de l’enfant.

Mais il ne pourra se faire qu’avec l’accord exprès des parents ayant le droit de garde et des services compétents en matière de protection de l’enfance. La sécurité des personnes et des organes de sécurité organisant le rapatriement devra dans tous les cas être garantie.

Dans les États où elle peut le faire, la Suisse accordera un soutien, dans le cadre de la protection consulaire, à ses ressortissants privés de liberté.

Punis sur place si possible

Le Conseil fédéral souhaite par ailleurs que, dans la mesure du possible, les djihadistes soient poursuivis, jugés et punis dans l’État où une infraction a été commise, avec des procédures respectant les normes internationales. La Suisse peut soutenir la création d’une juridiction internationale spéciale ou la poursuite pénale sur place.

Si la poursuite pénale n’est pas possible dans l’État concerné, les ressortissants helvétiques devraient répondre de leurs actes devant un tribunal dès leur retour en Suisse. Autre possibilité: un jugement dans un État avec lequel la Suisse peut collaborer par le biais de l’entraide judiciaire.

Pour les djihadistes mineurs ou majeurs qui rentreraient malgré tout en Suisse, des mesures de réintégration devront en outre être mises en place avant, pendant et après l’exécution d’une peine.

Problème européen

La ministre de la justice Karin Keller-Sutter s’était récemment déclarée favorable à un jugement des djihadistes suisses là où ils ont été actifs. Le sujet est plus que jamais sur le tapis depuis que le président américain Donald Trump a appelé les pays européens à « reprendre plus de 800 combattants de l’EI » capturés en Syrie « afin de les traduire en justice ».

Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont les premiers concernés. Londres a décidé de déchoir de sa nationalité une jeune femme de 19 ans qui avait rejoint Daesh en Syrie.

Mesures à l’étude

L’arsenal suisse visant à lutter contre le terrorisme devrait être renforcé. Le code pénal sera complété par une interdiction de recrutement, d’entraînement et de voyage en vue d’un acte terroriste. Les appels au crime et l’apologie du terrorisme seront aussi poursuivis.

Le dossier est actuellement devant une commission du Conseil des Etats. Celle-ci veut le traiter avec un deuxième volet que le Conseil fédéral devrait prochainement présenter.

Il s’agira de fournir à la police des moyens en plus pour intervenir en dehors d’une procédure pénale contre des personnes potentiellement dangereuses (obligation de s’annoncer, interdiction de quitter le territoire, assignation à un lieu déterminé).

La stratégie du Conseil fédéral comporte un troisième volet consacré aux mesures de prévention. Un plan d’action commun aux cantons, aux communes et à la Confédération a déjà été adopté.

(KEYSTONE-ATS)

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Nouvelle panne chez Swisscom

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Une nouvelle panne a affecté mercredi matin une partie du réseau mobile de Swisscom. (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Une nouvelle panne a affecté mercredi matin une partie du réseau mobile de Swisscom. Le problème a surtout concerné le nord de la Suisse. C’est la troisième panne de l’opérateur en l’espace de quelques semaines.

Des utilisateurs se sont plaints sur Twitter. Le géant bleu a indiqué que l’accès à Internet était limité pour quelques clients d’abonnements mobiles. Mais il ne s’agit que d’une petite partie. La perturbation a duré de 3h40 à 8h40. Selon les premières constatations, le problème vient d’une panne de hardware.

La société a conseillé aux clients concernés de redémarrer le mobile ou d’activer puis désactiver le mode avion. Dans la matinée, Swisscom a vérifié s’il y avait d’autres problèmes sur le réseau mobile en raison de cette panne.

La semaine dernière, dans la nuit de mardi à mercredi, une grande partie du réseau Swisscom a été paralysée. L’interruption a été causée par des travaux de maintenance. De nombreux clients ont été privés de téléphonie mobile, d’internet et de téléphone fixe. Les numéros d’urgence ont été touchés. Le 17 janvier, la société a également dû faire face à de graves perturbations du réseau pendant une heure.

La deuxième panne a incité l’Office fédéral de la communication à prendre des mesures. Il a annoncé une enquête approfondie. Swisscom est tenue par la loi de garantir l’accès aux services d’urgence.

Une commission parlementaire a également demandé des comptes. Pour la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police, il est préoccupant pour la population de ne pas pouvoir appeler les services d’urgence à certains moments.

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La prévoyance vieillesse préoccupe les Suisses

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Selon le sondage de Vimentis, le besoin d'action politique le plus pressant en 2020 touche la prévoyance vieillesse. (KEYSTONE/Anthony Anex)

Pour 18% de l’électorat suisse, le besoin d’action politique le plus pressant en 2020 touche la prévoyance vieillesse, selon le dernier sondage en ligne de Vimentis. En 2e et 3e position, on trouve la politique d’asile (14%) et le changement climatique (12%).

Le changement climatique grimpe dans l’agenda politique des Suisses. L’an dernier, il se trouvait encore au neuvième rang, peut-on lire mercredi dans un communiqué de Vimentis. Dans le même temps, la satisfaction des Suisses face à la politique en général a baissé en un an, de 2% à 36%.

Nécessité d’agir

Revenant à l’environnement, 62% de citoyens suisses jugent qu’une action politique est nécessaire en raison du changement climatique, poursuit Vimentis. La Suisse devrait réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, estiment près de 45% d’entre eux, conformément à la Convention de Paris sur le climat.

Environ la même proportion (43%) est en faveur de l’introduction d’une taxe sur le CO2 pour les entreprises. Et la moitié de l’électorat suisse (50%) est opposée à une interdiction des moteurs à combustion interne d’ici 2050, contre 37% qui y sont favorables.

L’interdiction des vols court-courriers, en revanche, est soutenue en principe par 49% de l’électorat suisse, pratiquement à égalité avec les opposants à cette mesure, à 48%.

Mieux intégrer les réfugiés

La politique d’asile préoccupe aussi les Helvètes. Près de 62% des sondés ne sont pas satisfaits de la politique actuelle de la Suisse dans ce secteur. Une nette majorité de 54% souhaite que des mesures supplémentaires soient prises pour intégrer les réfugiés admis temporairement et reconnus sur le marché du travail.

Quelque 43 % pensent que les entreprises ne devraient pas recevoir d’incitations financières pour accepter des réfugiés temporairement admis. Par conséquent, ils devraient être payés comme les travailleurs domestiques, à qualifications comparables.

Enfin, une faible majorité de 47% de l’électorat suisse estime qu’il paie trop d’impôts par rapport aux services fournis par l’État. Et pas loin de la moitié des sondés (49%) jugent que leur salaire est équitable par rapport à celui des autres personnes en Suisse.

L’imposition individuelle des conjoints séduit encore 67% de l’électorat suisse. Dans un autre domaine, près de 70% des sondés est favorable à ce que les chômeurs soient obligés d’effectuer des travaux d’intérêt général pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale et des allocations de chômage.

Sondage en ligne

Ainsi 21’736 personnes ont participé au sondage en ligne du 13 novembre au 18 janvier. Les résultats de Vimentis représentent exactement les pourcentages de voix de 2019 (élections du Conseil national) des partis avec une marge d’erreur maximale de +/- 4%.

Vimentis a été créé en 2003 par des étudiants de l’Université de St-Gall. Mené une fois par année, il se veut politiquement neutre et se trouve sous le patronage des présidents des partis des Verts, du PS, du PLR, du PBD, du PDC, du PVL et de l’UDC.

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De moins en moins de gros fumeurs

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La plupart des gens commencent à fumer en tant que jeunes adultes (phot symbolique). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Les fumeurs représentaient 27% de la population en 2017, un chiffre relativement stable depuis dix ans. Mais les habitudes de consommation du tabac changent: la part des gros fumeurs qui en grillent au moins 20 par jour s’est réduite de moitié ces 25 dernières années.

En 2017, 31% des hommes et 23% des femmes faisaient partie des fumeurs, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les taux de fumeurs sont les plus élevés chez les moins de 35 ans. Après avoir augmenté de 30% à 33% entre 1992 et 1997, la proportion de fumeurs a diminué jusqu’en 2007 (28%) et s’est maintenue à ce niveau depuis.

En 25 ans, les fumeurs ont réduit leur consommation quotidienne de cigarettes. La part des gros fumeurs a diminué de moitié chez les hommes comme chez les femmes (de 12% à 6%). Cette évolution est due avant tout au changement d’habitudes de consommation des adolescents et des jeunes adultes.

Il y a de grosses différences sociales dans la consommation de tabac. Chez les personnes de moins de 45 ans, les personnes sans formation postobligatoire étaient proportionnellement plus nombreuses à fumer que celles ayant un diplôme universitaire (43% contre 27%). Elles fumaient aussi davantage de cigarettes par jour et étaient moins nombreuses à parvenir à arrêter de fumer.

Le tabagisme a évolué de manière différente chez les hommes et chez les femmes. Pour les hommes, une légère diminution a été observée pour les générations nées de 1935 à 1955. Celle de 1965 enregistre le recul le plus marqué.

Fumeuses en hausse

La part des femmes ayant déjà fumé a par contre continuellement augmenté dans les cohortes de naissances de 1935 à 1955, avant de diminuer légèrement dans celles de 1965 et de 1975. Comme chez les hommes, la part des femmes ayant déjà fumé est restée depuis pratiquement inchangée.

Le taux d’abandon du tabac n’a pratiquement pas changé au fil du temps. Près de la moitié des personnes ayant déjà fumé parviennent à arrêter de fumer (44%). Six sur dix fumeurs aimeraient arrêter.

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Transports publics – Pénurie de chauffeurs en Suisse

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Archives. (KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La pénurie de chauffeurs, tant sur la route que le rail, est manifeste en Suisse depuis quelque temps déjà et la bataille fait rage entre les compagnies pour recruter du personnel. Sous la pression de la ministre de tutelle, deux des plus grandes, CFF et BLS, ont enterré la hache de guerre, partiellement au moins.

Comme le révèle lundi le quotidien bernois Der Bund, les deux compagnies ont signé en août dernier un accord leur interdisant toute débauche de mécaniciens de locomotives chez le concurrent pour la conduite des trains sur les lignes Berne-Bienne et Berne-Berthoud-Olten. Toutes deux sont nouvellement exploitées par BLS, depuis décembre dernier pour la première, à partir de décembre prochain pour la seconde.

D’après les termes de cet accord inspiré par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et confirmé lundi à Keystone-ATS par un porte-parole des CFF, aucune des deux compagnies n’a le droit de prendre contact avec du personnel employé chez l’autre sans en avoir reçu l’accord écrit préalable de cette dernière.

Le problème de pénurie de chauffeur existe aussi sur la route, comme l’illustrent notamment les difficultés pour CarPostal de trouver du personnel au Tessin. L’ouverture à la fin de l’année du tunnel du Ceneri va élargir l’offre en transports publics routiers. Ainsi CarPostal doit recruter près de 150 nouveaux conducteurs de bus dans ce canton.

Elle s’appuie pour ce faire sur l’agence pour l’emploi et les autorités cantonales. Mais l’entreprise cherche aussi à débaucher auprès de la concurrence. La situation au Tessin augure de celle attendue au plan suisse à l’avenir. La pénurie n’y est encore pas aiguë, mais CarPostal aura besoin d’environ 800 nouveaux conducteurs au cours des dix prochaines années. Les raisons sont les retraites et fluctuations du personnel ainsi que l’élargissement de la gamme.

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Schaeppi promet des mesures après la panne

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Urs Schaeppi n'entend pas démissionner après les pannes de Swisscom (archives). (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le patron de Swisscom Urs Schaeppi n’exclut pas des conséquences pour lui-même après la panne du réseau survenue dans la nuit de mardi à mercredi. Il promet des mesures, car il est inacceptable, selon lui, que les numéros d’urgence ne soient plus disponibles.

D’éventuelles conséquences personnelles seront discutées lorsque les résultats de l’enquête seront connus, indique-t-il dans un entretien publié dimanche dans la SonntagsZeitung. Il n’a pas envisagé de démissionner, mais il est conscient qu’en tant que chef de l’entreprise, il en est le responsable ultime. « Mon travail est de tirer les bonnes leçons des incidents et de prendre les mesures nécessaires ».

Il comprend les critiques visant Swisscom. « Nous mesurons constamment la fiabilité de nos réseaux et nous les améliorons », poursuit M. Schaeppi. Au cours des trois dernières années, par exemple, les minutes d’indisponibilité pour les clients privés ont diminué d’environ 40%, selon lui. « Les systèmes sont devenus plus stables dans l’ensemble ».

Installer des « parachutes de secours »

Le patron de Swisscom affirme qu’il existe une sécurité contre les défaillances dans les numéros d’urgence. Une solution de secours a permis d’éviter la panne dans certains cantons, ajoute-t-il, soulignant cependant qu’il faut plus de sécurité. « Nous allons donc nous occuper des services d’urgence et examiner, comment nous pouvons installer des parachutes de secours ».

D’après lui, la panne est « un enchaînement de circonstances malheureuses ». « Nous savons maintenant que le niveau des risques liés à un changement dans le réseau a été mal évalué par plusieurs spécialistes. C’est une erreur qui ne doit pas se produire », explique M. Schaeppi.

L’évaluation des risques a été augmentée de deux niveaux avec effet immédiat, assure-t-il. Le responsable a également ordonné que des spécialistes se penchent sur le sujet et réévaluent les risques de tous les changements si nécessaire. Un audit externe des services d’urgence a en outre été lancé. « Et un programme est en cours, depuis un certain temps déjà, pour augmenter encore la disponibilité et la stabilité opérationnelle des réseaux », précise-t-il.

Quelque 1,6 milliard de francs sont investis chaque année dans les infrastructures. Sur ce montant, un peu plus de 500 millions sont consacrés à la maintenance et à l’entretien, déclare M. Schaeppi, qui écarte l’accusation de ne pas en faire assez pour la maintenance du réseau.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des travaux de maintenance ont paralysé une partie du réseau de Swisscom. Les numéros d’urgence ont été indisponibles durant plus d’une heure et demie. Il s’agissait de la deuxième panne en un mois.

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