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Suisse Romande

L'orthographe "rectifiée" débarque dans les écoles romandes

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Les élèves romands pourront jongler entre orthographe "traditionnelle" et "rectifiée". (ARCHIVES - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La langue française fait sa révolution dans les écoles. La Conférence intercantonale de l’Instruction publique de la Suisse romande, la CIIP, a présenté ce mercredi une étape-clé dans l’adaptation de l'orthographe. Plusieurs centaines de mots auront une nouvelle graphie et le langage épicène sera introduit auprès des élèves.

Dès 2023, l’orthographe "rectifiée" va devenir la référence pour l’enseignement du français dans les cantons romands. Sont directement visées : les règles qui ne se justifient plus et qui sont devenues obsolètes avec l’évolution de la société. Pour apporter davantage de cohérence et moins d’exceptions, plusieurs centaines de mots ont aussi été adaptés. Mais les élèves pourront continuer à utiliser l’orthographe dite “traditionnelle”, sans être sanctionnés.

Recommandée depuis 1990, l’orthographe "rectifiée" va désormais devenir la règle dans les futurs manuels scolaires romands.

Jean-Pierre Siggen, Conseiller d’Etat fribourgeois et Président de la CIIP :

Jean-Pierre SiggenPrésident de la CIIP

Avec cette orthographe “rectifiée”, l’objectif avoué est de ne plus surcharger inutilement un enseignement déjà complexe. Les élèves devraient aussi y trouver leur compte, avec une plus large place au raisonnement, plutôt qu’à la mémorisation.

Parmi les changements apportés, on notera par exemple l’abandon de l’accent circonflexe sur de nombreux mots. Comme sur le “i” de “ilot” ou le “u” de “flute”. Mais sur d’autres, il reste obligatoire.

Explications de David Bürki, Rédacteur en chef des nouveaux moyens d’enseignement pour le Français :

David BürkiRédacteur des manuels scolaires pour la CIIP

Autre volet de cette adaptation du Français dans les écoles romandes : celui d’une écriture qui respecte les genres et stimule l’égalité.

Alors dans les faits, l’écriture dite “inclusive” ne sera pas enseignée. Mais il y aura une sensibilisation au langage épicène.

On retrouve Jean-Pierre Siggen, le Président de la Conférence intercantonale de l’Instruction publique de la Suisse romande :

Jean-Pierre SiggenPrésident de la CIIP

L’orthographe “rectifiée” sera introduite progressivement dans les écoles de toute la Suisse romande dès 2023. En même temps que les nouveaux manuels d’enseignement du Français, toujours en cours d’élaboration.

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Lausanne

Education numérique: nouvelle phase et nouveaux crédits

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L'éducation numérique entre dans une nouvelle phase dans le canton de Vaud (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite 48 millions de francs pour poursuivre le chantier de l'éducation numérique. Cette somme, soumise au Grand Conseil, comprend un crédit destiné à la formation des enseignants de 36 millions de francs et un autre pour les infrastructures de 12 millions.

Ces nouveaux financements s'ajoutent aux 30 millions déjà octroyés en 2019, date à laquelle l'éducation au numérique a été lancée dans le Canton de Vaud. Place désormais à une deuxième phase, dite "de consolidation et déploiement", indique vendredi le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Il relève que cette nouvelle étape va se dérouler "sur un tempo apaisé", alors que la réforme a suscité jusqu'ici de nombreuses critiques, à l'encontre notamment de l'ancienne ministre de l'éducation Cesla Amarelle. Le nouveau chef de l'école vaudoise, Frédéric Borloz, ne compte toutefois pas tirer la prise alors que les syndicats ont demandé, en octobre dernier, un moratoire sur ce projet.

"Le département de la formation a la responsabilité de donner aux jeunes la capacité de s'insérer dans la société de manière adéquate", écrit-il dans son communiqué. Et d'ajouter que l'éducation numérique "participe à l'égalité des chances et sensibilise les élèves" comme futurs citoyens numériques.

Trois projets de décret

Dans le détail, les 36 millions de francs visent à poursuivre la formation du corps enseignant, à concevoir des ressources pédagogiques et à mener des études de durabilité.

Les 12 millions seront, eux, dédiés à divers équipements et infrastructures. De quoi, par exemple, offrir un wifi performant à chaque école et des dispositifs permettant de répliquer, sur grand écran, l'affichage des tablettes.

A noter qu'un troisième décret sera soumis au Grand Conseil, "un crédit d'inventaire qui permettra l'achat du matériel pour les années à venir", précise-t-on.

Jusqu'en 2027-2028

D'ici la fin de l'année scolaire en cours, 52 établissements obligatoires vaudois (sur 93), soit envion 36'000 élèves et 4000 enseignants, sont concernés par la réforme. Celle-ci doit se déployer, selon la feuille de route du Canton, jusqu'en 2027-2028.

Le Conseil d'Etat note que le projet continuera de s'adapter aux retours des enseignants. "Celles et ceux qui ont participé au premier pilote et après quelques années de pratique considèrent à une large majorité (84%) les technologies numériques utiles pour l'apprentissage", souligne le gouvernement.

Les retours immédiats après la formation ont aussi été largement positifs: 86% des personnes interrogées l'ont jugée "riche et intéressante", avec 8% d'indécis et 6% d'avis contraires.

Soutien des hautes écoles

Le Conseil d'Etat relève finalement "le rôle essentiel" joué jusqu'ici par l'EPFL, l'Université de Lausanne et la HEP Vaud dans la mise en route de la réforme.

Il précise notamment que la mission de l'EPFL va désormais changer, même si la collaboration reste encore à définir. L'école polytechnique devra notamment assurer "une veille dans le domaine des sciences informatiques pour que les contenus et les approches pédagogiques mises en ½uvre restent à la pointe", indique encore le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Mathilde Crevoisier Crelier succède à Elisabeth Baume-Schneider

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Mathilde Crevoisier Crelier va siéger au Conseil des Etats. (© KEYSTONE)

La socialiste jurassienne Mathilde Crevoisier Crelier siègera au Conseil des Etats en remplacement d'Elisabeth Baume-Schneider. Colistière de la nouvelle conseillère fédérale lors des élections de 2019, la citoyenne de Porrentruy a accepté son élection.

Comme le canton du Jura élit ses sénateurs au système proportionnel, c’est le ou la “vient ensuite” de la liste qui entre en fonction en cas de vacance, a indiqué le Parti socialiste jurassien (PSJ). La Bruntrutaine a annoncé vendredi au Gouvernement jurassien qu'elle acceptait son élection.

Mathilde Crevoisier Crelier, âgée de 42 ans, travaille actuellement comme traductrice au secrétariat général du Département fédéral de l'intérieur. Elle connaît ainsi "très bien le fonctionnement" des instances fédérales, a ajouté le PSJ.

La nouvelle conseillère aux Etats a été élue cet automne au Conseil municipal de Porrentruy. "Fortement engagée pour l’égalité, notamment, elle siège au comité directeur des Femmes socialistes suisses depuis 2018", a ajouté le PSJ.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Nuit agitée pour les pompiers genevois à cause de la neige

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Les pompiers du SIS sont intervenus à 57 reprises dans la nuit de jeudi à vendredi et vendredi matin pour des problèmes causés par la neige (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, les pompiers ont connu une fin de nuit agitée à cause de la neige qui a recouvert le canton. De minuit à 10h30, le Service d'incendie et de secours (SIS) est intervenu à 71 reprises, dont 57 opérations liées à la neige, a fait savoir vendredi son porte-parole, le lieutenant Nicolas Millot.

Les pompiers ont été appelés pour dégager des arbres sur les routes et pour treuiller des bus des Transports publics genevois (TPG) bloqués en travers sur les routes. Lors d'une intervention, un sapeur-pompier professionnel a été blessé à une jambe par la chute d'une branche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le traditionnel cortège des élèves fait son grand retour en ville

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Les jeunes ont pu lâcher prise lors du traditionnel cortège déguisé de l'Escalade qui a déferlé vendredi matin dans les rues de Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Annulé deux ans de suite à cause du Covid-19, le Picoulet était de retour vendredi dans les rues enneigées du centre-ville de Genève. Près de 2500 élèves du secondaire II ont participé au traditionnel cortège déguisé de l'Escalade.

La manifestation s'est déroulée sans aucun incident, a indiqué Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police genevoise. Du point de vue des forces de l'ordre, "cette édition était parfaite". Le Picoulet est organisé par les jeunes qui gèrent toute la logistique.

Les premiers élèves sont partis du Collège Ecole de commerce (CEC) André-Chavannes, rapidement rejoints par les collégiens de Rousseau. Le cortège a pris de l'ampleur au fur et à mesure avec l'arrivée des élèves du Collège Sismondi, de l'Ecole de culture générale Henri-Dunant et du CEC Nicolas-Bouvier.

Les jeunes suivaient en dansant des vélos-cargos musicaux. Dans cette foule déguisée, de nombreux cow-boys, des super-héros et des personnages de Noël. Comme chaque année, les batailles de mousse à raser ont beaucoup amusé les jeunes. Moins les automobilistes coincés dans les bouchons.

Le Picoulet s'est terminé à la mi-journée au parc des Bastions. Les services sanitaires étaient présents pour prendre en charge les élèves alcoolisés ou frigorifiés. Les examens semestriels qui débutent lundi risquent d'être difficiles pour certains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Dépassement par la droite: plus de retrait systématique du permis

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Un dépassement par la droite sur autoroute ne doit plus être sanctionné systématiquement par un retrait de permis, estime le Tribunal fédéral (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Un dépassement par la droite sur une autoroute ou une semi-autoroute ne doit plus être systématiquement sanctionné par un retrait de permis, selon le Tribunal fédéral. Les exceptions au retrait doivent toutefois être appliquées avec retenue.

Depuis janvier 2021, l'automobiliste qui, sur une autoroute ou une semi-autoroute, dépasse par la droite peut être sanctionné dans certains cas par une amende d'ordre. Cette violation des règles de la circulation routière a été en effet inscrite par le Conseil fédéral dans l'ordonnance sur les amendes d'ordre.

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral revoit sa jurisprudence qui considérait tout dépassement par la droite comme une violation grave des règles de la circulation A ce titre, un retrait du permis de conduire pour trois mois au moins devait être systématiquement prononcé.

Compte tenu des risques entraînés par une telle manoeuvre, la nouvelle réglementation doit être cependant appliquée de manière restrictive, estiment les juges de Mon Repos. Autrement dit, uniquement lorsqu'il s'agit d'un dépassement sans circonstances aggravantes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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