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Suisse

Rapport final sur le crash du Ju-52 en 2020

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Le crash du Ju-52 le 4 août 2018 au Piz Segnas (GR) a fait 20 morts (archives). (©KEYSTONE/Police cantonale GR)

Le rapport final d'enquête sur le crash de l'avion Ju-52 le 4 août 2018 dans les Grisons devrait être publié au premier trimestre 2020. L'accident au Piz Segnas avait fait 20 morts, 17 passagers et trois membres d'équipage.

De nombreuses mesures d'enquête ne sont pas encore achevées, a indiqué vendredi le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) dans un rapport intermédiaire. Conformément au règlement européen sur les accidents dans l'aviation civile, qui s'applique aussi à la Suisse, le SESE est dans l'obligation de publier un rapport détaillant les progrès de l'enquête à la date anniversaire de l'accident.

Le rapport publié vendredi ne contient pas de résultats intermédiaires. Il présente les investigations techniques en cours. Compte tenu du "haut degré de destruction" de l'appareil Ju-52, l'examen technique se révèle "fastidieux", souligne le SESE.

Photos et vidéos

Les enquêteurs analysent actuellement tous les éléments à leur disposition pour retracer le déroulement du vol et la trajectoire de l'appareil. Il s'agit de données radar, de photos et de vidéos transmises par des témoins. Ils examinent aussi les composants électroniques retrouvés sur le lieu de l'accident, notamment les appareils photo numériques des passagers.

Au total, 40 téléphones mobiles, appareils photo numérique, cartes de stockage et autres composants intégrant des supports de données ont été collectés sur le lieu du crash. La plupart étaient fortement endommagés et n'ont pas pu être directement exploités.

Des images et des enregistrements sonores du vol ont toutefois pu être récupérés "à l'issue de procédures complexes de restauration des données". Le SESE s'est appuyé sur l'expertise de l'autorité française en charge des enquêtes de sécurité, le Bureau d'enquête et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA).

Téléphones portables très endommagés

Des téléphones portables ont été très endommagés lors du crash. Des opérations de restauration sont encore en cours afin de pouvoir récupérer leurs données.

Pour son enquête, le SESE a demandé l'aide de la population en demandant aux personnes ayant photographié ou filmé l'avion historique en vol de se manifester. Le service a reçu plus de 200 messages concernant l'appareil accidenté, qu'il s'agisse du jour de l'accident ou se référant à des vols antérieurs.

Modélisation de haute précision

Le déroulement du vol "a pu être assez bien reconstitué", selon le SESE. Pour les dernières minutes de vol, il a toutefois fallu recourir à une méthode de modélisation de haute précision. Les données relevées dans la vallée au sud-ouest du Piz Segnas à l'aide d'un système à balayage 3D ont été combinées au modèle de terrain tridimensionnel de l'Office fédéral de la topographie.

Des photos ont aussi été réalisées au moyen d'un laser 3D depuis un avion jumeau de l'appareil accidenté. Le modèle 3D obtenu permet de situer sur le terrain les endroits depuis lesquels le Ju-52 a été photographié en vol. Les photos prises depuis l'intérieur de l'avion peuvent également être évaluées à l'aide de ce modèle pour déterminer la trajectoire de l'avion.

Les enregistrements sonores des vidéos disponibles doivent encore être examinés. L'analyse spectrale permettra "sans doute" de déterminer le régime des moteurs et leur état au moment de l'accident, explique le SESE. Ces travaux, réalisés avec l'aide du BEA, sont en cours.

Tombé en spirale

Selon un rapport préliminaire publié le 21 août 2018, l'avion est apparemment tombé en spirale, après un virage à gauche. L'appareil avait décollé de Locarno (TI) pour aller à Dübendorf (ZH). Il a survolé le vallon menant au Piz Segnas, près de Flims (GR). A proximité de l'extrémité nord du vallon, il a entamé un virage à gauche qui s'est transformé en trajectoire verticale en spirale.

Cet accident est le premier subi par la compagnie historique Ju-Air depuis sa création, il y a 37 ans. Le Junkers Ju-52 était connu sous le nom de "Tante Ju". Le crash du Ju-52 est le plus grave accident aérien survenu en Suisse depuis 2001.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

"Personne ne veut d'un confinement"

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Selon Lukas Engelberger, personne ne veut d'un nouveau confinement. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Un confinement n'est pas nécessaire pour briser la progression du coronavirus en Suisse, a estimé Lukas Engelberger, à la tête de la Conférence des ministres cantonaux de la santé jeudi lors d'une conférence de presse. Mais il faut ralentir et réduire les contacts sociaux.

"Nous sommes tous d'accord qu'il faut ralentir la pandémie et retrouver le contrôle de la situation. Mais cela ne doit pas passer par un confinement. Personne n'en veut", a rappelé M. Engelberger.

L'économie, l'éducation et la vie sociale élémentaire doivent se poursuivre. Mais "nous devons être prêts à renoncer à certains contacts."

"Nous n'avons pas le temps de voir si les mesures portent leurs fruits. Le risque augmente chaque jour qu'il faille prendre des mesures qui restreignent fortement les libertés individuelles".

Hôpitaux

Le directeur de la Conférence des ministres de la santé a rappelé que les hôpitaux devaient maintenant s'assurer d'avoir assez de capacités pour prendre en charge les cas de coronavirus.

Les cantons appelés à renforcer leurs mesures anti-Covid

Les cantons doivent renforcer leurs mesures contre l'épidémie de coronavirus. C'est l'appel qu'a lancé Lukas Engelberger.

Il s'agit de rendre obligatoire le port du masque au travail, imposer des restrictions sur les rassemblements dans l'espace public, mieux régler les activités de loisirs et sportives ainsi qu'imposer des mesures plus strictes à la restauration, dit M.Engelberger.

Le Valais a pris des décisions sévères. D'autres cantons suivront, a-t-il déclaré. Car la situation est "très grave". Le président de la CDS a assuré que les cantons continueraient d'assurer le traçage des contacts. C'est une nécessité.

Le conseiller d'Etat bâlois a salué l'excellente collaboration avec la Confédération dans la lutte contre la pandémie.

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Suisse

Evolution "vers le moins bon", selon Alain Berset

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Toute la situation évolue vers du moins bon selon Alain Berset. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La situation épidémiologique en Suisse est sérieuse. La dégradation est particulièrement marquante, a souligné jeudi le ministre de la santé Alain Berset lors d'une conférence de presse.

"Toute la situation évolue vers du moins bon". Cantons et gouvernement ont déjà pris de nombreuses mesures. Le Valais a imposé mercredi des mesures drastiques, mais loin de ce qui avait été fait en mars.

D'autres seront toutefois nécessaires, a averti le conseiller fédéral. Le gouvernement consultera au cours des prochains jours les cantons, ce qui doit lui permettre de se pencher sur la situation mercredi prochain.

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Suisse

5256 cas de coronavirus supplémentaires en un jour

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Durant les dernières 24 heures, les résultats de 26'537 tests conventionnels ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 19,8%. (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

La Suisse et le Liechstenstein comptent jeudi 5256 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Onze décès de plus sont à déplorer et 106 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 26'537 tests conventionnels ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 19,8%. Sur les deux dernières semaines, le pays compte 434,8 nouvelles infections pour 100'000 habitants.

Depuis le début de la pandémie, 97'019 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 1'701'377 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 1867 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 5721.

Le pays dénombre par ailleurs 13'513 personnes en isolement et 17'479 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 15'826 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

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Suisse

La durée du service de protection civile prolongée

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Cette décision a été prise dans la perspective d'une éventuelle deuxième vague de coronavirus. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

En raison de la pandémie de coronavirus, le Conseil fédéral a prolongé la durée du service obligatoire pour les membres de la protection civile de 12 à 14 ans. Il s'agit de garantir des effectifs suffisants.

Cette prolongation a été décidée en étroite concertation avec les cantons, a déclaré jeudi Christoph Flury, vice-directeur de l'Office fédéral de la protection civile, sur les ondes de la radio SRF. Cette décision a été prise dans la perspective d'une éventuelle deuxième vague de coronavirus.

Cela devrait permettre à la protection civile de disposer de suffisamment de personnel pour l'année prochaine. Dans certains cantons, les astreints sont par exemple déployés pour le traçage des contacts. Les chiffres de recrutement étant en baisse depuis des années, les cantons craignent toutefois que le personnel soit bientôt trop peu nombreux.

Lors de la révision de la loi sur la protection civile, qui entrera en vigueur en 2021, la durée du service avait été réduite de 20 à 12 ans. Mais la Confédération a donc maintenant de nouveau prolongé de deux ans la durée du service obligatoire. Par mesure de précaution, le Parlement avait inclus cette possibilité dans la nouvelle loi.

L'Office fédéral de la protection civile estime qu'environ 6000 personnes par an sont nécessaires pour maintenir l'effectif prévu de 72'000 personnes. Avec l'extension de la durée du service, 10'000 personnes supplémentaires seront à disposition l'année prochaine. Beaucoup devront peut-être être réintégrées, même si elles étaient censées avoir rempli leurs obligations.

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Suisse

Alain Berset évoque la possibilité d'un "mini-lockdown"

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Toutes les options sont possibles, y compris un couvre-feu ou un mini-confinement, selon Alain Berset. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Alors que la Suisse comptait mercredi 5596 cas supplémentaires de coronavirus, Alain Berset mentionne la possibilité d'un mini-confinement. De leur côté, plusieurs cantons et hôpitaux sont montés d'un cran dans la mobilisation.

Durant les dernières 24 heures, onze décès de plus sont à déplorer et 115 malades ont été hospitalisés. Les cas doublent chaque semaine, a mis en garde le ministre de la santé Alain Berset, précisant que cela ne se limitait pas aux cas positifs, mais aussi aux hospitalisations.

"Mini-lockdown" évoqué

Toutes les options sont possibles, y compris un couvre-feu ou un mini-confinement, selon le ministre. "La situation évolue très vite". Interrogé sur le coût économique d'un "mini-lockdown", "le Conseil fédéral n'en est pas encore là". On espère ne pas devoir en passer par là, a-t-il ajouté.

Il y a de grosses disparités entre cantons, le plus touché affichant un taux d'incidence de 900 pour 100'000 habitants, le moins touché de 130 pour 100'000, soit un rapport de un à sept. Jeudi, Alain Berset a prévu de rencontrer la conférence des directeurs cantonaux de la santé.

Mesure inédite en Suisse

Les cantons ne sont pas restés inactifs mercredi. Plusieurs ont annoncé des mesures de tous ordres, dont le Valais, un des plus touchés.

"Nous en sommes à 390 cas par jour", a relevé le président du gouvernement valaisan Christophe Darbellay. Même s'il est difficile de comparer avec la première vague lors de laquelle les tests n'étaient pas aussi réguliers, "en mars au sommet de l'épidémie, nous en étions à 100 cas par jour".

Quatorze EMS sont touchés, 155 résidents et 108 membres du personnel infectés. Le gouvernement valaisan a donc aussi décidé de suspendre les visites dans les hôpitaux et EMS. Le Valais est devenu le canton suisse dénombrant le plus grand nombre de nouveaux cas au prorata de sa population.

Toujours dans ce canton, les établissements publics comme les restaurants fermeront dorénavant à 22h00 jusqu'au 30 novembre. Cette mesure, encore inédite en Suisse, fait partie d'une série de décisions prises par le Conseil d'Etat mercredi.

A Genève aussi, les autorités ont pris de nouvelles mesures. "Nous sommes très inquiets", a fait savoir mercredi la présidente du Conseil d'Etat genevois Anne Emery-Torracinta. Les HUG, comme au printemps, se transforment en hôpital dédié au Covid. Seules les opérations chirurgicales urgentes sont maintenues. Les interventions non essentielles sont suspendues.

Des unités post-opératoires passent en unités Covid. Les cliniques ont été sollicitées pour accueillir les patients des HUG. Des décisions seront prises d'ici à la fin de la semaine, a indiqué le conseiller d'Etat Mauro Poggia. Les mesures actuelles ne sont en effet pas suffisantes pour enrayer la propagation du Covid-19.

BE-BS: fini les matches à plus de 1000 spectateurs

Alors qu'en Valais toute pratique d'un sport impliquant des contacts est désormais interdite, d'autres cantons se contentent de limiter l'affluence au stade. Ainsi le nombre de spectateurs assistant aux matches à domicile du FC Bâle ou à un autre grand évènement dans la cité rhénane sera désormais limité à 1000. Une mesure déjà prise par le canton de Berne dimanche dernier, qui touche notamment une rencontre de coupe d'Europe de Young Boys.

Depuis le 1er octobre, la Confédération autorisait à nouveau la venue de plus de 1000 spectateurs pour les grands évènements disposant d'un concept strict de protection contre le Covid-19, masque obligatoire compris.

Vie sociale

Si le Valais limite à 22h00 l'heure d'ouverture des établissements publics, dans le canton de Soleure, bars, discothèques et boîtes de nuit doivent désormais fermer à 01h00. Le nombre de personnes présentes dans les clubs restera limité à 300.

Parmi les autres restrictions annoncées mercredi, à Zurich, les employés de la ville porteront un masque à l'avenir dans les bâtiments de l'administration, même dans les secteurs où le public n'a pas accès. Au Tessin, le port du masque est aussi obligatoire depuis le début de la semaine dans l'administration et les employés recevront un soutien pour le télétravail jusqu'à la mi-novembre en tout cas.

"Nous ne sommes pas encore dans une phase rouge, mais la situation est grave", a déclaré Norman Gobbi, président du gouvernement cantonal. Ainsi 255 nouvelles infections ont été signalées mercredi contre 137 mardi: le nombre de cas a doublé tous les cinq à sept jours en moyenne en octobre.

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