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Suisse Romande

La Catalogne s'invite à la Fête du peuple à Delémont

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Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont (au centre) entonne la Rauracienne lors de la Fête du peuple jurassien dimanche à Delémont. Il est entouré de Français Lachat (à droite) et du secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien ( (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Carles Puigdemont, ancien président indépendantiste de la Catalogne, est venu apporter son soutien aux autonomistes jurassiens lors de la Fête du peuple. L'occasion pour les autonomistes de dénoncer l'attitude du gouvernement bernois sur le dossier de Moutier (BE).

C'est sous les acclamations de centaines de personnes que le leader indépendantiste catalan a fait son entrée dimanche sous le chapiteau accueillant les festivités de la Fête du peuple à Delémont. Carles Puigdemont était accompagné de François Lachat, le premier président du Gouvernement jurassien et figure charismatique du canton.

L'hôte d'honneur a signé moult autographes et s'est prêté au jeu des "selfies", des poignées de main et des accolades. Sa sécurité était assurée par plusieurs gardes du corps. Dans son allocution, Carles Puigdemont a fait l'éloge du courage et de la fraternité. Il n'a jamais évoqué expressément l'avenir de la ville de Moutier.

Liens fraternels

"Merci de votre solidarité à l'égard de la Catalogne", a déclaré le leader indépendantiste qui relève que le Jura est une référence en Catalogne. Prônant la non-violence, il a évoqué dans son discours la situation politique en Catalogne. En marge de la partie officielle, il a salué la démocratie suisse qui "donne la voix aux citoyens".

Le leader indépendantiste catalan, qui vit aujourd'hui en exil en Belgique, avait répondu à une invitation du Mouvement autonomiste jurassien (MAJ). "Depuis longtemps, les Catalans sont intéressés à l'histoire du Jura et sont solidaires de notre mouvement", a expliqué son secrétaire général Pierre-André Comte.

MAJ combatif

Sur le dossier de Moutier, le MAJ a adopté un ton ferme alors que le climat n'est pas à l'apaisement dans l'attente de l'issue des sept recours contestant la validité du vote du 18 juin 2017. "Nous n'accepterons jamais que le canton de Berne puisse remettre en cause le scrutin", a lancé Pierre-André Comte.

Le MAJ n'a pas non plus épargné la Confédération. "Elle ne doit pas jouer les ponce pilate", a lancé le secrétaire général, ajoutant que le déplacement de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga le 3 septembre à Moutier était inutile. "La Confédération doit savoir que les autonomistes ne se laisseront pas voler la victoire".

Hypothèse des autonomistes

M. Comte estime que le vote sur l'appartenance cantonale de la cité prévôtoise ne sera pas répété. Il relève qu'à son avis la préfète du Jura bernois pourrait décerner un blâme à la municipalité autonomiste de Moutier et formuler des considérations justifiant les recours mais sans pour autant annuler le scrutin.

"Autrement dit, on enroberait de contorsions le feu vert au transfert de Moutier dans le canton du Jura", a avancé le secrétaire général du MAJ. Les militants autonomistes n'ont d'ailleurs cessé de le répéter durant cette 71e Fête du peuple, Moutier rejoindra tôt ou tard le canton du Jura.

Le vote du 18 juin 2017, qui a vu une faible majorité des citoyens choisir de rejoindre le canton du Jura, fait encore l'objet de sept recours. Les milieux antiséparatistes contestent la validité de ce scrutin. Une décision de la préfète du Jura bernois doit tomber à fin octobre.

Tant les autonomistes que les partisans du maintien de Moutier dans le canton de Berne ont annoncé qu'ils feraient recours au Tribunal administratif bernois, puis au Tribunal fédéral (TF) s'ils étaient désavoués en première instance. La commune de Moutier devra donc gérer l'incertitude qui découle de cette situation.

Nouvel animateur du Bélier

Cette manifestation a également été l'occasion pour le groupe Bélier de présenter son nouvel animateur. Jonathan Gosteli va succéder à Clément Piquerez qui a passé huit ans à la tête du mouvement de lutte. "Nous nous engageons à ne pas faire usage de moyens excessifs", a déclaré sans plus de détails le nouveau responsable.

 

(ATS - KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

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Vaud

Marco Chiesa: "L'UDC n'est pas opposée à la vaccination"

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Marco Chiesa: l'UDC n'est pas opposées à la vaccination. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Lors de l'assemblée des délégués de l'UDC suisse qui se tient samedi à Montricher (VD), le président de la formation Marco Chiesa a déclaré que le parti n'était "pas opposé à la vaccination". Il a en revanche fustigé "l'arbitraire" du Conseil fédéral.

"Les concepts d'hygiène fonctionnent. Les secteurs de la restauration, du sport et de la culture l'ont prouvé depuis des mois", a mis en avant Marco Chiesa sous la tente ouverte où se sont réunis les délégués, afin d'éviter toute restriction sanitaire. "Le Conseil fédéral doit à présent présenter une stratégie concrète pour une sortie progressive de la crise."

Le président de l'UDC a critiqué les "contradictions" de la politique sanitaire du gouvernement et la division de la société entre "bons vaccinés" et "mauvais non vaccinés". Il a rappelé que le parti n'était pas opposé au certificat sanitaire pour les voyages ou les grands événements. "Hélas, la majorité du Conseil fédéral a transformé ce certificat en un outil de discrimination."

Stratégie énergétique attaquée

Dans son allocution, le Tessinois a aussi attaqué la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération. "Il ne s'agit pas d'une stratégie, mais d'une navigation à l'aveugle sur fond de dogmatisme écologiste", a-t-il dit. "La Suisse sera exposée, dans un futur proche, à des pénuries d'électricité en raison de la politique menée par les roses-verts", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

Estimant que cette situation menaçait l'économie suisse, Marco Chiesa a demandé une discussion "franche" au sujet de la politique énergétique. Il s'en est pris aux "ayatollahs de l'écologie qui exigent la fermeture des centrales nucléaires", une énergie "propre assurant un approvisionnement fiable et en suffisance". Quant à un accord sur l'électricité avec l'Union européenne (UE), ce n'est pas une solution, selon lui. "L'UE fait face à ses propres problèmes en terme d'approvisionnement."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vote du 28 novembre et villes "écolo-socialistes" au menu de l'UDC

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L'UDC Suisse se réunit en assemblée des délégués samedi matin à Montricher (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les délégués de l'UDC suisse se réunissent samedi en assemblée à Montricher (VD) en présence du conseiller fédéral du cru Guy Parmelin. Ils adopteront leurs mots d'ordre pour les votations du 28 novembre et poursuivront leur campagne contre les villes roses-vertes.

Sous une tente ouverte afin d'échapper au certificat Covid ou à d'autres restrictions sanitaires, comme l'explique le parti dans son invitation, les délégués se prononceront sur les initiatives populaires "Pour des soins infirmiers forts" et "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort". Le comité directeur préconise de rejeter ces deux textes.

Le troisième objet fédéral qui sera soumis au peuple le 28 novembre, portant sur la loi Covid 19, a déjà été refusé lors d'une précédente assemblée qui s'est tenue en août à Granges-Paccot (FR). Le non l'a emporté par 181 voix contre 23 et 4 abstentions.

Outre ces recommandations de vote, les discussions tourneront principalement autour des villes "écolo-socialistes", dont les stratèges de l'UDC font leur cible depuis cet été. Le parti exposera comment elles "arnaquent les gens des agglomérations périurbaines et de la campagne", indique le programme envoyé aux journalistes. Une résolution "face à la politique pique-assiette" de ces villes sera soumise aux délégués.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Stromae chantera le 24 juillet à Paléo

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Stromae avait réuni 50'000 spectateurs à Paléo en 2014. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Stromae sera de retour à Paléo l'été prochain. Huit ans après un concert resté dans les annales, la star belge chantera dimanche 24 juillet à Nyon.

Le plus grand festival open air de Suisse, annulé ces deux dernières années en raison du coronavirus, a dévoilé vendredi la première tête d'affiche de son édition 2022. Et pas des moindres, sachant que Stromae vient d'amorcer un retour très attendu.

Retiré du circuit musical en 2015, le chanteur a dévoilé la semaine dernière un single inédit, "Santé", qui augure l'arrivée d'un nouvel album. Le dernier en date remonte à 2013 avec "Racine carrée", après "Cheese" en 2010.

Encensés par le public et la critique, ces deux albums avaient propulsé Stromae dans une autre dimension. Il avait aligné les tournées folles à travers le monde, s'usant physiquement et mentalement jusqu'à être victime d'un burn-out.

C'est alors en pleine gloire qu'il avait fait escale à Paléo en juillet 2014. L'interprète de "Papaoutai", "Alors on danse" ou "Formidable" avait enflammé la plaine de l'Asse, où 50'000 spectateurs s'étaient massés devant la Grande Scène, ce qui reste un record pour Paléo.

Billets le 1er décembre

Aujourd'hui âgé de 36 ans, Stromae a récemment annoncé son retour sur scène avec quelques premières dates en Belgique et en France. Le voilà désormais programmé à Nyon pour ce qui sera son seul concert en Suisse l'an prochain, indiquent les organisateurs de Paléo dans leur communiqué.

Les billets pour le 24 juillet, ainsi que les abonnements pour le festival (19-24 juillet), seront mis en vente le 1er décembre à midi. Concernant la crise sanitaire, le festival relève que les conditions d'accès dépendront des mesures en vigueur l'été prochain.

Les noms des autres artistes de l'édition 2022 seront dévoilés lors de l'annonce du programme, normalement à la fin de l'hiver. On rappellera que le concert de Céline Dion, annulé en 2020 et 2021, a finalement été reporté à 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Saas Fee teste des robots autonomes pour le transport de bagages

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"Robi", le robot à bagages, est testé à Saas Fee en première suisse. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une mini-voiture autonome qui transporte les bagages des touristes entre l'arrêt de bus et l'hôtel: c'est le projet de CarPostal que teste actuellement Saas Fee. Une première en Suisse qui pourrait se concrétiser à l'été 2022. Coût du test: 500'000 francs.

Prénommé Robi, le robot qui ressemble à un mini CarPostal vient attendre "les voyageurs à l’arrêt de transports publics ou devant leur hébergement", détaillent vendredi la commune de Saas-Fee, la société Saastal Tourismus AG et CarPostal. Il suffit à ces derniers de charger les valises sur le robot, qui les suit pas à pas jusqu’à leur lieu de destination.

L'idée de ce projet est née du constat que "généralement, seule la dernière portion de trajet, autrement dit le dernier kilomètre, comporte quelques lacunes", soulignent aussi les trois partenaires qui veulent par ce biais également limiter "le nombre de véhicules en circulation". Si les résultats de ce test sont concluants, la solution Robi pourrait aussi être envisagée dans les centres urbains, par exemple pour le transport des achats.

Soutien d'Innotour

Le projet-pilote comporte deux étapes. Durant la première phase qui se déroule pendant un mois, jusqu'au 19 novembre, le robot sera supervisé par une personne réelle "afin d’assurer la sécurité lors de cette étape expérimentale". Celle-ci aura aussi pour tâche de présenter cette offre et de recueillir l'avis des usagers l'ayant utilisé. Un seul robot est en service durant la phase-test.

Sur cette base, "la technologie et le modèle commercial seront perfectionnés". Les trois partenaires visent une mise en fonction du robot dès la saison d’été 2022. Au total, le projet coûte environ 500'000 francs et bénéficie du soutien financier d’Innotour, l’instrument de promotion du tourisme du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

CarPostal, qui a déjà lancé il y a plus de cinq ans des navettes autonomes à Sion notamment, est responsable de l’exploitation et du déroulement opérationnel du projet pilote.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'affaire de corruption présumée au sein de la police se dégonfle

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Olivier Jornot n'a pas trouvé d'acte de corruption dans les procédures pénales qu'il avait ouvertes en 2019, visant une trentaine de policiers. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, l'enquête portant sur les relations qu'entretenaient des policiers avec un tenancier d'un salon érotique n'a pas mis à jour des faits de corruption. Certains agents sont poursuivis pour avoir transmis des informations confidentielles à l'exploitant.

Outre ces violations de secret de fonction, des entraves à l'action pénale ont été découvertes. Une amende d'ordre a été annulée, a expliqué devant les médias le procureur général du canton de Genève, Olivier Jornot. Au niveau de la gravité, on se retrouvait dans cette affaire au bas de l'échelle, a indiqué le magistrat.

M.Jornot a néanmoins transmis à la commandante de la police genevoise Monica Bonfanti 29 dossiers de policiers, car il les estime limites sur le plan déontologique. Le tenancier du salon de massage partageait souvent des repas avec des policiers et quand il se rendait au poste des Pâquis, "il faisait partie de la boutique".

Ces questions déontologiques sont du ressort de la direction de la police et du département de la sécurité qui coiffe l'institution, a précisé M.Jornot. Selon le magistrat, les policiers avaient l'impression qu'avec cet exploitant de salon il tenait "un type formidable". Or, ce sont eux qui se trouvaient dans sa toile.

Cette affaire, quand elle a éclaté en 2019, a fait l'objet des plus folles rumeurs. Des policiers auraient rabattu des prostituées pour le compte de leur ami tenancier, ils auraient participé à des parties fines, auraient obtenu du sexe gratuit et touché des enveloppes. L'enquête pénale n'a rien révélé de tout ça.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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