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Économie

Pas de détente en vue pour les PME helvétiques (PMI Raiffeisen)

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Actuellement, les délais d'approvisionnement en matières premières ne sont pratiquement pas planifiables, obligeant les entreprises à commander maintenant pour des livraisons prévues l'année prochaine. (archives) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les petites et moyennes entreprises (PME) suisses devraient continuer d'être confrontées à des difficultés d'approvisionnement.

Ces dernières suscitent l'inquiétude dans certains secteurs, sans toutefois ébranler la confiance en une reprise durable, estiment les économistes de Raiffeisen.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) PME publié lundi par le numéro trois bancaire helvétique s'est maintenu au-dessus du seuil de croissance en juillet, à 59,6 points, contre 62,1 points en juin. L'activité des PME industrielles s'est donc une nouvelle fois améliorée pendant la période sous revue, mais de manière moins prononcée qu'au mois précédent.

Les principales préoccupations signalées par les entreprises sondées restent les goulets d'étranglement et la hausse des prix des matériaux. "Actuellement, les délais d'approvisionnement en matières premières ne sont pratiquement pas planifiables", déplore un dirigeant cité dans le document, évoquant la nécessité de "commander maintenant les matières premières et cela sans garantie de livraison ni de prix" pour des livraisons prévues l'année prochaine.

L'année dernière, l'offre de matières premières a été fortement réduite au niveau mondial pendant la pandémie et ne peut pour l'instant pas encore rattraper la demande qui s'est envolée, expliquent les économistes de Raiffeisen, qui prédisent un relâchement sur les prix dès que l'offre et la demande se seront à nouveau stabilisés, ce qui devrait se produire au plus tard l'année prochaine.

Reste qu'entre-temps, les entreprises voient leurs marges diminuer en raison de leur réticence à répercuter les hausses de prix sur les consommateurs finaux. Les auteurs de l'étude se veulent cependant rassurants, soulignant que "la robustesse de la demande en provenance de l'étranger et la reprise de la conjoncture intérieure apportent de nouvelles commandes et relancent la production".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

2,7 à 3,2 millards de pertes pour les fédérations européennes

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Le projet du président de la FIFA Gianni Infantino avec une Coupe du monde biennale ne serait pas une réussite financière pour les associations européennes. (© KEYSTONE/EPA/Miguel Gutierrez)

Un rapport commandé par l'UEFA évalue entre 2,7 et 3,2 milliards de francs sur quatre ans le manque à gagner des fédérations européennes si le projet controversé du Mondial biennal est adopté.

L'UEFA a présenté mardi les conclusions de cette étude aux dirigeants de ses 55 fédérations membres. Ce rapport ne tient pas compte du possible manque à gagner additionnel pour les championnats nationaux, précisent Le Monde et L'Equipe, qui ont dévoilé le contenu du document.

La confédération européenne est vent debout contre la réforme du calendrier international défendu par la FIFA, qui envisage l'organisation de la Coupe du monde tous les deux ans à partir de 2028, au lieu de l'habituel rythme quadriennal.

A cette fronde se sont joints représentants des championnats nationaux du monde entier, des joueurs et des supporters.

Pour le président de la FIFA Gianni Infantino, qui poursuit les consultations avec les acteurs du monde du football, son projet entraînerait de meilleurs bénéfices pour les fédérations.

En plus du Mondial biennal, le projet prévoit de rassembler les matches de qualification en une seule fenêtre, en octobre, voire en mars et octobre, alors que les fenêtres internationales actuelles s'étalent tout au long de l'année.

Selon Le Monde, la Ligue des nations, compétition nouvellement créée par l'UEFA dont la France est tenante du titre, disparaîtrait également. L'Euro serait organisé tous les deux ans, au lieu de quatre aujourd'hui.

Pour l'UEFA, un tel scénario risque de provoquer des pertes liées à la billetterie, aux diffuseurs et aux sponsors, détaillent Le Monde et L'Equipe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le recyclage des appareils électroniques sera élargi

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En 2019, près de 127'000 tonnes de déchets électriques et électroniques ont ainsi été collectés et valorisés en Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le recyclage des appareils électriques et électroniques sera élargi. Le Conseil fédéral a modifié en ce sens mercredi l'ordonnance sur la restitution, la reprise et l'élimination des appareils électriques et électroniques.

Désormais, les appareils médicaux, les instruments de surveillance et de contrôle, les distributeurs automatiques et les modules photovoltaïques seront notamment soumis aux dispositions de l'ordonnance, précise le gouvernement.

L'ordonnance s'applique désormais aussi aux appareils pouvant être extraits "moyennant un effort raisonnable" des véhicules, des constructions et d'autres objets. Cela augmente le potentiel de récupération des composantes recyclables. Le Département fédéral de l'environnement (DETEC) publiera une liste des appareils concernés.

Cette révision vise aussi à promouvoir le développement de nouvelles techniques permettant la récupération de métaux rares de haute technologie, tels que l'or, le palladium, le néodyme ou le tantale. Cette récupération est aujourd'hui exceptionnelle.

Le gouvernement s'est concentré sur des adaptations purement techniques qui n'ont pas été contestées dans le cadre des consultations menées en 2013 et 2020. Les questions liées au financement futur de la collecte et de l'élimination des appareils électriques et électroniques seront traitées ultérieurement. Le sujet fait actuellement l'objet de discussions au Parlement.

Réduire les émissions des cimenteries

Le Conseil fédéral a également modifié mercredi l'ordonnance sur la protection de l'air. Celle-ci concernera désormais également les cimenteries. Ces installations sont responsables de près de 4% des émissions d'oxydes d'azote au niveau national.

Les émissions de polluants devront y être réduites conformément à l'état de la technique. L'ordonnance prévoit des valeurs limites plus strictes en ce qui concerne les émissions d'oxydes d'azote ainsi que d'autres polluants atmosphériques, tels que les composés organiques volatils et les poussières. Elle prescrit la surveillance permanente des émissions d'ammoniac.

Ces deux modifications d'ordonnance entreront en vigueur au 1er janvier 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Finma reproche de "graves violations" au Credit Suisse

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L'affaire des filatures au Credit Suisse avait notamment débouché sur le départ de divers cadres dirigeants, dont le directeur général de l'époque, Tidjane Thiam. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Finma a tancé Credit Suisse dans l'affaire des filatures. La banque a commis de graves violations du droit de surveillance, selon l'autorité de surveillance des marchés, qui pointe "d'importants défauts en matière d'organisation en lien avec ce genre d'activités".

La Finma a prononcé des mesures à l'encontre de la banque. Elle a formulé un blâme à l'encontre de deux personnes et ouvert une procédure "d'enforcement" contre trois autres personnes, selon un communiqué publié mardi soir.

L'enquête a montré que la banque a planifié et en grande partie réalisé sept filatures entre 2016 et 2019. Dans deux de ces cas, des membres de la direction ont été suivis en Suisse. Les filatures ont aussi concerné des collaborateurs et des tiers à l'étranger. Les investigations de la Finma ont porté sur la manière dont la banque gérait et contrôlait les filatures susceptibles d'entraîner des risques juridiques et de réputation.

Activités pas documentées

La Finma a constaté des défauts organisationnels au sein de la banque, touchant tant les directives, le comportement d'une partie de la direction que la documentation, la manière de remédier à certains événements risqués et la communication interne. La banque procédait à des activités de filature impliquant de gros risques pour sa réputation alors que ces activités n'apparaissaient, même pas sommairement, ni dans les processus décisionnels formels et documentés, ni dans un environnement de contrôle approprié.

Selon la Finma, Credit Suisse ne disposait ainsi, dans le domaine de sécurité concerné, d'aucune organisation adéquate au sens de la loi sur les banques. Elle n'offrait pas non plus de garantie d'une activité irréprochable sur la période déterminante.

CS prend des mesures

Suite à cette affaire, Credit Suisse a pris diverses mesures organisationnelles et opérationnelles dans les domaines de la sécurité et des moyens de communication. Ces mesures doivent permettre de définir les compétences au niveau requis et de mettre au point des processus de décision et de surveillance clairs.

Selon la Finma, ces mesures sont "globalement appropriées" pour remédier à une grande partie des problèmes constatés. L'autorité a toutefois ordonné des mesures supplémentaires comme l'obligation d'élaborer un nouveau reporting interne qui permettra à la direction d'informer le conseil d'administration ou un de ses comités sur des thèmes importants touchant la gouvernance.

Départ de Tidjane Thiam

Par ailleurs, le cas échéant, les éventuelles filatures du plus haut niveau de direction comme le directeur général et le président du conseil d'administration, devront être approuvées. Cela permettra d'en attribuer la responsabilité de manière "claire, rapide et documentée". La Finma veut aussi que la banque prenne des mesures pour documenter de manière compréhensible la communication d'entreprise. Elle fera vérifier si les mesures ont été mises en oeuvre et si les lacunes ont été comblées.

Credit Suisse avait fait suivre son directeur Iqbal Khan avant son passage à l'UBS. L'ancien directeur du personnel Peter Goerke avait aussi été filé. L'affaire avait été rendue publique et avait débouché sur le départ de divers cadres dirigeants, dont le directeur général de l'époque, Tidjane Thiam.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Biden négocie intensément pour sauver ses grandes réformes

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Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, s'est lui aussi voulu optimiste mardi après un déjeuner avec d'autres élus démocrates, soulignant qu'il existait "une entente générale" sur le besoin de réussir à trouver un accord. (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Joe Biden menait mardi des négociations intensives auprès d'élus démocrates divisés. Cela dans une course contre la montre pour faire adopter ses grandes réformes économiques et sociales au Congrès.

Après des semaines de blocage entre l'aile gauche du parti démocrate et les centristes sur le coût et l'ampleur de son gigantesque programme de dépenses sociales (éducation, santé, garde des jeunes enfants) et environnementales, le président démocrate a intensifié ses efforts.

"Il passe pratiquement chaque minute de sa journée à échanger avec des élus du Congrès et je pense que c'est le reflet du sentiment d'urgence qui l'habite", a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

"Nos efforts visent à continuer à faire des progrès", a-t-elle indiqué. "Nous nous approchons de la dernière phase" pour trouver un terrain d'entente, a-t-elle ajouté.

"Entente générale"

Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, s'est lui aussi voulu optimiste mardi après un déjeuner avec d'autres élus démocrates, soulignant qu'il existait "une entente générale" sur le besoin de réussir à trouver un accord, qui pourrait survenir dès "cette semaine". "Le rythme s'est accéléré, et la volonté d'y arriver est forte", a-t-il assuré à des journalistes.

Joe Biden a rencontré deux sénateurs démocrates clés - Joe Manchin et Kyrsten Sinema, dont l'opposition à son plan de près de 3500 milliards de dollars pour réformer le tissu social américain équivaut à un veto.

Car si les démocrates contrôlent le Congrès, leur majorité au Sénat est si fine que toute défection est impossible. Joe Manchin s'est toutefois dit prêt à voter des dépenses sociales de l'ordre de 1500 milliards de dollars.

Discours prévu mercredi

Le président américain a aussi rencontré des membres de l'aile gauche ainsi que des élus modérés et s'apprête à prononcer un discours mercredi à Scranton, en Pennsylvanie où il a grandi, pour promouvoir ses réformes.

Les démocrates progressistes à la Chambre des Représentants refusent de leur côté de voter un plan de développement et rénovation des infrastructures de 1200 milliards de dollars, voulu par la plupart des démocrates et un grand nombre de républicains, sans garantie sur les dépenses sociales.

Leur argument: les démocrates du centre, une fois financés les ponts et les routes, seraient trop heureux de renvoyer aux calendes grecques un vote sur le volet social.

Si la guerre fratricide continue de faire rage en public dans le camp démocrate, Jen Psaki se montrait confiante. "Nous avons eu des mois pour évaluer, débattre, plaider", a-t-elle souligné. "Bientôt il sera temps d'avancer et d'obtenir des résultats pour le peuple américain".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Prêts suspects au Mozambique: Credit Suisse verse 475 millions

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Les transactions en question, qui ont permis de lever au total plus d'un milliard de dollars, ont été utilisées pour verser des pots-de-vin alors même qu'elles étaient présentées aux investisseurs comme un moyen de financer le développement de la pêche au thon au Mozambique. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Credit Suisse va payer près de 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques. Cela pour solder des poursuites liées à des levées de fonds organisées au nom d'entreprises d'État au Mozambique, au coeur d'une vaste affaire de corruption.

Les transactions en question ont été utilisées pour verser des pots-de-vin à d'ex-banquiers de Credit Suisse et à des fonctionnaires, alors même qu'elles étaient présentées aux investisseurs comme un moyen de financer le développement de la pêche au thon au Mozambique, a détaillé l'autorité américaine des marchés financiers, la SEC, dans un communiqué.

Credit Suisse "n'a pas divulgué l'étendue ni la nature complètes de l'endettement du Mozambique et le risque de défaut découlant de ces transactions" et n'a pas suffisamment mis en oeuvre ses contrôles internes, estime la SEC.

Investisseurs trompés

Pour avoir trompé les investisseurs, la banque a été condamnée à verser au total 547 millions de dollars de pénalités, d'amendes et de restitution aux États-Unis et au Royaume-Uni, a précisé le ministère américain de la Justice dans un communiqué séparé.

L'établissement a déjà versé certaines sommes dans le cadre de cette affaire. Il devra ainsi débourser 475 millions de dollars: 200 millions à l'autorité financière britannique FCA, près de 100 millions à la SEC et 175,5 millions au ministère américain de la Justice.

Vaste scandale de prêts

Cette affaire fait partie d'un vaste scandale de prêts accordés à trois entreprises publiques mozambicaines - ProIndicus, Ematum et Mam - notamment par le Credit suisse et la banque russe VTB, théoriquement pour financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.

Ils auraient en fait servi à entretenir une large corruption au profit de proches du pouvoir. L'affaire avait éclaté en 2016, lorsque le gouvernement mozambicain avait révélé avoir contracté ces prêts sans prévenir le Parlement ni ses bailleurs de fonds. Après ce scandale, le FMI et la plupart des bailleurs du pays, un des plus pauvres du monde, avaient suspendu leur aide.

En raison de ce scandale dit de la "dette cachée", Maputo a été contraint d'interrompre le remboursement de sa dette. Sa monnaie, le metical, s'est effondré, plongeant le pays dans la plus grave crise financière depuis son indépendance en 1975.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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