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Suisse

La vignette autocollante sera maintenue

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La vignette autocollante a encore de beaux jours devant elle. Le Conseil fédéral renonce à la remplacer par un système purement électronique (archives). (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les Suisses auront le choix entre une vignette auto électronique et l'autocollant à placer chaque année sur le pare-brise. Le Conseil fédéral a renoncé mercredi à remplacer complètement le système actuel. Il tient compte des critiques faites en consultation.

La vignette autocollante a été introduite en 1985 en Suisse. Plusieurs pays ont déjà adopté la version électronique ou ont l'intention de le faire dans un proche avenir, dont la Hongrie, l'Autriche et l'Allemagne.

Le projet mis en consultation par le Conseil fédéral se voulait très général et laissait notamment ouvertes les questions de savoir qui percevra la redevance (la Confédération, les cantons, un tiers privé) et quelle technologie utiliser. Refroidi par le refus du peuple d'augmenter la vignette à 100 francs, le Conseil fédéral tenait à ne pas dépasser les 40 francs actuels.

Pas question non plus d'introduire des vignettes de courte durée. Pour conserver le même niveau de recettes (385 millions de francs par an), il faudrait en effet augmenter la redevance annuelle à 56 francs. Un tarif réduit pour les motocycles serait en revanche envisageable.

Critiques

Des voix, notamment du côté de milieux automobiles, se sont toutefois élevées durant la procédure de consultation pour juger le projet disproportionné et émettre des doutes quant à la protection des données.

Un système de contrôle global basé sur des images vidéo pour la reconnaissance des plaques de contrôle serait sans commune mesure avec le prélèvement d'une redevance annuelle forfaitaire simple. Pour assurer une couverture du réseau autoroutier, il faudrait prévoir environ 50 points de contrôle, ce qui nécessiterait d'investir 50 à 75 millions.

Le gouvernement a donc mis de l'eau dans son vin. Le système de la vignette autocollante ne sera pas complètement abandonné. Celui qui optera pour la solution électronique devra faire enregistrer la plaque de contrôle de son véhicule dans le système, par l'intermédiaire d'une application Internet.

Les contrôles adaptés aux nouvelles conditions seront effectués comme jusqu'à présent par la police et l'Administration fédérale des douanes. La vignette autocollante devra si possible être améliorée. Le Département fédéral des finances a été chargé d'élaborer un projet à l'intention du Parlement d'ici au milieu de l'année prochaine.

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Suisse

Ancien gestionnaire de fortune condamné à 6,5 ans de prison ferme

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Tous condamnés en première instance, les co-auteurs ont décidé de faire appel (ici le principal accusé lors de son arrivée au tribunal, le 9 mars dernier). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Un ancien gestionnaire de fortune a été condamné jeudi à 6 ans et six mois de prison ferme par le Tribunal de district de Sion. Le Valaisan et deux coaccusés ont été reconnus coupables. Ils ont tous décidé de faire appel.

Le quinquagénaire a été jugé coupable pour escroquerie par métier, abus de confiance, simple et aggravé, et de faux dans les titres. Il était accusé d'avoir floué 25 personnes, dont l'ancien chef Fredy Girardet, en leur vendant des certificats d'actions surévalués et en promettant des investissements fictifs, notamment dans une entreprise hollandaise, dans des gants en latex et des grands crus. Les faits se sont produits entre 2009 et 2015.

Durant sa plaidoirie, la procureure générale adjointe Catherine Seppey avait plaidé pour une peine de 8 ans et six mois de prison ferme. Ses avocats pour un acquittement.

Deux co-auteurs ont été condamnés à respectivement 4 ans, pour un associé économiste et 3 ans et dix mois de prison ferme, pour le directeur néerlandais de la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Le record de température pour le mois de juin en Suisse a été battu

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La canicule éprouve les organismes, particulièrement pour les personnes devant travailler en extérieur (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un record de chaleur vieux de près de 80 ans est battu. Jeudi, peu avant 15h00, les températures ont dépassé les 37 degrés dans pas moins de quatre stations de mesure. Il s'agit de la température la plus élevée jamais enregistrée en Suisse au mois de juin.

C'est à la station de mesure de Buchs-Aarau que les températures ont atteint leur maximum vers 14h40, avec 37,2 degrés. A Beznau (AG), elles s'élevaient à 37,1 degrés, et à Würenlingen (AG) ainsi qu'à Bâle-Binningen, à 37 degrés.

Selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse), le record précédent pour le mois de juin datait de 1947. A l'époque, 36,9 degrés avaient été enregistrés à Bâle-Binningen.

Les journées de canicule se succèdent sans interruption depuis la mi-juin. MétéoSuisse prévoit que la vague de chaleur durera jusqu'à lundi prochain. Le niveau d'alerte canicule le plus élevé est en vigueur dans une grande partie de la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un nouveau collectif pour documenter et agir contre le sans-abrisme

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Un nouveau collectif veut faire bouger les lignes à Genève pour lutter contre la grande précarité et le sans-abrisme (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève compte un nouveau collectif qui vise à documenter la grande précarité et le sans-abrisme dans le canton afin de faire évoluer les politiques publiques. L'objectif est de susciter une réflexion collective pour faire bouger les lignes.

RÉAGIS, pour Réseau d'action contre la grande précarité et les inégalités sociales, a été lancé officiellement jeudi. Il compte quinze organisations, dont le Caré, le CSP et l'Armée du Salut ainsi cinq membres individuels. "Nous ne créons pas RÉAGIS parce que les problèmes sont nouveaux. Nous le créons parce qu'ils sont connus depuis bien trp longtemps et qu'ils demeurent insuffisamment pris en compte", a relevé le collectif dans un communiqué.

Pour Mélanie Piñon, chercheuse spécialisée dans la santé des personnes en grande précarité et membre individuelle du collectif, il n'y a jamais eu autant de moyens mis à disposition, mais sur le terrain il est de plus en plus difficile de trouver une place d'hébergement, un repas ou d'accéder à une douche. RÉAGIS est né de ce paradoxe.

Pour rappel, la loi sur l’aide aux personnes sans abri (Lapsa), qui est entrée en vigueur en 2021, crée un droit à un accueil inconditionnel avec la couverture des besoins vitaux pour toute personne sans abri. Environ 500 places d'hébergement sont ainsi disponibles à l'année. Mais pour le collectif, c'est loin d'être suffisant et l'accès à ces places est parfois limité à trente jours par personne et par an.

Plus de transparence

Face à l'augmentation des situations de détresse, il n'est plus acceptable de se contenter de "politiques fragmentées et essentiellement centrées sur l'urgence", souligne le collectif. Il s'agit dans un premier temps de documenter le sans-abrisme. En effet, la dernière étude sur le sujet remonte à 2021 et évoquait le nombre de 730 personnes dans la rue. Un nombre largement sous-estimé, selon Etienne Quillet, coordinateur du collectif.

RÉAGIS va lancer plusieurs chantiers. En croisant les regards et les expertises des gens sur le terrain, il veut garantir de manière effective les besoins fondamentaux des personnes concernées. Il s'agit notamment de dépasser la logique de l'urgence et de renforcer la transparence et la cohérence des politiques publiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La sécurité de la Suisse s'est encore dégradée, selon le SRC

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Pour le directeur du SRC, Serge Bavaud, l'environnement protecteur de la Suisse s'érode de tous les côtés (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Espionnage, cyberattaques, terrorisme: la Suisse fait face à des menaces multiples et croissantes. La Russie est considérée comme le danger le plus direct, estime jeudi le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

L'ordre international est en plein bouleversement, avec des crises et des conflits qui se multiplient autour de l'Europe, a indiqué le SRC dans son rapport. L'instabilité est globale. "L'environnement protecteur de la Suisse s'érode – depuis l'est, l'ouest et le sud", a résumé le directeur du SRC, Serge Bavaud.

La menace russe est au premier plan. Moscou cherche à affaiblir les démocraties occidentales par un conflit hybride, maintenant des dizaines d'officiers de renseignement présumés en Suisse, souvent sous couverture diplomatique.

La menace terroriste reste par ailleurs élevée, marquée par des individus radicalisés en ligne. La guerre en Iran accroît aussi la probabilité d'actes de violence contre des cibles juives ou américaines en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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