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Suisse

Quotas de femmes dans les grandes sociétés

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Les femmes devraient être mieux représentées dans les instances supérieures des grandes entreprises. Le National a soutenu jeudi par 95 voix contre 94 et 3 abstentions des quotas dans les directions et les conseils d'administration des sociétés cotées en bourse.

Les conseils d'administration devront compter au minimum 30% de femmes et les directions 20%. La mesure s'inscrit dans une grande réforme du droit de la société anonyme et doit pousser l'économie à intensifier ses efforts pour combattre la forte sous-représentation des femmes aux fonctions dirigeantes.

Aucune sanction n'est toutefois prévue. Les quelque 250 sociétés potentiellement concernées devront juste expliquer pourquoi les objectifs n'ont pas été atteints et exposer les mesures prévues pour y remédier.

"La Suisse compte de nombreuses femmes très qualifiés qui font du très bon travail, mais là où il en va de beaucoup d'argent, elles sont presque absentes", a constaté la ministre socialiste de la justice Simonetta Sommaruga. Dans les cent plus grandes entreprises, huit sur dix membres des conseils d'administration et neuf sur dix membres de direction sont des hommes, et il n'y a aucun progrès.

Compte tenu du principe d'égalité des sexes inscrits dans la Constitution, il faut faire la transparence sur la réalité. "La mesure n'obligera aucune entreprise à faire appel à une femme, celle qui a de bonnes raisons de ne pas le faire pourra le faire sans crainte".

Pas de fourmi

Le sujet n'en a pas moins suscité de vives passes d'armes. Liza Mazzone (Verts/GE) aurait voulu augmenter les quotas à respectivement 40% et 30%. L'objectif doit être "un minimum ambitieux" si l'on ne veut pas attendre 40 ans de plus pour l'égalité, a relevé l'écologiste. Elle a toutefois retiré sa demande pour ne pas mettre en danger le "pas de fourmi" du gouvernement.

Martin Naef (PS/ZH) s'est étonné de la peur inexplicable du camp bourgeois à l'idée de quotas. Il est tellement clair qu'il faut agir, "la situation actuelle est non seulement honteuse, mais encore dommageable pour l'économie", a-t-il argumenté. La proposition ne fera pas mal aux entreprises faute de sanction prévue.

Les équipes mixtes sont plus efficaces et dégagent un rendement plus élevé selon diverses études, a fait valoir Andrea Gmür (PDC/LU). L'UDC refusera toute la réforme si les quotas sont acceptés, a pourtant averti le Zurichois Hans-Ueli Vogt.

Offense aux femmes

Sa collègue de parti Natalie Rickli (ZH) s'est étonnée que la mesure ait passé le cap d'un gouvernement bourgeois et cible les entreprises cotées en bourse. De nombreuses femmes ont du succès à la tête de PME, les grandes sociétés doivent être dirigées par des personnes avec des qualifications spéciales que toutes les femmes n'ont pas, a-t-elle estimé. La politique n'a pas à intervenir.

"C'est faire offense aux femmes que de les réduire aujourd'hui à des quotas, le PLR s'y est toujours opposé et va continuer", a renchéri Philippe Bauer (PLR/NE). Le parti est convaincu que les femmes sont tout aussi compétentes que les hommes mais selon lui, la solution passe par l'éducation et la sensibilisation des dirigeants.

Les entreprises disposeront de cinq ans, respectivement 10 ans pour recruter les candidates appropriées pour leur conseil d'administration et leur direction. A la demande de l'UDC, la majorité a refusé par 97 voix contre 94 de fixer un délai maximum de cinq ans comme le proposait la commission et de limiter la validité de tout le dispositif à dix ans.

Fluctuation du capital

Le National s’est aussi penché sur les règles de fondation et de modification du capital. Une monnaie étrangère pourra être utilisée pour la fixation et la réduction du capital-actions.

Une marge de fluctuation du capital devrait être introduite. L'assemblée générale pourra autoriser le conseil d'administration à faire varier le capital-actions pour 5 ans maximum et dans une certaine limite.

Thomas Aeschi (UDC/SZ) a tenté en vain d'ajouter un mécanisme d'optimisation fiscale en cas de fluctuations de capital qui avait déjà été écarté en commission. Les pertes fiscales seraient si grandes que le Parlement devrait faire une croix sur la réforme de la fiscalité des entreprises, a averti Mme Sommaruga.

Le projet prévoit encore un renoncement partiel à la forme authentique en vue d'alléger les charges des PME et l'introduction d'actions de loyauté qui avantageront les actionnaires avec droit de vote depuis deux ans.

Le débat se poursuit.

(ATS / KEYSTONE - PETER KLAUNZER)

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Suisse

L'ancien conseiller national Jean Ziegler est décédé

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Jean Ziegler est décédé à l'âge de 92 ans (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le sociologue genevois et ancien conseiller national Jean Ziegler est décédé mercredi à l'âge de 92 ans, a annoncé sa famille à Keystone-ATS. Cette figure de la gauche a également été ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"La Suisse, pays des banques", à voir au Musée national de Zurich

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L'exposition "La Suisse, pays des banques" montre notamment, comment ce petit pays est devenu l'une des grandes places financières internationales. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Dans le monde entier, la Suisse est associée aux banques. Dans une nouvelle exposition, le Musée national de Zurich montre, comment ce petit pays est devenu une grande place financière internationale, et à quel point ce secteur est lié à son histoire et à son identité.

L'exposition "La Suisse, pays des banques", à voir dès vendredi jusqu'au 8 novembre, couvre une période allant des premières transactions monétaires de l’Antiquité jusqu’à la finance numérique moderne. Le change, le crédit et la gestion de fortune jouaient un rôle important bien avant l’apparition des banques. Puis, l'industrialisation du 19e siècle a transformé progressivement la Suisse en une économie monétaire, écrit le Musée national mercredi.

La confiance est un thème central de l’exposition, car elle est le fondement de toute transaction bancaire. Cette confiance a souvent été ébranlée: par des crises bancaires, des débats sur le secret bancaire ou la reprise de Credit Suisse par UBS. En cela, la Suisse représente aussi un miroir des évolutions sociales et politiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Parlement valaisan: les APEA dans le viseur de plusieurs députés

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Le conseiller d'Etat valaisan Stéphane Ganzer proposera, en décembre prochain, une augmentation des effectifs pour les APEA et pour la Police cantonale (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'étude des comptes 2025 de l'Etat du Valais s'est poursuivie, mercredi matin par ceux du Département de la sécurité, des institutions et du sport (DSIS). Les principales remarques des députés ont concerné le fonctionnement de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) et les effectifs de la Police cantonale.

Maud Theler (PS) a relevé la hausse des coûts liés aux expertises médicales au sein des APEA. La députée s'est dite également "inquiète de la disparition de plusieurs postes temporaires" dans cette structure. La socialiste a également demandé au Canton de revoir la voilure en matière de voitures de fonction.

Pour François Vaudan (Le Centre du Valais romand), "les difficultés perdurent au sein des APEA, malgré la cantonalisation, tout comme le turn-over. En outre, nous attendons toujours le rapport qui doit être présenté au Parlement, à ce sujet, afin d'effectuer une évaluation objective et complète du système. En cascade, c'est tout le dispositif de protection de l'enfant qui est sous-pression."

Le manque d'effectifs de la Police cantonale

Concernant les APEA, Elodie Praz (Les Vert-e-s) a parlé "d'une pression maximale", en songeant au manque de personnel. Elle a également déploré le manque de solutions pour l'application des mesures thérapeutique en institution fermée. Pour l'écologiste, il est également "urgent de renouveler le parc informatique de l'Etat pour qu'il soit à la hauteur de besoins grandissants."

S'il a loué la bonne gestion du département, tout comme d'autres de ses préopinants, Cyrille Fauchère (UDCVR) a mis en exergue plusieurs préoccupations: "la Police cantonale ne dispose toujours pas des effectifs nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. C'est problématique, certains indicateurs de criminalité restent orientés à la hausse, notamment ceux contre la vie et l'intégrité corporelle." Le Sédunois a également regretté le manque de places dans les établissements pénitenciers.

Objectifs légaux pas respectés

Du côté du PLR, Andrea Duchoud a rappelé que les objectifs légaux au niveau de la Police cantonale ne sont pas respectés. En clair, le Valais compte un policier pour 745 habitants alors qu'il devrait représenter 650 citoyens. "La sécurité n'est pas une option, c'est une mission régalienne", a souligné la Chablaisienne.

La PLR s'est également interrogée sur la possibilité de fusionner du Service de l'administration numérique et du Service cantonale de l'information, afin de gagner en efficience et en rationalité.

Enfin, le retard dans le contrôle des véhicules à moteur a été mis en exergue tant par Les Vert-e-s, le PLR, que par Le Centre du Haut-Valais. "Une augmentation des effectifs permettrait une augmentation des entrées financières", ont rappelé plusieurs membres du Parlement.

Vers des postes supplémentaires

"Les APEA restent fragiles", a admis le Conseiller d'Etat en charge du DSIS, Stéphane Ganzer, lors de son tour de paroles. "Les nouveaux dossiers en Valais augmentent de 3% contre 2% en moyenne nationale."

En vue du budget 2027, l'élu PLR proposera, en décembre prochain, une augmentation des effectifs pour les APEA. Il en ira de même pour la Police cantonale, malgré un refus, en ce sens, du Parlement, fin 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deepfakes et sextorsion en forte hausse chez les jeunes en Suisse

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"Les violences sexuelles numériques touchent toujours plus de mineurs", alerte la plateforme clickandstop.ch. (© )

Les signalements liés aux deepfakes, à la sextorsion et aux violences sexuelles numériques connaissent une forte hausse en Suisse, selon clickandstop.ch. Protection de l’enfance appelle à renforcer d’urgence la protection des mineurs face à l’IA.

"Les violences sexuelles numériques touchent toujours plus de mineurs", alerte la plateforme clickandstop.ch, développée avec la Fondation Guido Fluri et l'Office fédéral de la police (fedpol), lit-on mercredi dans un communiqué de Protection de l'enfance Suisse. Devenue le principal point de contact national en Suisse, 9’697 URL contenant des contenus pédocriminels lui ont été signalé depuis 2022.

Outre le signalement anonyme de contenus illégaux, clickandstop.ch propose conseils et prévention, via son service téléphonique et de chat.

Une pétition pour durcir le cadre légal

Dans ce contexte, la fondation Protection de l’enfance Suisse appelle à un durcissement du cadre légal. L’organisation soutient la pétition "Deepfakes et violence numérique", adressée au conseiller fédéral Beat Jans, estimant que les mesures actuelles restent insuffisantes face à l’essor des outils d’IA, ainsi que l'"initiative internet", portée par des représentants de tous les partis.

L’intelligence artificielle accentue le phénomène

Le phénomène en Suisse s’inscrit dans une tendance mondiale. L'an dernier l'Internet Watch Foundation (IWF) a examiné plus de 312'000 cas de représentations de violences sexuelles sur des enfants dans le monde. Un nouveau record a ainsi été atteint.

Dans le même temps, les nouvelles technologies créent des risques supplémentaires: l’IWF a recensé plus de 3400 vidéos d’abus d’enfants générées par l’IA, soit plus de 260 fois le nombre enregistré l’année précédente.

https://www.clickandstop.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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