Suisse
Lancement du référendum contre la chasse
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La loi sur la chasse est ratée et inacceptable aux yeux des organisations de protection de l'environnement et des animaux. Elles ont officiellement lancé mardi le référendum contre cette loi adoptée en septembre par le Parlement.
La réforme est un échec et extrêmement inquiétante. Elle anéantit la protection des espèces menacées au lieu de la renforcer, critiquent mardi ProNatura, le WWF Suisse, BirdLife Suisse, le Groupe Loup Suisse et zoosuisse qui demandent un retour à la case départ.
Ces organisations rappellent que les animaux protégés pourront être tués simplement parce qu'ils existent. Si le loup, le castor, le lynx ou le héron cendré dérangent les paysans, les chasseurs, les pisciculteurs ou les politiciens, ils pourront être abattus sans avoir provoqué de dégâts. Aucune mesure préventive ne doit être prise préalablement, souligne Urs Leugger-Eggimann, secrétaire central de Pro Natura.
Le Parlement a aussi raté l'opportunité de protéger enfin le lièvre brun ou la bécasse des bois. La loi prévoit aussi l'élaboration d'une liste des animaux régulables par la chasse. Le Conseil fédéral pourra la modifier à loisir, sans passer par le Parlement. La protection des animaux n'est plus assurée.
Différents régimes
La révision prévoit un transfert de compétences de la Confédération aux cantons en matière de protection des espèces. Chaque canton sera libre d'interpréter à sa façon la protection.
Il y a donc un risque réel de réactions irrationnelles et de voir apparaître une grande variété de régimes, rappelle David Gerke, président du Groupe Loup Suisse. Par ailleurs, si la chasse est du ressort des cantons, la protection des espèces est clairement l'affaire de la Confédération comme le stipule la Constitution fédérale.
Une telle délégation de compétence contrevient également à la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, selon les organisations. Cette dernière demande aux Etats signataires de protéger les espèces; elle ne prévoit pas de délégation de responsabilités à des instances subordonnées. De l'avis de l'Office fédéral de l'environnement, elle sera respectée malgré tout.
Retour à la loi actuelle
La loi actuelle jouit d'un large soutien de la part des chasseurs, des agriculteurs, des gardes-faune, des protecteurs de l'environnement et de la population en général. Elle est un compromis intelligent. Elle permet à la fois des tirs individuels ciblés et des régulations de populations.
Les organisations environnementales sont ouvertes à trouver des solutions si le peuple s'oppose à la révision. Selon M. Leugger-Eggiman, la mouture adoptée par le Parlement contient des éléments intéressants, comme une réglementation contraignante des corridors à faune. Une régulation du loup est aussi envisageable à certaines conditions.
De manière générale, une nouvelle loi sur la chasse et la protection doit renforcer la protection des espèces menacées et non l'affaiblir. Les succès isolés ne doivent pas faire oublier que l'état de la biodiversité est globalement dramatique en Suisse, souligne Océane Dayer, responsable politique au WWF. En Suisse, une espèce sur trois est menacée, dénonce-t-elle.
Délai en janvier
Elles ont jusqu'au 16 janvier 2020 pour récolter 50'000 signatures. Les organisations sont convaincues d'y parvenir.
Selon un sondage gfs, demandé par les organisations, 72% des personnes refusent le tir à titre préventif d'animaux protégés, précise M. Leugger-Eggimann. Plus de trois quarts d'entre elles sont contre le tir de loups si des mesures de protection de troupeaux n'ont pas été prises.
La Protection suisse des animaux (PSA) soutient le référendum, a-t-elle annoncé lundi. Elle ne fait pas partie du comité et agit de son côté. Pour les régions de montagnes en revanche, la réforme constitue un pas dans la bonne direction.
Football
Les cinq grandes questions avant la reprise de la Super League
Thoune champion en mai ? Bâle et YB vont-ils se réveiller et le FC Sion finira-t-il meilleur romand ? Voici les cinq grandes questions avant la reprise de la Super League.
La Super League reprend ses droits mercredi avec deux matches en retard du premier tour, dont un Servette - Lausanne-Sport déjà primordial pour les deux rivaux lémaniques. Avant le coup d'envoi de la deuxième partie de saison, voici les cinq grandes questions entourant la course au titre et les ambitions des clubs romands.
Thoune peut-il aller au bout ?
Néo-promu, Thoune a surpris tous les observateurs dès l'entame de l'exercice. Dirigé par un trio d'anciennes gloires - l'entraîneur Mauro Lustrinelli, son assistant Nelson Ferreira et le président Andres Gerber avaient vécu l'aventure en Ligue des champions en 2005 -, le club de l'Oberland bernois produit un jeu cohérent et conquérant qui lui a déjà permis de créer de nombreuses surprises.
Alors pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et décrocher un premier titre de champion de Suisse ? Le léger coup de moins bien subi entre novembre et décembre - trois défaites en quatre matches - a toutefois permis aux poursuivants des Bernois de se rapprocher. Saint-Gall, qui avait battu le leader le 13 décembre (2-0), n'est qu'à trois longueurs.
Mais une statistique parle en faveur du FC Thoune. La dernière fois qu'une équipe a passé les fêtes avec 40 points au compteur, elle a fini par soulever le trophée du champion (Zurich en 2021-22).
Bâle et YB vont-ils se réveiller ?
Saint-Gall (37 pts) et Lugano (33 pts), qui a fini l'année en trombe, forment pour l'heure les deux principales menaces à un premier sacre thounois. A moins que l'un des deux ogres ensommeillés du football suisse ne finisse par se réveiller.
Champion en titre, Bâle (32 pts) a du travail s'il entend revenir sur la tête du classement. La troupe de Ludovic Magnin, qui ne fait toujours pas l'unanimité dans la cité rhénane, fait en outre face à un vrai problème d'efficacité. Même ses tireurs de penalty - Xherdan Shaqiri en tête - ont de la peine à faire trembler les filets.
Surtout que, contrairement à Saint-Gall et Lugano, les Bâlois sont encore engagés sur la scène européenne - ils ont encore de bonnes chances de disputer la phase à élimination directe de l'Europa League. Tout comme les Young Boys (29 pts), chez qui l'éviction de Giorgio Contini et le retour fin octobre de Gerardo Seoane, qui a mené YB à trois titres de champion (2019-2021), n'a pour l'instant pas produit l'effet escompté.
Sion va-t-il finir meilleur romand ?
Depuis le début de la saison, le FC Sion (27 pts) n'a pas lâché l'étiquette de meilleur club romand. Les Valaisans n'ont presque jamais quitté le top 6 et comptent désormais une belle marge sur leurs rivaux lausannois (9es, 21 pts) et genevois (10es, 20 pts).
Le choix de la stabilité - Didier Tholot est le premier entraîneur de l'ère Constantin à connaître une telle longévité - porte ses fruits du côté de Tourbillon. Toujours en lice en Coupe de Suisse (quart de finale contre Grasshopper le 3 février), Sion joue aussi sur plusieurs tableaux, mais il pourrait bien regoûter à l'Europe d'ici quelques mois.
L'Europe ou le championnat pour Lausanne ?
Depuis le début de la campagne européenne du Lausanne-Sport en Conference League, son entraîneur Peter Zeidler n'a cessé d'affirmer que la priorité du club restait le championnat. Mais certaines performances vaudoises tendent à faire penser le contraire. Avant la trêve, l'exploit contre la Fiorentina (1-0) a été suivi par une sortie de route dommageable face à Lucerne (4-0).
Avec les six points de retard sur Sion, le risque que le LS ne puisse pas se battre pour les places européennes en fin de saison est réel. Suffisant pour que le club aille jusqu'au bout de son ambition en C4 ? On en saura sans doute plus d'ici les 19 et 26 février prochains, dates du barrage d'accession aux 8es de finale face aux Tchèques d'Olomouc ou aux Bosniens de Mostar.
Servette peut-il relever la tête ?
Le Servette FC n'est qu'à un point du LS et pourrait le dépasser en cas de victoire dans le derby lémanique mercredi à Genève (20h30). Mais, paradoxalement, la première partie de saison servettienne est jugée bien moins bonne, sans doute compte tenu des promesses estivales et du parcours européen des Lausannois.
Sur le podium lors des trois précédentes saisons, les Grenat ne peuvent pas se satisfaire de terminer sous la barre. Eliminés de la Coupe, ils n'ont plus que le championnat pour se consoler. L'arrivée de l'ancien capitaine lucernois Marco Burch incite toutefois à l'optimisme: l'ambition affichée est bel et bien celle de vouloir inverser la tendance.
Reste à savoir si Jocelyn Gourvennec, qui avait semblé enfin lancer la machine entre fin septembre et octobre (quatre victoires en six matches de Super League) avant de voir ses hommes impuissants lors d'une fin d'année compliquée (une victoire, trois nuls, trois défaites), est bel et bien l'homme de la situation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 6, 10, 18, 44 et 47 et les étoiles 2 et 10.
Lors du prochain tirage vendredi, 72 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.
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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Une motion s'oppose à la hausse de la taxe des véhicules polluants
La nouvelle hausse de la taxe automobile annuelle et les malus des véhicules les plus polluants passent mal à droite au Grand Conseil vaudois. Elle a réussi à faire adopter, de justesse, une motion UDC demandant un retour en arrière, la renvoyant même directement au Conseil d'Etat.
La motion portée par le député Yann Glayre - cosignée par 18 élus de son parti et onze élus PLR - a passé la rampe à deux voix près, 72 oui (PLR et UDC) contre 70 non (PS, Vert-e-s, Vert'libéraux et gauche radicale). Quelques absents dans les rangs à gauche de l'hémicycle ont fait basculer le vote en faveur de ce texte, qui demande de porter au maximum à 25% les majorations en fonction des émissions de grammes de CO2 par kilomètre au lieu de 50%.
Le texte demande aussi au gouvernement de revenir en arrière sur l'entrée en vigueur des nouveaux barèmes au 1er janvier 2026, annoncés la veille. Le Conseil d'Etat a, en effet, indiqué lundi, avoir adapté le règlement d'application de la loi sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux (LTVB).
Amendement écologiste
Cette décision met concrètement en oeuvre l'amendement déposé par le député David Raedler et adopté par le Grand Conseil dans le cadre du débat budgétaire. Il permettra d'augmenter de 10 millions de francs les recettes de cette taxe. Plus d'un tiers des véhicules légers sont concernés par la hausse (39%).
Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait décidé, le 19 novembre 2025, de relever la majoration de la taxe pour les véhicules les plus polluants de 25% à 40%. Cette mesure était intégrée au projet de budget 2026.
Lors des débats budgétaires de décembre dernier, le Grand Conseil a toutefois adopté un amendement allant plus loin. Il a exigé que la majoration soit portée à 50%, soit le maximum prévu par la loi, et que les autres paliers de majoration soient adaptés de manière proportionnelle afin d'éviter des effets de seuil.
Afin de permettre la mise en oeuvre de cette décision parlementaire et d’assurer la perception de la taxe dès le début de l'exercice 2026, le Conseil d’Etat a adopté, à la majorité, la révision du règlement avant le 31 décembre 2025.
Plus d'une heure de débat
En fonction des émissions de CO2, le taux de majoration maximal est ainsi porté à 50% pour les véhicules les plus polluants. Les autres paliers sont ajustés proportionnellement (15% au lieu de 10% pour les moins polluants et 25% au lieu de 15% pour les moyennement polluants).
La motion demande désormais de revenir en arrière et de fixer dans la LTVB un maximum de 25% de hausse. "Nous constatons que le barème est dorénavant très déséquilibré puisqu'un véhicule émettant 199g de CO2 par km aura une majoration de 25% alors qu'un véhicule émettant 200g de co2 par km verra sa taxe majorée de 50%", note M. Glayre. L'élu UDC a défendu "l'esprit de compromis" de sa motion qui propose le statu quo. Il a appelé le plénum à "revenir à la raison".
Le débat a duré plus d'une heure. Il a montré une nette fracture sur le sujet toujours très passionnel de la voiture entre la droite et la gauche, elle-même soutenue par les Vert'libéraux.
Principe du pollueur-payeur
La droite a dénoncé une "hausse scandaleuse" sur le dos des familles, des jeunes et des entreprises. Certains ont regreté que "l'automobiliste devienne une sorte de vache à lait pour renflouer les caisses de l'Etat".
La gauche a, elle, plaidé pour le principe de pollueur-payeur, estimant par ailleurs que seuls les détenteurs de voitures luxueuses, puissantes et polluantes auraient une forte hausse de la taxe, du style 250 francs, contre 20 à 60 francs pour les autres.
La ministre en charge du dossier, Nuria Gorrite, a rappelé que les modifications de barèmes apportées étaient conformes à la loi tout comme le nouveau règlement d'application lié à l'amendement accepté en décembre. Elle aurait souhaité que cette motion soit renvoyée en commission pour approfondir la réflexion autour de ces bonus/malus. Le Conseil d'Etat a désormais une année pour revoir la copie.
Sur un parc total d’environ 480'000 véhicules automobiles légers, près de 186'600 véhicules sont actuellement soumis à une majoration de la taxe: 86'000 véhicules au palier de majoration le plus faible, 55'000 à l'intermédiaire et 45'000 pour le plus élevé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Plus de 80% des Suisses pour un âge limite pour les réseaux sociaux
Une grande majorité des Suisses considère que les réseaux sociaux représentent plus un risque qu'une chance, selon un sondage publié mardi. Et 83,2% d'entre eux soutiennent l'introduction d'un âge minimal pour accéder à ces plateformes.
Les adolescents de 14 à 19 ans partagent cet avis à près de 81%, indique l'enquête réalisée par l'institut Marketagent auprès de 1001 personnes. L'âge minimal moyen souhaité est de 15 ans.
Les sondés estiment que ce sont principalement les parents qui doivent veiller au respect de cette prescription (42,5%). Ils sont moins nombreux à souhaiter attribuer cette responsabilité aux plateformes elles-mêmes (23,2%) ou à l'Etat (19,3%).
Pour eux, les risques des médias sociaux l'emportent clairement sur les avantages de leur utilisation. Les chances telles que l'accès aux connaissances et à la formation, l'acquisition de compétences numériques ou la participation à la vie sociale ou la communication avec les amis pèsent peu face aux risques de harcèlement sexuel, de dépendance ou d'utilisation excessive ou de mobbing.
Trois quarts des sondés jugent la plateforme TikTok à risque. Et un peu plus de la moitié Snapchat et Instagram.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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