Suisse
Le Conseil national a "échoué" aux yeux de la presse
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La presse est unanime au lendemain du non définitif au Parlement sur les garanties de la Confédération pour sauver Credit Suisse: refuser était facile. Elle doute que les parlementaires se montrent aussi courageux quand il sera question d'actes concrets.
L'UDC, le PS et les Verts "se sont contentés de caillasser le camion des pompiers, après avoir attendu sagement dans leur coin que l'incendie soit bien éteint", image le journaliste de La Liberté Philippe Castella, qui déplore un spectacle affligeant.
Il accuse le PS et l'UDC, les deux plus grands partis du pays avec chacun deux représentants au Conseil fédéral, de jouer sur les deux tableaux. "Ces partis ont beau se draper dans l'indignation légitime des leçons non tirées de la crise financière de 2008, la vérité est bien plus triviale, écrit le journaliste. A six mois des élections fédérales, l'UDC voulait la jouer une fois de plus seul contre tous. Et la gauche n'a pas voulu la laisser seule puiser les bénéfices électoraux de la grogne populaire".
L'ambiance est également amère outre-Sarine. "Le Conseil national a échoué", écrit l'Aargauer Zeitung, tandis que la Neue Zürcher Zeitung dénonce une "hypocrisie". "Au lieu de se montrer prêts à faire des compromis, la gauche et l'UDC sont allées à la pêche aux électeurs", souligne le Blick. Résultat: aucune solution n'a été trouvée pour éviter à l'avenir qu'une grande banque en faillite n'entraîne toute l'économie suisse dans sa chute.
Retournement de veste en vue
La presse attend du Parlement des actions concrètes. Elle exige un renforcement de la surveillance et une réglementation plus stricte des bonus des dirigeants. "Face au puissant lobby bancaire, cela demandera beaucoup de courage politique. Dont on peut douter au vu des tergiversations de cette session", commente Le Temps.
Mais surtout une commission d'enquête parlementaire (CEP) est nécessaire. Et les titres romands du groupe Tamedia, la Tribune de Genève et le 24 Heures, pressentent déjà un retournement de veste au Parlement. "Alors que la décision aurait pu être prise durant cette session extraordinaire, voilà que le Conseil des Etats a préféré la reporter au début de l'été", affirment les deux journaux pour qui refuser une CEP signifierait que le Parlement se défausse de ses responsabilités.
Ces mesures, c'est "ce que doivent nos élus à leurs électeurs", abonde Bayron Schwyn d'Arcinfo. "Ces derniers n'auront malheureusement pas le fin mot de l'histoire au moment de se rendre aux urnes lors des élections fédérales cet automne", souligne-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Prévenu, Nicolas Féraud ne gère plus le dossier au niveau politique
Prévenu depuis jeudi dernier dans l'affaire dite du bar "Le Constellation", le président de Crans-Montana Nicolas Féraud reste en poste, mais se récuse. Désormais. l'élu PLR n'interviendra plus sur les aspects liés à la gestion politique des suites de la tragédie.
Dans un communiqué de presse diffusé mardi, le Conseil communal de Crans-Montana prend acte de la mise en prévention de son président. L'Exécutif dit "continuer de travailler avec sérénité".
En ouvrant la séance de crise de mardi - la 24e depuis le 1er janvier -, le président Nicolas Féraud a formellement informé le Conseil communal de sa mise en prévention et a proposé sa récusation pour la suite de la réunion.
Afin d’assurer la gestion des dossiers liés à la tragédie du 1er janvier, l’Exécutif a désigné le conseiller Sébastien Rey, en charge de l'économie, des affaires rurales et des loisirs, afin de le remplacer. Nicolas Féraud ne participe plus depuis ce mardi aux séances de crise en lien avec le drame du 1er janvier.
Décision avec effet immédiat
"Ce choix s’est fait au regard de sa solide expérience managériale acquise en tant qu’officier d’état-major et comme chef d’entreprise", souligne le conseil communal.
La récusation de Nicolas Féraud pour tous les aspects liés à la gestion des suites de la tragédie du 1er janvier vaut avec effet immédiat et aussi longtemps qu’il sera prévenu. "En tant que président de la commune de Crans-Montana, M. Féraud conserve toutes ses prérogatives pour la gestion des affaires courantes", explicite le communiqué.
Pas une surprise
"Je m’attendais à être entendu par le Ministère public (MP) dans le cadre de cette enquête", avoue Nicolas Féraud. "Une telle tragédie soulève inévitablement de nombreuses questions. Il est normal que les autorités y apportent des réponses, car les victimes d’abord, et la société ensuite, les attendent. Dans ce contexte, je pourrai collaborer pleinement avec le MP afin que les faits puissent être établis".
Désormais en charge de piloter les affaires en lien avec la tragédie au sein du Conseil communal, Sébastien Rey s'est également exprimé: "si mon coeur est meurtri par cette tragédie, ma tête reste lucide. Nous avons choisi jusqu’ici de ne pas entrer dans le débat médiatique afin de pouvoir répondre sereinement aux questions du MP. L'audition du président concrétise notre volonté de collaborer à l’établissement des faits et des responsabilités dans cette affaire."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Paillote Festival revient à Morges en mode raccourci et gratuit
Après une absence de deux ans, le Paillote Festival sera de retour cet été au Parc de l'Indépendance à Morges (VD) pour sa 16e édition. Du 27 au 29 août, il proposera trois soirées gratuites faisant la part belle au rock et à la scène musicale régionale.
"Pour cette nouvelle édition, 15 artistes se succéderont sur scène: 11 artistes suisses, dont plusieurs talents locaux, trois groupes venus de France et de Belgique, ainsi qu’une artiste croate", annoncent les organisateurs mardi dans un communiqué. Le groupe pop-rock helvétique Tafta, l'électro-blues des Français No Money Kids et l'artiste croate Vanja Sky figurent parmi les têtes d'affiche.
Outre le retour à la gratuité, un autre changement marquera l'édition 2026. Traditionnellement programmé sur quatre soirs durant le week-end du Jeûne fédéral, le festival a été raccourci d'un jour et avancé de quelques semaines. Les organisateurs espèrent ainsi bénéficier d'une météo plus clémente.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Ralf Müller quitte ses fonctions de directeur de Ruag
Le patron de Ruag MRO Ralf Müller quitte son poste pour raison de santé. Un accident de ski survenu en janvier exigeant une convalescence plus longue que prévu, il se retire pour que l’entreprise "retrouve rapidement de la clarté au niveau de la direction".
Il faudra à Ralf Müller plusieurs mois pour se remettre de ses blessures, précise mardi l'entreprise. A la tête de Ruag MRO depuis mars 2024, il avait repris la fonction de directeur général "dans une situation compliquée et a depuis largement contribué à stabiliser et faire évoluer l’entreprise", ajoute le communiqué.
Le président du Conseil d’administration, Jürg Rötheli, a dit regretter la décision de Ralf Müller, tout en la respectant. "Il donne en effet la priorité aux intérêts de Ruag et nous le remercions de son engagement sans faille et de tout ce qu’il a apporté à l’entre prise", ajoute-t-il, cité dans le communiqué.
Jusqu'à la nomination d'un nouveau responsable, Oliver Müller, membre de la direction et ex-responsable des services généraux, prendra la direction du groupe.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Municipales: les partis dévoilent leurs candidats pour le 2e tour
Après le 1er tour des communales vaudoises dimanche, les scrutins à la Municipalité restent particulièrement ouverts dans plusieurs villes du canton pour le second tour du 29 mars. Tour d'horizon après le délai du dépôt des listes, fixé à mardi 12h00.
LAUSANNE: onze candidats, contre 22 au 1er tour, briguent l'un des sept sièges à la Municipalité de Lausanne pour le second tour. L'alliance rose-rouge-verte reste regroupée avec six candidats, le PLR relance ses trois atouts et l'UDC ne part plus qu'avec une seule personne. Ensemble à gauche, ainsi que les Vert'libéraux et le Centre, jettent l'éponge.
A gauche, les sortants Grégoire Junod (en tête du 1er tour) - qui brigue également la syndicature - et Emilie Moeschler (2e) ainsi que le nouveau venu Julien Eggenberger (6e) seront à nouveau entourés des Vert-e-s Natacha Litzistorf (3e) et Xavier Company (4e), tous deux sortants, ainsi que du popiste Xavier Roth (8e) qui va essayer de conserver le siège de la gauche radicale du partant David Payot.
A droite, le PLR repart à trois pour essayer de gagner un deuxième voire un troisième siège, en visant en particulier celui du POP. Le sortant Pierre-Antoine Hildbrand (5e), qui devrait aisément conserver son siège, se relance aux côtés des deux nouvelles venues, les conseillères communales Mathilde Maillard (7e) et Marlène Bérard (9e).
Parti à trois, l'UDC ne lance plus qu'un seul candidat en la personne du député Fabrice Moscheni, qui a obtenu le meilleur résultat dimanche (10e). Enfin, sur les trois candidats "indépendants", un seul rempile pour le second tour, à savoir Bruno Dupont (Stop drogue et narcotrafic).
VEVEY: le syndic de Vevey Yvan Luccarini ne se représente pas au 2e tour après avoir essuyé une grosse déconvenue dimanche, en échouant au 12e rang avec à peine 25% des suffrages. Après une législature mouvementée, entre critiques diverses, rupture de collégialité et longues absences maladie, l'élu de Décroissance Alternatives (da) a préféré renoncer. "La campagne menée de toutes parts contre notre syndic Yvan Luccarini a atteint son but: l'écarter de la Municipalité", déplore la formation de la gauche radicale dans un communiqué.
Personne n'ayant obtenu la majorité absolue dimanche, ils sont encore 11 candidats à viser une place à l'exécutif. Classés respectivement de la 1ère à la 7e place, Laurie Willommet (PS), Antoine Dormond (Vert), Johanne-Saskia Gay (PS), Pascal Molliat (Vevey Libre), Gabriela Kämpf (da), Alexandra Melchior (Verte) et Vincent Imhof (Vert'libéral) se représentent. S'ajoutent Patrick Bertschy (PLR), Elodie Lopez (da) ainsi qu'Oliver Ghorayeb et Bassem El Khansaa (tous deux d'En avant Vevey).
MONTREUX: il n'y aura pas de 2e tour à Montreux, le nombre de candidats en lice au second tour étant égal au nombre de sièges à repourvoir. Derrière le syndic Olivier Gfeller (PS), réélu dès le premier tour, Irina Gote (PS), Julien Chevalley (PLR), Florian Chiaradia (Vert), Olivier Mark (PLR), Romain Pilloud (PS) et Yannick Hess (PLR) sont élus tacitement. Les candidats qui avaient pris les rangs 8 à 16 dimanche ne se sont pas représentés pour le second tour. La Municipalité montreusienne reste ainsi dominée par la gauche (4-3), mais dans une moindre mesure que lors de la précédente législature (5-2). Pour mémoire quatre des municipaux actuels ne se représentaient pas.
YVERDON: le 2e tour à Yverdon verra, comme prévu, s'affronter un bloc de gauche face à un autre de droite. Les socialistes Julien Wicki - meilleur score dimanche à quatre voix de la majorité absolue -, Brenda Tuosto et Majda L'Mati feront campagne avec les écologistes Carmen Tanner et Benoist Guillard. En face, l'Entente yverdonnoise relance le quintette composé de François Armada, Christian Weiler, Dominique Viquerat (tous trois PLR), Pierre-Henri Meystre (Vert'libéral) et Sophie Pistoia-Grosset (UDC). Les indépendants Ruben Ramchurn et Roland Villard repartent aussi pour un tour. A l'inverse, la liste Solidarité & Ecologie, composée de la députée Mathilde Marendaz et de Rayan Ammon, renonce. La formation se rallie derrière les candidats rose-vert.
NYON: de 13 au premier tour, le nombre de candidats passe à 11 pour le scrutin du 29 mars à Nyon. Arrivé en tête dimanche mais sans obtenir la majorité absolue, le socialiste Alexandre Démétriadès emmène la plateforme rose-verte avec Pierre Wahlen (2e), Stéphanie Schmutz (4e), Nathalie Raya Etter (7e) et Maël Joly (8e). De son côté, l'alliance Centre-Droit Nyon mise toujours sur Olivier Riesen (3e), Roxane Faraut (5e), Daniel Grosjean (6e), Sacha Soldini (9e) et Nina Eggert (10e). Arrivé 13e et dernier dimanche, Salem Fedal (mouvement citoyen nyonnais) retente le coup.
MORGES: tous les candidats en lice dimanche se relancent pour le 2e tour à Morges, hormis évidemment la syndique PLR Mélanie Wyss et la sortante vert'libérale Laetitia Morandi. Toutes deux ont obtenu la majorité absolue dimanche et sont déjà élues. Cinq places sont encore à prendre. Les rangs 3 à 12 étaient revenus dimanche à Laure Jaton (PS), Pascal Gemperli (Vert), Mélanie Mojon (Entente morgienne), Patrick Zurn (PLR), Camille Robert (PS), l'indépendant et ex-PLR Laurent Pellegrino, Floriane Wyss (PLR), Nicolas Heredia (PS), Jean-Bernard Thüler (POP) et Pierre Lukaszewski (UDC).
AIGLE: Le syndic Grégory Devaud (PLR) et le président du Grand Conseil Stéphane Montangero (PS) étant déjà élus, il reste trois places à repourvoir à la Municipalité d'Aigle, qui se disputeront entre quatre candidats: Fabrice Cottier (PLR), Jean-Luc Duroux (Démarche citoyenne), Maude Allora (AlternativeS) et Gabriel Clément (UDC).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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