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Suisse

Le Parlement prolonge le soutien à la production de sucre suisse

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Les producteurs de betteraves sucrières bénéficieront encore d'un soutien jusqu'en 2026 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La production de sucre suisse sera soutenue jusqu'en 2026. Le National a éliminé mercredi la dernière divergence avec le Conseil des Etats.

Les prix du sucre ont chuté après que l'Union européenne a libéré les volumes de production et supprimé la restriction à l'exportation en 2017. Le Conseil fédéral a pris des mesures l'année suivante.

La contribution pour les cultures de betteraves sucrières est passée à 2100 francs par hectare, soit 300 francs de plus. Et une protection douanière d'au moins 70 francs par tonne de sucre a été décidée.

Ces mesures, fixées au niveau de l'ordonnance, expireront le 31 décembre 2021. Le Parlement a décidé de les ancrer dans la loi, allant ainsi à l'encontre du Conseil fédéral. Il souhaite aussi octroyer un supplément de 200 francs aux cultures plus vertes.

Temps d'adaptation

Toutes les mesures de soutien seront cependant limitées jusqu'en 2026. Les députés ont tacitement accepté de soumettre la protection douanière à cette échéance, comme ils l'avaient déjà fait auparavant pour les contributions particulières.

Au terme de discussions parfois nourries, les parlementaires ont ainsi décidé d'offrir un temps d'adaptation supplémentaire aux acteurs concernés. Pour le ministre de l'économie Guy Parmelin, le soutien n'était plus nécessaire, vu que les prix du sucre ont augmenté et se situent actuellement au niveau de 2017.

Ancrer des montants fixes dans la loi entrave par ailleurs la marge de manoeuvre du Conseil fédéral pour adapter les contributions aux besoins, avait également pointé le Vaudois lors des débats précédents. Et le maintien d'une protection douanière nuit à l'industrie de transformation, qui doit importer du sucre pour produire chocolats, biscuits et autres confiseries.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le roi des footballeurs amateurs a franchi les 500 buts

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Un monument devant un autre: Albino Bencivenga, dit "le Roi des Rois", pose devant "son" Château de Champvent. Photo: Cornut

À 43 ans, Albino Bencivenga continue de rouler sa bosse sur les terrains de deuxième ligue. Avec un seul objectif: marquer, et encore marquer. Découvrez son interview.

Ronaldo, Pelé, Messi ou encore Romario… Dans le football professionnel, marquer plus de 500 buts fait indéniablement de vous un des grands noms du ballon rond.

C’est le même cas de figure dans le foot amateur, où ceux qui parviennent à atteindre de telles statistiques sont des exceptions. À l'image d’Albino Bencivenga, 43 ans et toujours au front avec le FC Champvent, en deuxième ligue. Son 500e but, il l’a inscrit il y a dix jours contre Chêne Aubonne.

La longévité exceptionnelle du joueur témoigne d’une passion énorme pour le football. D’un talent fou aussi, et de malchances qui ont mené le joueur du Yverdon de Lucien Favre à la troisième ligue vaudoise en à peine dix ans.

Qu’importe, Albino Bencivenga est heureux de sa carrière. Et d’avoir trouvé à quelques minces reprises les filets adverses.

Albino Bencivenga
Attaquant du FC Champvent
Albino BencivengaAttaquant du FC Champvent

Non, à 43 ans, Albino Bencivenga n’a rien perdu de sa passion dévorante pour le football. Encore moins durant la deuxième partie de sa carrière. Celle-ci se passe au FC Champvent, où il est arrivé par un concours de circonstances.

Albino Bencivenga
Attaquant du FC Champvent
Albino BencivengaAttaquant du FC Champvent

Des remerciements sincères en guise de derniers mots, voilà qui contredira l'idée qu'un attaquant de football doit être égoïste pour être efficace.

Et pour les amateurs qui aimeraient encore voir Albino Bencivenga à l'œuvre, sachez qu'il a promis qu'il ne raccrocherait pas les crampons avant de marquer 400 buts pour le FC Champvent. Mais il en est à 396, alors rendez-vous vite au Stade du Battoir!

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Culture

La langue des signes en mal de reconnaissance en Valais

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La Société des sourds du Valais rappelle que la langue des signes est une langue à part entière (archives). (© Keystone/ENNIO LEANZA)

La langue des signes ne figure pas dans la constitution valaisanne de 1907. Une anomalie selon la société des sourds du Valais qui veut inscrire la reconnaissance de l'idiome dans la nouvelle constitution en phase d'élaboration.

La Société des sourds du Valais a profité de la journée internationale des langues des signes, ce jeudi 23 septembre, pour transmettre leurs revendications aux journalistes réunis à Sion. Nous suivons très attentivement le travail des 130 membres de la constituante, et plus particulièrement celui des commissions thématiques 1 et 2 qui planchent notamment sur les langues et les droits fondamentaux et sociaux, a indiqué Stéphane Faustinelli, président de la Société des sourds du Valais, dont les propos étaient relayés par un interprète en langue des signes.

Dans son rapport, la commission 2 de la constituante mentionne les langues des signes dans l'article 206 sur les droits des personnes en situation de handicap. L'alinéa 4 précise que "dans leur rapport avec les autorités, les personnes en situation de handicap ont le droit d'obtenir des informations et de communiquer sous une forme adaptée à leurs besoins et leurs capacités, notamment en langues des signes et en braille, sans frais supplémentaires."

Cela est bien, mais ce n'est pas suffisant, estime Stéphane Faustinelli. Pour la Société des sourds du Valais, il est important que la langue des signes "ne soit pas cantonnée à un rôle de moyen auxiliaire mais soit reconnue comme une langue à part entière, vectrice de culture, de pensée et d'identité".

Dans le camp de la constituante

Pour aboutir à cette reconnaissance, la Société des sourds du Valais a diffusé à tous les membres de la constituante une proposition d'amendement demandant l'ajout d'un 5e alinéa à l'article 206: "La langue des signes française et die Deutschschweizer Gebärdensprache sont reconnues".

La reconnaissance pourrait aussi se faire via l'article 110 sur les langues, porté par la commission 1. La balle est maintenant dans le camp de la constituante. Si l'un ou plusieurs de ses membres déposent l'amendement, il sera débattu lors de la session des 5 et 7 octobre, voire lors de la deuxième lecture qui n'est pas encore planifiée.

"S'exprimer et se construire"

"La langue des signes nous permet de nous exprimer et de nous construire", a relevé Rolande Praplan, enseignante de langue des signes auprès des enfants. Elle permet "d'abattre les barrières dans l'éducation, la culture, le travail, la santé ou encore la politique, elle permet l'autonomie".

Sa reconnaissance dans la constitution lui ouvrirait des portes jusqu'ici fermées ou seulement entrouvertes. Stéphane Faustinelli explique qu'au début de la pandémie de Covid-19, la Société des sourds du Valais a interpellé le canton pour que les conférences de presse soient traduites en langue des signes. Après avoir essuyé un refus, leur demande a finalement été satisfaite.

"Nous ne demandons pas que la langue des signes soit reconnue comme langue officielle mais comme une langue à part entière. Comme c'est déjà le cas ailleurs en Suisse".

A Genève et Zurich

A Genève, la reconnaissance de la langue des signes est inscrite dans la constitution. Les débats du Grand Conseil retransmis sur le site Internet du Parlement sont accessibles aux personnes sourdes et malentendantes depuis fin 2019.

A Zurich, bien que la terminologie soit un peu différente, la reconnaissance de la langue est aussi inscrite dans la constitution. l'objet est également en discussion à Berne, Vaud, dans le Tessin comme en Valais précise encore le président de la Société des sourds du Valais.

En Valais, on estime le nombre de personnes sourdes et mal entendantes à 350 personnes environ. La Société des sourds du Valais, fondée en 1939 sur l'impulsion d'Esther Giroud qui en sera la première présidente, réunit 110 membres et est également ouverte aux sympathisants entendants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Deux applications vaudoises pour s'entraîner au test de naturalisation

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Le Canton de Vaud met à disposition de nouveaux outils pour les candidats à la naturalisation (Photo d'illustration © KEYSTONE/Christian Beutler)

Le canton de Vaud souhaite aider les candidats à la naturalisation. Il a mis en ligne deux applications pour se préparer au test de connaissances, l'une des étapes avant d'obtenir le passeport helvétique.

L'application "A-Vaud-Test" permet à chaque personne, selon sa commune de résidence, de s'entraîner en se confrontant à 160 questions à choix multiples. Elles sont issues de trois niveaux (fédéral, cantonal, communal) et de quatre domaines (géographie, société, politique, histoire). Il est également possible de passer un examen à blanc avec 48 questions à répondre en une heure. Deux nouveaux outils qui doivent répondre à plusieurs problématiques comme l'indique Philippe Leuba :

Philippe Leuba
Conseiller d'Etat - VD
Philippe LeubaConseiller d'Etat - VD

"Nous avons voulu quelque chose de ludique et qui facilite l'apprentissage", a expliqué Mélanie Buard, cheffe de la division Communes et nationalité du Service de la population, jeudi lors d'une conférence de presse. A sa connaissance, une telle application est "unique en Suisse", au vu surtout du nombre de questions qu'elle regroupe. Avec des questions spécifiques à chaque commune du canton, c'est un total de presque 10'000 questions QCM qui ont été regroupées :

Mélanie Buard
Cheffe de la division Communes et nationalité du Service de la population - VD
Mélanie BuardCheffe de la division Communes et nationalité du Service de la population - VD

En complément, le canton Vaud a aussi mis en ligne un didacticiel. Les réponses au test y sont développées avec des informations complémentaires, au moyen de textes, cartes animées et autres enregistrements sonores. Comme pour "A-Vaud-Test", cet instrument est disponible sur différents supports (téléphone mobile, tablette ou ordinateur).

Jusqu'ici, soit depuis 2018 et l'introduction de la nouvelle législation fédérale sur la naturalisation, le canton de Vaud mettait à disposition son questionnaire sous forme de fichiers "pdf" statiques. Les deux applications permettent désormais un usage plus fluide et attrayant.

Philippe Leuba
Conseiller d'Etat - VD
Philippe LeubaConseiller d'Etat - VD

Favoriser les naturalisations

Elles visent aussi à faciliter l'accès à la naturalisation, comme cela est prévu dans la Constitution vaudoise, a souligné le conseiller d'Etat Philippe Leuba. Il a rappelé qu'environ 7000 personnes recevaient chaque année la nationalité suisse dans le canton de Vaud. "Il faut s'en réjouir, car cela prouve que ces gens se sentent chez eux", a-t-il dit.

Les candidats peuvent se présenter jusqu'à trois fois au test de connaissances. Il est considéré comme réussi avec au moins 70% de bonnes réponses. Mélanie Buard a toutefois rappelé que le test n'était qu'une étape parmi d'autres pour devenir Suisse. Une personne qui échouerait de peu au test pourrait ainsi compenser cet échec avec une bonne évaluation devant les autorités communales.

Philippe Leuba
Conseiller d'Etat - VD
Philippe LeubaConseiller d'Etat - VD

Philippe Leuba a aussi insisté sur l'importance de cette "appréciation générale", destinée à évaluer si le candidat est bien intégré. "Pour moi, cela serait de faire partie du club de foot du village", a plaisanté l'ancien arbitre. Et d'ajouter: "Nous ne voulons pas que la naturalisation soit une procédure purement administrative. Elle ne doit pas s'acquérir comme un permis de conduire."

A noter finalement que les deux nouveaux outils ne sont pas réservés aux candidats à la naturalisation. Toute personne souhaitant tester sa culture générale peut s'y essayer. Le didacticiel pourrait aussi servir dans le domaine scolaire.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Coronavirus

La Suisse compte 1632 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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La Suisse compte jeudi 1632 nouveaux cas de Covid-19 (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse compte jeudi 1632 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore cinq décès supplémentaires et 35 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 37'534 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,35%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'152, soit 290,95 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,83. Les patients Covid-19 occupent 27% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 77,20%.

Au total 10'276'380 doses de vaccin ont été administrées et 54,39% des personnes ont déjà reçu deux doses. La Suisse a reçu jusqu'à présent 11'687'400 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 6'099'641 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 831'880 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 10'577'644 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'650 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 32'570.

Le pays dénombre par ailleurs 13'859 personnes en isolement et 14'852 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de taxe sur les billets d'avion dans l'immédiat

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Le kérosène n'est actuellement soumis à aucune taxe pour les vols internationaux (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse ne devrait pas introduire dans l'immédiat une taxe sur les billets d'avion ni s'engager en faveur d'un impôt international sur le kérosène. Le Conseil national a enterré jeudi une série d'initiatives cantonales dans ce sens.

Le Valais, Fribourg, Neuchâtel, Berne, St-Gall et Lucerne exigeaient la mise en place d'une taxe sur les billets d'avion, une mesure qui figurait dans la révision de la loi sur le CO2 rejetée en votation le 13 juin dernier. Bâle-Campagne demandait à la Suisse de s'engager en faveur d'un impôt sur le kérosène au niveau international. Genève et Bâle-Ville visaient quant à eux les deux objectifs à la fois.

Il est prématuré d'agir après le rejet de la loi sur le CO2, a estimé Pierre-André Page (UDC/FR) au nom de la commission. Il faut analyser en profondeur les mesures possibles et bien en débattre avant de vouloir légiférer.

Un postulat a été déposé pour montrer comment il est possible d’atteindre un trafic aérien neutre en termes de CO2 d’ici 2050. La Chambre du peuple examinera la question également dans le cadre des discussions relatives à la politique climatique de la Suisse à long terme, a ajouté M. Page.

Pollueur-payeur

Ces textes exigeaient l'application du principe du pollueur-payeur à l'aviation. Actuellement, ce secteur est exempté de la TVA et de l'impôt sur les huiles minérales, contrairement au trafic routier, a dénoncé Nadine Masshardt (PS/BE). En outre, la convention de Chicago, datant de 1944, rend impossible le prélèvement d'une taxe sur le kérosène pour les vols internationaux.

Pour les auteurs des initiatives, ces avantages constituent une forme de distorsion de la concurrence, voire un subventionnement indirect "injustifié".

La mise en place d'une taxe sur les billets d'avion permettrait de limiter la croissance du trafic aérien et de mettre l'avion et le rail sur un pied d'égalité. Une douzaine de pays européens, dont les pays voisins de la Suisse et le Royaume-Uni, ont déjà instauré une telle taxe.

Suivre l'exemple de l'UE

Delphine Klopfenstein Broggini (Verts/GE) a par ailleurs rappelé que la Commission européenne a proposé cet été d'instaurer une taxe sur le kérosène pour les vols intérieurs.

Au final, une partie du Centre et des Vert'libéraux ont voté avec la gauche pour soutenir les neuf initiatives. Une majorité du camp bourgeois a toutefois cloué ces textes au sol. Entre 74 et 85 députés ont voté en faveur des différentes initiatives, contre 94 à 98 voix.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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