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Suisse

Le chapitre de la Marche blanche est bouclé

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L'initiative de la Marche blanche pour interdire à vie aux pédophiles de travailler avec des enfants sera appliquée de manière assez conforme à ce que voulaient les initiants. La loi d'application ne prévoit des exceptions que pour des cas très particuliers.

Le National a éliminé mercredi les dernières divergences qui subsistaient. La loi stipule que quiconque est condamné pour atteinte à l'intégrité sexuelle d'un enfant de moins de 18 ans ou d'un adulte vulnérable est définitivement privé du droit d'exercer une activité professionnelle ou bénévole avec ces groupes. Elle concrétise l'initiative de la Marche blanche acceptée en 2014 par 63% des Suisses.

L'interdiction à vie d'exercer concernera les activités avec les mineurs et les adultes dépendants à protéger. Elle s'étend aussi aux activités impliquant des contacts directs avec les patients.

L'initiative ne pourra pas être mise en oeuvre à la lettre. Elle voulait créer un automatisme entre une condamnation et l'interdiction à vie. Mais les députés ont quand même adopté une clause dérogatoire pour les cas de rigueur.

Exceptions pour les cas bénins

Les juges auront une marge d'appréciation; ils pourront refuser d'interdire l'activité avec des enfants ou des personnes vulnérables pour des cas de très peu de gravité, voire absurdes, afin de respecter le principe de proportionnalité.

L'interdiction à vie ne s'appliquera ainsi pas à une simple buraliste qui a vendu une revue pornographique à un mineur. D'autres exemples comme un footballeur qui embrasse une de ses supportrices au bord du terrain ont démontré la difficulté d'appréciation.

Les pédophiles, au sens clinique du terme, ne pourront en aucun cas bénéficier de la clause d'exception ni les personnes condamnées pour de graves infractions. Et une fois prononcée, l'interdiction sera définitive et irrévocable.

Amours juvéniles

Les amours de jeunesse relèveront en principe de l'exception générale. Les députés ont discuté mercredi s'il fallait une disposition spéciale pour elles ou non. Le PS, les Verts et le PLR soutenaient qu'il était nécessaire d'inscrire noir sur blanc cette exception dans la loi sachant que l'UDC n'avait de cesse d'attaquer les clauses dérogatoires.

Mais par 101 voix contre 81, les élus ont finalement décidé d'en rester au droit actuel qui donnera plus de marge de manoeuvre aux juges. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s'est engagée à demander une évaluation dans quelques années sur ce point.

Large catalogue d'infractions

Quant à la liste des délits susceptibles de conduire à une interdiction à vie d'exercer avec des enfants ou des personnes dépendantes, les Chambres ont opté pour un catalogue d'infractions large. La liste comprend jusqu'à l'exhibitionnisme, le harcèlement sexuel et la pornographie impliquant des enfants, même si celle-ci est destinée à la consommation privée.

Il n'y a pas de raison de faire une différence entre des infractions graves et plus légères, dès lors que le Parlement a déjà prévu une clause dérogatoire pour les cas de rigueur, ont estimé les parlementaires.

Le Parlement a encore adapté en conséquence la loi sur le casier judiciaire informatique VOSTRA. La révision du code pénal est nettement plus strict que le tour de vis adopté par le Parlement avant la votation de l'initiative de la Marche blanche.

La loi entrée en vigueur en 2015 avait étendu l'interdiction d'exercer aux activités extraprofessionnelles. La sanction à vie pouvait déjà être prononcée de même qu'une interdiction de contact ou de périmètre.

Initiants satisfaits

A l'origine de l'initiative de la Marche blanche, Christine Bussat, se dit "très contente" du résultat. Toutes les exigences des initiants sont remplies, a-t-elle déclaré à l'ats, notamment l'une des principales, selon elle: que le téléchargement de pédopornographie soit pénalement répréhensible. Mme Bussat regrette toutefois qu'il ait fallu quatre ans pour mettre en oeuvre ce texte.

(ATS)

CREDIT PHOTO : KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

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Économie

Bond du bénéfice net de SPS en 2025

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Malgré la baisse des revenus issus des loyers, Swiss Prime Site a pu accroître son bénéfice net l'an passé (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Swiss Prime Site (SPS) a pu étoffer son bénéfice net l'an dernier, malgré le repli des revenus locatifs. Le premier groupe immobilier helvétique a dégagé un résultat net de 382,5 millions de francs, en hausse de 6,2% sur un an, à la faveur du jeu des revalorisations.

Les revenus issus des loyers ont fléchi de 1,4% au regard de 2024 à 456,8 millions de francs, précise jeudi SPS. Les revalorisations immobilières ont quant à elles bondi de plus de 90% à 216,9 millions de francs. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) a progressé de 18,5% à 629,6 millions.

La performance s'est révélée inférieure aux attentes des analystes. Sondés par l'agence AWP, les experts avaient en moyenne anticipé des revenus des loyers de 458,7 millions de francs, un bénéfice net de 449,8 millions et un Ebit hors réévaluations de 409,2 millions. Le dividende par action était lui attendu à 3,48 francs.

Les actionnaires bénéficieront de la solide performance, le conseil d'administration de SPS leur proposant lors de la prochaine assemblée générale de porter le dividende versé au titre de l'exercice 2025 à 3,50 franc par action, en hausse de 5 centimes.

Pour l'exercice 2026, Swiss Prime Site se montre optimiste et anticipe un environnement de marché globalement favorable. Dans le segment immobilier, le groupe zougois s'attend - notamment en raison des acquisitions réalisées en 2025 - à une nette hausse des revenus locatifs. En outre, une poursuite de la baisse du taux de vacance est prévue.

Dans la gestion d'actifs, Swiss Prime Site prévoit la poursuite de sa trajectoire de croissance et continue de tabler sur une croissance organique d'environ 1,0 milliard de CHF par an. Au niveau du groupe, une nette augmentation du résultat opérationnel est attendue pour l'exercice 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Helvetia délaisse la marque Baloise au prix d'un gros amortissement

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La marque Baloise va disparaître au prix d'un lourd amortissement pour le groupe Helvetia Baloise qui ne conservera plus que Helvetia comme raison sociale (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'assureur fusionné Helvetia Baloise simplifie sa raison sociale pour ne conserver que Helvetia. L'abandon de la marque Baloise entraînera un amortissement de 1,0 à 1,1 milliard de francs sur l'exercice en cours, puis 75 à 125 millions par année jusqu'en 2030.

L'impact comptable doit ensuite être ramené sous les 10 millions annuellement, jusqu'à l'amortissement intégral de la marque, prévu pour 2040, prévient jeudi le groupe établi à Bâle.

Si le groupe abandonne la marque Baloise, sa nouvelle identité visuelle en reprendra dès cette année le logo, la couleur et la police.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Addiction Suisse réclame des investissements dans la prévention

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Plus de 10'000 personnes décèdent chaque année en Suisse des suites de la consommation de substances (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Alors que les primes maladie explosent et que les addictions coûtent des milliards chaque année, la Confédération coupe dans la prévention, dénonce Addiction Suisse. L'association exige un changement de cap et des investissements massifs.

Une étude publiée en 2021 a estimé les coûts économiques des addictions en Suisse à environ 8 milliards de francs par an, note jeudi Addiction Suisse dans son "Panorama suisse des addictions 2026". Cette somme englobe les pertes pour les entreprises et les coûts pour le système de santé.

En outre, chaque année en Suisse, plus de 10'000 personnes décèdent des suites de la consommation de substances et des dizaines de milliers d'individus sont pris au piège de la dépendance.

Malgré cela, les politiques de prévention font face à des coupes. Pourtant, chaque franc investi dans la prévention permet de réduire les coûts, assure Addiction Suisse, qui réclame une "stratégie clairvoyante" en matière de prévention, avec les moyens financiers que cela suppose.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le PLR fribourgeois lance ses deux ministres sortants pour novembre

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Didier Castella, à gauche sur une affiche de 2021, et Romain Collaud représenteront le PLR fribourgeois sur la liste de l'Entente de centre-droit lors des élections cantonales de novembre (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PLR fribourgeois veut maintenir ses deux sièges au Conseil d’Etat lors des élections cantonales de novembre. Son assemblée cantonale extraordinaire a désigné les deux ministres sortants Didier Castella et Romain Collaud pour concrétiser l'objectif.

Les libéraux-radicaux du canton de Fribourg ont affiché une ambition "claire" lors de la réunion tenue mercredi soir à Ueberstorf, en Singine. Ils veulent garder leurs deux sièges au sein de l’exécutif, en misant "sur l’expérience, la compétence et la stabilité" amenées par les deux conseillers d'Etat sortants Didier Castella et Romain Collaud.

Ces derniers sont "solidement ancrés dans leurs fonctions", a estimé le parti cantonal en les présentant. Ils devraient donc figurer sur une liste d'Entente de centre-droit, avec deux membres du Centre et un de l'UDC, une alliance qui avait fait ses preuves en 2021 en propulsant cinq candidats bourgeois au Conseil d'Etat.

Continuité et efficacité

Sans surprise, le PLR fribourgeois a fait le choix de la continuité et de l’efficacité, "dans un contexte politique et économique exigeant". Avec ses candidats, il pourra compter sur des élus qui ont fait leurs preuves, disposant d’une "connaissance approfondie des dossiers", à même d'assurer stabilité et capacité d'action.

Conseiller d’Etat depuis 2018, Didier Castella, qui fêtera bientôt ses 56 ans, dirige la Direction des institutions, de l’agriculture et des forêts (DIAF) depuis lors. Le Gruérien s’est distingué "par sa capacité de gouvernance, son sens du dialogue et son pragmatisme", a souligné le PLR fribourgeois.

Le parti relève que Didier Castella dispose d'une "solide formation scientifique et d’une longue expérience politique". De plus, il a porté des réformes "structurantes" et contribué au "développement stratégique du canton, notamment dans l’agroalimentaire, les transports publics et les institutions communales".

Dernier mot aux électeurs

Entré au Conseil d’Etat en 2022, lors des précédentes élections, Romain Collaud, 41 ans, est à la tête de la Direction de la sécurité, de la justice et du sport (DSJS). Le Broyard a été décrit devant l'assemblée comme s'étant "rapidement imposé par sa maîtrise des dossiers, son sens des responsabilités et sa capacité à décider".

L'action de Romain Collaud, plus jeune des sept membres du collège gouvernemental actuel, est marquée "par une politique efficace, orientée vers les solutions, tant dans le domaine de la sécurité que dans celui des institutions judiciaires et du sport". Le dernier mot reviendra aux électeurs fribourgeois les 8 et 29 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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