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Suisse

L'initiative sur la justice veut assurer la séparation des pouvoirs

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"Avec le tirage au sort, tout le monde pourrait, sans être membre d'un parti, briguer un poste de juge fédéral", a relevé l'entrepreneur et auteur de l'initiative Adrian Gasser. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'élection des juges fédéraux ne devrait plus dépendre du Parlement et de l'appartenance à un parti. Les partisans de l'initiative sur la justice ont présenté jeudi à Berne les arguments en faveur de leur texte, soumis au vote le 28 novembre prochain.

L'initiative "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort" (initiative sur la justice) exige que les juges fédéraux soient à l'avenir tirés au sort. Il n'y aurait plus de réélection et les juges pourraient rester en fonction jusqu'à cinq ans après avoir atteint l'âge ordinaire de la retraite. Le Parlement ne pourrait les révoquer qu'en cas de violation grave du devoir de fonction ou de maladie.

"Tout le monde pourrait ainsi, sans être membre d'un parti, briguer un poste de juge fédéral", a relevé jeudi devant les médias Adrian Gasser, entrepreneur et auteur de l'initiative. Le tirage au sort qualifié permettrait en outre d'exclure totalement "l'achat et la vente" de charges.

Sélection par une commission

La sélection des candidats devrait être faite par une nouvelle commission d'experts et non par la Commission judiciaire comme c'est le cas actuellement. Désignée par le Conseil fédéral pour une durée de douze ans, elle devrait être indépendante des autorités et des partis.

La commission spécialisée évaluerait l'aptitude professionnelle et personnelle des candidats. Ceux qui ne sont pas choisis par le tirage au sort pourraient, sans perdre la face, se présenter aux tirages suivants. Les langues nationales seraient en outre prises en considération, ce qui préserve la diversité culturelle de la Suisse.

"Il n'y a pas lieu de craindre que la représentation proportionnelle des partis soit fortement perturbée par le tirage au sort", assure Adrian Gasser, qui cite une analyse statistique de l'EPF de Zurich. Il est en outre hautement improbable que des candidats soient rejetés en fonction de leur sexe ou de leur orientation politique.

Pour la séparation des pouvoirs

Dans le système actuel, les partis ignorent la séparation des pouvoirs, a critiqué M. Gasser. Ils sont les seuls à déterminer qui obtient un poste à la plus haute juridiction. Un juge doit être affilié à un parti et lui verser une contribution annuelle pour être élu.

Un candidat sans parti, même s'il est très qualifié, n'a aucune chance de devenir juge au Tribunal fédéral. "La compétence professionnelle est, dans le meilleur des cas, secondaire", jugent les initiants.

S'ils veulent rester en fonction, les juges fédéraux doivent se présenter à une réélection tous les six ans. "Cette menace permet aux partis d'obtenir par avance leur obéissance et de maintenir leur influence sur la justice". A l'heure actuelle, une grande partie des candidats à un poste de juge adhèrent à un parti uniquement pour pouvoir être élus, estiment les initiants.

Pourtant, plus de 90% des Suisses n'appartiennent à aucun parti, a relevé Karin Stadelmann (Centre), membre du Conseil cantonal lucernois. "La qualification et la compétence doivent être au centre", a-t-elle souligné.

L'initiative sur la justice a récolté plus de 130'000 signatures valables. Tant le Conseil fédéral que le Parlement rejettent le texte. Ils estiment que le système actuel fonctionne bien. Il garantit notamment une élection démocratique et une composition du tribunal représentative de la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le harcèlement sexuel en Ville de Genève perdure malgré les mesures

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Le conseiller administratif de la Ville de Genève Alfonso Gomez a estimé qu'en matière de lutte contre le harcèlement sexuel au sein de l'administration municipale, des progrès restaient encore à faire (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le harcèlement sexuel demeure un problème au sein de l'administration de la Ville de Genève, malgré les efforts menés depuis de nombreuses années par la municipalité pour enrayer le fléau. Un rapport, publié mardi, révèle l'ampleur du phénomène.

Selon cette étude représentative, 21% des femmes et 9% des hommes ont déclaré avoir subi des comportements relevant de faits de violences sexuelles sur leur lieu de travail. Il s'agit notamment de regards appuyés, de propos graveleux et d'invitations insistantes. La plupart des faits n'ont pas impliqué de contact physique.

Les taux sont "sensiblement plus élevés" quand on tient compte de la notion d'exposition à un climat de travail sexiste, soit des remarques dégradantes au sujet des femmes ou des hommes en général, à l'encontre des personnes homosexuelles et des transgenres ou de plaisanteries salaces.

"Une gifle"

En englobant cette notion de climat, ce sont 40% des femmes et 30% des hommes qui sont impactés par le harcèlement sexiste et sexuel. Des chiffres que le conseiller administratif de la Ville de Genève Alfonso Gomez a pris comme "une gifle", selon ses mots. "Le constat n'est pas très positif et nous avons des progrès à faire".

Un plan d'action va être mis en oeuvre par la Ville de Genève, qui couvrira la législation en cours et la suivante, jusqu'en 2030. Il s'agira notamment de recenser plus efficacement les cas de harcèlement sexuel en développant un système de collecte centralisée et de renforcer la sensibilisation au sein des départements.

La volonté du Conseil administratif est de prévenir le harcèlement sexuel dans l'administration municipale, voire de l'éradiquer si c'est possible, a souligné M. Gomez. Mais pour y parvenir, il faudrait que la Ville de Genève mette des moyens financiers et humains supplémentaires, comme le recommande l'étude.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Neuchâtel: résultat bénéficiaire approuvé par les députés

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Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge des finances, a déclaré que le niveau de la dette demande de la vigilance (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi à l'unanimité les comptes 2023, qui clôturent avec un bénéfice de près de 1,7 million de francs. La droite appelle à la prudence en raison de nombreuses incertitudes. La gauche estime qu'il faut davantage aider la population.

"C'est la quatrième année consécutive avec un résultat conséquent, sans prélèvement dans les réserves", a déclaré Crystel Graf. La conseillère d'Etat en charge des finances a précisé que le bénéfice avait été possible, malgré l'absence de versement de la BNS et un crédit supplémentaire aux institutions de santé.

La conseillère d'Etat a rappelé qu'il faut rester vigilant, en raison de la dette qui a augmenté de 24,3 millions à 1,8 milliard de francs. La dynamique d'investissements est lancée et "des arbitrages seront peut-être nécessaires", a-t-elle ajouté.

Le budget 2023 prévoyait un déficit de 13,6 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Philippe Lazzarini invité d'honneur de la Ville de Lausanne

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Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini sera l'invité d'honneur de la Ville de Lausanne à l'occasion de la Fête nationale (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Municipalité de Lausanne invite la population à venir célébrer la fête nationale à Ouchy le 1er août prochain. L'invité d’honneur sera cette année le commissaire général de l’UNRWA Philippe Lazzarini. Après la partie officielle, les traditionnels feux d’artifice seront tirés depuis le lac.

Commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA) Philippe Lazzarini est une personnalité suisse incontournable sur la scène diplomatique internationale. Il incarne parfaitement l’engagement pour la paix et la tradition humanitaire du pays, souligne la Ville de Lausanne mardi dans un communiqué.

La partie officielle comprendra la lecture du Pacte fédéral, une allocution du syndic Grégoire Junod et de Philippe Lazzarini. Des intermèdes musicaux et le cantique suisse seront assurés par la chanteuse lausannoise Laura Scaglia.

La Ville de Lausanne est habituée à accueillir différentes personnalités du monde politique suisse pour le 1er août. Ces quatre dernières années, elle avait reçu les présidents de la Confédération en exercice. Viola Amherd, actuelle présidente du gouvernement, avait d'autres engagements, a précisé Amélie Nappey-Barrail, responsable de la communication de la Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'UDC Jean-François Thuillard devient président du Grand Conseil

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Jean-François Thuillard a été élu mardi à la présidence du Grand Conseil vaudois (archives). (© KEYSTONE)

Jean-François Thuillard est le nouveau premier citoyen du canton de Vaud. Le député UDC et syndic de Froideville, agriculteur et supporter du LHC, a été élu pour une année à la présidence du Grand Conseil.

Vice-président jusqu'ici, Jean-François Thuillard était le seul candidat en lice mardi après-midi. Sur les 121 bulletins valables comptabilisés, il a récolté 104 voix. Dix bulletins blancs ont aussi été dénombrés ainsi que sept voix éparses.

L'élu de 58 ans a dit sa "reconnaissance" d'accéder au perchoir. Devant ses collègues, il a d'abord rendu hommage à son prédécesseur, le Vert'libéral Laurent Miéville. Pour le "remercier", il avait réquisitionné les Brigands du Jorat, dont il est membre, et le président sortant a quitté la salle ligoté.

Pour son année présidentielle, Jean-François Thuillard a déclaré vouloir travailler "dans la continuité" de ses prédécesseurs, en permettant "des débats vigoureux" tout en veillant "au respect" des opinions de chacun.

De Froideville à Lausanne

Cela fait douze ans que le député du Gros-de-Vaud siège au Parlement vaudois. Il s'y est fait surtout connaître en présidant durant cinq ans la Commission des infrastructures liées aux transports et à la mobilité. "Jusqu'ici, cela a été le moment fort de ma carrière de député", reconnaît-il, interrogé par Keystone-ATS.

Au sein de cette commission, il dit avoir aimé les aspects "concrets" du travail de député. "On vote un crédit pour une route et, quelques mois plus tard, on peut aller voir le résultat sur le terrain", illustre-t-il.

Outre le Grand Conseil et un bref passage comme vice-président de l'UDC Vaud (2013-2015), Jean-François Thuillard est engagé de longue date dans sa commune de Froideville. Il a rejoint le Conseil communal en 1985, avant d'entrer à la Municipalité en 2002 et de devenir syndic en 2016.

Il s'est aussi présenté plusieurs fois sur la liste UDC pour accéder au Conseil national. Sans succès toutefois, "et sans aucun regret", précise-t-il.

Voyages, hockey et euphonium

Agriculteur de profession, Jean-François Thuillard exploite un domaine qui regroupe diverses cultures et une centaine de génisses, et bientôt une halle pouvant accueillir plus de 15'000 poulets. C'est son fils, à qui il est en train de remettre l'exploitation, qui assure désormais le gros du travail. "Je m'occupe de l'administratif et lui donne des coups de main", raconte-t-il.

Marié et père de trois enfants, grand-père depuis peu, le nouveau président du Grand Conseil est aussi un fervent voyageur. "Hormis l'Océanie, je suis allé sur tous les continents", souligne-t-il. Ces dernières années, il a enchaîné les voyages exotiques, par exemple en Tanzanie ou à Sao Tomé-et-Principe, un archipel au large du Gabon. Il a aussi récemment passé une semaine sur un catamaran dans les Caraïbes.

Jean-François Thuillard est aussi un passionné de hockey sur glace, un sport pratiqué par ses fils. Il était notamment à Prague en mai dernier pour suivre l'épopée de l'équipe de Suisse jusqu'en finale du championnat du monde. Il se rend aussi "très régulièrement" à la Vaudoise aréna pour soutenir son club de coeur, le Lausanne HC. "Je n'ai pas manqué un match des derniers play-off" qui ont vu le LHC arriver jusqu'à la finale, assure-t-il.

Jean-François Thuillard adore aussi la musique même si, "faute de temps", il ne joue plus autant qu'il le souhaiterait. Il raconte néanmoins avoir longtemps pratiqué l'euphonium (ou tuba ténor) au sein d'un orchestre de bal et de la fanfare du Jorat.

Vice-présidence

Comme le veut la tradition, une réception sera organisée le 3 septembre dans sa commune pour fêter son accession à la présidence du Grand Conseil. Près de 1000 invités sont attendus à Froideville.

A noter finalement que Jean-François Thuillard sera entouré par Stéphane Montangero (PS) et Patrick Simonin (PLR), élus respectivement mardi en tant que 1er et 2e vice-présidents du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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