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Suisse

Les CFF disent le système ferroviaire menacé

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La décision de l’Office fédéral des transports (OFT) d’attribuer l’exploitation des grandes lignes ferroviaires Berne-Bienne et Berne-Berthoud-Olten au BLS inquiète les CFF. Selon l’ex-régie fédérale, les prix vont forcément grimper et la qualité de l’offre baisser.

Avec ces deux liaisons, le BLS obtient 2% du trafic grandes lignes en Suisse, sur lequel les CFF régnaient jusqu’ici en seuls maîtres. Cette décision de partager le réseau « peut apparaître comme un tout petit pas, mais est en réalité un changement de paradigme irréversible qui menace l’équilibre du système actuel », a assuré devant les médias vendredi le directeur des CFF Andreas Meyer.

Fragmenter la concession entraînerait des hausses de tarifs et une détérioration de l’offre. D’après les calculs de l’ex-régie, ces plans causeraient des surcoûts d’environ 100 millions de francs par an dès 2020, des charges qui entraîneraient des hausses de prix pour clients et commanditaires. L’ambition des CFF de maintenir les prix des billets stables jusqu’en 2020 serait également compromise.

Seul le BLS y gagnerait dans un premier temps, en voyant ses charges baisser de plusieurs millions sur ses deux lignes. Mais au final, tout le monde y perdrait. Et M. Meyer d’agiter le spectre d’un effondrement du système actuel d’horaire cadencé, de tarifs communs, d’information à la clientèle, de gestion des perturbations et de trafic événementiel au cours de la décennie à venir.

« Une étude urgente »

« Il y a des risques importants, et il nous manque une étude globale sur ces risques et les potentiels effets secondaires », poursuit le directeur des CFF. Par exemple, une ouverture mal préparée du marché pour les grandes lignes pourrait entraîner une concurrence délétère contre les grands réseaux européens et un repli des entreprises suisses de transports publics sur les lignes non rentables.

L’OFT a mis en consultation jusqu’au 23 mai prochain ses projets d’octroi de concessions pour le trafic grandes lignes. La décision finale devrait tomber à la mi-juin. Les CFF devraient obtenir la majeure partie des concessions pour une période de dix ans dès fin 2019, sauf les deux lignes octroyées au BLS. S’il devait en être ainsi, l’ex-régie fédérale a annoncé qu’elle déposerait un recours.

Dans le cadre de la concession, les entreprises restent libres de régler l’exploitation de certaines lignes de manière coopérative par un contrat d’exploitation. L’ex-régie a rappelé qu’elle chargerait la Südostbahn d’exploiter deux de ses lignes, ce qu’elle voit comme « un bon exemple de solution combinant plusieurs compagnies » avec une concession unique de trafic grandes lignes aux CFF.

Un rendement de 8%

En trafic grandes lignes, l’OFT admet désormais pour les entreprises un rendement sur le chiffre d’affaires de 8% au maximum. Les bénéfices supérieurs seront destinés à la contribution de couverture perçue dans le prix du sillon pour financer l’infrastructure ferroviaire. Sur les deux lignes qui reviendraient au BLS, l’OFT renoncerait à percevoir une contribution de couverture.

Ce modèle devrait permettre aux entreprises de continuer à faire des bénéfices « appropriés et durables » dans le trafic grandes lignes tout en les incitant à proposer des billets à des prix attrayants. A la question de savoir si c’est là l’une des raisons pour lesquelles les CFF montent aujourd’hui au créneau, M. Meyer a botté en touche.

Contactée par l’ats, Helene Soltermann, porte-parole du BLS, a indiqué que la compagnie analysait pour l’heure la proposition de l’OFT et informera le moment venu. Le BLS ne se prononce pas non plus sur les chiffres avancés par les CFF. Il est toutefois convaincu que le système grandes lignes continuerait de fonctionner avec d’autres entreprises dans la concession, selon Mme Soltermann.

ATS

PHOTO Keystone/ALESSANDRO DELLA VALLE

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Suisse

CFF : une porte défectueuse a causé l’accident mortel d’août

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La force de fermeture de la porte est restée enclenchée, a indiqué le Service d'enquête (SESE) qui a examiné les lieux du drame. (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Un système anti-pincement défectueux a causé l’accident qui a coûté la vie à un contrôleur des CFF le 4 août à Baden (AG). C’est pour cette raison que l’homme est resté coincé dans la porte du wagon, a indiqué mercredi le Service suisse d’enquête de sécurité.

La force de fermeture de la porte est restée enclenchée, constate le Service d’enquête (SESE) dans un rapport intermédiaire, après avoir examiné les lieux du drame. L’accident, qui s’est produit au moment du départ du train, concerne un véhicule de type VU IV, des voitures à un étage sans plancher surbaissé.

Une connexion desserrée des interrupteurs à pression de la porte est cause du maintien de sa force de fermeture alors même qu’elle était confrontée à un obstacle. Normalement, un senseur doit désactiver cette force de fermeture dans un tel cas.

Le SESE doit préciser le lien exact entre le défaut constaté et l’accident dans son rapport final. Il recommande cependant à l’Office fédéral des transports (OFT) de demander aux CFF de remplacer le système actuel anti-pincement par un dispositif plus fiable.

Les CFF s’activent

Les CFF disent élaborer déjà des mesures concrètes selon les recommandations du SESE. Dans un communiqué, ils affirment pouvoir continuer d’exploiter les voitures VU IV impliquées dans le drame en toute sécurité après ces recommandations. Ils assurent enfin intégrer ces dernières dans leurs propres enquêtes sur les systèmes de fermeture des portes.

A ce jour, deux tiers des voitures de type VU IV ont déjà été contrôlés. Les portes défectueuses sont soit remises en état immédiatement, soit condamnées et signalées comme défectueuses. Dans ce cas, la voiture est remise en service en attendant que la porte condamnée puisse être réparée.

Après réception d’éventuelles décisions de l’OFT, les CFF communiqueront en détail au sujet des mesures de correction et de l’état d’avancement de celles déjà prises.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Augmentation du stress au travail

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Le stress est toujours plus présent au travail (photo symbolique). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le stress pèse toujours plus sur le monde professionnel. En 2017, plus d’une personne active sur cinq ressentait très souvent du stress dans son travail. De manière générale, le risque accru de burnout a augmenté.

En 2017, 21% des travailleurs se sont dit victimes de stress à répétition contre 18% en 2012, indique mardi l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa dernière enquête sur la santé au travail. La hausse est significative chez les jeunes de 15 à 29 ans, passant de 19% à 25%. Le stress touche autant les hommes que les femmes.

La moitié des personnes actives étaient exposées en 2017 à au moins trois types de risques psychosociaux sur neuf recensés, tels que le stress, l’intensité de travail, le manque de soutien de la hiérarchie, la discrimination ou la faible autonomie. Cette part a augmenté de quatre points de pourcentage par rapport à 2012 (46%). Seuls 11% d’entre elles se déclaraient n’être concernées par aucune de ces pressions.

Le risque psychosocial est lié aux conditions de travail. L’épuisement lié à une intensité très élevée du travail et à un manque d’autonomie ont également fortement augmenté. La part des actifs craignant de perdre leur emploi s’est aussi accrue, passant de 13% à 16%. Cette fréquence n’avait pas varié entre 2007 et 2012.

La hausse entre 2012 et 2017 dans cette dernière catégorie est significative parmi les personnes de moins de 50 ans, avec une formation du niveau secondaire II ou tertiaire ainsi que parmi les personnes de nationalité suisse. Mais ce sont en majorité des personnes avec un bas niveau de formation et de nationalité étrangère qui craignent le plus de perdre leur travail.

Atteinte à la santé

L’épuisement émotionnel au travail est synonyme de risque accru de burnout. Vingt pourcents des actifs ont dit ressentir ce sentiment en 2017. En comparaison avec les autres travailleurs, les actifs psychologiquement vidés déclarent deux fois plus souvent un état de santé général moyen ou très mauvais, trois fois plus souvent une détresse psychologique et six fois plus souvent une dépression modérée à grave (24% contre 4%).

Les personnes exposées à au moins trois des neuf types de risques psychosociaux déclarent plus souvent se sentir vidées émotionnellement dans leur travail (32%). Cette proportion atteint même près de la moitié (49%) parmi les personnes ressentant du stress.

Risques physiques

A côté des risques psychosociaux figurent les risques physiques tels le bruit, les produits toxiques ou les mouvements à répétition pour n’en citer que quelques-uns. Dans cette catégorie, la proportion des personnes exposées à au moins trois sur neuf de ces contraintes est restée stable entre 2012 et 2017 (45%).

Les mouvements répétitifs et le fait de devoir prendre des positions douloureuses sont le plus souvent mentionnés, relève l’OFS. Les femmes sont légèrement plus concernées que les hommes par des travaux aux postures fatigantes (50% contre 46%). Les risques environnementaux, comme des bruits ou les températures extrêmes ainsi que l’exposition aux produits toxiques sont assez stables voire en recul. Ils concernent plus souvent les hommes que les femmes.

Syndicats au taquet

Les syndicats ont promptement réagi à l’enquête de l’OFS. L’Union syndicale suisse (USS) et Unia exigent plus de protection de la santé des travailleurs. Ils en ont profité pour rappeler leur opposition au projet de révision de la loi sur le travail qui sera débattu lors de la prochaine session parlementaire.

L’USS et Unia dénoncent les velléités de la droite d’assouplir les dispositions en matière d’enregistrement des heures de travail, de respect des périodes de repos et d’interdiction de travailler le dimanche. « Si les Chambres ne mettent toujours pas le holà à cette charge contre la santé des salariés, les syndicats lanceront un référendum », avertit l’USS.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Emma et Liam en tête du palmarès des prénoms 2018

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Emma et Liam sont les prénoms qui ont été le plus souvent donnés aux bébés romands en 2018 (photo prétexte). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Emma pour les filles et Liam pour les garçons ont été les prénoms les plus souvent donnés en Suisse romande aux nouveaux-nés l’an dernier. Ils sont aussi en tête à l’échelon national, a indiqué lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Emma occupe donc à nouveau le premier rang, tout comme en 2017, 2014, 2012 et 2011. Le prénom masculin Liam prend la tête du palmarès de 2018 alors qu’il était en deuxième position durant les trois précédentes années, toujours derrière Noah.

Derrière Emma (504), Mia (445) et Sofia (342) complètent le podium 2018. Ce résultat se base sur les prénoms choisis pour les 42’838 filles nées cette année-là. Suivent encore Lea, Elena, Emilia, Mila, Anna, Laura et Lena.

Chez les garçons (45’013), Noah (443) talonne Liam (446) alors que Leon (344) occupe la troisième marche du podium. De la 4e à la 10e place suivent Luca, Elias, Gabriel, Matteo, Louis, Ben et David.

Différents d’une région à l’autre

Les prénoms occupant le haut du classement en 2018 diffèrent d’une région linguistique à l’autre, rappelle l’OFS. En Suisse alémanique, la première place revient à Noah pour les garçons et à Mia pour les filles. En Suisse italienne, Leonardo et Sofia arrivent en tête, alors que la préférence est donnée à Alessio et Chiara dans la région linguistique romanche.

Comme dans l’ensemble de la Suisse, Liam et Emma sont également très appréciés dans les cantons de Vaud et du Valais, où ils se hissent au premier rang. Selon les cantons, le choix du prénom des nouveau-nés varie. Si Ben et Mia arrivent en tête dans les cantons de Berne et Lucerne, à Zurich ce sont Noah et Emma et à Saint-Gall Leon et Lea par exemple.

Daniel et Maria

Dans la population résidante permanente en Suisse, Daniel et Maria étaient les prénoms les plus fréquents en 2018. Suivent Peter, Thomas, Hans et Christian chez les hommes et Anna, Ursula, Sandra et Ruth chez les femmes.

Les préférences évoluent passablement au fil du temps. Pour les personnes nées en 1958, les prénoms Peter, chez les hommes, et Maria, chez les femmes, figurent en première place alors que, pour celles nées en 1978, Daniel et Sandra sont en tête de liste. Dans la génération 1998, ce sont Luca et Laura qui sont sur le podium.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Renchérir l’essence et l’avion

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Les billets d'avion vendus en Suisse pourraient renchérir d'au moins 30 francs en faveur du climat (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Automobilistes et adeptes de voyages en avion risquent de devoir mettre la main au portemonnaie. Pour réduire les émissions de CO2, la commission de l’environnement du Conseil des Etats prévoit une taxe sur les billets d’avion et un renchérissement de l’essence.

Mi-décembre, le Conseil national avait enterré le projet de révision de la loi sur le CO2 après dix heures de débat. Sans réforme, la Suisse ne parviendra toutefois pas à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030 comme le prévoit le gouvernement.

La commission du Conseil des Etats veut renverser la vapeur et aller parfois plus loin que le Conseil fédéral. Les importateurs de carburants doivent déjà compenser une partie de leurs émissions de CO2. Avec la réforme, cela pourrait aller jusqu’à 90%.

La commission veut augmenter la part à compenser en Suisse de 15 à 20%. Mais elle veut limiter la douloureuse pour les automobilistes en instaurant un plafond de 10 centimes par litres et de 12 centimes à partir de 2025. Le Conseil fédéral pourrait même temporairement fixer la barre plus bas dans des situations extraordinaires.

Avion plus cher

La réforme devrait aussi introduire une taxe sur les billets d’avion comprise entre 30 et 120 francs, sauf pour les passagers en transit. La commission estime qu’aller en deça de 30 francs ne permettrait pas de réduire nettement le nombre de passagers dans les vols européens en classe économique. Le tarif serait plus élevé sur les vols long courrier.

La fourchette prévue permettrait au Conseil fédéral de différencier la taxe selon la classe et la distance parcourue. A plus long terme, la commission soutient une approche globale sur les taxes sur le CO2 applicables au trafic aérien.

(KEYSTONE-ATS)

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Le chef de l’armée pour l’intégration des personnes transgenres

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Le chef de l'armée Philippe Rebord défend l'intégration des personnes transgenres dans l'armée suisse (archives). (©Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le chef de l’armée Philippe Rebord veut autoriser le service militaire des personnes transgenres. L’armée doit s’adapter et évoluer, a-t-il déclaré dans une interview parue vendredi dans le gratuit alémanique 20 Minuten.

Les médecins militaires ont jugé qu’une personne transgenre était inapte au service militaire, alors même qu’elle avait passé les tests médicaux et qu’elle voulait désespérément s’engager, révélait jeudi le quotidien vaudois 24 Heures. Celle-ci a donc déposé un recours.

Une commission spéciale s’occupera de cette affaire. Le commandant de corps, qui va quitter son poste à la fin de l’année, pense que les personnes transgenres ont le droit de servir si elles remplissent les conditions: « Nous allons réviser le manuel. »

18 diagnostics par an

En moyenne, les médecins militaires posent environ 18 diagnostics de transsexualité par an. Les règlements actuels de l’armée prévoient toujours l’inaptitude au service militaire et à la protection civile en cas de transsexualité, mais l’armée a adapté sa pratique aux réalités de la société.

La brèche a été ouverte en 2013 par un membre de l’armée qui avait effectué une centaine de jours de service en tant qu’homme et qui s’était annoncé – avec succès – pour une mission militaire de paix au Kosovo après son changement de sexe.

Plus récemment, en avril dernier, l’armée suisse a ouvert le bureau « Diversity Swiss Army » pour traiter l’intégration des personnes transgenres. Mais les commandants de compagnie sont formés à la gestion de la diversité depuis les années 90.

Attirer les femmes

Le chef de l’armée suisse défend aussi l’intégration des femmes. Il souhaiterait avancer la journée de sensibilisation, aujourd’hui fixée à l’âge de 18 ans: « Nous devons atteindre les jeunes femmes déjà à 15 ou 16 ans ».

Si les Suisses devaient voter un jour sur le service militaire des femmes, « je voterai oui », a dit Philippe Rebord. On compte actuellement 22% de femmes engagées dans la Swisscoy au Kosovo tandis que la moyenne descend à 0,7% pour l’ensemble de l’armée.

(KEYSTONE-ATS)

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