Suisse
Le National accepte de débattre de l'égalité
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Les plus grandes entreprises pourraient être contraintes à davantage de transparence sur les salaires de leurs employés. Le Conseil national est entré en matière lundi par 107 voix contre 85 et 2 abstentions sur la révision de la loi sur l'égalité.
L'UDC, soutenue par le PLR, a combattu l'entrée en matière, estimant que la loi sur l'égalité, introduite il y a 22 ans, suffit à protéger les femmes des discriminations salariales. "Ce projet est un tigre de papier qui va demander beaucoup d'énergie aux entreprises pour pas grand-chose", a estimé Nadja Pieren (UDC/BE).
Le projet sur lequel débat le Conseil national est une version allégée de celle du Conseil fédéral. Les entreprises devront effectuer une analyse de l'égalité salariale tous les quatre ans, la faire vérifier par un tiers et informer du résultat.
Mais pas toutes. Alors que le gouvernement souhaitait contraindre à la nouvelle réglementation les entreprises de plus de 50 employés, le Conseil des Etats a décidé en mai - après un renvoi en commission - de placer la barre à 100, soit 0,85% des entreprises en Suisse, représentant 45% des employés.
Pas d'autocontrôle
La majorité de la commission s'est ralliée à cette idée, mais de justesse. "C'est un projet raisonnable qui fait la part belle à la responsabilité et à l'indépendance des entreprises", a expliqué Christine Bulliard (PDC/FR). Jusqu'ici, les inégalités salariales se règlent au cas par cas en tablant sur la collaboration des entreprises. La loi doit être modifiée pour accélérer ce processus et garantir une vraie égalité, a-t-elle ajouté.
Le peuple a inscrit l'égalité dans la Constitution en 1981, mais l'égalité salariale n'est toujours pas réalisée, a renchéri la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Les employeurs ont souhaité réaliser l'égalité salariale sans intervention de l'Etat, ce qui leur a été accordé. Mais la voie volontaire ne fonctionne pas. Ce projet est donc nécessaire, a-t-elle expliqué.
Un point de vue que ne partage pas Hans-Ulrich Bigler (PLR/ZH), directeur de l'Union patronale suisse. Pour lui, les contrôles effectués sur une base volontaire suffisent actuellement. Imposer une telle loi reviendrait aussi à soupçonner tous les employeurs de discrimination.
Au cours du débat, qui se poursuit, différentes minorités essayeront de fixer le seuil à 250, à 50 ou à 10 au lieu de 100. Une autre minorité plaidera en faveur d’un calcul du nombre de travailleurs en équivalents plein temps.
Comme le Conseil des Etats, la commission propose d’exempter de nouvelle analyse les entreprises dans lesquelles le premier examen a montré que l'égalité était respectée. Une minorité conteste ce point.
Pas de punitions en vue
Le projet ne prévoit pas de sanctions contre les entreprises discriminantes, une idée combattue par la gauche. Le Conseil national discutera également d'un allégement des devoirs d'information des employeurs. Les sénateurs avaient également décidé que la loi devrait être évaluée au bout de 9 ans et abrogée au bout de 12 ans.
Le Conseil national abordera aussi une nouvelle proposition. Venant de l'UDC, elle vise à relever l’âge de la retraite pour les femmes à 65 ans de manière échelonnée. Pour la majorité de la commission cependant, cette question doit être étudiée dans le cadre de la réforme de l'AVS actuellement en consultation.
(ATS / KEYSTONE - PETER SCHNEIDER)
Économie
Une personne perd la vie dans un accident de travail à Viège (VS)
Un ressortissant italien âgé de 50 ans a perdu la vie dans un accident de travail jeudi à Viège (VS). Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'incident.
Un ouvrier se trouvait sur une aire de stockage d'une entreprise peu avant 8h00 et s'occupait de charger du matériel d'isolation sur un camion à l'aide d'une grue. "Pour des raisons encore inconnues, il s’est retrouvé coincé entre la cargaison et la grue", indique la police cantonale valaisanne dans son communiqué.
L'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) et le corps des sapeurs-pompiers de Viège et régions ont été immédiatement dépêchés sur les lieux. Une fois sur place, "les secours n'ont pu que constater le décès de l'homme".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Effet à retardement de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier
Genève (awp) - Les répercussions indirectes de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier suisse pourraient s'accentuer en cas de prolongations. Entre coûts de chauffage et taux hypothécaires, ménages et investisseurs font face à de nouvelles incertitudes.
(par Ibtissam BENCHIKH, AWP)
"Mieux vaut être un foyer avec une pompe à chaleur, plutôt que dépendant du gaz", explique Patrice Choffat, directeur général de la société immobilière Bestag, à l'agence AWP. "La moitié des Suisses qui se chauffent au gaz ou au mazout doivent s'attendre à absorber les hausses de prix, car ils ne vont pas reculer, même avec l'ouverture du détroit d'Ormuz."
Quelque 30% des foyers suisses se chauffent au gaz et 20% au mazout. Pour les premiers, les contrats à terme néerlandais sur le gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté depuis le début de la guerre, et pour les seconds, le Brent n'a cessé de flamber.
Si le conflit dure, l'effet sur les factures des particuliers sera visible d'ici 6 à 12 mois. "Les contrats à moyen et long terme lissent les fluctuations. Mais, cela est différent pour les entreprises dont les contrats prévoient des ajustements très réguliers", souligne le directeur des investissements de la banque privée Piguet Galland, Daniel Varela.
Un avis partagé par le directeur commercial de la fintech genevoise Resolve, Morgan Pauwels, qui prévient d'une "hausse des coûts énergétiques et de l'augmentation des prix à la consommation, si les prix de l'énergie devaient rester durablement élevés".
"Cela pose par ailleurs des questions plus structurelles, avec le basculement vers d'autres sources, la capacité du système électrique suisse à absorber une électrification massive et la dépendance énergétique vis-à-vis du charbon allemand ou du nucléaire français", ajoute M. Choffat.
De leur côté, les investisseurs ont été déstabilisés par le contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran, freinant l'acheminement des hydrocarbures. "Il s'agit de 15 à 20% du pétrole et 20% du gaz consommés à l'échelle planétaire qui passent par là", chiffre M. Varela. "C'est un phénomène naturel de voir les prix augmenter ici lorsqu'un conflit éclate, mais cette forte hausse s'explique surtout par l'incertitude autour de la durée."
3 millions de barils par jour
Dans un scénario court, la crainte de pénurie d'hydrocarbures est gérée grâce aux stocks constitués par les pays occidentaux. La production totale mondiale se monte à 100 millions de barils par jour. "Fin février, nous avions 3 millions de barils d'offre excédentaire par jour", rappelle M. Varela. "Dans les scénarios qui se répandent au sein des banques, la durée du conflit sera de quelques semaines. En admettant qu'il s'arrête comme prévu, nous pourrions retourner à la situation d'avant-guerre avec presque trop d'offre."
Dans ces périodes d'incertitude, M. Pauwels observe généralement un renforcement du dollar qui contribue à tirer vers le haut les rendements obligataires internationaux. "Or, en Suisse, les taux hypothécaires sont liés à l'évolution de ces marchés obligataires. Lorsque les rendements remontent, le coût de financement des banques aussi, ce qui se reflète dans les taux proposés aux ménages et aux entreprises."
Pour M. Varela, "il y aura peu d'impact sur les taux hypothécaires pour l'heure. En revanche, si le conflit dure, on peut imaginer une tendance de remontée des taux longs. Les investisseurs ont en mémoire 2022 avec la guerre en Ukraine qui dure finalement depuis quatre ans".
Mieux vaut être propriétaire et construire
Au contexte mondial incertain s'ajoute la conjoncture immobilière suisse faisant évoluer les comportements. Un vendeur sur 15 pense qu'il est préférable d'être propriétaire de son logement, selon les données fournies par Bestag.
Pour les sondés comme pour l'Office fédéral du logement (OFL), l'immobilier reste une protection contre l'inflation, ce qui pourrait renforcer cet attrait à l'achat. De plus, dans son dernier relevé annuel, l'OFL constate que "les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014".
Concernant la démographie, la consommation par personne ou l'activité de construction, qui expliquent la pénurie d'offres, il n'y a aucune répercussion de la guerre, "à moins que la Banque nationale suisse (BNS) finisse par augmenter ses taux", estime M. Choffat.
Du côté de la construction, les effets semblent limités. L'inflation pourrait se ressentir sur l'énergie, l'acier ou l'aluminium, selon les professionnels. Mais rien de comparable à certains chocs passés. Par ailleurs, lorsque les taux sont hauts, les demandes de permis baissent.
Malgré ces incertitudes, 98% des investisseurs estiment que la Suisse demeurera un marché attractif pour les investissements dans les mois à venir, relève le dernier baromètre des tendances du cabinet EY. Pour 2026, l'immobilier résidentiel reste leur premier choix.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Vaud
Maison de Montagne de Bretaye: Vaud soutient sa rénovation
La Maison de Montagne de Bretaye, qui accueille de nombreuses classes scolaires ou groupes en dortoirs, va faire peu neuve. Pour ce faire, le Conseil d'Etat vaudois a décidé d'octroyer une aide à fonds perdu cantonale de 997’000 francs au titre du crédit-cadre "tourisme durable" et un prêt cantonal au titre de la loi sur l'appui au développement économique (LADE) de 398'000 francs.
Cet investissement permettra de repositionner l'établissement selon les standards d'un établissement 3 étoiles, tout en préservant son caractère historique et l'accueil de classes ou groupes, d'exploiter la maison à l'année pour mieux valoriser son site et diversifier les activités ainsi qu'améliorer le confort, l'accessibilité et la performance énergétique du bâtiment, écrit jeudi le gouvernement.
Emblématique des camps de ski de très nombreux élèves vaudois, la Maison de Montagne de Bretaye peut actuellement accueillir jusqu'à 110 personnes environ. Elle se situe à 1750 mètres sur le tronçon du train Bex-Villars-Bretaye (BVB) en bordure des pistes de ski.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Romande Energie devient actionnaire majoritaire de ThermorésÔ
Romande Energie a augmenté sa participation ThermorésÔ. A l'issue de la transaction, finalisée le jour-même, l'énergéticien devient ainsi l'actionnaire majoritaire de la société exploitant le réseau de chauffage à distance de la commune vaudoise de Gland.
Dans le cadre de cette opération, dont les contours financiers ne sont pas dévoilés, la SEIC (Société électrique intercommunale de La Côte) a réduit sa participation à 10%, tandis que la SEFA (Société électrique des forces de l'Aubonne) s'est retirée de l'actionnariat, annonce Romande Energie jeudi dans un communiqué.
Le fournisseur d'énergie, basé à Morges, devient ainsi actionnaire majoritaire avec 51% du capital. Selon son dernier rapport annuel, il détenait 50% des parts jusqu'ici.
La Ville de Gland détient désormais 39%, confirmant son engagement suite à l'acceptation du préavis municipal par une large majorité du Conseil communal le 5 février dernier.
Cette décision est une mesure phare du plan climat communal, visant notamment la neutralité carbone d'ici 2050. Le dernier bilan carbone du territoire glandois a en effet révélé que 16% des émissions de gaz à effet de serre provenaient du secteur des bâtiments, majoritairement liées à la combustion de mazout et de gaz pour la chaleur.
Le siège de ThermorésÔ sera relocalisé de Nyon à Gland cette année, renforçant "l'ancrage territorial du projet", peut-on lire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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