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Culture

"Pas d'intérêt permanent" pour la culture en ligne

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Les offres culturelles en ligne pendant la pandémie n'ont pas conquis les Suisses, sauf pour les films et les séries. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Malgré la pandémie, le numérique ne s'est pas imposé dans le secteur culturel, sauf pour les films et séries en ligne. Les livres numériques par exemple continuent de ne représenter qu’une petite partie du marché du livre, selon l'Office fédéral de la culture.

Malgré les fermetures et les jauges limitées dans les cinémas, les théâtres ou les musées, il était possible de pratiquer certaines de ces activités grâce à des offres numériques. Mais d’après les résultats d'une étude, aucune d’entre elles n’a éveillé un intérêt permanent, hormis les plateformes de visionnage de films en ligne, peut-on lire dans la "Statistique de poche de la culture en Suisse", publiée récemment par l'Office fédéral de la culture (OFC).

Le virtuel ne semble pour l’instant pas pouvoir remplacer les activités in situ. Le cas des films et des séries en ligne est différent : ici, l’intérêt de la population semble se maintenir au-delà de l’épidémie.

Si les salles de cinéma paient le prix fort de la pandémie - les entrées dans les cinémas ont diminué d'environ deux tiers l'an dernier - , la production cinématographique n'a pas non plus été épargnée: le nombre de films produits a diminué de 20% par rapport aux quatre années précédentes (2016–2019),

Les films en allemand (– 19%) et en français (– 22%) ont pareillement souffert de la crise. Les films de fiction (– 47%) et et les films suisses (– 18%) ont été particulièrement touchés. Les films documentaires ont mieux résisté.

Livres: vente en hausse

Les données du marché pour la Suisse alémanique montrent que, pendant les mois de printemps 2020, le nombre de livres imprimés vendus a considérablement diminué. Et ce bien que, d’après les estimations de l’Association des libraires et des éditeurs suisses (alémaniques, SBVV), près de 35% à 45% des librairies aient entretemps mis en place une plateforme de vente en ligne.

La société d’études de marché GfK Entertainment annonce pour sa part près de 15,3 millions de livres vendus en Suisse alémanique sur l’ensemble de l’année. Grâce aux lectrices et aux lecteurs de Suisse alémanique, le marché du livre a enregistré en 2020 un chiffre d’affaires légèrement plus élevé que l’année précédente, et ce malgré la fermeture momentanée des magasins.

Le nombre d’achats de livres numériques a quant à lui connu une forte mais brève augmentation, limitée à la période de fermeture des librairies. En comparaison avec les livres physiques, les livres numériques ne représentent encore qu’une petite partie du marché du livre en Suisse alémanique.

Soutien de la Confédération

Les fonds supplémentaires mis à disposition dans le cadre de la première phase, d’un montant de 280 millions de francs, représentent près du double du soutien annuel accordé habituellement par la Confédération au domaine de la culture.

La culture a visiblement été plus fortement touchée par l’épidémie que d’autres secteurs de l’économie. La situation est comparable à celle de la restauration et de l’industrie hôtelière.

C’est dans les cantons de Zurich et de Berne que le plus grand nombre de demandes ont été déposées, suivi de Vaud, Bâle et Genève. La musique est le domaine le plus soutenu (28,9 % des 60,5 millions de francs) ; viennent ensuite la danse et le théâtre (15,4 %) puis les clubs et les salles de concert (13,9 %).

Du côté des acteurs culturels, on observe par exemple une baisse de leur nombre (-4,7 % en 2020). Les travailleurs culturels engagés depuis peu, ceux travaillant à temps partiel et les femmes ont été plus fortement touchés par ce recul. C’est le domaine du livre et de la presse qui a été le plus brutalement frappé (14% de baisse, ce qui correspond à près de 7000 personnes dans l’ensemble de la Suisse).

La "Statistique de poche de la culture en Suisse" paraît dans les quatre langues nationales. Elle peut être téléchargée gratuitement sur le site de l’Office fédéral de la culture et est également disponible sous forme imprimée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Polémique après la restauration d'une fresque à Rome

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Une récente restauration de la basilique San Lorenzo in Lucina, à Rome, dont on voit ici l'extérieur, a modifié le visage un ange du Ve siècle. Il ressemblerait désormais à la première ministre Giorgia Meloni, suscitant la polémique. (© KEYSTONE/EPA/FABIO CIMAGLIA)

Le visage de la première ministre italienne a-t-il remplacé celui d'un chérubin? Sur la fresque tout juste restaurée d'une basilique de Rome, la troublante ressemblance avec Giorgia Meloni a créé samedi la polémique dans la presse italienne.

La fresque se trouve dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement, en plein coeur de Rome, où des travaux de restauration récents ont été menés, précise le quotidien La Repubblica, qui a le premier révélé l'information.

A droite d'un buste en marbre d'Umberto II de Savoie, dernier roi d'Italie, un ange portant un parchemin sur lequel figure une carte de l'Italie affiche des traits très proches de ceux de la cheffe du gouvernement ultraconservateur italien.

Meloni s'en amuse

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a démenti dans la presse avoir voulu dépeindre Giorgia Meloni, assurant avoir seulement restauré à l'identique la fresque originale.

La première ministre italienne s'est elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

Après la sollicitation par plusieurs membres de l'opposition de centre gauche d'une intervention du ministre de la Culture, Alessandro Giuli, le ministère a indiqué en fin de matinée samedi avoir mandaté une inspection de la fresque.

"La surintendante spéciale de Rome (institut qui gère, entretient et valorise les biens archéologiques, historiques et artistiques de la ville, NDLR), Daniela Porro, a chargé les techniciens du ministère de la Culture de procéder aujourd'hui à une inspection, afin de déterminer la nature des travaux effectués sur la peinture contemporaine d'une des chapelles de San Lorenzo in Lucina et de décider des suites à donner", souligne le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Un week-end de projections documentaires à Lausanne

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"Ciné au Palais" propose un week-end de projections documentaires gratuites (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Ciné au Palais revient pour une douzième édition. Le week-end de projections documentaires propose treize films récents dédiés aux sciences, à l'archéologie, à la nature et aux grands enjeux contemporains. Rendez-vous les 7 et 8 février au Palais de Rumine.

Le programme s'adresse autant aux familles qu'aux adultes. Par exemple, "Le secret du loup d'Ethiopie" dévoile le comportement étonnant d'un canidé qui lèche le nectar des fleurs, comme des sucettes. Le long métrage d'animation "Mary Anning, chasseuse de fossiles" raconte la jeunesse de la paléontologue britannique.

Dans un autre registre, "La gare des papillons" questionne l'avenir de l'ancienne gare de triage de Bâle devenue réserve naturelle: doit-elle servir de plaque tournante pour les marchandises ou pour les animaux et les plantes? Faut-il choisir le transfert modal ou la biodiversité?

Entrée libre

Le festival retient aussi "Tautavel, vivre en Europe avant Néanderthal" qui explore les origines de l'Humanité. Ce film qui a reçu plusieurs récompenses ouvre une fenêtre à la fois réaliste et rêvée sur la Préhistoire lointaine.

Avec Ciné au Palais, la bibliothèque et les musées du Palais de Rumine veulent rendre les savoirs scientifiques accessibles au plus grand nombre. Les projections s'accompagnent d'échanges avec les équipes des films et avec des spécialistes. L'entrée est libre.

Des visites guidées de l'exposition "Destination archéologie. 1798-Futur" sont proposées les deux jours. Le samedi 7 février à 14h00, les équipes du Naturéum organisent une visite thématique de l'exposition de photographies [Moving Pictures], qui aborde des enjeux environnementaux et humanitaires majeurs, notamment la protection des orangs-outans à Bornéo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, Marina Xenofontos sème le double

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L'exposition est visible à l'Espace projet du MCBA (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au moyen de sculptures, d'objets trouvés, d’écrits et de films, Marina Xenofontos interroge les manifestations matérielles de la mémoire et de l'histoire. Pour son exposition Play Life, l'artiste chypriote explore la question du double. A découvrir dès vendredi prochain à l'Espace Projet du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), à Lausanne.

Le coeur de l'exposition est constitué par le jeu vidéo "Twice upon a while" dont le public est partie prenante. Le personnage principal, nommé Twice et modélisé d'après l'artiste, évolue dans un monde aux apparences banales qui bascule constamment dans un univers onirique fait de choix, d'impasses, de boucles et de désorientations.

Dans ce jeu vidéo de rôle, il n'y a pas de récit linéaire. La scène originelle est revisitée à l'infini sous l'impulsion des visiteurs. S'ouvre ainsi, une démultiplication de doubles, Twice devenant le reflet des joueurs, explique le musée.

Sculptures

Les sculptures présentées dans l'exposition peuvent aussi se lire comme des formes de doubles. "To the knees", par exemple, est composé de segments de tubes en aluminium en rotation: il renvoie au monde industriel par ses matériaux et par le son qu'il produit.

Chez Marina Xenofontos, même vidés de leur fonction première, les éléments physiques portent la mémoire de leur usage initial, tout en ouvrant vers de nouvelles significations. A l'image de l'échelle de chantier de "Found construction site ladder", un objet trouvé qui pose la question du passage d'un espace à un autre.

Qu'ils soient statiques ou en mouvement, les objets de l'artiste chypriote sont en transition. Ce sont des objets qui en répliquent d'autres ou qui en sont des doubles non conformes, l'artiste leur conférant un poids nouveau.

Née en 1988 à Chypre, Marina Xenofontos vit et travaille entre Athènes, en Grèce, et Limassol, à Chypre. Elle a étudié à New York et à Londres et représentera Chypre à la prochaine Biennale de Venise. L'exposition lausannoise est visible jusqu'au 2 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Springsteen chante son titre anti-ICE sur une scène de Minneapolis

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Bruce Springsteen (photo d'archives) est monté sur une scène de Minneapolis où il a interprété son nouveau titre anti-ICE. (© KEYSTONE/AP/Charles Sykes)

La légende américaine du rock Bruce Springsteen est montée sur scène vendredi pour interpréter sa nouvelle chanson écrite en hommage à deux manifestants tombés sous les balles de la police fédérale à Minneapolis.

Le musicien a écrit et enregistré "Streets of Minneapolis" en 24 heures pour répondre, selon ses termes, à la "terreur d'Etat" qui règne dans cette ville du Midwest où l'administration a envoyé des milliers d'agents lourdement armés.

Ces agents ont tué deux citoyens américains à quelques semaines d'intervalle, suscitant une vague de colère à travers le pays.

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue vendredi pour protester contre les raids des agents masqués de l'ICE, la police de l'immigration.

Le Boss a expliqué avoir envoyé sa chanson à Tom Morello de Rage Against The Machine pour connaître son avis.

"Tom se passionne facilement", a déclaré sur scène le rockeur sous les rires du public. "Je lui ai dit, Tom, qu'en penses-tu? C'est un peu grandiloquent".

"Et il m'a répondu, 'Bruce, les nuances, c'est merveilleux, mais parfois, il faut leur coller un pain'".

Le chanteur de "Born in the USA", critique farouche du président américain, compare dans son morceau l'ICE à "l'armée privée du roi Trump", dont les membres portent des "bottes d'occupants".

"Il y avait des traces de sang là où il aurait dû y avoir de la miséricorde, et deux morts qu'on a laissés mourir dans les rues enneigées: Alex Pretti et Renee Good", chante-t-il.

"Je dédie ceci aux habitants de Minneapolis, aux habitants du Minnesota et aux habitants de notre beau pays, les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il lancé au public.

Le titre de la chanson fait écho à son classique "Streets of Philadelphia", écrit dans les années 1990 sur les personnes atteintes du sida.

Bruce Springsteen s'est fait la voix de l'Amérique déclassée ces dernières décennies, vénéré par ses fans pour ses hymnes en faveur de la classe ouvrière, tels que "The River" et "Rosalita".

Il a soutenu la candidature de la démocrate Kamala Harris dans la campagne pour la présidentielle remportée par Donald Trump.

Il avait alors déclaré au sujet du milliardaire républicain qu'il se présentait pour devenir un "tyran américain".

De son côté, Donald Trump le juge "très surcoté".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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